L'an dernier à la même époque j'avais peur de rouler la nuit et j'avais repoussé le vélotaf aux beaux jours.

Depuis je me suis enhardie et équipée, avec des choses qui fonctionnent très bien et quelques erreurs de casting.

Faisons le point.

Pour planter le décor, je suis peu frileuse et je transpire facilement, du coup il y aura probablement des choses à ajuster si vous êtes dans la team frileux(se).

Ce dont je suis ravie :

  • D'avoir changé ma lampe avant (qui faisait déjà ses 30 lux) pour une 100 lux (la Busch & Müller Lumotec IQ‑X, pour ceux qui vont demander). Je vois du coup très bien de près, de loin, j'ai un gros halo qui me rend également bien visible. Et les poussières qui passent devant prennent des airs de poussière d'or, j'ai l'impression de chevaucher une licorne à paillettes, c'est génial.
  • D'avoir investi dans des vêtements de ville fonctionnels. Je déteste enfiler des trucs "en plus" et devoir m'en dépouiller. Du coup j'ai une parka déperlante et qui tient plutôt très chaud très cool pour le vrai froid (quand je ne vais pas me désaper à mi parcours parce que j'ai trop chaud) et une doudoune fine et facile à rouler / caser dans la sacoche pour quand il fait moyen et que je vais avoir trop chaud au bout du premier kilomètre. Je porte les deux que je fasse du vélo ou pas, c'est juste que j'ai intégré l'option "et si je roule" dans mes critères d'achat.
  • D'avoir hacké mes lunettes de repos pour l'ordinateur pour les trajets sans soleil. En été pas de soucis, j'ai mes lunettes de soleil, mais même sans parler de nuit, quand il fait gris, elles sont vite contre-productives. Mais le petit vent froid ça pique les yeux. Les miennes ont été gentiment fournies par mon employeur, mais je sais de source sûre (on a des fashion victims ou pas dans son entourage) qu'on trouve facilement des lunettes sans corrections qui prendront tout leur sens pour les chochottes des yeux dans mon genre.
  • D'avoir investi dans un bandeau anti transpi. (J'en connais une qui se moque et m'appelle John MacEnroe) mais à la fois ça m'évite la goutte de sueur qui coule en permanence et en plus ça me tient chaud aux oreilles : win win !
  • De ma grande sacoche "vélo" qui contient le matos pour réparer, se rafraîchir et les équipements pluie en saison pourrie. J'y glisse mon sac à dos en toile avant de partir et zou. Elle est extensible, facile à transporter hors vélo, plutôt jolie, déperlante, sert aussi à faire le marché à l'occasion, bref, parfaite !
  • De ma sacoche d'ordi qui permet de le déplacer séparément des affaires de vélo et d'équilibrer le poids sur le porte-bagage. Et qui ressemble à n'importe quelle sacoche d'ordi une fois détachée (attention aux pulls à mailles larges avec les crochets, néanmoins :D)
  • De mes gants. Des mitaines quand il fait plus de 12, deux paires de gants pour l'hiver, une "normale" qui résiste à la pluie, l'autre paire de "mitaines moufles" hyper chaudes et pratiques pour sortir un doigt vite fait (mais qui craignent la pluie, rien n'est jamais parfait en ce bas monde).
  • De mon casque à conduction osseuse qui me permet d'écouter des podcasts sans obstruer mes oreilles et donc d'être en conformité avec le code de la route. Par ailleurs je l'utiliser régulièrement hors vélo (pas plus tard qu'hier dans le TGV pour pouvoir écouter la radio tout en gardant les oreilles disponibles pour les enfants.

Ce pour quoi je suis toujours dans le doute :

  • Ma cape de pluie. Je n'aime pas du tout l'effet sauna, l'effet capuche, que j'ai dû la sortir deux fois. Elle fait très bien le job mais vraiment, je n'aime pas la porter. Du coup je privilégie les vêtements pour le haut qui protègent de la pluie raisonnable et je la garde en cas de déluge imprévu, environ. D'autant que je trouve le principe de cape un peu chiant quand ça vente, et comme je l'ai découvert en faisant du vélo, sur ma route, ça vente souvent.
  • Le pantalon déperlant doublé et coupe-vent que j'ai commandé : sera-t-il aussi "de ville" d'apparence que ce qu'il semble être ? Assez chaud ? Pas trop chaud ? Vais-je réussir à faire des ourlets potables ? Vous le saurez au prochain épisode !
  • Les cuissards qui m'ont été utiles suite à un bobo mal placé mais qui ne le sont plus . Encore que sous les maxidress ça permet de faire sa maline en disant qu'on a pas de culotte (coucou Mélie !) mais bon.

L'erreur de casting :

  • Le pantalon de pluie. Ça me semblait une bonne idée, en vrai c'est environ impossible à enfiler avec des chaussures donc hors de propos si la pluie surgit sur le chemin, et puis pour faire entrer ma largeur j'ai du le prendre très long et c'est moche et casse-pieds. Du coup je l'ai porté pour l'essayer et je suis en train de l'offrir à mon Enchanteur. Je dois passer à la Poste chercher les rainlegs que j'ai commandées en remplacement, je vous dirai.

Et voilà, vous savez tout (pour le moment !). Bilan de fin d'hiver à venir, peut-être, quand il aura fait vraiment vraiment froid !