La vie et toutes ces sortes de choses

mardi 8 février 2022

Indécrottable bookworm

J'avais déjà raconté comment, si mes parents se sont occupés de mon éducation, les livres qui m'entouraient en avaient aussi fait une grosse part. Impossible de remettre la main sur ce billet dans le temps qui m'est imparti, mais sachez que Laura Ingalls et le Petit Prince ont été d'excellents baby-sitters.

Celles et ceux qui me connaissent savent qu'il n'y a pas une pièce de la maison dans laquelle il n'y ait pas (beaucoup) de livres. Et aussi que j'avais le plus grand mal à m'en séparer, même de ceux que je n'aimais pas particulièrement.

Alors voilà. Surprise, maturité, que sais-je. A la faveur d'un réaménagement de notre salon, j'ai trié les livres qui s'y trouvaient. Et je me suis séparée d'une grosse quantité d'entre eux. L'équivalent d'un carton d'emballage de lave-vaisselle plein (cette précision paraît bizarre mais il se trouve que dans le même temps, nous avons été contraints de changer de lave-vaisselle. Ca a été épique mais nous sommes désormais ravis du tiroir à couverts et de l'ouverture automatique pour aider à sécher le contenu).

2022 Chats de bibliotheque.jpg, fév. 2022

Je pense que jusqu'à la dernière minute Noé n'y a pas cru, à ce tri drastique, et puis on se voyait déjà trimballer ce très gros et très lourd carton jusqu'à la médiathèque, certes très voisine, mais sur le chemin de laquelle 4 ou 5 marches nous menaçaient du pire éparpillage.

Or donc, j'ai vendu mes anciennes étagères et, long story short, l'une de mes acheteuses a acheté une étagère Expedit / Kallax 5x5 cases et a eu comme prime d'achat pour zéro euro de plus le fameux gros (très très gros) carton plein de livres.

Depuis je pérore sur ma sagesse prétendue et ma capacité enfin trouvée à me séparer de livres.

Sauf que j'ai un peu triché. L'amoncellement a juste changé de forme et de place. Je suis la personne qui doit avoir une centaine de livres à lire en attente sur sa liseuse et qui en a encore mis quatre de plus ce week-end. Parce que bon, c'est plus pratique comme ça, des fois que j'oublie leur titre au moment où j'aurai du temps pour les lire ! Vous comprenez, n'est-ce pas ?

Avantage pour la collectivité : la discrétion de mon vice est totale. Inconvénient : j'ai tellement de choses sur ma pile à lire, entre le stock électronique et l'abonnement mensuel à deux livres de poches que je n'arrive plus à relire. Le drame.

(Ceci est un méga problème de privilégiée que je savoure à sa juste valeur)

lundi 7 février 2022

Quand les temps, oh ils changent euh

(Oui ça sonne mieux quand c'est Bob Dylan qui le chante).

J'ai du mal à retrouver le chemin du blog, c'est un fait.

Pas seulement par manque de temps / disponibilité pour laisser courir les doigts sur le clavier. Mais pas vraiment seulement pour cause de manque de temps. Peut-être parce que j'ai un peu de lassitude sur le monde (et sa banlieue).

Mais bref. Les ados grandissent selon leurs pentes caractérielles respectives. Je les admire beaucoup, à mener leurs chemins et leurs batailles, chacun la sienne, aucune facile, avec courage et détermination. Au mieux qu'ils peuvent dans un monde quand même particulièrement pas facilitant. C'est pas parfait, mais je les trouve vraiment impressionnants tous les deux. Sans doute qu'on y est pas tout à fait pour rien, mais quand même.

Lomalarchovitch dépense une folle énergie à entrer dans les cases de l'école sans se perdre au passage. Exercice difficile. Je le regarde en pensant aux générations entières de mômes à qui l'école n'a pas réussi. Je me dis qu'il a à la fois la chance de vivre à une époque où on accepte / accueille mieux les diversités, mais quand même, certains réflexes ont la vie dure. En tout cas il se donne à fond chez le psychomotricien, a demandé à voir une psychologue aussi pour lui parler de ses perspectives zébresques, fait des efforts, échoue parfois, progresse beaucoup. J'essaie à la fois de l'encourager dans cette voie tout en lui expliquant qu'il a parfaitement le droit à être qui il est, comme il est. Périlleux équilibre.

La vie avance et nous sourit, quand même, plutôt, ces dernières années, si l'on excepte le contexte global. Alors savourons. Et puis bientôt les vacances avec les amis, ça va être une pause bienvenue.

Et les petits bonheurs.

L'autre matin, j'ai croisé un trio de petits vieux du quartier qui promènent leurs chien matutinalement. Je les salue (les humains, les chiens) et fait remarquer à l'un des canins que oui, je sais, je sens le chat très fort.

Et son humaine de me répondre "ah mais il adore, il en a un à la maison".

Cette phrase tendre et malicieuse me donne le sourire à chaque fois qu'elle ressurgit. Alors sourions, non ?

mercredi 17 novembre 2021

Non, ceci n'est pas un blog mort

C'est simplement un blog bien assoupi.

Il faut me comprendre, aussi ! Plus je suis payée à écrire, professionnellement, moins j'arrive à retrouver le fil des écrits personnels. Mais réjouissons-nous, ça fait un quotidien de boulot plutôt plaisant !

Et puis je suis un peu en colère contre le monde, aussi. Je me demande ce que penseront de nous les humains de dans quelques décennies, s'il en reste pour voir. Toute cette violence politique, sociale qu'on a laissée s'installer. Ce mépris de notre environnement. Bref, ma petite philosophie portative est plus amère qu'autre chose.

Ca et la vie qu'il faut mener quand même, avec deux ados et un gamin pas simple à faire entrer dans l'idée de contrainte.

'reusement il y a les mises à jour de Franck qui font que je clique, de loin en loin, sur "nouveau billet". Il faut bien étrenner la nouvelle version !

Et vous, ça va ?

jeudi 15 juillet 2021

A mettre dans vos valises pour les lectures de l'été

Comme la bonne groupie que je suis, j'ai précommandé le deuxième roman de mon amie Sylvie Lassalle dès l'annonce de sa date de sortie. Malheureusement, Decitre n'a pas fait son travail et je n'ai pas l'immense plaisir d'avoir la version collector du roman Les ombres et les lumières avec son erreur de pagination. J'ai dû me rabattre sur une version électronique pour commencer, et papier "tout droit comme il faut" ensuite.

Mais rien de tout cela ne me gâche le plaisir !

Celui de retrouver Jules et Anna, partis du Var pour commencer une aventure professionnelle gasconne. Et quelle aventure ! Lancer une salle de cinéma ! Pas rien dans les années 20.

J'ai adoré voir Anna évoluer pleine d'autonomie, vivre de son métier et s'épanouir en tant que professionnelle. J'ai été touchée par la bande de copains que Jules s'est fait, petit à petit, malgré les inimitiés que leur arrivée a fait surgir. Cet homme assez solitaire finit par se créer une tribu et malgré les mésaventures et péripéties, on le sent s'affirmer et s'épanouir dans ce deuxième roman.

Et bien sûr Amandine ! De vie en devenir, elle est devenue petite fille curieuse et dégourdie, qui mène sa vie et s'épanouit, elle aussi. On a envie de la voir grandir encore et encore et je suis certaine qu'elle n'a pas fini d'en remontrer aux adultes (et pas qu'aux adultes) qui l'entourent.

Sylvie en parle parfois sur son blog, elle travaille énormément sur les recherches préalables et outre l'intrigue et ses péripéties, on apprend beaucoup dans ce roman. Sur la boucherie, sur les débuts du cinéma, c'est passionnant et enthousiasmant.

J'ai aimé tous les personnages (enfin : aimé les détester pour certains !) et leur épaisseur, leur crédibilité, fait qu'on a qu'une envie, savoir ce qui va se passer la page d'après.

Bref, un roman passionnant écrit d'une très jolie plume, déliée et entraînante, dont on tourne les pages avec frénésie pour se rendre compte, quelques heures après, qu'on a fait un voyage dans le temps, dans lequel on serait bien resté un peu plus longtemps.

Vite, la suite !!

mardi 27 avril 2021

Pliée en deux comme une centenaire

Et voilà.

Ca faisait longtemps. Pourtant mes affaires étaient prêtes pour partir à vélo au bureau, où je n'ai pas été depuis plusieurs semaines, ce matin. Jour d'accueil de nouvelles collègues, chouette. Joie et trac de refaire un trajet long à vélo, un peu de peur de la fatigue mais surtout, SURTOUT, de l'excitation à l'idée de rouler en bord de Seine, cheveux et nez au vent.

Du coup réveil un peu plus tôt et tout allais bien jusqu'au lavage de dents. Depuis j'ai la sensation coup de poignard dans le dos et je me déplace comme une centenaire (ceux qui savent, savent).

Putain de lumbago.

J'avais bien réussi à le repousser dans le passé, celui là, à coups de longueurs en piscine, auxquelles se sont ajoutées ensuite les kilomètres à vélo.

Mais là, plus grand chose pour maintenir les muscles ainsi renforcés. Bref, le retour du lumbago.

J'en ai pleuré de douleur et de frustration, ce matin. Imaginez un peu. Dix bornes à vélo au petit matin, dix au retour dans la tiédeur de l'après-midi. Les thés partagés avec l'équipe. Le télétravail me convient bien, à part l'absence de vélotaf, mais quand même, une fois de temps en temps, c'est chouette de se voir...

Bref. Frustrée et douloureuse je suis.

Plus qu'à attendre que ça passe.