Blougueries Bonheur du jour

Les petits bonheurs qu'il ne faut pas manquer de remarquer.

mardi 5 décembre 2017

Et donc nous sommes allés à Nantes

Je sais qu'à l'échelle d'Internet ça fait une éternité, mais entre le boulot prenant, les avanies de coccyx et de voiture, le mois de novembre a filé - et fort heureusement qu'il y a eu cette parenthèse pour lui donner un petit côté lumineux parce que le reste s'est quand même nettement apparenté à une longue tartine de merde.

J'avais pris quelques jours de vacances pour les congés de la Toussaint, et puis envie d'aller voir ailleurs ce qui s'y passait, de prendre un bol d'air et de s'aérer les idées.

Après quelques réflexions de distance, localisation, type d'envies, on s'est fixés sur Nantes, d'abord parce qu'on avait plein de copains à y voir, et puis parce que. Comme j'avais promis à quelques personnes de raconter, voici, enfin, le récit de nos quelques heures Nantaises.

Nous voici donc partis par un beau matin d'automne. Et arrivés un peu plus tard dans la journée.

J'ai ainsi pu goûter à la tant vantée cuisine d'une ancienne collègue maintenant amie et profiter un peu longtemps d'une actuelle collègue mais généralement croisée par tranches de 5 minutes. On a passé là-bas une soirée chaleureuse et riante, du genre qui fait du bien à tout. Et en rentrant dans la ville, nous avons été salués par la silhouette majestueuse du Belem, chouettement présent en même temps que nous :)

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Le lendemain nous avons enfin vu "en vrai" les machines de l'Ile de Nantes (les cils de l'éléphant m'ont émue plus que de raison) avec l'ami sLeAbO et sa petite famille, et c'était génial. J'ai adoré la poésie loufdingue option steampunk de cet endroit et je n'ai qu'une hâte : y retourner !

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Puis après un chouette déjeuner et une micro sieste, nous avons ENFIN vu en vrai Jacotte et ses points qui nous a régalés d'une visite de Trentemoult, puis le centre-ville de Nantes. Autant vous dire que c'était comme si on s'était toujours connues et que Jacotte, elle est encore plus adorable en vrai que sur les rézosocios. Elle a durablement marqué mes enfants qui me parlent toujours de la "gentille dame qui s'appelle Jacotte et qui a des pois" :D

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J'ai été touchée de voir ma fille réagir au mémorial de l'abolition de l'esclavage et admiré le centre-ville, louché sur des centaines de vélo (ils ont des pistes géniales, à Nantes !!).

J'ai aimé, à Nantes, la beauté des rénovations et la présence de l'art partout, à chaque coin de rue ou presque.

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Et bien sûr on s'est régalés le soir en présence du camarade Quitusais, aka le cyber fils de ma tante Pim. On a beaucoup ri et bien mangé : la vie, la vraie.

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Le lendemain nous avons profité de quelques derniers instants en famille pour faire un tour sur le carroussel des mondes marins avant de reprendre la route.

Et c'était vachement bien, et on recommencera

mardi 7 novembre 2017

Vélotaf, une première !

Pour ceux qui auraient loupé l'épisode de ce week-end, j'ai trouvé dimanche ma voiture sur une seule roue.

Oui grrr.

L'assurance prend une partie des frais en charge, en attendant, ma voiture est dans un garage et me voici piétonne.

Hier matin je suis venue du commissariat en bus, le soir mon alternante qui devait faire une course à Colombes m'a raccompagnée.

Ce matin, j'avais très moyennement envie d'attendre des bus dans le froid, et puis il fait beau et par la magie du changement d'heure, ce sont les derniers jours où il y a un peu de clarté à mes horaires du boulot.

Je me posais donc des questions sur mon mode de locomotion du jour, et puis fortement encouragée par les copains cyclistes urbains et mon Enchanteur, je me suis lancée, fièrement juchée sur Wyatt, pour une petite dizaine de kilomètres.

Le démarrage s'est fait en partie à pied, il y avait une longue queue de voitures dans l'avenue que je dois brièvement prendre et je ne me sentais pas de remonter la file, j'ai donc fait quelques mètres en poussant l'engin sur le trottoir. J'ai ensuite rencontré un camion poubelle qui m'a permis d'avoir la rue pour moi, les voitures coincées derrière !!!

Après 2 ou trois kilomètres en ville puis le long de l'A86, j'ai pu enfin rejoindre mon Graal : le chemin de halage. La sensation de liberté sur les quelques mètres de gazon pour le rejoindre ! Euphorique !!

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Et puis après : le calme absolu. J'ai croisé des piétons, des coureurs, des vélos. On s'est dit bonjour à peu près tous, ou en tout cas hoché la tête (sauf la dame en VAE qui m'a doublé comme une flèche et qui n'avait pas l'air de savourer tant que moi l'harmonieuse beauté de ce matin d'automne :p)

Je recommande à ceux et celles qui ont le vertige la (fort heureusement) courte passerelle qui surplombe la Seine.

J'ai salué les performances des "sauteur de barrière" (il y a des sortes de passages à vélos ou on pousse le vélo dans un petit passage super étroit en marchant à côté) en leur disant que leur surperformance me complexait un peu, mais que j'admirais, et malgré leurs tenues de grimpeurs du mont Ventoux, ils m'ont tous dit que c'était super courageux à moi de me lancer et bonne route.

J'ai trouvé ça très chouette et très bon esprit.

D'un point de vue physique, je n'avais que des mitaines, du coup j'ai eu un peu froid au bout des doigts, mais pas au reste (merci pour les conseils d'hier soir à ceux et celles qui les ont dispensés) et j'ai encore bien à apprendre sur le dosage de pédalage. Et comme ça m'a été signalé, mon vélo n'est pas précisément fait pour ça. En revanche, au bout de dix kms, si j'avais la cuisse un peu bétonnée, pas le moindre mal de fesses.

Je prends donc le pari de dire qu'entre l'amélioration de ma technique, ça va aller quand même : ce que je "perds" en effort (malgré tout c'est assez plat, hein) je le gagne en confort dos / fesses.

Et puis voilà, pendant 8 kms et quelques, c'était le bord de Seine, le bruit de la nature qui se réveille, le givre sur les feuilles mortes, bref, du calme et de la beauté. Et encore, j'étais un peu concentrée sur mon effort et surtout, je ne voulais pas trop m'arrêter au risque de ne pas repartir :D

Globalement je ne me suis pas fait de frayeurs de pilotage (et sur la partie dangereuse pleine de camions sur les 300 derniers mètres, j'ai traversé à pieds et roulé sur le trottoir aka la piste cyclable à 135 euros, vu qu'il n'y a pas de piétons dans le quartier, je ne me suis pas sentie trop sauvage).

J'ai donc mis plus longtemps qu'en voiture, j'ai transpiré plus de la tête [1] , mais je suis arrivée avec la banane au bureau (et les cheveux bien mouillés).

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Voici Wyatt bien garé, y a plus qu'à rentrer ce soir !

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Note

[1] pour les copains : j'avais quand même mis tous mes doudous, hein, les gants, le casque, le gilet jaune, je sais que c'est aussi aux autres de partager l'espace mais comment dire ? Je suis une bébé vélotaffeuse !

mercredi 25 octobre 2017

Et plouf !

Alors, à la suite de mon dernier lumbago cet été, je me suis mise à aller à la piscine.

J'y suis allée tranquillement, avec ma brasse de grand-mère, jusqu'à nager mon kilomètre, pas rapidement mais sûrement et sans interruption.

Contrairement à l'avis général, je ne m'ennuie pas (d'autant que j'ai souvent de la musique dans les oreilles), ça ne m'embête pas d'y aller même quand il ne fait pas beau. Certes, c'est plus simple de se rhabiller quand c'est culotte et robe d'été que quand il faut enfiler des chaussettes sur peau humide, mais ce petit rendez-vous avez moi-même me fait du bien dans la tête (et peut-être dans le dos ??)

Quoi qu'il en soit, encouragée par les nageuses mes amies, j'ai, ce midi, innové de deux façons :

- nagé comme il se doit en tenant ma droite dans le couloir dans la partie "nawak" du bassin. OK, j'étais la seule, du coup ça ne m'a pas vraiment simplifié la vie rapport aux croisements de nageurs rageux, mais au moins j'avais le sentiment et la fierté de faire les choses comme il se doit ;

- introduit dans ma brasse de grand-mère environ 20 % d'autre chose, à savoir un peu de crawl et un peu plus de brasse coulée.

(A destination de Shaya, y avait priorité aux mômes en vacances pour les planches et y en avait plus. Du coup je songe à m'en acheter une comme ça je suis sûre d'en avoir une).

Alors clairement, niveau souffle, c'est plus exigeant. En revanche j'ai chopé un début de truc sur la brasse coulée, ça allait bien sur la synchronisation.

Pour le moment j'ai réussi à faire environ 3/4 de longueur à la fois avant de me noyer dans mes propres bronches (en plus j'avais bien de la ventoline, mais dans le tiroir du bureau, pas dans le sac de piscine, ce qui est un peu trigger pour les asthmatiques, du coup j'ai cherché à assurer avant tout). Pour le crawl c'est clair que là tout de suite, on y va par quart ou tiers de longueur à la fois.

Mais, à ma grande satisfaction, si j'ai pris mon temps pour récupérer en nageant plus lentement, je ne me suis pas arrêtée !

Du coup me voici complètement HS cet après-midi mais avec la sensation d'avoir fait quelque chose en plus et d'avoir un point de départ pour la suite, et ça c'est bien chouette.

Et puis voilà, plouf.

(Message de service : pas de buée sur les lunettes)

lundi 23 octobre 2017

Octobreries

En un éclair nous voici passés de la rentrée aux premières "petites vacances" (pourtant que certaines journées sont longues...)

Les enfants ont pris leurs marques dans leurs écoles respectives à une vitesse impressionnante.

Cro-Mignonne fait un début de 6e des plus brillants. J'ai vu l'autre jour sa prof principale qui, en dehors d'affinités de littéraires, m'a semblé heureuse de m'en dire du bien. On a passé un long moment à commenter le plaisir d'avoir de ces élèves. Un chouette moment.

Le Lutin semble bien s'être fait au collège aussi. Quant à Lomalarchovitch, il râle les jours sans école. C'est vous dire que l'adaptation n'est pas trop difficile.

On a passé le début d'automne à s'habituer à nos nouveaux rythmes, à faire du vélo (je fais comme les mômes et je vais me réhabituer à l'équilibre à deux roues en faisant des slaloms entre les arbres du square), à essayer de résister à la passion envahissante du dernier né pour la Reine de Neiges (il chante la fameuse chanson en faisant les gestes des bras, l'école n'a pas encore gagné sur sa gender fluidité).

On a fêté l'année de présence de Maïa chez nous, c'est allé vite. Elle reste une sauvageonne, mais une sauvageonne qui réclame le câlin du matin dans mes bras et la caresse du soir dans le lit de Lomalarchovitch. On s'accorde bien, elle et nous.

Bref, on vit plutôt heureusement. C'est doux comme un début d'automne au soleil et ça fait du bien à tout.

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vendredi 8 septembre 2017

L'art de savoir parler aux enfants

Un petit matin frisquet de début septembre.

Lomalarchovitch, joyeux, est en route pour l'école.

Arrivé là-bas et débarrassé de son sac et de son ciré, il s'allonge de tout son long dans le couloir. Hilare mais résistant.

Remise d'aplomb du jeune homme, installation en position debout face à la porte d'entrée de la classe, prêt à franchir le seuil.

Refus d'obstacle : "non je ne veux pas y aller".

Câlins, questions, rebisous, allez zou, on y va.

"Non, je ne veux pas y aller".

Alors la maîtresse se penche vers lui et lui glisse un "viens, on va sortir la pâte à modeler, ce matin".

Sourire lumineux du gamin, déjà dans la classe sans un regard en arrière.

Elle a tout compris, la maîtresse.

(À la décharge de Lomalarchovitch, l'école, c'est rigolo, mais découvrir qu'il faut y aller 4 jours par semaine c'est peut-être un peu étrange. Et surtout, ces mômes qui pleurent et hurlent à la mort pour ne pas entrer, c'est carrément stressant pour tout le monde. Moi aussi si j'avais trois ans je me dirais que si le môme d'à côté hurle comme ça, il doit avoir de solides raisons :D)

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