Sacrip'Anne

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lundi 26 septembre 2016

C'est long, la rentrée

Alors il y a eu la phase vertiges, on va dire que c'est en voie de résolution, peu ou prou.

Il y a les enfants qui reprennent leur rythme. Ça va environ tout seul pour l'une, moins pour l'autre qui, entre sa mère à la maison pendant une semaine puis son père qui reprend le chemin du boulot trouve que c'est bizarre et moins marrant que tout le monde en même temps dans la piscine (je ne lui donne pas tort).

Et puis les retrouvailles avec la halte-jeux et son lot de microbes et autres virus.

On voit qu'on gagne un peu de résistance immunitaire, il a mis trois énormes semaines à attraper son premier rhume. Très costaud, le rhume, vu qu'il nous l'a gentiment distribué.

Nous voici donc épuisés par nos rentrées, les réveils à 6h15, les microbes, à gérer le rhume d'homme d'un bébé de deux ans tyrannique.

On aura pas fini de la digérer, cette rentrée, que ça sera déjà la Toussaint, j'ai l'impression.

Bref. C'est l'heure d'aller bosser.

mercredi 21 septembre 2016

Comment Noé a mangé le sandwich du SDF

L'autre jour, j'avais rendez-vous chez l'ORL-qui-m'a-dit-que-tout-va-bien à l'heure du déjeuner.

Mon Enchanteur m'y a gentiment accompagnée, et comme j'avais pris l'après-midi en congé, nous avions prévu de rendre visite à une amie après.

Entre les deux, une urgence, se nourrir, et plutôt vite.

Nous voilà donc, guillerets et rassurés, un peu affamés aussi, devant le McDonalds[1] de la gare de la ville où nous étions.

Devant le dit fast-food, un monsieur me demande une pièce. Que je n'avais pas, comme souvent, j'ai rarement de la monnaie sur moi. Il me demande alors si je peux lui payer un sandwich alors j'ai dit oui, et même un menu, on est entrés.

Mais maintenant chez Mc Do il faut commander sur une borne ! Or, ma connaissance des menus est si faible que je me retrouve comme une poule qui a trouvé des bretelles. Je propose donc au monsieur de choisir ce qu'il veut. Il cafouille lui-même un peu, mais au final, nous voici partis dans la (longue) attente de nos menus. A table. Je crois que je ne vais pas me remettre du fait d'aller au Mc Do et d'attendre qu'on me serve à table.

Quoi qu'il en soit, voici nos plateaux. Avec mon menu, celui de l'enchanteur, celui du monsieur et un burger de plus. Je me dis que bah, il doit avoir faim.

Pas du tout, il constate la présence d'un sandwich en trop !

J'ai donc trouvé la deuxième personne du secteur après moi inapte à se servir d'une borne.

On a échangé quelques politesses sur qui mangerait le sandwich, je lui ai proposé de l'emporter, il a refusé poliment. Et du coup après son menu, c'est Noé qui a mangé le sandwich (commandé en trop) du SDF. Le vil !

Quoi qu'il en soit c'était un de ces moments où la conscience du privilège est forte. J'étais contente de servir à quelque chose ce jour là et me suis sentie très maladroite. En lui proposant de s'assoir avec nous (je me disais qu'il devait se faire lourder plus souvent qu'à son tour et que manger assis, c'est plus cool, mais ça se trouve il n'avait pas envie, ou ça le gênait et il n'a pas osé refuser), en ne trouvant pas de sujet de conversation sans me dire que j'allais l'embarrasser avec un air de Bécassine Béate qui descend de son petit nuage rose.

Bref.

On était côte à côte dans des mondes violemment distincts. Je ne suis pas sûre que ça soit le monde de mes rêves.

Note

[1] C'est un truc un peu particulier, je n'aime pas le Mc Do, mais une fois par an je suis prise d'une envie dévorante d'un menu chez eux. J'en sors déçue et mal nourrie et le cycle repart pour un tour.

mardi 13 septembre 2016

Plus stable

Pour la première fois depuis au moins quinze jours je me suis levée ce matin avec un net effet de mieux.

Moins de flottement, moins les prémices d'un vertige si j'incline (un peu, doucement) la tête à droite.

Wopitain. Ça fait du bien.

Alors bien sûr il reste le bilan chez l'ORL et ses tortures encore inconnues de moi, la légère appréhension (sans doute irrationnelle) de redéclencher un truc.

Et principalement l'inconfort majeur de (peu) (et mal) dormir sur le côté gauche qui n'est résolument pas ma position de sommeil. Encore 3 dodos et puis je repars sur le côté droit.

Il me restera alors le rendez-vous chez le kiné pour vérifier que tout est bien là où ça doit être, récupérer de cet épisode chiantissime et reprendre la vie en entier.

J'ai un petit peu hâte.

Mais ce net mieux ce matin, si vous saviez, c'était bon.

mercredi 31 août 2016

Des vacances

Elles sont terminées pour moi, presque pour les grands enfants qui rentrent demain et pour l'Enchanteur qui reprend les cours (qu'il donne) vendredi... il n'y a que Lomalarchovitch pour se la couler douce encore un an avant que les affaires (scolaires) ne le rattrapent !

De ces vacances, on essaiera de ne garder que le doux, le beau, le bon, le qui rend heureux, malgré les tracas familiaux qui ont parfois fait un peu d'ombre aux plans initiaux.

L'accueil fantastique de Samantdi qui nous a permis de passer une semaine Toulousaine ensoleillée, pas que du point de vue de la météo. On a glandouillé, arpenté le Jardin des Plantes à répétition, crâné avec nos canapés portables, fait le plein de rires avec les amis du cru, vu les enfants grandis (et même découvert ceux qui n'étaient pas nés lors de notre dernier séjour) bien mangé, bien profité.

Ce que j'adore avec ma tante Pim, c'est qu'auprès d'elle on se sent en famille tout de suite, comme si on avait toujours cohabité. Alors que ça n'est pas QUE rigolo que de se faire envahir par 5 chevelus (dont une pré ado et un Tambour Zébulon deuzans) d'un coup. Nini et Merlin ont enduré avec une grande patience l'invasion, aussi.

Merci à tous les copaings d'avoir tordu leurs agendas pour nous faire entrer dedans (et au Manduca pour les longues promenades et les débuts de sieste, on aurait pas parié un kopek sur le fait que Lomalarchovitch s'endorme ailleurs que dans son lit).

Et puis nous avons changé de Sud et fait connaissance avec ma poupinette coquinette mignonnette nièce. Elle est encore plus choupinette que ce qu'on m'avait raconté et nous a tous adoptés avec la sociabilité et les sourires.

Lomalarchovitch a profité des joies du plein air et de la baignade en eau salée ou chlorée à s'en palmer les pieds (qu'il a gardés fort sales tout au long du séjour), Cro-Mi et le Lutin nous ont gratifiés de leur occasionnelle présence, on a profité du beau temps et de la géométrie variable familiale en fonction des circonstances et, je crois, ça a fait du bien à tout le monde.

Nous voilà rentrés, des sourires plein la tête. Me reste à m'occuper de ce résidu de vertige. C'est parti.

C'est la rentrée.

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mardi 2 août 2016

Un portant

Je pense que je l'ai déjà raconté, avant même d'avoir des projets de grossesse, j'avais très envie de pouvoir porter mes enfants en écharpe, et coup de bol, ils ont aimé ça tous les deux.

Mon premier contact avec cet objet était "esthétique", mais en creusant le sujet l'intérêt physiologique[1] était évident.

Par ailleurs, mon dos m'a très vite fait savoir que le portage "non physiologique" n'était pas fait pour lui.

Echarpe, donc, plus ou moins longtemps. Pour Cro-Mi, ça a été l'envie de marcher par ses propres moyens qui a mis fin à nos promenades portées. Pour Lomalarchovitch, c'était sa taille / son poids / mon manque de foi en ma capacité à faire du portage sur le dos en écharpe.

Et puis c'était comme ça.

A la faveur des réflexions sur l'organisation de nos vacances (ou : comment tenter d'éviter d'embarquer une poussette en plus du lit, des sacs à dos et des multiples enfants, et comment gérer l'étroit métro Toulousain avec et, et, et), j'ai repensé au Manduca de mon amie Floh.

L'envie a vite fait son chemin. Là encore, le contre-exemple non physiologique a été un bon vendeur : un collègue m'a prêté un porte bébé dorsal Lafumette qui m'a arraché une grimace SANS enfant dedans. Les avis sur internet étaient à peu près unanime et donnaient tous plus envie les uns que les autres. Y compris de gens avec dos fragiles et bébés ogrillons.

Bref, au lieu d'attendre de tester le sien (celui de Floh, donc), on a craqué et commandé un manduca en vue de nos sorties d'avant Toulouse.

Adopté en douze secondes par tout le monde.

Et moi je me réjouis qu'à l'occasion d'une promenade plus rapide ou d'un coup de fatigue de sa part, on puisse renouer avec le portage.

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Note

[1] dans ce cadre, qui signifie respectueux du corps du porteur et du porté. Pour voir en un coup d'oeil si un portage est physiologique ou non, vous pouvez d'une part vérifier la grimace sur le visage du porteur, et d'autre part regarder le bébé : s'il repose sur la couche, jambes parallèles au porteur, c'est pas bon. S'il est en "grenouille", dos arrondi pour les tous petits et que son poids est réparti sur les cuisses, c'est mieux

lundi 1 août 2016

Une maille dans le bon sens

Comme tout le monde environ le sait j'ai un magasin préféré près de chez moi. Et particulièrement sa zone centrale pleine de fauteuils hyper confortables où faire une pause thé entre deux achats compulsifs indispensables.

Dans ce magasin, samedi, il y avait, pile dans cette zone centrale chaleureuse et confortable, un atelier tricot solidaire, organisé entre le magasin et l'association Tricotez Coeur.

L'objectif, accessible même aux grands débutants, était de tricoter des carrés, qui seront plus tard assemblés en couvertures à offrir à des bébés (et à leurs mamans) démunies.

Vous pouvez aussi tricoter de la layette et leur déposer / faire parvenir.

Au-delà des mailles utiles, c'était drôle et sympa et on a passé un bien bon moment, Lomalarchovitch a réussi à ne rien casser, à découvert le piano désaccordé pour le plus grand bonheur de tous, et j'ai pu faire admirer mes magnifiques aiguilles circulaires (merci Kozlika !)

Il y a un nouvel atelier samedi, alors si ça vous tente, rendez-vous à partir de 14 heures chez Zodio Gennevilliers :)

mardi 26 juillet 2016

Pas d'pot !

Or donc depuis quelques semaines Lomalarchovitch est passionné par le pot.

Il adoooore les livres qui racontent comment Tchoupi ou P'tit Loup apprennent à aller sur le pot.

Il demande régulièrement à aller sur le sien.

S'y assied.

Se relève pour aller chercher un bouquin.

Nous le file en nous ordonnant de lui lire.

Recommence la boucle entre 5 et 25 fois.

Puis en a marre et va vaquer. En général on lui demande s'il veut remettre une couche ou enfiler un slip. En général c'est rien de tout cela, il préfère déambuler fesses et zizi à l'air, en mode "on est pas bien, là" (pour ma plus grande hilarité) (ceux qui savent auront compris qu'il tient de son père cette aisance naturelle avec la nudité) (il est quand même trop mignon).

Pour le moment nous avons donc atteint le score faramineux d'un pipi dans le pot, deux ou trois ailleurs (de préférence deux minutes après l'enfilage d'un slip propre) et puis c'est tout.

J'ai comme l'impression qu'il a loupé un lien logique dans le processus (ou, plus vraisemblablement, qu'il ne discerne pas encore nettement l'envie juste avant la réalisation).

On a pas encore dit au revoir aux couches, mais on rigole bien avec lui et je me réjouis de le voir si triomphant de la fesse.

Mon bébé qui grandit.

vendredi 22 juillet 2016

Avec et sans eux

Il a deux ans. Chaque contrariété (aussi minime nous semble-t-elle, mais notre point de vue est singulièrement différent) génère un piaillement suraigu.

Il a un niveau de patience inférieur à zéro, a besoin d'un public 95 % du temps et nous mange toute la ressource disponible.

Il fait une expérimentation périlleuse par tranche de dix minutes et est une sorte de test de résistance cardiaque à lui tout seul.

Mais quand je ne le vois pas ses tendresses et ses drôleries me manquent, ses mots de plus en plus assurés, ses phrases, ses rires.

Le vide qu'il laisse (en dormant dans la pièce d'à côté) est plus grand que le trop-plein qu'on éprouve parfois à l'endurer toute la journée.

Elle a dix ans. Et une vie gâtée mais pas forcément simple. C'est une diva, une attachiante, une beauté reloue, une angoissée tendre, un peu aussi.

Quand elle n'est pas là, la qualité du silence surprend. C'est caaaaalllme. Et puis on peut reprendre possession de notre lit, de notre télé, qu'elle squatte allègrement.

Il y a moins de bouderies mais moins de câlins.

Ils sont venus déjeuner avec moi ce midi et je l'ai laissée en larmes parce qu'on ne va pas se voir pendant deux semaines. Ma fille, cette dure à cuire qui, pendant qu'on regardait Le voyage d'Arlo me disait qu'on est pas non plus obligée de faire étalage de ses émotions (alors que je pleurais à gros bouillons).

"Je te préfèèèèèèèèèreuuuh" sanglotait-elle dans mes bras.

Alors quoi ? Tension passagère avec son père, effet "jeunes mariés" chez lui qui la gonfle ? Coup de blues très passage, les hormones Simone qui travaillent sa sensibilité ? Un petit manque de sommeil ou une des grandes décisions magistrales dont elle a le secret ?

J'espère avoir le temps de la voir un peu ce soir pour essayer d'en savoir plus.

Le vide qu'elle laisse est plus grand que l'espace qu'elle sur-occupe.

Avec eux, c'est épuisant, exigeant, difficile (mais aussi riche, drôle, vibrant d'amour, stimulant).

Sans eux, c'est plus reposant, c'est sûr.

Mais je préfère avec, tant, tellement.

(Bon, sauf peut-être pour un week-end once in a while, hein)

mercredi 13 juillet 2016

Grossièretés de bureau (notice pour Franck !)

Je crois que j'en ai déjà parlé ici, mais l'une des joies de mon boulot c'est "ma bande" (de deux principaux) collègues amis.

Depuis plusieurs années qu'on bosse, mange, fait les trolls, prend l'air, j'en passe, ensemble, on a même développé un méta langage compréhensible de nous seuls, je pense.

Et puis comme ça ne suffisait pas, on est en train d'inventer une nouvelle langue.

Bref. Ça met du baume au coeur dans les journées difficiles.

Je ne me souviens absolument comment ça a commencé, mais un beau jour, on a commencé, quand on allait manger hors du restaurant d'entreprise, à envoyer des photos aux absents qu'on aurait bien aimés avoir avec nous.

Des photos très gracieuses à bases de majeurs levés devant des verres plein d'alcool.

On en a donc une sacré collection dans nos smartphones respectives et l'expression "envoyer un fuck" fait partie de notre langage courant.

Et pourquoi on leur envoie des fucks ? Pour dire "tu nous manques", "à bas les soucis" "fuck les emmerdes, vive les terrasse", "la prochaine fois si t'es pas là on fait mettre l'ardoise sur ton compte", "allez viens, on prend ta commande et t'arrives".

Bref, ce geste fort grossier s'est transformé, en la situation, en pensées tendres pour les absents.

Aujourd'hui on avait un pari en cours qui a abouti au champagne gourmand (oui, le champagne gourmand, ce truc décadent, c'est génial).

Du coup, envoyer juste à la destinataire du fuck, c'était pas assez.

Il fallait partager.

Voici. C'est fait.

Je sais, un exemple terrible pour la jeunesse et les bonnes mœurs.

Même pas honte.

lundi 11 juillet 2016

2 ans

Ce 11 juillet à 11h11, Lomalarchovitch aura deux ans.

Il me reste peu de souvenirs de la nuit de contractions seule à l'hôpital, des inquiétudes de juste avant, du départ pour la césarienne en urgence.

Mais je me souviens avec netteté de son petit nez tout rond et rigolo quand on me l'a présenté, de mes premiers mots à son oreille "par l'extérieur" (bonjour mon fils, je t'aime), et de l'attente interminable avant de faire connaissance.

Il a gardé son caractère plutôt toujours content (ou alors ça ne dure pas) (sauf s'il a faim), un appétit féroce et une bouille à croquer.

Il jacasse comme un pie, est un explorateur quasi infatigable, un charmeur éhonté, un chanteur enthousiaste, un petit frère tyrannique et brutal, un colorieur Pollockien.

Bref, un grand bébé-garçonnet en pleine forme qui met du soleil dans bien des journées.

Joyeux anniversaire, mon fils, je t'aime.

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lundi 4 juillet 2016

Flotter de bonheur

Samedi il a fait presque un peu beau, un peu de gris, un peu de pluie, un peu de vent, mais un temps sortable.

Ça tombait bien parce que je n'en peux plus des week-ends confinés, entassés avec des mômes qui ont envie de s'ébattre.

Et puis j'avais mon nouveau gadget à tester.

Alors on a pris mes deux jolizaffreux, et on est allés au parc d'en bas de chez nous pour y prendre le goûter.

Le gadget est donc aussi chouette à utiliser qu'il en a l'air. C'est Lomalarchovitch qui l'a porté sur le chemin, Cro-Mignonne qui a dansé dans le vent pour le remplir d'air.

Et moi qui m'en suis servi !

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(Ici, pendant la petite averse).

Bien sûr je l'ai prêté un peu : il fallait le tester en version canapé !

On en a profité pour passer un long moment papotes et câlins avec Cro-Mignonne. Entre elle qui grandit, le fait qu'elle n'est là qu'une semaine sur deux et puis son frère qui prend de la place, ça n'arrive plus si souvent.

Et c'était doux, chaud, tendre, et chouette. Elle est géniale, ma fille.

L'engin est si confortable que je crois n'avoir pas été aussi détendue depuis des semaines. Des mois peut-être.

Et ce moment à quatre était parfait.

vendredi 1 juillet 2016

Le fouting ta gueule

Ça faisait un moment qu'il avait révélé sa pleine nature de troll, mais à quelques jours de ses deux ans, Lomalarchovitch est entré résolument dans le Terrible Two.

Chez lui ça prend une forme un peu étrange. Il sait toujours dire oui, n'est pas dans le refus systématique. Ce système d'échange bien rodé sur lequel mes techniques de diversion étaient parfaitement au point.

Non non non.

Chez lui le Terrible Two a activé l'option fouting ta gueule.

Là, par exemple, ça fait quelques jours qu'il sort de son lit tous les soirs. Et éventuellement toutes les minutes.

Alors rassurez-vous, il n'a pas du tout l'air angoissé par la séparation, les monstres sous le lit, le fait qu'on l'oublie pendant qu'il dort. Non non non.

Il sort de sa piaule l'air ABSOLUMENT réjoui du bon tour qu'il vient de nous jouer.

Lui qui se lasse vite des jouets, j'espère qu'il va trouver le comique de répétition un peu limité, mais connaissant ses parents, figurez-vous que je ne suis pas DU TOUT rassurée.

Et puis ce matin, pour pousser le fouting ta gueule un peu plus loin, je l'ai entendu gazouiller, suis allée le chercher, l'ai pris dans mes bras.

"Encore dodo", qu'il me dit. Connaissant son goût pour la grasse matinée (not), j'ai tout de suite pigé qu'on allait découvrir la nouvelle version de la blague.

Et de retour au lit, comme de bien entendu, il a fait celui qui fait semblant de sortir de sa chambre (la main, puis le doudou, puis on referme, puis on recommence).

(Curieusement, quand j'ai dit à son père, à haute et intelligible voix "c'est dommage que Lomalarchovitch se soit recouché, j'aurais bien partagé mon jus d'orange et ma tartine avec lui, il a accouru. Il faut que je trouve le truc inverse pour le soir, maintenant).

Ce bébé est rempli de joie de vivre à en déborder. Et quand même, à part quelques soirs, c'est furieusement réjouissant.

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jeudi 23 juin 2016

Bonheur collectif Montessorien

Cette année ne cesse de décevoir sur l'état du monde et sur ceux qui se targuent de le diriger. Comme Kozlika disait, difficile de parler d'un bonheur par jour quand il est si difficile de se réjouir de quoi que ce soit de collectif.

Pour autant, dans une année qui a été très dure aussi d'un point de vue (politique) locale, j'ai un grand bonheur.

A l'automne dernier, un enseignant de l'école de ma fille a lancé un projet inspiré de la pédagogie Montessori (entre autres) à l'école en bas de chez nous.

Celle-là même où l'année a été aussi très très difficile et qui est un peu laissée à l'abandon.

J'ai eu un grand plaisir à aller taper des sous sur les internets pour essayer d'apporter ma petite pierre à l'édifice. Étant donné l'implication et l'énergie que ça a demandé pour lui, il me semblait que c'était bien le moins.

Vous trouverez des nouvelles en images et un petit bilan sur le blog du projet : ça marche. Et ça va continuer l'an prochain.

C'est une petite chose à l'échelle de l'humanité, mais ça n'est pas rien, ce projet : c'est de l'espoir, c'est du refus de baisser les bras, c'est du travail, c'est du bonheur des enfants.

Alors voilà. Mon bonheur collectif c'est d'avoir été une toute petite partie mais une partie quand même de ce projet-là. Je me réjouis d'avance pour les CP de l'an prochain !

lundi 20 juin 2016

La valse

La semaine dernière, Lomalarchovitch a eu un truc qui ressemble suffisamment à une roséole pour qu'on se dise qu'il a probablement eu la roséole.

Bref, bébé un peu (un peu !) abattu, puis tacheté de rose mais sans appétit (SANS APPÉTIT !!). Puis bébé remis et hop, c'est reparti.

Vendredi soir, Cro-Mignonne avait froid. Un truc qui lui arrive une fois par an, et encore, les années bissextiles uniquement. La voici enroulée dans le plaid-doudou au bout de mon lit, je parlais avec mes parents au téléphone quand soudain, je réalise qu'elle s'est endormie (ENDORMIE !!!).

Le truc qui ne lui est pas arrivé depuis ses 5 ans et demi, quelque chose comme ça.

De fait, elle avait la chair de poule et plus de 38,5° de fièvre. On a annulé la pyjama party du lendemain et on a bien fait, ça a duré 36 heures comme ça sans autre symptôme qu'un mal de gorge fugace.

Et puis dimanche matin elle était remise et hop, c'est reparti.

Je l'ai rendue vaillante et en bon état (j'espère) à son père hier soir, et puis en faisant des bisous à son petit frère on l'a trouvé un peu chaud. Oui, il l'était un peu mais rien de méchant. Jusqu'à ce que ça grimpe et que finalement 38,3° et pas d'autre symptôme.

Ce matin c'était 38,5°, rieur et actif mais un peu branlant sur ses jambes quand même.

Comment vous dire ?

Un peu marre de la valse du Doliprane, là, tout de suite.

(Mais : que de câlins quand les enfants sont malades, oh oui oh oui !!)

vendredi 10 juin 2016

Colombes, quartiers abandonnés

Nous sommes donc un matin de juin 2016. Aux Fossés-Jean, quartier (très) populaire de Colombes.

J'ai croisé la directrice de l'école de ma fille, alors qu'elle sortait de sa voiture et que j'allais chercher la mienne. On échange trois mots, elle me dit que c'est compliqué, à l'école, qu'il y a une poignée de gamins incontrôlables qui perturbent les classes. Qu'on ne peut pas faire grand chose, qu'on a pas prise sur eux.

De fait, ce n'est pas la première fois qu'on constate la très faible implication des parents dans l'école : galères répétées pour trouver des parents accompagnateurs, une volontaire (sur 120 familles) pour organiser la fête de l'école... pour la partie la plus agréable. Mais aussi : parents ignorant les mots dans le carnet, les rendez-vous, ou alors ils viennent pour insulter la directrice, l'enseignant. Ou font oui oui de la tête mais semblent perdus.

"On a plus de mixité", me dit la directrice. Les familles les moins pauvres partent du quartier.

Faut dire, faut avoir un certain sens militant pour mettre ses enfants dans cette école dont les bâtiments se disloquent.

La municipalité nous répond, inlassablement "il y a 38 écoles à Colombes". Et il faut bien un dernier sur la liste, position que nous tenons fièrement depuis des années.

La municipalité argue que grâce à elle, les travaux de rénovation du quartier démarrent. La précédente dirait que c'est grâce à leur travail, la précédente que...

En attendant les équipements diminuent, les familles fuient, la misère sociale s'installe.

Qu'avons-nous fait pour en arriver là ? Nos politiques urbaines, sociales, montrent des limites, ça craque de partout.

Et la prise de conscience ? Niveau municipal, c'est à pleurer. Nous sommes la ville où, si un enfant vient à la cantine sans avoir été inscrit, il y a une pénalité. Jusque là, pourquoi pas ? Prix unique, 5 euros. Plus cher, donc, que le prix d'un repas (j'ai un QF de 6 et je dois payer un tout petit peu moins de 4 euros, donc pour la majorité des familles, ça peut même être le double). Et cerise sur le gâteau, il faut huit élèves "de dernière minute" minimum pour que la cantine centrale ajuste le nombre de repas livrés.

Récapitulons : un enfant vient à la cantine pour une raison bonne ou mauvaise alors qu'il n'a pas été inscrit dans les temps. Il va donc payer prix du repas + 5 euros pour avoir, potentiellement un morceau de la ration de ses camarades. Qui eux-même n'auront pas la quantité prévue pour leur repas alors qu'ils sont régulièrement inscrits.

Alors sur un plat de ratatouille pour 150 élèves, ça va, s'il s'agit de yaourts ou de portions indivuelles, ça devient plus compliqué.

Vous savez ce qu'a répondu la municipalité quand l'opposition s'est indignée de ces 5 euros sans nuances ? "C'est la justice sociale selon nous".

Ça doit se retrouver avec un peu de patience sur les vidéos des conseils municipaux de l'an passé.

Du coup quand ils nous font leur grand numéro sur les efforts pour notre quartier (qui doit représenter un petit quart des habitants de la ville), comprenez qu'on y croit pas trop, voire qu'un rictus crispé s'installe sur notre visage.

Mais vous savez quoi ? C'est de notre faute, on est les pauvres. On a pas mérité d'être riches et d'avoir la qualité de service public qui va avec. On a pas mérité des fenêtres qui ferment (ou ouvrent) dans une école étanche. On a pas mérité des réflexions sur l'urbanisation et le maintien d'une saine mixité, qui était pourtant une des grandes réussites de ce quartier il y a encore quelques années.

Et puis on s'en fout. On construit du neuf, le tramway arrivera au pied de la rue. Alors pendant quelques années ces nouveaux habitants plus riches mettrons leurs enfants dans le privé. Puis petit à petit on virera la misère sociale à coup de pression financière et de maltraitance dans d'autres villes, les plus riches gagneront, et là on reconstruira une école flambant neuve pour faire plaisir à cet électorat tout neuf, j'imagine.

Tant pis pour les mômes sacrifiés entre temps.

Tant pis pour le constat effarant qu'il y a des enfants de moins de 10 ans incontrôlables, et qu'on ne peut pas juste dire que c'est la faute des parents.

Tant pis pour la remise en question.

Après nous le déluge (et en plus on est en zone inondable).

Sauf si entretemps la colère des pauvres, de ceux qu'on maintient la tête sous l'eau en les traitant d'assistés devient plus forte. Et là qui vivra verra, la tête de qui sur quelle pique...

J'ai mal à mon quartier, j'ai mal à mes valeurs.

J'ai mal aux systématiques réponses des élus "c'est pas nous c'est les autres".

J'ai mal au monde.

mardi 7 juin 2016

Détail des tailles

Suite à cet article, et puis à celui de Sophie Gourion, ça a fait du bruit sur Twitter et Libé nous cite (merci à eux) (après l'intertitre "Fillettes" pour ceux qui ne veulent pas tout lire).

Et puis je suis allée chez Décathlon où j'ai fait le constat en live que ça marche presque à tous les coups, ces histoires de tailles filles plus petites que pour les garçons du même âge.

J'ai l'exemple des marinières Tissaia, Fille d'Album m'envoie elle aussi une photo issue de son shopping enfantin, du coup je me demande. Un tumblr où on rassemblerait tout ça ? Pour faire causer, pour illustrer, pour démontrer. Bonne idée ou pas ? Vous en pensez quoi ?

Par ailleurs il faut que je vérifie mais on m'oppose parfois que les enfants 3-10 ans ont des courbes genrées. Certes les courbes le sont, mais est-ce parce qu'elles sont sur une autre page qu'elles mentionnent des mesures différentes ? A vérifier dans le carnet de santé des mômes ce soir.

mardi 31 mai 2016

Au milieu du rhume coule une rivière de morve

Comme toutes les trois semaines environ, Lomalarchovitch a le nez qui coule.

Ça fait partie de la joie des premières années et des contacts avec les copains-copines qui eux-mêmes...

Pas de quoi en faire un billet, pas plus du fait qu'hier, nous l'avons mis au lit un petit peu fiévreux.

Et ce matin il s'est levé (tôt) et... chougnasse.

Notre fils.

Chougnasse.

Je vous avoue que j'ai commencé à m'inquiéter sérieusement. Ce petit bonhomme toujours content et quand il ne l'est pas, de façon tellement fugitive qu'on a pas le temps de réagir avant que le sourire ne lui revienne.

Il était râleur, pas content, pleurnichard.

Tout juste sorti de sous la couette, il était un peu tôt pour évaluer sa température.

Et puis on s'est souvenus qu'à la halte-jeux, il avait peu goûté (phénomène qui fera sans doute la une de la gazette pendant plusieurs semaines, étant donné qu'ils s'extasient en continu sur son appétit, semblant indiquer qu'il a BEAUCOUP mangé, alors qu'ils nous le rendent affamé. On y peut rien, c'est le fils de son père, lui même fils de son père, ils ont le coup de fourchette spectaculaire. Et un métabolisme qui me rend jalouse).

Hier soir non plus, il n'avait pas mangé des tonnes.

Alors on lui a donné à manger.

Retour à l'humeur souriante qui lui est naturelle.

Soulagement parental.

Petit bonheur à voir cet ogrillon joli retrouver sa joie de vivre.

lundi 30 mai 2016

Est-ce que c'est un paradoxe ?

Je ne sais pas si c'est un paradoxe, cette dualité que je porte, ou bien si ce sont les autres qui amalgament ?

Ok, ok, j'ai la carrure, psychologiquement (et physiquement :p ) pour prendre sur mes épaules, pour organiser, prendre en charge. Faire la tour de contrôle, distribuer le job.

Prendre les décisions, piloter leur mise en œuvre.

Mais est-ce que ça veut dire que c'est OK pour moi d'être la seule "en charge" ? Ben non.

Ces derniers temps, il a fallu ajuster du budget et du plan de carrière, à la maison.

Alors oui pour optimiser, proposer, donner des idées, je suis là, pas de problème.

Mais depuis, encore plus que d'habitude, je me sens seule adulte à devoir vérifier où en est chacun, qui fait quoi, on sera ok pour le délai, et puis pour le mois prochain, comment ça va marcher ? On fait un point budget ce week-end ? Hey, on avait dit qu'on faisait un point budget, ce week-end. Et puis pour l'inscription à la cantine, tu auras les pièces ? C'est sûr ? Tu n'oublies pas d'y aller ?

Ça use, d'être l'adulte responsable. Même si j'y trouve du confort (une vague sensation de contrôler les possibles dérapages), et quelque chose qui me dit que je suis cap.

J'ai envie, aussi, qu'on s'occupe de moi, de mes creux, de mes états d'âme.

Qu'on s'inquiète de comment je vis, comment je le vis.

Et puis oui, techniquement, éthiquement, politiquement, je trouve que la fête des mères, c'est bof, mais que c'est quand même sympa un dessin. La grande a oublié (et m'a offert des smileys coeur sur hangouts pour se faire pardonner), le petit ne peut pas y penser, c'est en m'entendant en parler au téléphone avec mon père que son père s'est dit que...

Bref. On peut être gérer et avoir envie d'avoir un peu de soutien moral, de l'amour. De l'empathie.

Je ne doute pas qu'une partie des troupes en éprouve, en revanche pour l'exprimer, ils ne sont pas au top. Et pour saisir les perches non plus.

Alors je déprime un peu, entre le petit qui est en mode "j'ai presque deux ans", inusable pile dans la couche, la grande qui expérimente la pré adolescence, le genou toujours douloureux, le boulot éreintant, l'école qui a toujours plus besoin des parents d'élèves pour tout et n'importe quoi et l'autre adulte de la famille qui ne voit même pas que j'en chie. Et que j'aimerais bien, parfois, ne pas être la seule adulte en charge.

Ça va passer, je sais, je sais. Et puis la grande, quand même, sait voir et aider. Et puis l'autre adulte a appris à prendre des choses en charge. Et puis un jour je pourrais prendre du temps pour moi seule et reprendre mon souffle.

Mais là, le H24 sur la brèche, j'avoue, j'en peux un peu plus du tout.

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mercredi 25 mai 2016

Air Beach Boys

J'ai commencé la journée assise par terre, sur le tapis, avec mon fils, à faire un concert de Air Beach Boys.

Moi jouant sur une guitare faite (par lui) en méga blocks, lui chantant dans sa lampe-de-poche-micro.

Niveau bonheur, la suite de la journée risque d'avoir du mal à s'aligner.

C'était trop bien.

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mardi 24 mai 2016

De l'énergie nécessaire

Or donc, il me restait un jour de congé à prendre avant la fin mai, et je m'étais dit qu'un lundi de repos après le week-end d'anniversaire de ma fille ne serait pas de trop.

Il faut dire, entre la fête elle-même (heureusement, il a fait environ bon et on a pu sortir les six trolls pour un spectacle théâtre et danse de plein air) et la pyjama party qui a suivi (quatre enfants sous notre toit jusqu'au dimanche fin de matinée) c'était déjà dense.

Et puis Lomalarchovitch était surexcité par le fait d'avoir ses frère et sœur, en plus d'avoir un nouvel achievement en cours de déblocage, il est de nouveau au taquet, fier de ses bravades et sourd partiel à la voix parentale.

Me voici donc lundi, en comité d'enfants restreint, à me dire que ouf, on peut souffler. Sauf, donc, que Lomalarchovitch était toujours au taquet, aggravé par le fait qu'il pleuvait comme vache qui pisse et qu'on était confinés dans une pièce pour laisser la femme de ménage travailler à peu près tranquille.

A l'heure de la sieste, appel de l'école, ma fille était malade. Il a fallu évaluer à distance, temporiser parce que j'étais seule à la maison [1] avec un bébé qui dort, donc pas possible de sortir en le laissant et préférable de ne pas le réveiller.

De façon opportune, ledit bébé a décidé d'écourter sa sieste est je l'ai emmené récupérer sa soeur.

Du coup j'ai passé la fin de journée avec un bébé chiant ET épuisé DONC encore plus chiant, et une gamine qui, en fait, allait parfaitement bien, mais a trouvé sympa de nous faire son numéro d'ado rebelle et drama queen parce que je l'ai forcée à se couvrir avant d'aller sous la pluie[2].

Bref, une journée bien tendue du slip comme on aime et qui m'a fait apprécier le calme relatif du trajet en voiture pour aller au boulot ce matin. Oui, dans les bouchons et parmi les conducteurs fous furieux, j'ai apprécié le calme.

Côté bonheur : j'étais pas au bureau :ppp

Notes

[1] pour une raison que je n'évoquerai pas ici mais plutôt là

[2] en revanche, j'ai prévenu son père qu'elle a cherché à apitoyer et il lui en a mis une deuxième couche. Elle a, paraît-il, passé la soirée à bouder CHEZ LUI, ce qui est moins désagréable que de bouder CHEZ MOI.

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