La vie et toutes ces sortes de choses

mardi 20 mars 2012

L'homme le plus fort du monde

Non je ne vais pas vous parler des mille et une vertus de mon Enchanteur, encore que ça vaudrait bien quelques zillions de billets, mais d'un véritable concours.

L'autre jour pendant une séance de "zappons pour voir si jamais un truc valait la peine", je suis tombée en fascination devant un type.

Du genre : tellement de muscles qu'il n'a pas de cou. Tête ridiculement petite par rapport à la masse de l'ensemble.

Signe particulier : il tirait un camion. Un vrai camion, un poids lourd à l'américaine.

Avec une corde.

C'était pour le concours de l'homme le plus fort du monde et j'ai passé quelques minutes à les voir se succéder, tirer leurs camions, tout ça.

Jusqu'à ce qu'un commentateur se demande pourquoi tel concurrent avait choisi telle prise de main.

Je me suis demandé pourquoi, surtout, il avait eu l'étrange idée de tirer un camion.

Mais bon.

Clic. Télé éteinte (mais bonne rigolade, quand même).

vendredi 16 mars 2012

Déco à lire

Quand je m'installe dans un lieu où je vais vivre (ce qui n'est pas arrivé si souvent dans ma vie !), je ne me sens chez moi qu'une fois mes livres installés.

Ils me forment une présence familière, chaleureuse et rassurante.

Ils sont les mondes dans lesquels je vais me replonger dès que l'envie viendra, les aventures qui ont nourri mes rêves, les sentiments qui ont un peu forgé mon cœur. Des amis, aussi.

A la faveur de quelques mouvements de pièces l'été dernier, j'ai enfin pu réintroduire l'un de mes trois grandes étagères dans la chambre.

Il me semble que je dors mieux, depuis qu'un mur de livres veille sur moi, et que je n'ai qu'à tourner la tête pour voir tout près quelques uns de mes favoris.

Dans quel état j'erre ?

Cette photo est ma participation au Chic ! Des clics ! du mois sur le thème de la lecture.

jeudi 15 mars 2012

De la chance

Maintenant qu'on y voit un peu plus clair, que le gros du choc est passé, les mots reviennent, doucement.

C'est pas simple d'avoir un cœur gros comme ça. La preuve, celui de Papa, il nous a flanqué une bonne frousse à tous, lui le premier, enfin nous tous chacun à nos places mais c'est lui qui l'a vécu, quoi. Vous voyez la nuance.

Le genre de trucs qui, s'ils ne vous colle pas six pieds sous terre directement, est une occasion de plein de choses.

Avec l'esprit positif qui me caractérise, je me dis, Papa, il a eu de la chance, quand même. Je veux dire : il est tout à fait opérationnel pour pester sur les conditions de séjour à l'hôpital, rire et s'émouvoir, enfin, on le reconnaît tout à fait.

Reste à passer l'opération pour réparer tout ça. Amender certaines partie du mode de vie. Et repartir pour un grand tour.

Et puis aussi, on a, lui en premier, mais nous tous, cette chance d'avoir encore du temps pour se dire les choses essentielles. Et on en profite. Il y a dans ce climat d'inquiétudes, d'émotions, de bouleversements, des mots ou des insinuations pleines d'amour et du lien qu'il y a entre les membres de cette famille.

C'est curieux, cette cohabitation des sentiments, mais au final, même de loin, ces liens qui vibrent et qui se resserrent, c'est beau, aussi. C'est de la chance de les avoir.

mardi 13 mars 2012

Heureuse

(Un peu par superstition, je n'enlève pas ce billet écrit avant que ça se teinte d'inquiétude, pas pour mon nombril heureux, mais pour l'un de ses créateurs, de ce nombril. En me disant que de toute façon, d'une façon ou d'une autre, c'est une réussite à lui imputer en partie, et en espérant que ça rayonne de bonnes ondes pour lui)

Ca me paraît désarmant de simplicité que d'être heureuse.

Je repense à deux ans en arrière. Cette fin de vie commune, non dénuée de complicités, de moments rigolos. Mais chacun de son côté de la faille. A nous dire, sans doute, chacun de notre côté, qu'il fallait faire avec, au nom de notre fille. Jusqu'à ce qu'il s'en aille. Et c'est probablement le deuxième plus beau cadeau qu'il m'ait fait, être celui qui a le courage (quelles que soient les raisons qui lui aient donné ce courage :p) de partir quand on est plus vraiment un couple mais des joyeux (pas tout le temps) colocs.

Je repense à l'an dernier. Même si je ne savais pas que j'étais déjà sur le bon chemin, quel bordel que l'an dernier.

Et là.

Contraste.

Être moi en entier, vivre ma vie comme ça. Sourire à la vie. Être heureuse. Sentir un autre l'être, m'y sentir un peu pour quelque chose. Prendre plaisir à le voir prendre et donner de belles choses.

Savoir qu'à côté il y a tout ce qui ne va pas comme ça devrait, du monde en globalité, à quelques cartes qu'on aurait pas distribuées pareil.

S'endormir dans ses bras et dans un sourire.

Savourer d'autant plus ce bonheur partagé qu'il est comme un refuge dans la vie, une force, une énergie, une source.

Heureuse de qui il est pour moi, de ce que je suis pour lui, de ce qu'on se donne l'un à l'autre et qui fait plus que un plus un, de ce qui vibre et de ce qui nous rend... heureux.


***

Ca me paraît désarmant de fragilité aussi.

Un coup de fil, une inquiétude, un grand coup dans la machine à vivre pour rappeler que rien ne dure, que la vie pourrait prendre encore des virages du genre de ceux qu'on aime pas vivre.

Ce dont je n'ai pas envie de parler parce que je n'ai même pas envie de penser à ce qui pourrait avoir été...

Et celui qui me rend heureuse si présent pour tenter d'amortir les chocs.

lundi 12 mars 2012

Des arts premiers

Je vous préviens tout de suite, le titre est trompeur et nous n'allons pas débattre des formes d'art préférées de notre ancien président.

Juste, l'autre jour, je me demandais à quel moment les enfants perdent ce goût pour le dessin.

Tout petits, dès qu'ils peuvent attraper un crayon, ils en colorient des pages et des pages (et des murs et des murs). Une fois à l'école, il y a au moins un dessin par jour rapporté à la maison (dans mon cas : plié en 8 au fond d'une poche), des découpages, des coloriages.

Et puis un jour on cesse de dessiner. Ca devient important que le trait soit maladroit, que l’œil ne suive pas la main.

Parce que le langage remplace quand il se complète de la lecture, de l'écriture ? Pourtant l'un n'empêche pas les autres et réciproquement ?

Alors voilà. On a des milliers de petits crabouilleurs, pendant des années on se creuse pour trouver la ressemblance avec la fleur ou le dinosaure (mais siiiiiii maman, tu vois bien, là, que c'est un tyranosaure !!!!), et puis pof. Ils s'arrêtent, comme frappés par une loi non écrite.

Pourquoi ?