Les aventures de Lomalarchovitch

mardi 16 janvier 2018

Qu'il va vite !

Alors que son aînée fait une fracassante entrée en 6e (notes au top, vie sociale active et globale apparence d'épanouissement physique et moral), Lomalarchovitch n'est pas en reste.

Sa maîtresse de petite section, contrariée qu'il ne fasse pas la sieste, l'a envoyé plusieurs fois en moyenne section l'après-midi. Où visiblement il faisait les exercices sans difficulté, et curieusement plus calme (et concentré) qu'en petite section.

La maîtresse de moyenne section l'a donc repéré et pris, dans un premier temps, tous les après-midis dans sa classe. En fonction de comment ça marche, elle projette de le prendre d'abord le matin pour la demi-heure "clef" des apprentissages de l'après-midi, puis toute la matinée deux jours par semaine, puis...

Et puis on surveille. Si tout va bien et qu'il a la maturité et la motricité fine suffisante, on verra s'il passe en grande section directement à la fin de l'année. Si ça n'est pas le cas, on croise les doigts pour qu'il y ait une classe de moyens-grands l'an prochain.

Là tout de suite il a compris comment compter indéfiniment (il lui manque les mots des dizaines et passé cinquante et quelques, il s'ennuie et passe à autre chose, mais techniquement, il compte), il repère les lettres sur les panneaux et interrompt les conversations pour nous dire fièrement "dans maman il y a deux m, dans bébé il y a deux b".

Ce petit bonhomme plein de joie de vivre n'est pas de tout repos en ce moment, mais il est source de bonheurs et d'émerveillements.

lundi 7 septembre 2015

Le grand blond voleur de tototte

Alors en toute objectivité maternelle émerveillée, je le trouve très gentil, Lomalarchovitch.

Certes, quand il a une idée dans la tête, il ne l'a pas dans la couche, mais gentil. Facile, souriant, sociable et rarement râleur. Ok, un peu brutasse quand il joue au dentiste dans la bouche de sa mère ou nous agrippe les joues ou les cheveux à pleine main, mais mignon.

Néanmoins (oreille en plus) force est de constater qu'il a fait pleurer à gros bouillon deux de ses collègues pendant ce seul week-end.

Le premier est son cadet de peu, et d'un plus petit gabarit. On conçoit donc aisément comment l'immense chose blonde et pataude qui est mon fils, marchant vers lui, main en avant pour lui arracher sa tototte et la mettre triomphalement dans sa bouche, a pu l'impressionner un peu.

Le second est son aîné de 3 mois et demi. Ils font approximativement la même taille, mais le plus âgé des deux bénéficie d'une motricité un peu plus affinée que la nôtre, et d'un entraînement para casse-pieds lié à l'existence d'un jeune grand frère. Pour autant, quand le mini géant blond qui est mon fils s'est précipité vers lui de sa démarche débutante pour lui arracher sa tototte et la mettre triomphalement dans sa bouche, il y a eu pleurs. Beaucoup et bruyants. (Ok il se réveillait de la sieste, ça n'a pas aidé.)

Je dois donc me faire à l'idée que cette boule d'amour, cette merveille, ce bébé de la pub, à l’œil azur, la bouclette blonde et au charme éhonté est un terreur pour les autres bébés.

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On ne dirait pas, comme ça, hein ?

lundi 22 juin 2015

Montessori comme Jourdain

Il faut dire en préambule de tout ceci que ma grand-mère paternelle a fréquenté Maria Montessori, assez pour que ses enfants (à ma grand-mère) apprennent leur alphabet avec des lettres en papier de verre.

Probablement que ça a influé (un peu, beaucoup ?) sur ma vision des enfants et de leur développement. Sur son approche, j'avais en tête "esprit absorbant", "individu à part entière et non adulte en devenir", "bienveillance" et "association compréhension / geste". C'est juste, mais vaste.

Pour Cro-Mi, je rêvais de la mettre dans une école Montessori, et puis pas les sous, pas la bonne école assez près, finalement, elle va à l'école du bas de la rue où elle se trouve, je crois, assez bien.

Du coup voyant Lomalarchovitch partir à la conquête du vaste monde, j'ai acheté un bouquin sur la pensée Montessori à la maison.

J'ai lu.

Et bien figurez vous que je pratique la pensée Montessori comme Monsieur Jourdain fait de la prose, dites donc. Disons qu'à un bon 70 % nos pratiques spontanées sont cohérentes avec son approche.

Du coup pour celles qui restent, il y a des sujets sur lesquels je me police (réserver le non aux dangers / interdits et œuvrer de diversion ou d'accompagnement pour le reste, ou encore moins intervenir pendant qu'il est absorbé pour commenter / montrer et le laisser à sa concentration).

Comme pour sa sœur, le plus tôt possible, on s'arrangera pour qu'il puisse entrer et descendre de son lit simplement, plutôt d'attendre qu'il se jette par dessus bord.

Pour d'autres sujets, on restera en l'état : la cuisine restera pièce interdite pour un temps, il y a trop d'étourdis et d'optimistes qui pensent que l'accident domestique n'arrive qu'aux autres dans cette maison pour que ça soit gérable de "présenter" les dangers et faire confiance à sa capacité d'apprentissage là tout de suite maintenant (on apprend vachement moins bien avec le crâne amoché par une carafe ou une casserole, quand même).

Ça a globalement l'air de lui réussir, à notre mini géant, qui semble content de son sort autant que possible.

En revanche si quelqu'un avait un truc pour lui faire passer les hurlements stridents qu'il pousse quand on ose mettre un truc qui se mange dans nos bouches sans lui en proposer, ça arrangerait mes tympans !

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mercredi 6 mai 2015

Finalement tout s'est bien passé

Il y a quelques semaines, déjà fatiguée et en manque de soleil, j'ai réservé des billets de train pour aller voir mes parents au soleil.

Avec Cro-Mignonne et Lomalarchovitch. Tout de suite sur le coup ça m'a semblé une bonne idée.

Et puis après j'ai sérieusement flippé.

Seule adulte dans le TGV, pendant 4 longues heures et demi, avec un bébé de 9 mois et demi ? Je suis une grande malade !

Finalement Cro-Mignonne a été autonome et aidante, comme elle est souvent, et Lomalarchovitch cool. Il a même dormi. Pendant les deux trajets.

(Quand il se plaindra de ne pas avoir de place pour les jambes, on lui montrera ça.)

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A une crise d'asthme près, on a bien profité des parents, du soleil, de la mer, du plein air.

Et puis nous revoici. Le monde n'a cessé de mal tourner. C'est vertigineux à quel point ça vire mal.

Faire provision de bonnes choses pour l'affronter (et ne pas nous laisser faire), donc.

mercredi 25 mars 2015

Les questions qui perdurent

On vous dit "tu verras, au deuxième, c'est plus facile, on simplifie".

Je n'avais pas l'impression d'avoir fait très compliqué avec ma fille, mais de fait, au moins, au deuxième (enfant, donc), on sait à peu près à quoi s'attendre.

Certes ils ont chacun une personnalité (ça devait être plus simple avant Dolto, quand même, cette histoire d'enfant-personne, on se retrouve avec des micro trolls à la personnalité hyper dimensionnée dès quelques mois, c'est déconcertant). Certes il y en a un qui a fait des coliques et l'autre se spécialise dans le reflux, bon, ce sont des variantes des mêmes joies du système digestif enfantin.

Mais malgré tout, il y a des questions qui perdurent. Oui, comme celle des mouche-bébés.

Pour Cro-Mi, on nous avait passé un lit parapluie qui pesait un âne mort, se dépliait presque facilement, pour peu qu'on ne prête pas attention au lumbago qui vous emprisonne plié en deux le nez au milieu du lit. Je hais ce truc, qui pèse plus lourd que les bébés qu'on fait dormir dedans.

Pour le moment, Lomalarchovitch faisait ses siestes dans le lit "pop up" que sa sœur avait étrenné avant lui. Un truc tout léger, qui rentre dans un sac, pèse quelques centaines de grammes. MAIS qui est principalement fait de tissus.

Et là vous me voyez venir. Quelques semaines déjà que Lomalarchovitch, vexé par le rampage en marche arrière, prend son élan pour le quatre pattes.

Donc micro lit en toile, léger à rebord bas + bébé géant et mobile = pas bon plan.

Nous avons donc organisé une série de débats domestiques, alimentés par une étude de marché sur les sites plein d'avis de parents exaspérés par des pincements de doigts et des repliages impossibles. Et une consultation de nos copains jeunes parents.

Bref, on a fini par vendre un rein, prendre un crédit sur la vie, pour offrir à la prunelle de nos yeux le lit parapluie qui semble léger à porter, facile à déplier ET à replier, compatible avec mon dos fatigué et avec la fréquence d'utilisation (environ au moins une fois par semaine).

Et, comme quoi, on a plutôt bien fait de se les poser à ce moment-là, ces questions, parce que figurez-vous que ce midi, j'avais un message téléphonique de ma fille et un SMS de l'Enchanteur pour me dire que bon, le gamin, le quatre pattes, ayé, il commence à y arriver pour de vrai.

Le lit a été livré quelques minutes avant.

Comme j'aime à le répéter, l'organisation, c'est un métier.