lundi 21 décembre 2015

Bonjour !

Ce matin je devais donner un papier à mon gardien d'immeuble, qui se trouvait être au bout de la rue par lequel je ne pensais pas aller.

"Qu'à cela ne tienne, je ferai le détour par l'école pour aller au parking", me suis-je dit dans mon petit petto personnel très confortable.

Et grand bien m'a pris, puisqu'avec mon trouble obsessionnel compulsif qui consiste à saluer les gens quand je les croise, j'ai récolté, en plus de quelques pas qui feront du bien à ma sédentarité, 4 ou 5 sourires éclatants et bonjours cordiaux de gens croisés sur ce chemin un peu plus long.

Du coup, avant même d'entrer dans ma voiture, j'étais réconciliée avec cette idée saugrenue d'aller au travail ce matin. Ou en tout cas, je me suis dit que bon, ça valait la peine d'être dehors, au moins.

FossesJean_by_night.jpg

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Attention attention, derniers jours pour soutenir le projet "Tous bons élèves !" en faisant un don ici !

lundi 7 décembre 2015

Alors voilà.

Il y en a certainement pour avoir parlé de "la France qui se réveille avec la gueule de bois".

J'ai fermé les écoutilles le plus possible depuis hier soir.

Parce que figurez-vous que ce qui me met dans une colère de malade, c'est n'est pas le résultat des régionales, c'est le fait de n'en être pas surprise, et, pire, que d'aucuns s'en effarent.

Encore un coup de ces idiots d’électeurs qui ne font pas comme on leur dit. Ou à ces abrutis d'abstentionnistes. Ou de ces crétins de "les autres", hein ?

Et déjà les mêmes litanies sur les raisons pour lesquelles, les fronts à faire ou à ne pas faire.

Soupir.

Évidemment pas un pour remettre en cause les politiques urbaines, d'éducation, économiques, sociales, ou tout simplement la considération des citoyens qu'on a pu oublier d'avoir.

Faudrait pas fâcher les riches. Les pauvres, ils ont déjà assez de problèmes.

Ni le Medef ou le CAC40. Clergé moderne.

Alors si on ne veut pas contrarier tous ces gens, on ne va quand même pas se poser des questions sur comment vivre ensemble, hein ?

France, patrie des droits de l'homme, c'te bonne blague. J'ai un sourcil ironique levé à l'idée que celui que d'aucuns surnommaient Flanby a déjà préparé le terrain pour la future présidente de 2017.

Parce que oui, hein. Pas la peine de se mettre la tête dans le sac, disons-le tout net : il y a des possibilités tout à fait solides que la merde empire dans les années à venir.

On va donc en prendre plein la gueule.

Et peut-être que quand on aura bien bien bien mal partout, bien plus fort qu'à nos petits privilèges, on commencera à refaire travailler l'intelligence collective, un petit peu ? On verra bien.

En attendant, "Des armes", histoire de.

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A propos d'armes, il y a celle qui me paraît essentielle, l'éducation. Si ça vous intéresse, n'hésitez pas à faire un tour ici et à contribuer

mercredi 2 décembre 2015

La chasse à la baleine

Y a des jours, vous êtes content(e)s que les vêtements tombés du placard le matin correspondent finalement aux péripétiesqui vous attendent.

Par exemple, quand vous vous retrouvez en fin d'après-midi en pleine chasse à la baleine.

C'est ce qui m'est arrivé lundi. On avait, avec deux collègues, rendez-vous avec une agence de communication. Pour ceux qui ne m'ont jamais vue en vrai, il faut savoir que je fais des gestes en parlant. Potentiellement de grands gestes.

Or donc sur le dernier tiers de la réunion, je sens au détour d'un de ces gestes illustratifs un truc désagréable qui me rentre dans le sein droit.

Pour avoir déjà vécu cette sensation déplaisante [1] j'ai identifié sans peine le coup de la baleine de soutif qui perce sa gaine de tissus et prend sa liberté, après avoir subi les contraintes du job un peu trop longtemps à son goût.

Il se trouve que j'avais une chemise / tunique ample à large encolure. Ce qui m'a mise tout de suite dans l'embarras (si elle remonte d'un centimètre, impossible de cacher le truc, tout le monde va la voir) autant que dans la possibilité d'intervenir illico presto.

J'ai donc pris une posture un peu étrange en mode "allangui, mais je cache mon décolleté d'un bras" et de l'autre, ait profité de la forme de demi-cercle de la baleine pour la pousser hors de sa gaine en exerçant une sorte de rotation en passant par le bas du vêtement.

Une fois dégagée, fort heureusement sans trop d'encombres, je l'ai récupérée toujours par le bas et donc sous la table[2], je la récupère.

J'ai ensuite terrassé et plié tant que j'ai pu la baleine (connue pour sa souplesse) pour la mettre dans la poche de mon pantalon.

A la fin de la réunion, j'ai évacué ma baleine dans la corbeille à papier [3]

Mes collègues assurent n'avoir rien vu. Quant aux trois messieurs de l'agence, ils ont été polis. Morale de l'histoire : soyez toujours prêts pour la pêche à la baleine.

(Et sinon, je vais vous embêter encore un peu avec tout ça, mais que ceux qui trouvent que c'est une bonne idée n'hésitent pas à relayer, et pourquoi pas soutenir avec un petit don notre projet "Tous bons élèves !" à l'école Langevin Wallon de Colombes)

Notes

[1] il y a même une fois où j'avais dû retirer mon soutif, en le faisant passer par mes manches, à un feu rouge, tellement c'était intenable

[2] comme quoi les vêtements du haut pas rentrés dans le pantalon, c'est pas juste une question de style, c'est aussi se préparer à toutes les situations

[3] car l'expérience m'a déjà montré plusieurs fois que la gaine recousue, en tout cas par mes soins, ne suffirait pas à contenir la baleine plus de quelques heures