Sacrip'Anne

« Oui, je sais très bien, depuis longtemps, que j’ai un cœur déraisonnable, mais, de le savoir, ça ne m’arrête pas du tout. » (Colette)

mercredi 19 juin 2024

Les tout petits cadeaux qu'on se fait pour plus tard

Hahaha. Non je ne vais pas vous parler des places de concerts divers que j'ai achetées entre juillet et novembre, tant que mes finances étincelaient.

Je parle de ces petits gestes qui coûtent un peu d'énergie mais pas tant à un instant T et rendent la vie légère un peu après.

Par exemple, quand je rentre du marché, je me fais une petite séance équeutage de haricots / épluchage des épinards / écossages des petits pois. Le tout part dans des boîtes et le jour où j'ai besoin de les faire cuire, pas besoin de rendre du temps en plus pour tout préparer. Dans une semaine de travail de mère solo, c'est un certain luxe.

A chaque fois que je profite d'un de ces petits cadeaux, un sourire s'envole vers mon moi de quelques jours avant en forme de "merci ma vieille, je savoure".

(Et vous pouvez me parler de toutes les vitamines qui s'en vont etc, globalement, je m'en fous).

Quand on sort d'un long moment à subir la dernière minute (voire les heures trop tard) de quelqu'un d'autre, ça va au-delà du ménager, c'est une philosophie de vie qui reprend sa place.

Bref.

J'essaie de me faire plaisir.

vendredi 14 juin 2024

En apnée

Pardon, je me tais.

Depuis deux ou trois jours, je suis comme en apnée. Comme si un souffle de trop allait empêcher cette bascule de basculer.

Je l'attends depuis si longtemps que j'ai failli en devenir dingue, par moments.

La bascule bascule.

Dans le plus grand chaos. L'extrême lenteur, celle de l'absurde manque d'organisation et celle de la mauvaise volonté, à parts inégales.

Ca me laisse le temps de boucler une petite boucle avec un grand machin presque adulte.

Chaque seconde qui me sépare d'enfin accéder pleinement à ma nouvelle page m'est contrariété.

J'en peux plus.

Mais dans quelques heures la bascule aura fini de basculer. Moi de me retenir de respirer.

(Et oui, je sais, le contrecoup arrivera, et là aussi, je vais dire des conneries bruyamment, puis sortir la tête de l'eau et tout ira bien. Telle est la vie).

mardi 11 juin 2024

Un poisson nommé Wanda

Il y en a quelques uns parmi vous pour savoir que je suis victime d'une aberration linguistique.

Depuis fort longtemps, je crois que je vais comprendre l'italien sans jamais l'avoir appris.

Evidemment c'est complètement faux.

J'ai donc décidé de m'attaquer à ce problème et de voir par moi-même si mon affinité avec l'italien (la langue, pas Roméo, d'ailleurs j'ai connu un Roméo laid comme les sept péchés capitaux, donc bon). Duolingo, me voici.

Mes premières conclusions sont :

  • Duolingo, c'est pas mal du tout. Il manque à mon goût un peu d'explications sur la mécanique pour comprendre "comment ça ronronne sous le capot", mais qu'on trouve très facilement par ailleurs. On manipule dans tous les sens, donc la mémorisation se fait très bien, ça répète assez pour que ça rentre même si ça paraît compliqué en début de chapitre, c'est ludique et gratifiant. Donc après 15 jours d'utilisation quotidienne, je suis plutôt convaincue
  • Ca ne me semble pas très difficile de baragouiner quelques mots. A ce stade je peux commander une bière, du vin, du fromage, et même demander du fromage sur ma pizza. Les fondamentaux sont assurés. Je casse les pieds de mes collègues mais ils ont vécu pire.
  • Pourquoi j'ai choisi l'italien alors que j'adooooore Almodovar qui tourne plutôt ses films en espagnol, bordel ? Il va falloir que je replonge dans Fellini ?? (dans la vraie vie, si vous avez des recos de films / séries, je prends)

Je ne suis pas sûre de pouvoir parler vraiment bien un bel italien (toujours la langue, sinon j'aurais dit "à un bel italien") un jour, mais je m'amuse. Et puis j'arrive à un âge où il faut maintenir ses neurones occupés.

Rendez-vous prochainement pour une prochaine lubie de nature à vous faire ricaner derrière vos écrans ! Arrivederci !

jeudi 6 juin 2024

Perchée

J'aime à l'infini ces moments de calme matinal, perchée sur le toit parisien de mon bureau.

J'y suis seule, le plus souvent (ou alors saluée joyeusement par un travailleur matinal, homme de ménage ou alpiniste nettoyeur de carreaux).

C'est toujours beau, même quand il fait moche, paisible, à part les cris affamés des gabians.

Sauf grosse pluie, j'y prends un café très matinal les jours où je viens au bureau.

C'est un moment précieux, un instant apaisé avant la bataille. Quelques minutes pour moi seule, ou presque. La beauté de la vue se conjugue avec la possibilité, rare en ville, de voir loin.

Mes pensées tourbillonnantes se fixent un instant sur quelques salutations matinales (tiens, un rituel !), sur les morceaux qui passent dans mes oreilles. J'y suis souvent installée côté Est, pour voir le soleil se lever, entre autres.

J'y ai à l'occasion pleuré seule, avant l'heure de faire semblant pour le boulot. J'y ai aussi ri aux éclats à lire un message.

J'y remonte, parfois plusieurs fois dans la journée, avec mes collègues. Pauses joyeuses, réunions en plein air, les prétextes ne sont pas très difficiles à trouver.

La magie du beau opère à chaque fois.

Mais jamais autant que les matins qui ne sont solitaires qu'en apparence. Ils sont pleins de la pensée de gens qui me sont importants, de la ville qui s'éveille et de tout un tas de choses qui me rappellent que la vie nous réserve, même dans les pires de ses creux, quelques pépites dignes d'attention.

lundi 3 juin 2024

Bavardages

Ca faisait des années que je n'avais pas autant blogué, dites donc, bonnes gens, cher(e)s ami(e)s.

Et c'est chouette. Ca m'a fait du bien, souvent, de vider ici (ou là, et là) les trop pleins, les tourbillons. De dire des bêtises et des choses plus graves.

On va quand même savourer le fait que ça s'allège tranquillement.

Saluer la force de vie puissante, les gens autour. Merci.

Et puis bon, quitte à bloguer, j'ai repris des habitudes, d'aller voir qui clignotait encore.

On ne va pas se mentir, mon lecteur de flux rss est moribond. Mais pour soutenir les mots de celles et ceux qui écrivent encore, j'ai repris l'habitude de laisser autant que possible un petit mot sous les billets. Juste comme un bisou "je suis passée", parfois, avec des choses plus intéressantes, quand je peux (et je peux peu).

Comme avant. Juste pour la présence humaine de l'autre côté de l'écran qui vous dit "je suis là, j'ai vu". Pourquoi ? Parce que c'est qui je suis, principalement.

Donc, si vous bloguez et que vous avez l'impression que je devrais le savoir, faites signe ! Peux-être que votre adresse n'est pas à jour dans mon flux, peut-être que vous n'y êtes pas (mea culpa, mea maxima culpa).