Blougueries Bonheur du jour

Les petits bonheurs qu'il ne faut pas manquer de remarquer.

lundi 21 septembre 2020

Voilà, c'est fini

Ca y est. L'auberge des blogueurs a fermé ses portes. Le forum est ouvert aux lecteurs non joueurs qui peuvent maintenant nous y démasquer.

Quel bel été nous avons passé ! En dehors de l'organisation, au cordeau, et au plaisir de jouer ensemble, j'y ai vécu une aventure littéraire peu commune.

J'ai écrit plusieurs personnages au cours de l'été.

Tout d'abord Calliste Saunier, une quadra qui a largement dépassé le bord du burn out et se reconstruit lentement. Ce personnage était très Sacrip'Annien, si j'ose dire, et n'a pas été mystérieux très longtemps. Au cours du séjour elle rencontre Artus, artiste peintre et père célibataire et... vous n'avez qu'à lire !

A la fin du premier séjour de Calliste (elle est revenue pour faire la fermeture de l'auberge !), Kozlika m'a proposé[1] de voir ce que donnerait un personnage beaucoup plus éloigné de moi, et c'est ainsi qu'Alexeï Fédorovitch Dolgoroukov, homme de compagnie du pseudo Comte pseudo Romanov est né.

Au-delà du plaisir de faire une surprise à la révélation à mes camarades de jeux, j'ai eu un gros coup de foudre pour ces personnages. J'ai parlé une partie de l'été avec un accent russe de pacotille, imaginé des situations ubuesques, parfois ri à mes propres conneries, pleuré, aussi. J'ai beaucoup regretté qu'on ait pas fait pour de vrai la tournée du ravito avec les auteurs des personnages concernés, entre autres !

Il y a plein de matériel dans ma tête pour étoffer l'histoire de ce Comte et ça fait partie de mes envies pour le prochain confinement les mois à venir que de continuer un bout de route avec lui.

Car, même si à l'auberge nous avons ri et tempêté avec lui, il y a tout un avant à raconter alors, pourquoi pas ?

Par ailleurs, l'auberge était aussi le lieu d'interactions entre personnages. Parfois certains de mes camarades avaient très envie de "gagner" contre le Comte, de lui river son clou, ce qui normal, agaçant qu'il soit. Maintenant je voudrais être libre de son destin !

En tout cas merci à tous ceux et toutes celles qui l'ont fait avancer avec moi, ont contribué à le définir et ont été tristes avec moi quand est venue l'heure de finir l'histoire.

Et merci à toute l'équipe d'organisation pour ces mois sur du velours. Vous êtes des grands malades, indispensables à la vie.

Vous n'avez pas encore lu ? C'est ici !

Note

[1] Et merci à elle d'avoir provoqué ce déclic <3

samedi 27 juin 2020

A bicyclette euh

Vous n'avez pas idée. Ca fait 11 mois (onze) (oui, presque un an) que nous avons tourné, en deux jours différents, ces retours à vélo. J'avais des idées plein la tête pour un trajet à deux, que ça serait chouette, que ça pétillerait d'amour et de bonheur à bicyclette.

C'était sans compter l'emploi du temps chargé et la capacité à procrastiner de Noé ! Il m'a donc fallu 11 mois de rappels, de supplications, d'implorations, de déceptions en report, de pas de temps en confinement surchargé et de débats sur la direction artistique pour arriver à ce résultat.

Mais vous savez quoi ? Ça valait la peine (je trouve. Modestement). D'autant que pour plein de raison cette année "scolaire" a été un peu maudite pour le vélo et que nous voir ainsi insouciants et frétillants du mollet me fait oublier que je n'ai pas autant pédalé que j'aurais aimé, pendant ces 11 mois.

Allez zou, c'est parti.

 

lundi 15 juin 2020

C'est parti pour un séjour à l'auberge

Je n'avais pas participé, il y a quinze ans, au mythique jeu littéraire qu'était l'Hôtel des Blogueurs. J'en ai lu des morceaux, eu des échos, mais ça n'était pas le bon timing pour moi.

Aussi quand Kozlika, Franck et Pep ont annoncé un grand retour sous forme d'Auberge des blogueurs, j'ai signé des deux mains et des deux pieds.

Les visiteurs commencent à arriver, l'auberge a rouvert ce matin après quelques travaux, tout le monde s'installe...

Venez nous y lire !

jeudi 4 juin 2020

Hilarité de fin de matinée

Je dois confesser que, si à titre professionnel, je regarde en continu les statistiques de mes blogs, à titre personnel je n'avais plus mis le nez dedans depuis des années. Nombreuses.

Vous vous doutez bien que si je vous dis ça c'est que je viens de retrouver un mot de passe poussiéreux et me rendre céans.

Et de faire exactement ce qui nous faisait rire au début des années 2000 : regarde quels mots clés faisaient venir les gens qui ne sont pas des copains, alertés par un tweet, un toot, un flux rss ou une visite de courtoisie.

Figurez-vous que j'ai deux spécialités. Cyrano et l'huile de pépin de raisin.

Si j'espère que les élèves en difficulté avec Hercule Savinien ne mettront pas trop de fantaisie dans leurs propos après m'avoir lue, je rigole encore à l'idée del'huile de pépin de raisin avant même relire ce billet culte. D'ailleurs un jour on devrait faire un bouquin sur la grossesse avec les slips filets de Vroumette, l'huile et autres découvertes improbables faites sur le champ de bataille, si j'ose dire.

Bref, j'ai bien ri.

Et pour répondre à la question : que fait Roxane quand elle découvre la supercherie ? Et ben elle pleure, la superchérie (ne mettez pas ça dans vos copies, les mômes !!)

dimanche 31 mai 2020

Ce temps ensemble

Je me faisais la réflexion que ce confinement, et le temps passé depuis puisque même si Lomalarchovitch pointe une tête de temps en temps à l'école et que le rythme de garde alternée des grands nous en prive une semaine sur deux, nous sommes toujours à la maison, a été l'occasion de passer plus de temps avec mes enfants qu'à aucune autre occasion de nos vies communes, à part le congé maternité.

C'est d'autant plus chouette qu'en congé maternité, on est pas, à proprement parler, en congé, et que même si la venue au monde de ces petits êtres débutants est un moment de grande fascination sur la vie, sa force, son sens, et toutes ces sortes de choses, c'est aussi un moment intensément fatigant où l'on est, en général, pas trop disponible à soi-même.

Là, même s'il a fallu tout ensemble tenir la maison, la ravitailler dans des conditions parfois compliquées, faire l'école, les gardiens de la sérénité et du marketing pour ma part et un peu d'école en ligne pour L'Enchanteur, le niveau d'autonomie moyen des enfants était suffisamment élevé pour avoir des temps pour eux, des temps pour soi, des temps pour nous.

Cro-Mi a eu 14 ans la semaine dernière et je vois ce grand machin qui vire du bébé à la sagesse ancestrale en moins d'une seconde. De l'immense candeur à la ferveur militante, mille et une facettes en pleine explosion et une chouettement belle personne avec qui les conversations sont passionnées et passionnantes. Le temps va filer encore et demain ça sera une belle personne adulte qui m'appellera "ma petite maman" (même si ses chances de me dépasser sont en perte de vitesse, mais bon, si ça lui fait plaisir :devil: ).

L'an prochain ça sera le CP pour Lomalarchovitch, cette classe où on entre avec encore des traces du bébé qu'on a été et dont on sort enfant. Il nous restera quoi ? Encore un an ou deux de déplacements façon balle rebondissante après, un ou deux ans d'âge très bête et il sera à son tour pré ado, ado. Je vois ça avec un peu de nostalgie, ces jours-ci.

Et cette nostalgie de l'amour fou qu'ils ont pour nous enfant, des relations formidables qu'on a avec eux dans la petite enfance, est un peu consolée par tout ce temps qu'on a eu ensemble.

Bien sûr on les a faits pour qu'ils grandissent. Bien sûr qu'on aura des chouettes relations avec eux aussi plus tard, toute notre vie. Bien sûr qu'ils nous aimeront encore et qu'il y aura des câlins.

Mais vraiment j'ai aimé avoir ce temps volé à la vie "normale", même s'il fait questionner aussi ce qu'on trouve normal à la vie.

C'est bon, je savoure jusqu'à la dernière goutte.