La vie et toutes ces sortes de choses

lundi 15 octobre 2012

Du genre des jouets

Nous avons reçu, ce week-end, le catalogue Oxyb***.

Ne résistant pas à la tentation, nous l'avons, l'Enchanteur et moi, parcouru, avant de le laisser à l'avidité des enfants.

Quelle CA-TA-STROPHE !!!

Un cauchemar pour féministe.

Princesses pour les filles, pirates pour les garçons. Pompiers pour les garçons, re princesses pour les filles.

Et quand on en vient aux déguisement de la sphère médicale, c'est docteur pour les garçons, infirmière pour les filles.

Oh my gode.

Rose ou bleu et aucune vérité entre les deux.

Effarée je suis.

Et après ça on se demande comment des stéréotypes persistent aussi fort y compris chez des enfants.

Je fulmine.

(Et apprécie d'autant les repérages de ma fille à base de microscopes et de talkie-walkie, non mais !)

mercredi 10 octobre 2012

Ta mère la redoublante !

Nous avons regardé, hier soir, le "documentaire" "Ta mère en 6e" diffusé par France 2.

Pour ceux qui n'ont pas regardé, il s'agissait de 5 parents qui, pour une semaine, redevenaient collégiens (en 6e, donc).

L'idée majoritairement évoquée était de se "rapprocher" de leurs enfants en vivant ce qu'ils vivaient. Mais ces fringants quinquagénaires n'ont donc plus de mémoire pour ne pas se souvenir de leurs propres années collège ? Leur fallait-il vraiment vivre les journées à rallonge de leurs enfants pour se rendre compte qu'elles étaient... à rallonge ?

Quoi qu'il en soit, les voici installés sur leurs bancs. A peu près structurellement incapables d'arriver à l'heure... et un peu rétifs à l'idée d'accepter de jouer le jeu même quand ça ne les arrange pas.

Et figurez-vous que ce collège, c'est Bisounoursville ! Pas un gamin qui cause en zyva ! Pas une bagarre ! Pas un petit un peu malmené ! Pas un enfant en difficulté ! Les parents sont intégrés comme si c'était normal, et tout se passe comme dans une émission de Jacques Martin : les cours sont joyeux et efficaces et à la fin, tout le monde a une bonne note !

Merveilleux.

J'ai dans l'idée qu'un certain nombre de salariés de l'Educ Nat ont dû faire des petits bonds sur leurs canapés hier soir en comparant leurs conditions de travail et celles qui nous ont été brièvement montrées.

Mais après tout, foin de mauvais esprit, y a pas que les banlieues pourries dans la vie, soyons heureux soyons joyeux.

Il n'en reste pas moins que je m'interroge. Les parents se sont surtout plaints que c'était dur pour eux, et ont été très fiers d'avoir des très bonnes notes sur des contrôles de 6e. Je les comprends, je ne suis pas sûre moi même de savoir encore poser une division. En revanche pour la dictée, ça va, ça s'assurait tranquille.

Mais je les ai très peu entendus compatir à la vie de leur enfant, réaliser qu'on leur en demande beaucoup. D'autant que tout ce qui fait la vie d'un collégien "hors scolaire mais dans les murs" (poussées hormonales diverses, velléités de détachement des parents, etc) et qui, justement, complique d'autant la vie de ces minots a été complètement ignoré...

Bref. J'ai ri hier soir, mais depuis je m'interroge : s'agissait-il vraiment d'un pseudo documentaire, ou bien d'un outil de propagande, à quelques heures d'annonces concernant la réforme de l'Education Nationale ?

lundi 8 octobre 2012

Lundi matin

Endormie hier comme on aurait éteint l'interrupteur, trop tôt pour avoir profité comme je l'aurais voulu du retour de mon Enchanteur, trop tard pour mon réveil de ce matin.

Cruel.

Je suis, chroniquement, plus fatiguée le lundi matin que le vendredi soir (et c'est déjà pas brillant le vendredi).

Pas d'inspiration pour ce que j'ai à faire.

Cette réunion qui me tombe avec des pas rigolos en fin de journée.

Pas envie.

Pas envie.

Lundinite d'enfer.

vendredi 21 septembre 2012

Slow down

Le corollaire de ce changement de poste, c'est d'avoir double mission jusqu'en décembre.

Les journées sont denses, surtout quand, comme c'était le cas cette semaine, on en passe trois hors du bureau.

L'un des avantages, aussi, est d'avoir un nouveau patron vraiment concerné par l'état de ses troupes.

Du genre à suggérer de prendre une journée pour souffler et mieux gérer la surcharge que nous vivons ces temps-ci, plutôt que de vouloir nous mettre la pression à tout prix jusqu'à ce que ça casse.

Pas du genre à faire semblant de le prendre avec bienveillance et à le faire payer en remarques pendant 6 mois.

Du coup après une semaine de boulot épuisante, objectif : trier et traiter les vraies urgences d'ici ce soir et après, week-end de trois jours.

Les quatre suivants seront d'autant plus remplis, mais au moins, il y aura eu une respiration entre les deux.

Ouf.

mardi 11 septembre 2012

A propos d'humains

Ca fait trois fois dans ma vie que je cause aux impôts, pour des questions d'erreurs ou de choses que je ne comprends pas.

Ca fait trois fois que j'ai une réponse archi rapide, documentée, efficace, et qui se soucie de ne pas me pénaliser à cause de leurs erreurs. Chapeau à eux et merci.

---

Impression désagréable qu'on entre dans une phase de nos vies où les mauvaises nouvelles, comme celles qui ont émaillé cette année, vont plutôt aller en augmentant. Faire le constat que du coup, autant profiter de ce (ceux) qui va (vont) plutôt que de voir ce qui va mal par pure... non-volonté d'aller bien. Parfois pas si simple.

---

Toujours un peu effarée quand on arrive à ne pas se comprendre à un point que c'en est incompréhensible, avec un autre terrien. Voyez le genre ? Toujours du genre à me demander pourquoi ou comment, si oui ou non mon putain de caractère, ou si j'avais fait autrement, et si... Gagner en sagesse et se dire que ce qui compte, ce sont les vrais proches. Ceux qui ont déjà fait la preuve qu'ils acceptent votre soutien quand ils en ont besoin et vous offrent le leur inconditionnellement, pareillement.

Pour ceux là ça vaut la peine de creuser, encore et encore, d'accepter de ne pas se comprendre parfois et de s'entendre souvent, très fort.

Pour les autres... what for ? Après tout, on est 7 milliards, il y a matière à s'occuper dans le monde sans s'offenser que parfois, ça veut pas. Ni en faire des tonnes.

---

Heureuse de ma micro tribu, des moments de douceur, de partage, d'amour qu'on s'offre. Ca, ça vaut la peine, plus que tout au monde.