La vie et toutes ces sortes de choses

lundi 5 novembre 2012

Ca va bien, à la fin...

Ca commence à être épuisant.

Déjà que l'homme semble avoir pour pente naturelle que de détester tout ce qui ne lui ressemble pas, les médias qui jettent de l'huile sur le feu... pour quoi ? Pour RIEN ! Rien de grave.

Entendu une sans doute très brave dame que je m'imagine volontiers en kilt, chemisier blanc, gilet bleu marine, serre-tête en velours sur un carré parfait, s'indigner que deux hommes ou deux femmes ensemble, c'était un danger pour la société.

Vous m'avez bien lue (et l'avez peut-être entendue), un danger.

Un danger de quoi, on ne le saura jamais, étant donné que le micro trottoir s'arrêtait là, et que si jamais on lui a demandé d'étayer ses propos, à la bonne Versaillaise (je l'imagine volontiers Versaillaise, mais c'est lié à mon histoire personnelle), l'organe national chargé de nous informer par les oreilles n'a pas daigné utile d'éclairer notre pauvre jugeotte. Autant attiser la passion haineuse de ceux qui pensent comme elle et la colère de ceux qui pense différemment.

Alors juste, préciser qu'il est peut-être utile de faire une distinction entre un sacrement religieux et un contrat civil, ça serait de trop ?[1]

Mais non, mieux vaut jeter de l'huile sur le feu, au lieu de donner des clés à chacun de nous pour mieux vivre avec les autres. Ca fait de l'audience, ça fait du bruit, ça participe aux petites haines ambiantes et ça n'informe personne, mais ça fait comme si.

Clap clap clap.

Et pour le sujet qui suit, l'adoption par les mêmes pédégouines honteusement mariés à la sauvette par des maires inconscients, sans doute des révolutionnaires, vous ne trouvez pas que ça commence à bien faire ?

Que le discours nauséabond sur le fait qu'il faut un papa et une maman pour se construire, il omet avec beaucoup de déni qu'on est tous, nouzôtres parents hétéros des mauvais parents un jour, une heure, une semaine, un mois, une vie ? Que les enfants à adopter, ils ont été fabriqués par des zétéros qui pour des tas de raisons qui leur appartiennent ne se sentent pas capables d'assumer cette responsabilité énorme que d'élever un enfant ? Que genre une moitié des enfants de la génération de la mienne sont élevés par des parents certes hétéros, mais chacun leur tour, si j'ose dire ?

Moi, ce qui me saute aux yeux, c'est que pour un couple hétéro réputé fertile, ça fait partie du parcours "obligé" que d'avoir des enfants. Du coup y a des gens pour en faire parce que c'est ce "qu'on" attend d'eux. Et pour se débrouiller avec ça après. Il y a des gens pour avoir voulu très fort des enfants. D'autres pour en avoir eu par accident.

Et dans tout ça des bons et des moins bon parents, et même des terriblement mauvais et des qu'on voudrait être un peu comme eux.

Je ne vois pas au nom de quoi les homos seraient différents. Sauf que pour eux, avoir un enfant sera un choix, que le parcours de l'adoption est généralement une très bonne façon de s'assurer que vraiment, vraiment, on ne peut pas vivre sans accomplir ça. Et que même comme ça, on ne sait jamais ce que la parentalité va nous révéler sur nous.

Alors y aura des bons et des moins bons parents homos. Même des terriblement mauvais et des qu'on voudrait être un peu comme eux.

La principale différence sera que eux, le moindre faux pas sera pointé du doigt, encore plus haut, encore plus fort que pour n'importe qui d'autre. Avec l'effet haut parleur des attiseurs de haine.

Note

[1] pour moi, être contre le mariage civil des homos au prétexte qu'un mariage, c'est pour un homme et une femme, ça tient à peu près autant debout que de penser qu'il faut refuser l'inscription à l'état civil des enfants nés hors mariages en guise de baptême, mais bon. Je me sens très seule avec les mots

lundi 29 octobre 2012

Taillée pour durer : l'écharpe concept

J'ai eu, il y a quelques jours, une envie de me lancer dans le tricot fulgurante autant qu'imprévue.

(A vrai dire, je pense que ça n'est pas sans lien avec mon bras chroniquement douloureux, la faute au fauteuil, etc, et à la recherche de bonnes postures, mais on en reparlera, là n'est pas le sujet).

Or donc me voilà munie de jolies aiguilles circulaires qui donnent envie, d'une laine doudou qui donne envie et au bout de quelques jours de tâtonnements et d'essais, d'une jolie écharpe pour mon amoureux. En effet, compte-tenu de son métier, rhumes, toux et douleurs de gorge sont à proscrire absolument, il fallait trouver l'accessoire qui tient chaud, qui contient la double couche de foulards en dessous, et qui protège le bout de son nez.

La voici.

Echarpe concept

C'est plus qu'une écharpe.

C'est un concept.

Elle est recommandée par l'ordre des médecins en tant qu'écharpe-minerve, en prévention des tassements de cervicales.

Par ailleurs elle lutte efficacement contre le refroidissement. Le vent meurt de vieillesse avant d'avoir traversé la laine.

Enfin, étant donné son poids, la porter ET marcher occasionne un réchauffement général du corps.

Ceci dit, elle est jolie.

(Et oui, du coup, je suis quand même piquée, si j'ose dire, et je compte m'obstiner !)

mardi 23 octobre 2012

39 kilomètres

Je ne l'ai pas vu sauter en direct.

Au travail, et puis l'info m'avait échappé, et puis voilà. Je ne l'ai pas vu en direct.

Mais depuis j'ai regardé plusieurs fois le saut de Felix Baumgartner. Se jeter dans le vide depuis 39 kilomètres.

Pour une qui, comme moi, commence à avoir le vertige du haut de sa chaise, imaginez.

C'est au-delà de mon entendement que de me faire hisser dans une minuscule nacelle à 39 kilomètres au-dessus de la Terre. 39 KILOMETRES quoi !!!!

Je me demandais, en entendant Patrick Baudry parler du saut, à quoi ressemblait la Terre vue de 39 kilomètres.

C'est beau. Ca a quelque chose de magique. Voir à la fois l'arrondi de la planète et les grands reliefs du sol, c'est émouvant.

Et complètement inenvisageable que de se jeter d'une petite cage dans le vide. A 39 kilomètres du sol.

Absolument inconcevable de tomber pendant près d'un quart d'heure.

Il l'a fait et depuis, je reclique régulièrement pour voir Felix Baumgartner se jeter dans l'espace et retomber sur ses pattes.

Fascinée je suis.

vendredi 19 octobre 2012

Des gouttes d'eau

Quand j'étais enfant, j'aimais, pour me désennuyer des longs trajets pluvieux en voiture, regarder les gouttes d'eau glisser le long des vitres.

Comme elles démarrent lentement, comme elles accélèrent irrégulièrement, puis ralentissent au contact d'une autre avec qui elles fusionnent.

Comme elles s'alourdissent. Comme, finalement, elles disparaissent au bas de la vitre, de la vue des enfants rêveurs.

Avec les déluges et les bouchons qu'on subit ces jours-ci, j'ai eu du temps pour renouer avec les gouttes d'eau...

jeudi 18 octobre 2012

Reconversion ?

Une amie chère me demande, quand on parle d'envies professionnelles pour la suite de nos loooongues vies au travail, pourquoi je ne m'y mets pas, tout de suite, là maintenant.

La réponse évidente : parce qu'il faut faire bouillir la marmite et que je n'ai pas dans mon compte épargne de quoi faire tourner la maisonnée le temps nécessaire à ingurgiter le savoir nécessaire.

Et puis lequel ?

J'ai, depuis quelques années, la sensation que je pourrais travailler avec des enfants, mais sous quelle forme ? Enseigner ? Ou les accompagner quand ils ont des soucis ?

Alors quoi ?

Et puis combien et quand ?

Bref, il en manque encore un peu avant de me lancer. Des sous, et des idées.

Mais j'espère bien qu'un jour...