Ça fait quelques années que j'ai des problèmes avec le traitement de l'actualité, ironie du sort pour une qui a un jour rêvé d'être journaliste.

Longtemps la radio m'a permis de rester au courant après avoir arrêté les JT sous toutes leur forme, et pour la presse écrite je lis Les Jours, autant vous dire qu'on est pas dans la course au scoop la plus acharnée.

Mais même comme ça, beaucoup de journaliste m'agacent, leurs invités m'horripilent souvent (quand pas pire), j'ai l'impression d'être en colère constamment et d'être impuissante à aider le monde à aller mieux.

Au début de mes trajets à vélo, j'écoutais d'une oreillette (pour garder l'autre oreille aux sons environnants !) la même chose que dans ma voiture, la matinale de France Inter. Je me suis rendu compte que très vite, si je n'étais pas indignée, je décrochais et je n'avais pas retenu grand-chose à l'arrivée. Que par ailleurs le fait d'être informée très en détail du sort du monde ne changeait hélas pas grand chose.

Du coup je suis passée aux podcast. Et particulièrement ceux de Popopop, l'émission animée par Antoine de Caunes sur Inter, à une heure où je ne peux l'écouter.

Merveille ! Déjà parce qu'avant, je n'avais jamais le temps disponible pour des podcast, aussi parce qu'il est évidemment excellent et qu'il est aussi bon en intervieweur qu'en amuseur.

Du coup, j'ai ri aux éclats, à voix haute, avec Alain Chabat, été captivée par ce que racontait Josée Kamoun, la traductrice de la nouvelle version de 1984, découvert des artistes, vibé fort en écoutant James Thierrée, pétillé avec Vincent Dedienne...

Hier j'avais opté pour la spéciale Higelin et j'ai changé avec Jacques qui chantait sur les disques qu'il choisissait, c'était un vrai moment de bonheur.

C'est essentiel de cultiver les instants de bonheur.

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