Sacrip'Anne

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Mot-clé - cuisine

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mercredi 10 février 2016

A l'odeur

Il y a des plats qui sont meilleurs le lendemain.

A peu près tous les plats mijotés.

Du coup je triche : je les démarre la veille, comme ça la première fois qu'on en mange, c'est déjà le lendemain.

Depuis hier soir il y a sur le coin du feu (que j'ai coupé avant de me coucher, pas de panique) le pot-au-feu de ce soir, qui a embaumé la maison hier soir et dont l'odeur délicieuse m'a chatouillé les papilles ce matin.

Vivement ce soir (et pas seulement pour le pot-au-feu, ni pour le tiramisu que mon Enchanteur est en train de préparer !)

mercredi 27 janvier 2016

Mitonnage

Je ne suis pas une bonne cliente pour les robots modernes qui "font tout".

Quand je fais la cuisine, j'aime bien savourer le temps que j'y passe, que ça soit pour une recette rapide ou pour un repas plus élaboré.

J'aime bien le calme qui s'installe en épluchant et taillant les légumes.

J'aime touiller mes casseroles, goûter, rajouter un peu de ceci et un brin de cela, sentir l'odeur qui se répand et qui me dit "ah, bientôt prêt".

J'aime le bloup bloup discret du plat qui mijote, le parfum de levain du pain qui lève.

Et autant j'apprécie l'aide de mon robot "de base", autant je me dis, peut-être à tort, que ces engins magiques si appréciés m'enlèveraient une partie de mon bonheur en cuisine.

(Vous aurez compris que l'effet kiss kool de ce bonheur, c'était la dernière tournée de bourguignon hier soir !)

mercredi 20 janvier 2016

Du gras, des patates, la vie

Hier à la cantine au restaurant d'entreprise, il y avait une animation "grand froid". De circonstance.

Après avoir proféré des menaces à qui s'égosillerait "Libérée, Délivrée" à la vue du décor banquise et ours blanc [1], j'ai constaté que l'un des plats proposés à nos papilles de convives gourmands, c'était la tartiflette.

Et qu'une file d'attente d'au moins 20 minutes était déjà formée devant la dite tartiflette.

Qu'à cela ne tienne, Étienne, pas de ça Mélissa, me dis-je dans ma Ford Intérieure, je ne vais pas me faire chier les ovaires attendre si longtemps pour une tartiflette dont je soupçonne qu'elle ne comble pas mes attentes sur le sujet.

Taquinée par une collègue moins méfiante, je lui ai rétorqué que pisque c'est comme ça, j'en ferai une ce soir.

Dont acte. Aidée par ma fille (qui a regretté de devoir repartir chez son père AVANT le dîner :D), et malgré l'otite du petit et son obstination à refuser de prendre les médocs,  j'ai fait une mini tartiflette que nous avons dégustée en amoureux hier soir.

Et pour faire bisquer la collègue, je lui ai pris une photo à l'arrache (sans lumière et floue, donc) avec mon téléphone pour lui demander ce matin si elle n'avait pas l'air encore plus délicieuse que son déjeuner d'hier.

Ma victoire a été totale et triomphante.

Du coup je me tâte pour une raclette, ce soir :D

Note

[1] coucou Moukmouk, si tu passes par là !

jeudi 6 novembre 2014

Le grain de riz

Bon.

Il est l'heure de mettre sur le tapis LE sujet polémique.

Non parce que de toute part ça en cause, autour de moi, ces jours-ci, et le monde ne peut pas continuer à tourner sans un avis de plus.

Le riz.

Soyons clair, le riz est un aliment de base dans nombre de pays, il en existe de multiples variétés et de nombreuses façon de le cuire et de accommoder. Loin de moi l'idée de porter un jugement sur les pratiques des autres.

Mais il faut se rendre à l'évidence, chez les français, on est globalement pas très bons en cuisson du riz. Je veux dire : même dans les restaurant, le riz en accompagnement, c'est souvent pas top. Et quand je vois les rayons rempli de précuit en sachet pas bon, ça me déprime vaguement.

Alors chez nous, le riz, on le rince (en plus, ami surveilleur de l'indice glycémique, dans l'idée de rincer, il y a l'objectif d'enlever l'amidon, et ton riz en sera d'autant moins cruellement défavorable à ton taux de sucre dans le sang). Abondamment, jusqu'à ce que l'eau de rinçage reste claire.

Et après des années chez mes parents de cuisson dans la casserole d'eau, qu'on égoutte après le temps de cuisson, j'ai rencontré un asiatique fourbe et cruel qui a fait entrer dans ma maison un rice-cooker, un immonde truc décoré de fleurs gris pâle et rose pastel mais qui cuit vachement bien le riz.

Donc riz acheté par sac de 22,5 kgs, bien rincé, 3/4 de gobelet par personne, l'équivalent d'une phalange d'eau au dessus du niveau de riz, on appuie sur le bouton, on touille si on est dans le coin à la fin de la cuisson et on laisse au chaud jusqu'au moment de manger, et la vie est belle.

Et toc et paf.

jeudi 5 juin 2014

D'un oeuf et d'un peu de mauvaise foi

Or donc je vous avais laissés avec des œufs crus et des œufs durs, sur ce rire là.

Depuis, et grâce aux recommandations de Jath, j'ai tenté la teinture d'œufs pour les distinguer. Mais je n'ai pas le bon type de colorants et je n'ai donc pas d'œufs aux couleurs vives, juste une petite nuance de pigmentation, assez pour voir la différence, pas assez pour que ça soit rigolo.

Quoi qu'il en soit, mon Enchanteur plus qu'attentionné s'enquérait l'autre matin et comme très souvent de mes désirs pour le petit déjeuner. En bonne princesse affalée, je listais, donc, ces envies, dont un œuf.

Il est revenu avec un plateau et un peu d'inquiétude : "tu as changé le rangement des œufs ?". Mais non, mais non, il sont toujours à droite des rangements à œufs.

Le voilà, donc, équipé d'un œuf et moi d'un sourire moqueur : à sa couleur, j'étais sûre qu'il était cru.

Il faut dire qu'il faut se méfier de mes sourires moqueurs, je peux me tromper avec beaucoup d'aplomb (mais je sais dire quand j'ai gouru, après !).

Je taquine, donc, il me rétorque que pas du tout, il a bien pris l’œuf à droite. Je défie : ben casse-le alors.

Et je ne sais pas sur la foi de quelle mauvaise foi le voilà à taper l’œuf contre le fond du plateau, et sans doute à me maudire in petto car, figurez-vous, j'avais raison.

J'ai beaucoup ri (avant de me servir de l’œuf et d'un autre de ses copains pour les brouiller ensemble).

Pour ceux qui s'interrogeraient, il n'y avait que deux œufs durs, placés tout à fait à droite du compartiment à œufs de droite. Distinguables pas leur couleur plus pâlotte que les autres, mais avec un petit contre-jour, pas évident à saisir du premier coup d’œil. Alors que pour mon Enchanteur, à droite, ça voulait dire : tout le compartiment de droite.

(Mais quand même, j'ai vraiment beaucoup ri).

(Et oui, le mot œufs est très présent dans ce billet, j'en suis consciente !)

mardi 13 mai 2014

Au royaume du glucide les féculents sont rois

J'ai longuement hésité à publier ce billet sur le blog privé. Pas envie que des personnes mal intentionnées viennent fourrer leur nez dans cette intimité qui est la mienne en ce moment.

Ce qui me fait pencher vers le public est un encouragement, qui date déjà un peu, de Krysalia.

Krysalia a cette grande qualité de partager ses expériences, dans tous les domaines dans lesquels elle en a, avec une grande générosité. Elle m'a donc soufflé que ça serait bien que je parle de ce que je vis et comment.

Le partage étant, dans mes valeurs, plus important que de me laisser pourrir par la toxicité des malveillants, me voilà partie, donc, et sur la partie publique qui plus est.

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mercredi 7 mai 2014

Le jeu des oeufs

Pour des raisons pratiques liées à une alimentation un peu réaménagée ces derniers temps, il m'est pratique de disposer d'un stock de protéines "prêt à l'emploi".

Du coup il y a souvent de la tranche de jambon et des oeufs durs dans le réfrigérateur familial.

Comme beaucoup le savent, je suis semi névrotique de l'organisation, semi roue libre totale. Du coup, j'ai adopté un système "œufs crus à gauche, œufs durs à droite" pour le rangement, sans pousser jusqu'à la précision légendaire de ma maman qui marquait les durs d'un D au crayon de bois.

Et puis hier, j'ai fait une omelette. J'ai bien vu qu'il y avait plus d'oeufs à droite que ce que j'en avais stocké, mais je pensais avoir fini les oeufs durs et qu'une main blagueuse ou rangeuse avait, du coup, réparti la charge, étant donné que deux oeufs crus étaient en équilibre un peu précaire, et puis voilà.

Sauf qu'au moment de casser les œufs (car on ne fait pas d'omelette sans, vous le savez), paf, un dur.

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J'ai ri. Accusé fort injustement L'Enchanteur. Avant que Cro-Mignonne n'avoue son méfait, morte de rire, en disant qu'elle avait trouvé bizarre qu'il y ait plein d’œufs à gauche dont deux en équilibre et un seul à droite.

Pour ceux qui seraient inquiets, c'est bon, les névroses instillées à ma fille commencent donc à se montrer au grand jour.

N'empêche qu'on a bien ri, du coup.

vendredi 24 janvier 2014

The Queen of the Petit Déjeuner !

On a changé de micro-ondes, il y a quelques semaines. L'ancien avait développé des tics nerveux dissuasifs, du genre faire des étincelles dès qu'on mettait un truc à chauffer dedans.

Bref, le nouveau est (encore) plus simple d'utilisation, avec une porte facile à ouvrir, et on en a profité pour donner à Cro-Mignonne des cours de réchauffage de son lait du matin avec cet outil flambant neuf (et violet et chromé, ce qui lui donne une touche inimitable).

Elle a enchaîné quelques heures après avec un cours de grille-pain, et après deux ou trois jours de tatonnages pour trouver la bonne vitesse de descente du machin, a maîtrisé l'outil avec une dextérité remarquable.

La voici donc, le matin, très affairée à SE préparer SON petit déjeuner. Ses gestes sont précis, la maladresse gracieuse de l'enfance derrière nous.

Elle est rayonnante de fierté d'être "une grande" et moi de la voir si épanouie dans ses autonomies nouvelles.

C'est beau un enfant qui pousse droit.

mercredi 30 octobre 2013

Au marché

Maintenant que l'Enchanteur n'enseigne plus aux aurores le samedi matin, on peut prendre le temps de se réveiller après son retour tardif du vendredi, et de prendre notre chariot de mémé, éventuellement nos enfants, pour se livrer à un petit marché du samedi matin.

J'y retrouve avec plaisir mon maraîcher de là où j'ai grandi, avec ses légumes biscornus et terreux, le marchand de fromage et le boucher (qui oooooose me demander si je cuisine assez bien pour sa viande, non mais ho. Mais qui donne des sucettes aux petits).

On y papote avec les commerçants, on y voit le maire en campagne, on montre des choses bizarres telles que des produits frais aux enfants.

Et surtout on y croise notre voisine M, cheveux courts, gouaille en étendard, qui nous informe des dernières nouvelles du conseil syndical, de l'état du monde et des bitcheries de nos voisins pas aimés.

Sans parler du fait que ça renouvelle considérablement les idées de plats pour les jours qui suivent. "Oh regarde la drôle de carotte, on va faire une purée !".

J'aime bien nos nouveaux samedis matin.

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vendredi 20 septembre 2013

De saison

Depuis qu'on est plus de deux mais pas toujours le même nombre ni à la même heure, je me suis résolue à faire, comme Maman, un planning de recettes.

Et on ne mange QUE du fait maison, dites-donc. Souvent du rapide, et principalement acheté en grande distribution, mais fait maison. Foin de tout fait en conserve ou en surgelés.

Ces derniers temps, je trouve qu'on tourne un peu en rond. Je n'ai, à cette heure, enregistré aucune plainte, au contraire [1].

Du coup je fouille et farfouille en quête d'inspiration. J'ai trouvé des choses mais je me suis dit que j'allais vous mettre un peu au défi.

L'idée c'est que le plat soit dit "gagnant" : préparé dans un temps qui n'excède pas la demi-heure (on peut ajouter un peu de cuisson !), facile (le compliqué on garde ça pour le week-end, mais le brief est différent), de saison à la bonne saison, de préférence, pour un maximum d'effet et de plaisir à table.

Alors, c'est quoi, votre recette qui tue ?

Note

[1] sauf Cro-Mignonne qui n'aime, il faut l'avouer, pas grand chose et qui se plaint qu'on fait TOUJOURS ce qu'elle n'aime pas, ayez pitié de la pauvre enfant.

vendredi 2 août 2013

Merci Norbert !

Je disais donc : ici on peut causer cuisine.

Et j'en profite pour remercier Norbert. Oui, Norbert, le délicat Bérurier de la cuisine télévisée, l'improbable chef au vocabulaire imagé. Le clown de service, parfois.

Parce que Norbert, à la télé, il a filé des tuyaux qui ont changé la vie de nos magrets et de nos pavés de saumon.

Alors ok, le saumon, il a un peu voyagé et fait l'objet de quelques ajustements. Finalement le lave-vaisselle, c'était un peu compliqué, mais en testant et restant on arrive à des pavé si succulents qu'on aimerait les épouser. Avec un peu de pesto, ou un filet d'huile d'olive, ou de citron (ou un mélange de trois), c'est magie dans ton assiette.

Quant aux magrets, que vous dire ? Slurps ? Miam ?

Tout ça pour dire que regarder la télé bêtassoune, parfois, ça fait du bien dans les assiettes :)

mercredi 26 juin 2013

De l'aérien

Un peu marre qu'il s'écrive ici surtout des choses pénibles, difficiles, ascendant tragique.

Du coup j'en profite pour glisser un retour d'expérience.

Suite à ce billet plusieurs lecteurs, lectrices, m'ont suggéré de renoncer à l'appel du siphon pour procéder avec la poche à douilles.

Ce qui, comme l'avait justement souligné tetsuo,passait à côté de l'essence de la chose, la sacro-sainte texture [1].

Or donc le siphon fût acheté et apprivoisé (non sans peine, parfois, mais il est à peu près apprivoisé.

Et enfin, dimanche, j'ai fait mes gougères, pochées au format "petit choux", et puis ma chantilly au bleu. Et c'était trop d'la balle.

Il resterait une dernière étape qui consisterait à remplir les choux avec la chantilly, mais il y a ce côté un peu régressif de tremper la gougère dans un petit pot de chantilly, et finir le dit pot à la petit cuillère... bref.

Donc, c'est officiel, j'avais RAISON d'acheter ce siphon indispensable.

Maintenant il faut que je rachète des cartouches.

Note

[1] quiconque se nourrit - huhu - d'émissions culinaires sait qu'outre le goût, il faut de la texture dans un plat. Du vaporeux et du croustillant, de la mache, comme on dit maintenant sans causer salade et du crémeux. Bref. De la TEXTURE, on vous dit

mardi 9 avril 2013

Top chef Home edition

J'ai profité de me sentir bien ingambe [1] pendant ce week-end de trois jours pour me lancer dans des fantaisies culinaires !

Dans le désordre.

J'ai découvert avec effarement que mon Enchanteur ne savait pas ce que c'était que les gougères ! Aussitôt réalisé, aussitôt recette demandée à maman [2], aussitôt ou presque recette réalisée.

(La preuve, floue, mais la preuve).

Gougeres

Du coup ça m'a donné des idées. Du genre les faire en plus petit et les farcir "façon profiteroles" avec une chantilly au roquefort. Oui mais pour ça, il me faudrait un siphon [3]. Avec des petits dés de saumon frais, genre. Non ? Mioum. Hâte de tester. Oui mais pour ça, le siphon, euh !!!

Et puis sinon, dans la série des impros culinaires qui deviennent des best of, il y a eu le gratin de chou fleur aligoté en hiver, le printemps réserve aussi sa découverte. Je partage.

Samedi je faisais des nuggets maison (des blancs de poulets coupés et panés, histoire de montrer aux enfants que le poulet ça a un goût et une consistance. Meilleur que chez Mc Truc). Bref. J'étais en panne de chapelure pour les 15 derniers, alors du coup, j'ai bricolé un truc avec du pesto, rallongé à l'huile d'olive et au citron, et passé dans le parmesan pour la panure....

Un SUCCÈS ! Du coup je partage.

En revanche, à vous raconter tout ça, j'ai une petite faim, là :p !

Notes

[1] Qui est bien en jambes, léger, dispos, alerte

[2] qui l'a fournie avec promptitude, autant dire que le sujet était une urgence ressentie comme telle par toute la famille

[3] et là, l'Enchanteur se marre