Sacrip'Anne

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La vie et toutes ces sortes de choses

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mardi 24 juillet 2018

La saisonnalité du chat d'appartement

Maïa, depuis quelques semaines, boude notre lit.

"Vous me tenez chaud, et puis je n'aime pas le ventilo" semble-t-elle dire avec une moue féline boudeuse.

Ce n'est que posture.

La vérité vraie c'est qu'en été, nous profitons du soir et de la configuration traversante de l'appartement pour aérer et rafraîchir nuitamment, en ceci aidés par le grillage en nylon qui évite à notre féline préférée de se jeter du 9e étage.

Et du coup pour elle, c'est la télé ! Elle passe son temps à mater les pigeons et les menacer, de l'arrière de son grillage (que je suis d'autant plus contente d'avoir installé).

La preuve ? Les soirs où nous n'avons pas encore ouvert (parce qu'il fait encore plus chaud dehors que dedans, ou parce que nous avons oublié) et que les volets sont baissés de son côté "TéléChat", vous savez où elle est ?

Ici.

MaïaEté.jpg

Collée à moi en mode même pas chaud (alors que si, je vous jure).

mardi 26 juin 2018

Merci pour tout

Il y a des rencontres plus atypiques que d'autres.

La mienne avec Erick était totalement de notre époque (pas de celle de nos naissances).

Il gérait le compte d'Une faute par jour sur Twitter, je gagnais parfois un zéro faute toute la semaine à la dictée du matin. Je trouvais qu'il faisait bien son job, avec une bonne distance entre convivialité et respect.

Quand on a commencé à parler de faire des blogs au bureau, je lui ai proposé de se rencontrer pour qu'on en parle. C'est marrant comme on a beau "travailler dans les internets", de façon plus ou moins technique, ça reste incongru de se faire faire une proposition de business en message privé.

On s'est rencontrés et on a commencé à travailler ensemble. Un blog, puis deux. Des livres blancs, des interviews.

Ce qui n'était pas dans le cahier des charges initial c'est qu'on allait si bien fonctionner ensemble. On avait plusieurs conversations par jour sur plusieurs fils de mails, parfois avec des ajouts par SMS ou par téléphone. Et on s'y retrouvait.

On avait la même façon de réfléchir, d'avoir le cerveau qui travaille en arrière-plan et tout soudain, pouf, le truc clair qui surgit comme une évidence.

On a beaucoup beaucoup beaucoup ri. Beaucoup refait le monde. Beaucoup fait de projets.

Beaucoup mangé de viande avec des frites lors de nos déjeuners, presque tous les mois, sans qu'on en ait fait une obligation, juste que souvent on avait envie de manger ensemble, quelques minutes de point boulot et puis du bon temps ensuite. Je me suis parfois incrustée dans des interviews pour mes blogs, celle de Tristan, notamment. Un chouette moment, doublé du bonheur d'avoir été l'un des instruments de leurs retrouvailles.

Bref on est devenus amis. On se parlait de nos enfants, nos fiertés, nos pans difficiles, on rigolait. On se disait que c'était vraiment chouette de travailler ensemble. Il était très fort pour dire ce qu'il voyait de bien dans les gens. J'ai sa voix dans l'oreille, le son de son rire. Encore.

Ça fait moins de cinq ans qu'Erick était entré dans ma vie mais c'est devenu quelqu'un d'important.

L'an dernier il est tombé brutalement malade, ou plutôt, la réalité de sa maladie s'est brutalement fait connaître à lui. Il s'en est sorti une première fois, avec quelques mois bonus pour profiter de la vie, de sa femme qu'il admirait tellement, de son fils, des amis.

Il détestait être malade, être diminué. Et puis il y a deux mois il m'a envoyé un mail pour me dire qu'il n'arrivait plus à bosser et qu'il était temps pour lui de prendre du temps pour affronter ça. Je me souviens, il m'a écrit "ça n'est pas la fin".

Son dernier SMS répondait au mien, "des bisous", mais avec une sorte de bafouillage dedans. J'ai su après qu'il était déjà hospitalisé. J'ai compris après combien ce SMS avait dû lui coûter pour juste arriver à se concentrer, l'envoyer. Je crois que c'est l'un des plus beaux cadeaux d'amitié qu'il m'ait fait, cet effort pour envoyer deux mots.

Et puis il est mort, il y a quelques heures. C'est un grand vide. Je pense constamment à sa femme et à son fils pour qui cette dernière année presque et demi a dû être un cauchemar, une épée de Damoclès et pour qui le futur doit être bien sombre aujourd'hui.

Je pense à Erick et je me dis qu'il va beaucoup manquer au monde.

A moi, en tout cas, il va manquer énormément. Il manque déjà énormément.

Merci pour tout, Erick. C'était chouette de te connaître.

lundi 18 juin 2018

Le coup de vieux

Ça fait un moment que je ne suis plus la plus jeune des équipes où je travaille, et rarement celle de la bande de copains réunie à l'instant T.

Pourtant, cette année, ça a été l'année du coup de vieux.

Entendons-nous : aux yeux de la folle jeunesse je suis en plein déni. Je fais des choses que je ne faisais pas il y a 20 ans, je ne me sens pas limitée par grand-chose (outre un planning serré et des moyens réduits). Si ça ne tenait qu'à moi, je ne me sentirais pas vieille !

Ça n'a pas de rapport non plus avec le fait que la jeune femme en alternance qui enchante mes journées pro a la moitié de mon âge.

Pour autant, pour la première fois, je me sens d'une certaine façon disqualifiée par le fait d'avoir plus de deux fois vingt ans, mais aussi la charge - mentale, temporelle - d'une vie de famille.

Je ne sais pas expliquer ce sentiment précisément, c'est diffus, sans doute en parti teinté de mon propre ressenti (de ma paranoïa ??).

Mais c'est comme ça.

Le coup de vieux de la daronne dans une nichée de post ados, libres de tous leurs mouvements.

Spa très grave. D'abord je me trouve plus sereine sur un certain nombre de choses que quand j'avais leur âge (et je leur souhaite d'aller plus vite que moi sur ces sujets !) Ensuite, c'est quand même plutôt un signe de bonne santé, de vieillir. Enfin, comme je disais plus haut, je ne me sens pas limitée par quoi que ce soit. Au contraire, je fais bien plus de choses qu'il y a dix ans :)

Alors juste un constat. Le temps passe et parfois il se laisse mesurer. C'est parfois spectaculaire.

vendredi 8 juin 2018

Ce matin, un lapin

(Ne me remerciez pas pour cette chanson qui va vous suivre toute la journée, les quadragénaires !)

Les aventures à vélo se poursuivent et se passent plutôt bien. J'ai passé le cap de deux trajets par semaine, ça passe. Et cette semaine, celui des deux trajets deux jours de suite. Ça pique un peu, mais ça passe.

Pour nous détendre, j'ai pris mon après-midi et j'ai prévu de retrouver mon Enchanteur à la piscine (pas sûre du tout de faire autant de distance que d'habitude, hein).

Plus le temps passe et plus je me réjouis du choix de ce vélo pas très typique.

Son confort est l'une de ses grandes qualités et j'apprends à le connaître de mieux en mieux. L'autre jour, suite à une déviation inopinée, je me suis retrouvée en ville et j'y ai constaté que j'ai quand même nettement gagné en aisance (de conduite et de comportement). Il est fiable et robuste, si on met de côté l'étonnant sifflement grinçant disparu aussi vite qu'il avait apparu d'hier !

Je prends goût aussi à comprendre comment il fonctionne et au petit entretien. Un jour je finirai peut-être stagiaire de Auprès de ma selle, allez savoir ?

En attendant je soigne ma chaîne, je resserre tout ce qui se desserre à force de faire des trajets sur des chemins pas complètement lisses, j'apprends à le connaître.

Je commence à reconnaître les vélos (et les têtes !) de certains vélotafeurs réguliers que je croise ou qui me double, on se salue. Ce matin (j'étais en robe, ceux qui sont sur Twitter savent, pour les autres je raconterai) ration de sourires qui a compensé la petite partie urbaine un peu pénible - alors qu'hier c'était tout cool.

Bref, Wyatt est devenu mon fidèle allié ainsi qu'une occasion de plein de choses agréables et même s'il ne me fait pas gagner de temps sur les trajets boulot, il me fait arriver de bien meilleure humeur.

Un de mes cadeaux d'anniversaire préféré de toute ma vie <3

PS : le lapin du titre c'est celui que j'ai croisé sur ma route, ce matin.

lundi 14 mai 2018

Le lac qui n'était pas là

Pour faire écho aux promenades de Franck et à la demande de Gilda, voici donc la légende familiale du lac de Sainte Croix, alias le lac qui n'était pas là.

C'était l'été et il faisait chaud. Cette situation, bien que parfaitement habituelle dans le Var à cette période, était d'autant plus insupportable que la jeune fille au pair qui nous accompagnait et moi avions chopé la varicelle de mon petit frère.

Chaleur, sueur, gratouillis, interdit de toucher, pas de soleil, pas d'eau de mer. Des vacances pas comme les autres.

Pris de pitié par notre état lamentatif et sur la fin de la maladie, Papa a décidé de nous emmener en balade dans les terres, pour y profiter d'une fraîcheur relative.

A cette époque lointaine le GPS n'existait pas en version "pour les particuliers" et nous naviguions avec une bonne vieille carte Michelin, impossible à remettre dans ses plis. Quand je dis nous, la mission revenait à ma pauvre Maman qui a bien des qualités mais pas celle d'être à l'aise avec une carte en voiture et qui se faisait houspiller régulièrement.

Nous en étions exactement à ce point. Papa lui disait "mais regarde, il y a un énorme lac, là, tu vas bien le voir sur la carte".

Et Maman, en pleins sentiments mêlés, je suppose, de dire timidement puis moins : "mais non, je te jure, il n'y a pas de lac sur la carte".

Situation ubuesque qui a duré quelques minutes.

Si on avait eu accès Wikipédia dans les téléphones portables pas encore inventés, on aurait su immédiatement que le lac de Sainte Croix était un lac artificiel et relativement récent[1]. En tout cas plus que le millésime de la carte dans la boîte à gants de Papa.

Tout ceci s'est terminé dans l'hilarité générale autour dudit lac quand Papa nous a dit "ok pour une baignade en eau douce" et que le simple fait d'enlever nos t-shirts a créé un grand vide autour de nous. Miam les petits boutons.

Note

[1] 1973, me dit justement Wikipédia

vendredi 23 mars 2018

Mon corps me hurle dessus

Je ne m'attendais pas, avec la cohabitation avec mon Japonais, que l'écho de ses méfaits se fasse sentir aussi longtemps.

L'hypothyroïdie est une descente aux enfers, la régulation du dosage une renaissance.

Malgré ça, depuis, j'ai l'impression de ne pas finir de payer ma dette de sommeil en retard (oui, deux bonnes années après "le bon dosage" et oui, il est toujours bon). Que ma santé s'est fragilisée, que j'attrape tout ce qui traîne.

Ça et un peu de stress/fatigue au boulot et me voici à étrenner ma première migraine, directement suivie d'un lumbago. C'est bien la peine de nager toutes les semaines ! (En fait si, et ça fait du bien aux muscles comme à la tête).

Fort heureusement il y a plein de choses qui vont aussi, entre les enfants qui poussent joliment, les rigolades avec mon Enchanteur, les promenades à vélo. J'ai la sensation que ça me sauve de bien des choses, cette capacité à savourer les petits moments jolis, la plupart du temps.

Et puis le printemps arrive ! Ok il fait froid mais regardez les prunus, les bourgeons !

De notre côté on se prépare pour un printemps social de fou : on a même la remorque à vélo pour aller au ravito dans les fermes du val d'oise (et on habite à côté des grands moulins de Paris : nous pourrons fabriquer nos pâtes en quasi autonomie :D)

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Je ne crois pas que je m'autorise à espérer beaucoup des grèves à venir, mais si un peu quand même.

Et puis il faudra que je vous parle des travaux pour l'immeuble, aussi, mais on aura bien le temps.

Joli printemps à vous.

jeudi 2 novembre 2017

Maïa fait la gueule

Nous avons innové, cette année, en rusant un peu avec les dates pour prévoir une mini escapade Nantaise pendant les vacances de la Toussaint.

C'était fort chouette.

Et bien évidemment quand nous sommes rentrés hier en fin d'après-midi, Maïa faisait la gueule.

Plus exactement, elle ME faisait la gueule.

Elle a donné sa tête à gratouiller à Noé, est allée se frotter aux sacs et manteaux des uns et des autres pour recoller sa bonne odeur à elle dessus. Et m'a fui en me regardant d'un air de reproche. Je n'ai pu la gratouiller un peu que quand elle a vu qu'on mangeait du jambon le soir, et encore.

Comme de bien entendu, ce chat sauvage autant que terrifiée s'est incrustée sur notre lit pendant la nuit (je l'ai récemment surprise dormant allongée sur le dos, papattes en l'air, et prenant environ les 2/3 de la surface du plumard, tout ça pour prendre des airs effarouchés dès qu'on ouvre les yeux, hein. Le foutage de gueule est total).

Ce matin elle m'a consenti un mini câlin devant les dernières tomates, j'espère une nette embellie d'ici demain.

(Et si ses façons me font hurler de rire, l'attachement à nous qu'elle témoigne ainsi me touche beaucoup. Et avant que Moukmouk ne réagisse : il lui restait des croquettes et de l'eau, c'est pas JUSTE la faim !!)

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mercredi 18 octobre 2017

Premier billet en bépo

Or donc le camarade Tarvalanion se gausse de moi au prétexte que j'ai un blog mais qu'au lieu d'écrire dessus je floode sur Mastodon.

Oui mais voilà ! À la maison j'apprends le bépo et je tape trois fois moins vite !!!

Qu'à cela ne tienne, me voici, avec un billet intégralement rédigé sur un clavier bépo.

Que diable allais-je faire dans cette galère me demanderez-vous ? Et bien c'est ergonomique et bon pour mes petites articulations vieillissantes. Mais surtout, avouons-le, parce que ça m'amuse d'apprendre des nouveaux trucs !

Alors après un mois et demi d'apprentissage, quel bilan ?

  • La position des doigts est globalement rapide à acquérir
  • C'est rigolo et ça vient vite de pouvoir taper ses premiers mots
  • On gagne lentement mais sûrement en vitesse de frappe (mais pas assez vite à mon goût impatient !!)
  • Pour moi ça vient bien de recopier des textes sans regarder mes doigts, en revanche dès que je veux taper ce qui me vient en tête, j'ai le réflexe facile de regarder mes doigts
  • Klavaro c'est bien pour apprendre mais les textes sur les espérantistes végans, ça lasse vite
  • Au final peu de confusions azerty / bépo

J'en conclus qu'écrire plus de billets est exactement ce qu'il me faut pour continuer à progresser !

mardi 29 août 2017

Du vivace en tous genres

Ça y est, les vacances ont passé en un clin d'oeil et j'ai repris le chemin du bureau. Pendant ce temps les enfants continuent à pousser comme de la mauvaise herbe et profitent de quelques derniers jours de loisirs avant la (re)prise de collier.

Le petit, au bord de devenir écolier, pédale joyeusement sur son vélo tout neuf.

La grande personnalise ses classeurs pour oublier son stress et son excitation mêlés à l'idée de l'entrée en 6e.

Aux abords de chez nous, les travaux avancent.

Il y a dans les plate-bande de la plante folle, dont le rôle est de fertiliser pour les plantations de l'an prochain. Ça me plaît beaucoup, cette effervescence de plantes et d'enfants vivaces.

C'est toujours curieux, cette ambiance mi bluesy mi effervescente de fin de vacances d'été, non ?

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mercredi 5 juillet 2017

25 ans

Or donc, ça fait 25 ans que j'ai passé mon bac. B. Oui, la section ES n'existait pas encore, c'est vous dire.

J'avais passé une terminale très occupée socialement, pas très stressée scolairement.

Et j'ai donc eu le bac économique et social avec 5 en éco et 6 en maths (et quelques très belles notes par ailleurs pour compenser, hein, pas de panique, je l'ai EU !).

A la vue de mon dossier quelque peut.... comment dire ? "Pourrait faire mieux si elle ne passait pas tant de temps à faire autre chose", j'ai été envoyée au rattrapage pour deux points.

Je crois que ça a été la consternation générale dans ma famille (alors que dans la branche paternelle, je suis la seule à avoir gardé son année d'avance jusqu'à la fin de mes études, non mais ho !). Je pense qu'il y avait une sorte de pédagogie paternaliste et autoritaire dans ce rattrapage symbolique. On va lui montrer, à la gamine, qu'on ne peut pas impunément vivre sur ses facilités et user d'impertinence tout au long de l'année.

Résultat des courses, j'en ai rattrapé 40 et j'ai essayé de négocier pour en filer 38 à un camarade en galère (bien sûr on me l'a refusé) (curieux, non ?)

Quoi qu'il en soit, je garde un souvenir assez hilare de cet épisode, maintenant que les points aux bacs ne me sont plus d'aucune utilité pour quoi que ce soit.

Comme quoi la pédagogie n'a servi à rien pour me mettre de la maturité dans la cervelle.

En revanche, ça a bien nourri la légende et ça me fait une histoire à raconter (qui fait souvent marrer les profs, d'ailleurs. Et toc la revanche de la vengeance). Et, finalement, même si je me suis mise à bosser beaucoup plus en licence, je reste toujours un peu la fille qui sait qu'elle en a sous le pied et profite de la marge pour faire le pitre.

Bref. Ca fait 25 ans dites donc.

Bien évidemment quand Cro-Mi passera le sien, je nierai avoir écrit ce billet, on est bien d'accord ? Je préviens parce que ça va venir vite.

jeudi 20 avril 2017

Libriste non geek, ça existe ?

Je me demande combien on est, dans cette galaxie un peu à l'intersection de deux mondes, à être absolument convaincu(e)s de la nécessité et de l'utilité de la philosophie du libre sans être du tout technicien(ne)s de près ou de loin.

Cet intérêt chez moi date d'il y a une quinzaine d'années je pense. Autant pour l'idée que l'utilisateur a du pouvoir sur l'outils qu'il utilise que par philosophie globale de la co construction.

Mes limitations technique et les freins de mon compagnon d'alors m'ont retenue de remplacer Windows et Office par des alternatives libres qui, de ce que je voyais à l'époque, étaient à peu près inutilisables pour des néophytes pur jus littéraires de mon genre sans avoir une masse de temps à y consacrer (quasi une reconversion professionnelle !).

Du coup, je me suis jetée comme la vérole sur le bas clergé sur Firefox assez rapidement après son lancement, dans la mesure où c'était totalement utilisable sans connaissances et que ça répondait à cette préférence philosophique qui est la mienne.

Les blogs, le web 2.0 globalement, m'ont permis d'acquérir un peu de culture du sujet (et le jour où j'ai rencontré Tristan pour de vrai, j'ai eu l'impression globale d'être une ado à un concert de JJ Goldman [1] pendant les 15 premières minutes tellement il a contribué à nourrir cette culture en me donnant l'impression que c'était simple, tout ça !)

J'ai eu longtemps, j'ai encore parfois, un complexe de l'imposteur qui utilise sans savoir (techniquement) contribuer à l'outil.

Grâce à ma rencontre avec Dotclear (l'outil, ses membres)[2] j'ai soigné un peu ce complexe. En utilisant l'outil (mais oui, l'utilisation par des non techniciens est probablement un cap important dans la vie d'un logiciel libre), en le faisant connaître.

J'ai aussi pu regarder comment c'était fait les CSS, même patouiller lamentablement dedans, et m'intéresser un peu au sujet du développement web, par ricochet (c'est la faute de Kozlika, au départ, et de bien d'autres ensuite) à l'accessibilité web. Et là encore degagner un peu de culture qui me permet de ne pas être complètement à l'ouest quand je croise un(e) codeur(se) du ouèb, à titre professionnel notamment[3].

Parfois aussi en contribuant à des tâches non techniques comme faire un retour, signaler un bug, tester un truc, donner une idée, discuter, être là dans les parages si ma façon de penser / ma casquette pro peuvent apporter une pierre à l'édifice, même petite. Ça demande un temps que j'ai de façon hélas très variables (faites des mômes), mais qui me donne l'impression d'avoir un tout petit peu droit de m'asseoir à la table et de manger avec les copains. De façon métaphorique bien sûr. Pour manger pour de vrai avec eux je ne me pose pas la question !

Et puis aussi en parmesan autour de moi (coucou Sttellla !). En montrant que c'est accessible pour des non spécialistes. En jouant avec de nouveaux jouets comme c'est le cas avec Mastodon en ce moment.

Enfin, un truc qui est tout petit petit mais qui me paraît important, en en parlant avec mes enfants. Ces espèces de jeunes pousses qui ont des outils numériques entre les mains depuis leur plus jeune âge et qui trouvent que ça va bien de soi, il me semble que c'est important de leur expliquer "ce qu'il y a derrière", qu'ils peuvent être au choix la rosette de Lyon (merci Tristan) ou des utilisateurs actifs et avertis, qu'ils ont un choix, qu'ils ont des questions à se poser sur leur futur vie en ligne, notamment.

Pour le moment c'est un peu tôt pour que ça entre en ligne de compte de leur vie de tous les jours, mais ce sont des graines pour demain [4].

Voilà mon chemin, mais justement, ce Mastodon qui débarque et qui pose plein de question, qui suscite des grands enthousiasmes mais aussi des rejets, me ramène à cette interrogation qui revient régulièrement : on est nombreux, sur ma planète ? Pas très nombreux, j'imagine, mais peut-être plus que ce qu'il me semble à vue de nez.

Notes

[1] oui, j'ai des références de mon âge

[2] et ceux qui ont suivi savent à quel point cette rencontre a été fructueuse, le deuxième prénom de Lomalarchovitch étant dotclear v11.07

[3] Je sais même qu'il y a des gens qui ont créé un langage à base de citations de Shakespeare, c'est vous dire que j'en sais plus que ce que je voudrais sur le sujet :D

[4] comme expliquer à ma fille que non, Macron n'est pas de gauche

mardi 4 avril 2017

Etre propre, ce miracle matinal

Or donc il y a des travaux chez nous, ça rend tout compliqué, de la circulation piétonne dans le quartier au stationnement.

Mais l'eau chaude, je ne l'avais pas vue venir.

Enfin partir, plutôt.

Il y a quelques jours on nous annonce, comme ça, de but en blanc, par une affiche aussi insensible qu'impersonnelle, que de l'eau chaude (et du chauffage mais ça on va survivre), y en aura pas, de hier soir 20 heures à demain 20 heures, environ.

48 heures sans eau chaude.

Ouh lala.

Challenging.

J'ai donc le plaisir de vous annoncer que ma cuvette bleue achetée fort récemment pour un tout autre usage contient précisément de quoi arriver propre au bureau ce matin.

3 litres d'eau à 90 ° degrés + 6 "brocs à rincer les cheveux de Lomalarchovitch" d'eau froide = une température environ fréquentable malgré le cul qui pèle dans la douche le matin. Le dit broc est d'ailleurs bien pratique pour se verser de l'eau dessus.

OK la sensation de réveil en douceur y est carrément moins, mais le résultat est là, je suis propre.

Je vais tenter de vous épargner l'enquête sur la toilette des trois hommes de la maison, j'ai "un peu" peur qu'ils soient moins hardis que moi sur ce coup.

Plus que demain et le retour à la civilisation de l'eau chaude. Hâte.

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mardi 28 mars 2017

Ralliez-vous à mon panache blanc !

J'ai une robe, enfin j'en ai plusieurs, mais j'en ai une qui a la particularité d'être blanche.

Elle est aussi longue, fluide, bouge dans le vent. Je l'aime beaucoup.

Et donc elle est blanche.

A chaque fois que je la mets, je suis certaine d'entendre le pire chapelet de conneries de ma vie entière ou quasiment.

Ça va de "tu t'es cru en été ?" à "tu te maries aujourd'hui ?" en passant par "j'aime bien ton style gourou de secte".

(J'ai sauvé "l'Oracle" et "Anne Princesse du Nil" qui me font du bien à l'égo 0:-) ).

Du coup je constate : on a accroché un certain nombre de choses à la couleur blanche pour les vêtements. Et s'habiller en blanc est une sorte de transgression, ou de chose pas complètement facile à admettre, par la foule entière des collègues de bureau - et parfois des gens dans la rue.

Mon conseil du jour, du coup : si vous avez besoin d'attention, habillez-vous en blanc. Si, toutefois, comme moi, vous avez une fâcheuse tendance à vous tacher en mangeant, sachez que vous allez vivre une grande journée de stress.

J'en étais là de mes réflexions quand l'autre jour en traversant Clichy on y voit des gens vêtus de sweat-shirts d'un blanc éclatant distribuer du tract à tour de bras.

Ils portaient un slogan, celui qui tient en deux mots et qui a les mêmes initiales que le candidat qu'il incarne, vous savez, le prodige marketing plein de vide (dans le meilleur des cas, de travail de dimanche dans les autres) ?

Et c'est là qu'on voit tout l'intérêt d'être un prodige marketing même plein de vide. A voir ce que j'entends en une journée de robe blanche, je me dis qu'ils ont dû attirer l'attention, les tracteurs (huhu oui je sais). C'est bien d'utiliser la transgression à son usage, hein ?

Vous savez ce qu'il vous reste à faire si vous voulez rameuter pour votre candidat préféré, du coup.

vendredi 17 mars 2017

Atypiques

Je suis un peu consternée en ce moment entre la vision qu'on nous offre du travail et la réalité de la vie en entreprise.

Je ne sais pas si vous avez regardé des petites annonces ces derniers temps, c'est d'un chiant. Elle se ressemblent toutes, quel que soit le poste à occuper.

Et grosso modo, quoi qu'il arrive il faut avoir fait une école de commerce. Comme ça on a des gens bien formatés pour le grand théâtre de la vie en entreprise, du tertiaire si possible, avec le même discours plein de mots enthousiastes et enthousiasmants. Et beaucoup de vide derrière.

Il faut bien sûr jouer le jeu de ce grand théâtre, faute de quoi on est considéré comme résistant au changement ou "contre le projet" et c'est mal d'être contre le projet, bien sûr.

Bien évidemment il y a des entreprises différentes, des entreprises où on pense hors de la boîte, des entreprises où la politique est moins importante que le travail réalisé, des entreprises où les mots on un sens, les valeurs aussi.

Curieusement ce sont éventuellement celles qui ont le moins de freins à s'adapter au monde dans lequel on vit, aux outils nouveaux, à l'idée que leurs salariés aient besoin ou envie d'un autre carburant que la joie de s'offrir corps et âme à un labeur (on ne rappellera pas l'origine du mot travail, n'est-ce pas ?)

On est nombreux dans ma génération, et même chez les plus jeunes, à être un peu en interrogation sur tout ça. Quoi faire, où ? Chercher ailleurs où l'herbe ne sera pas forcément plus verte pour les uns, reconversion complète pour les autres.

Et dans tout ça la sensation d'être atypiques, de formation, de parcours, d'état d'esprit. De ne pas forcément nous reconnaître dans le miroir qu'on nous tend. De ne pas entrer dans tous les moules.

La vie, ses creux, ses hauts, ses pleins et déliés ? Oui sans doute.

Le besoin aussi de payer les factures qui dicte beaucoup de décisions.

Mais au fond, le besoin d'un monde dans lequel on puisse se sentir un peu plus chez soi. Et faire son travail avec enthousiasme pour de vrai, presque tous les jours.

mercredi 16 novembre 2016

Au revoir les arbres

On est dans un truc un peu Douglas Adamsien, ces jours-ci, on se retrouve comme quand Arthur Dent découvre qu'on va détruire la Terre et qu'il n'avait qu'à venir aux réunions pour être au courant.

Dans le cadre de la réhabilitation du quartier, notre rue a changé de sens.

Et puis elle va être élargie, pour faire des stationnements des deux côtés, en épi, au lieu de quelques places parallèles au trottoir, depuis que la rue existe.

Ça s'est décidé au cours de réunions auxquelles ont est pas allés, je n'ai même pas souvenir de réunions à ce sujet, entre l'ANRU et les riverains. Ça va changer la physionomie de notre rue, avant petite et peu passante, prochainement rue parking. C'est aussi bien, dans une certaine mesure : on va enfin avoir des trottoirs un peu larges, pratiques avec des poussettes, praticables pour les enfants. Et puis les stationnements viendront remplacer ceux qui n'existeront plus, remplacés par une coulée verte, je crois.

Mais en ce moment on abat des arbres sous mes fenêtres, des arbres qui allaient bien. Des arbres jolis. J'en suis triste, même si je sais qu'au global, le quartier sera mieux après qu'avant, plus pratique, plus joli.

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lundi 24 octobre 2016

Bienveillance, mon cul

Bon sang de bois, quelle est cette vie trépidante qui m'empêche de bloguer et même, parfois, juste de respirer en me disant "ah tiens, c'est blogable !" ?

De fait, j'essaie de vous épargner (mais si, mais si) les énièmes trouvailles des enfants et du chat et les journées sont trop denses en travail pour trouver l'inspiration ailleurs.

Sauf que me revoilà.

Et même pas pour parler de bonheur, du jour, du mois ou que sais-je.

Non, c'est pour parler d'un truc qui m'énerve au plus haut point.

Dans les sphères des gens qui conceptualisent leur façon d'être parents, après le parentage proximal, il y a la parentalité bienveillante.

Je ventile deux secondes avant de continuer tellement ça m'agace.

Vous connaissez beaucoup de parents qui conçoivent un enfant et expliquent qu'ils vont l'élever dans la malveillance, vous ? Qu'ils seront les pires parents du monde en pleine conscience, qu'ils seront violents à tous points de vue, qu'ils veilleront au mal-être du chiard à chaque minute de sa vie ?

Non.

Pas un seul.

Même les vrais horribles parents ne le font pas exprès, figurez-vous. Ou alors en pensant bien faire, ou que sais-je.

A côté de ça, les parents bienveillants, EUX, n'ont aucun problème à sous-entendre que les autres, parents, ne le sont pas, bienveillants.

C'est comme le parentage proximal : eux répondent aux besoins de leurs enfants, les autres parents, par défaut, non, puisque sinon ils feraient du proximal.

Avant qu'on ne brandisse l'étendard de la mauvaise foi (qui, moi ? Jamais !), oui je sais qu'il s'agit d'une tentative probablement maladroite de mettre des mots positifs sur quelque chose qui leur fait du bien.

Est-ce que ça autorise à devenir implicitement juge de ce qui est bon et qui ne l'est pas ? Je ne crois pas, non.

Et là, c'est comment avec le parentage proximal. Je me retrouve dans une situation à la con où je fais comme eux pour une bonne partie, mais pas le package à 100 % qui garantit l'adhésion au club (ouf). Et surtout une envie violente de décoller toute forme d'étiquette qui me rapprocherait de ça.

J'ai vraiment du mal avec cette façon d'être parent qui consiste à labelliser ce qu'on fait (pour se rassurer de bien faire ?)

Ça m'agresse.

Un jour je chercherai peut-être pourquoi ça m'est tellement violent, ces mouvement de foule vers un dogme ou un autre.

Probablement le fait d'être assez hermétique aux mouvement de foule. Et aux dogmes.

Pour le moment : fuiiiiiir !!!

lundi 26 septembre 2016

C'est long, la rentrée

Alors il y a eu la phase vertiges, on va dire que c'est en voie de résolution, peu ou prou.

Il y a les enfants qui reprennent leur rythme. Ça va environ tout seul pour l'une, moins pour l'autre qui, entre sa mère à la maison pendant une semaine puis son père qui reprend le chemin du boulot trouve que c'est bizarre et moins marrant que tout le monde en même temps dans la piscine (je ne lui donne pas tort).

Et puis les retrouvailles avec la halte-jeux et son lot de microbes et autres virus.

On voit qu'on gagne un peu de résistance immunitaire, il a mis trois énormes semaines à attraper son premier rhume. Très costaud, le rhume, vu qu'il nous l'a gentiment distribué.

Nous voici donc épuisés par nos rentrées, les réveils à 6h15, les microbes, à gérer le rhume d'homme d'un bébé de deux ans tyrannique.

On aura pas fini de la digérer, cette rentrée, que ça sera déjà la Toussaint, j'ai l'impression.

Bref. C'est l'heure d'aller bosser.

mercredi 21 septembre 2016

Comment Noé a mangé le sandwich du SDF

L'autre jour, j'avais rendez-vous chez l'ORL-qui-m'a-dit-que-tout-va-bien à l'heure du déjeuner.

Mon Enchanteur m'y a gentiment accompagnée, et comme j'avais pris l'après-midi en congé, nous avions prévu de rendre visite à une amie après.

Entre les deux, une urgence, se nourrir, et plutôt vite.

Nous voilà donc, guillerets et rassurés, un peu affamés aussi, devant le McDonalds[1] de la gare de la ville où nous étions.

Devant le dit fast-food, un monsieur me demande une pièce. Que je n'avais pas, comme souvent, j'ai rarement de la monnaie sur moi. Il me demande alors si je peux lui payer un sandwich alors j'ai dit oui, et même un menu, on est entrés.

Mais maintenant chez Mc Do il faut commander sur une borne ! Or, ma connaissance des menus est si faible que je me retrouve comme une poule qui a trouvé des bretelles. Je propose donc au monsieur de choisir ce qu'il veut. Il cafouille lui-même un peu, mais au final, nous voici partis dans la (longue) attente de nos menus. A table. Je crois que je ne vais pas me remettre du fait d'aller au Mc Do et d'attendre qu'on me serve à table.

Quoi qu'il en soit, voici nos plateaux. Avec mon menu, celui de l'enchanteur, celui du monsieur et un burger de plus. Je me dis que bah, il doit avoir faim.

Pas du tout, il constate la présence d'un sandwich en trop !

J'ai donc trouvé la deuxième personne du secteur après moi inapte à se servir d'une borne.

On a échangé quelques politesses sur qui mangerait le sandwich, je lui ai proposé de l'emporter, il a refusé poliment. Et du coup après son menu, c'est Noé qui a mangé le sandwich (commandé en trop) du SDF. Le vil !

Quoi qu'il en soit c'était un de ces moments où la conscience du privilège est forte. J'étais contente de servir à quelque chose ce jour là et me suis sentie très maladroite. En lui proposant de s'assoir avec nous (je me disais qu'il devait se faire lourder plus souvent qu'à son tour et que manger assis, c'est plus cool, mais ça se trouve il n'avait pas envie, ou ça le gênait et il n'a pas osé refuser), en ne trouvant pas de sujet de conversation sans me dire que j'allais l'embarrasser avec un air de Bécassine Béate qui descend de son petit nuage rose.

Bref.

On était côte à côte dans des mondes violemment distincts. Je ne suis pas sûre que ça soit le monde de mes rêves.

Note

[1] C'est un truc un peu particulier, je n'aime pas le Mc Do, mais une fois par an je suis prise d'une envie dévorante d'un menu chez eux. J'en sors déçue et mal nourrie et le cycle repart pour un tour.

vendredi 22 juillet 2016

Avec et sans eux

Il a deux ans. Chaque contrariété (aussi minime nous semble-t-elle, mais notre point de vue est singulièrement différent) génère un piaillement suraigu.

Il a un niveau de patience inférieur à zéro, a besoin d'un public 95 % du temps et nous mange toute la ressource disponible.

Il fait une expérimentation périlleuse par tranche de dix minutes et est une sorte de test de résistance cardiaque à lui tout seul.

Mais quand je ne le vois pas ses tendresses et ses drôleries me manquent, ses mots de plus en plus assurés, ses phrases, ses rires.

Le vide qu'il laisse (en dormant dans la pièce d'à côté) est plus grand que le trop-plein qu'on éprouve parfois à l'endurer toute la journée.

Elle a dix ans. Et une vie gâtée mais pas forcément simple. C'est une diva, une attachiante, une beauté reloue, une angoissée tendre, un peu aussi.

Quand elle n'est pas là, la qualité du silence surprend. C'est caaaaalllme. Et puis on peut reprendre possession de notre lit, de notre télé, qu'elle squatte allègrement.

Il y a moins de bouderies mais moins de câlins.

Ils sont venus déjeuner avec moi ce midi et je l'ai laissée en larmes parce qu'on ne va pas se voir pendant deux semaines. Ma fille, cette dure à cuire qui, pendant qu'on regardait Le voyage d'Arlo me disait qu'on est pas non plus obligée de faire étalage de ses émotions (alors que je pleurais à gros bouillons).

"Je te préfèèèèèèèèèreuuuh" sanglotait-elle dans mes bras.

Alors quoi ? Tension passagère avec son père, effet "jeunes mariés" chez lui qui la gonfle ? Coup de blues très passage, les hormones Simone qui travaillent sa sensibilité ? Un petit manque de sommeil ou une des grandes décisions magistrales dont elle a le secret ?

J'espère avoir le temps de la voir un peu ce soir pour essayer d'en savoir plus.

Le vide qu'elle laisse est plus grand que l'espace qu'elle sur-occupe.

Avec eux, c'est épuisant, exigeant, difficile (mais aussi riche, drôle, vibrant d'amour, stimulant).

Sans eux, c'est plus reposant, c'est sûr.

Mais je préfère avec, tant, tellement.

(Bon, sauf peut-être pour un week-end once in a while, hein)

lundi 20 juin 2016

La valse

La semaine dernière, Lomalarchovitch a eu un truc qui ressemble suffisamment à une roséole pour qu'on se dise qu'il a probablement eu la roséole.

Bref, bébé un peu (un peu !) abattu, puis tacheté de rose mais sans appétit (SANS APPÉTIT !!). Puis bébé remis et hop, c'est reparti.

Vendredi soir, Cro-Mignonne avait froid. Un truc qui lui arrive une fois par an, et encore, les années bissextiles uniquement. La voici enroulée dans le plaid-doudou au bout de mon lit, je parlais avec mes parents au téléphone quand soudain, je réalise qu'elle s'est endormie (ENDORMIE !!!).

Le truc qui ne lui est pas arrivé depuis ses 5 ans et demi, quelque chose comme ça.

De fait, elle avait la chair de poule et plus de 38,5° de fièvre. On a annulé la pyjama party du lendemain et on a bien fait, ça a duré 36 heures comme ça sans autre symptôme qu'un mal de gorge fugace.

Et puis dimanche matin elle était remise et hop, c'est reparti.

Je l'ai rendue vaillante et en bon état (j'espère) à son père hier soir, et puis en faisant des bisous à son petit frère on l'a trouvé un peu chaud. Oui, il l'était un peu mais rien de méchant. Jusqu'à ce que ça grimpe et que finalement 38,3° et pas d'autre symptôme.

Ce matin c'était 38,5°, rieur et actif mais un peu branlant sur ses jambes quand même.

Comment vous dire ?

Un peu marre de la valse du Doliprane, là, tout de suite.

(Mais : que de câlins quand les enfants sont malades, oh oui oh oui !!)

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