La vie et toutes ces sortes de choses

mercredi 11 janvier 2012

Les jours rallongent

Ca m'a attrapée, comme ça, une fin de journée de la semaine dernière.

Je sortais du bureau et il ne faisait pas tout à fait nuit. Des restes de lumière du jour accrochaient encore un peu aux noirceurs hivernales.

Les jours rallongent.

Chouette.

C'est ce genre de petits détails qui me font (presque) oublier qu'il y a encore quasiment tout l'hiver à se cogner, que le plus dur n'est pas fait. Attendre le soleil et le doux comme s'ils allaient arriver demain. Me coucher en oubliant de baisser les stores et me réveiller bien trop tôt, mais pas si en pétard que je pourrais. Me rendre un bout de sourire un soir où je trouvais qu'il y avait fort long à attendre avant l'Enchanteur.

Les jours rallongent.

Et le décompte diminue avant l'Enchanteur. (Presque aussi lentement que le rallongement des jours...)

Lune et nuages

mardi 10 janvier 2012

Un nouveau jouet

Or donc depuis ce billet, les choses ont un peu avancé.

J'ai hésité un peu environ 45 secondes et me suis fait un cadeau de Noël de luxe.

Il est entré dans ma vie vendredi soir, et le temps de faire quelques essais à la maison, il a eu droit à sa première virée en week-end... où on a pas fait grand chose, lui et moi, vu le temps de chien qu'il faisait !

Mais j'aime les sensations, et indubitablement, c'est moins pire qu'avec le p'tit qui tient dans la poche.

Quelques essais lumière sur tons chauds...

Tons chauds

Tons chauds

Elle, c'est Tomy. Pas choisie pour partir en week-end avec Cro-Mi cette fois, cette dernière m'a sommée de l'emmener à Toulouse, sinon Tomy allait déprimer. J'ai donc eu un chat dans le sac à mains tout au long du week-end, et quelques preuves en images pour ma fille !

Tomy à Toulouse

A l'annonce du thème pour le Chic des Clics, j'avais en tête de capturer ma fille à la fenêtre, dans une attitude qui lui est propre (faut surveiller qui est dans la cour, ce qui se passe, une vraie pie). Comme une photo à la composition extrêmement proche est déjà dans la galerie, ce n'est finalement pas celle de ma série qui va concourir, mais c'est l'une de mes préférées, alors elle a sa place ici.

Curieuse à la fenêtre

Et puis hier, il y avait de beaux nuages devant la lune. C'est Cro-Mi qui les a repérés, et moi qui les ai photographiés. En revanche, on y a vu ni Pierrot ni Colombine :)

Lune Colombine

jeudi 5 janvier 2012

Facile de m'atteindre

C'est facile de m'atteindre parce que quand je rencontre un être humain avec qui j'ai envie d'échanger, et qui a envie d'échanger avec moi, je donne par parti pris de bienveillance, par joie de découvrir un(e) autre sympa, toute ma confiance.

Alors foin de carapaces et autres méfiances. Il n'y a de système défensif chez moi que quand on m'attaque, mais il n'est pas naturel, il faut que je le mette en place.

Et du coup, c'est facile de toucher là où ça blesse, puisque je ne mets (toujours pas) de carapace.

Le mensonge, la mauvaise foi extrême, le déni, ça me met dans des états qu'on ne peut pas imaginer.

Fort heureusement, il est des gens pour me rappeler l'essentiel. M'aider à panser vite les plaies.

Mais pour le coup, autant avant j'étais partisane de la deuxième, troisième, quatrième, cinquième tentative, il en fallait tant et tellement pour que je me retire, autant mes dernières expériences dans le domaine de redonner la confiance après blessure ont été si catastrophiques que, par réflexe, quand je vois que ça a l'air par trop insoluble, que la situation ne sert qu'à se faire du mal, je fais trois pas en arrière et je me mets, cette fois, à l'abri. Au creux des bras de mon enchanteur, le nez dans les cheveux de ma fille, ou les deux à la fois.

Et je savoure ma chance d'avoir ces deux-là. Ca aide à bien des choses.

mercredi 4 janvier 2012

Le grand incendie

Je vous disais ici que je vous raconterai l'histoire dont au sujet de laquelle à cause de quoi mon Super Gardien a rangé mes courses ou quasi !!!

C'est l'heure.

L'an dernier (c'est-à-dire en décembre 2011), alors que je levais le camp du bureau en une fin d'après-midi de vendredi, le téléphone sonne. Le livreur de mes courses souhaitait me livrer plus tôt que le début du créneau, au prétexte que ça l'arrangeait.

Pas tellement moi, mais il lui convenait mieux de m'attendre plutôt que de faire sa tournée et de revenir à la fin.

J'obtempère tout en pondérant sur les incertitudes routières, me mets en route, me congratule que ça roule, finalement, plutôt bien... et à peine entrée dans ma bonne ville, ça bouche.

A un endroit où pas du tout, généralement.

Et ça fume.

Et les flics font la circulation, bouchant la suite de l'avenue et, par conséquent, l'accès à ma maison.

J'ai rappelé le livreur et l'ai collé dans les pattes de mon gardien qui s'est acquitté de sa mission au delà de mes espérances, patienté, repris l'autoroute, ai fini par réussir à rentrer et à aller chercher ma fille.

On tombe sur le gardien, donc, qui nous raconte qu'il y a une maison qui a pété à quelques centaines de mètres de chez nous, à cause d'une fuite de gaz, qu'on a senti l'immeuble trembler, que les pompiers ont été soufflés...

Bref. Le lendemain, tout était fini, à part les pauvres gens qui n'avaient plus de maison à quelques jours de Noël, et Gaz secours qui s'activait encore. Avec Cro-Mi on a été leur porter quelques viennoiseries pour leur donner du cœur à l'ouvrage, et puis on s'est dit qu'on était bien impuissantes à faire quoi que ce soit d'autre, alors on est rentrées bien au chaud, à se dire qu'on y était bien...

Mais mine de rien, c'était impressionnant. Et je n'ose imaginer ces gens qui, en l'espace d'une minute, n'avaient plus de maison, étaient passées à quelques secondes de l'encore pire... pfff.

mardi 3 janvier 2012

Tas de bons vieux !

Ca m'ex-as-père.

Cette façon de se jeter des "bonne année !" des "tous mes voeux !" et des "Et surtout... la santé, hein !" à la gueule, au bureau...

Ces messages pseudo personnalisés mais envoyés à des carnets d'adresse entiers (j'ai rien contre les vrais messages personnalisés, ou les vrais messages généraux, mais les faux perso, ça me rend limite hystérique).

Et puis les gens que j'aime, ils le savent bien, que je leur souhaite des tas de belles choses. Y compris entre le 1er février et le 31 décembre, voyons ! Et je sais bien que ceux qui m'aiment m'en souhaitent tout autant, et pas seulement 31 jours par an.

Je sais, je ronchonne.

Je sais, les conventions qui mettent de l'huile dans les rouages sociaux, tout ça.

Je sais.

Il n'empêche que ce qui me plait de plus en plus, pour passer ces fêtes, ce sont des choses assez aux antipodes de ce qui est conventionnellement mis en avant. Pas toujours facile à vendre, c't'affaire. Y en a qui y tiennent, à leur dinde ou à leurs cotillons.

J'ai eu la chance, cette année, de pouvoir vivre les choses à peu près exactement comme ça me convient bien. Avec comme cadeaux précieux, outre des présents sympathiques, des mots importants, du temps partagé, passé ensemble, vraiment. Pas juste côte à côte.

Du coup le retour est un peu étrange.

Et on se jette des "bonne année" de circonstance, plus ou moins inspirés, d'un bout à l'autre de l'open-space.

Arg.

Veux rentrer chez moi.