Sacrip'Anne

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Mot-clé - travail

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mercredi 3 février 2016

Les copains d'abord

Au boulot, c'est compliqué, en ce moment. Pour plein de raisons. Ça dure depuis quelques mois et ça va durer encore un peu, je pense.

Alors on se concentre sur ce qui va, ce qui a du sens.

Et puis aussi sur la bande des copains.

On a de la chance de s'être trouvés. On se marre beaucoup, on s'énerve parfois. On a même un code pour se dire : me cherche pas, c'est pas le jour.

On est les pros de la retranscription des événements du bureau en "Cher Journal, Aujourd'hui B. a été très méchant avec N., il lui a dit que son travail, c'était du caca" (voix pointue d'adolescente à l'appui).

On a même commencé à inventer une langue commune. On a le premier mot. Grossbouch. Ca veut dire salade.

Bref. On est cons et on rigole. Et on se soutient dans les moments tendus.

Ça sauve bien des journées.

mercredi 2 décembre 2015

La chasse à la baleine

Y a des jours, vous êtes content(e)s que les vêtements tombés du placard le matin correspondent finalement aux péripétiesqui vous attendent.

Par exemple, quand vous vous retrouvez en fin d'après-midi en pleine chasse à la baleine.

C'est ce qui m'est arrivé lundi. On avait, avec deux collègues, rendez-vous avec une agence de communication. Pour ceux qui ne m'ont jamais vue en vrai, il faut savoir que je fais des gestes en parlant. Potentiellement de grands gestes.

Or donc sur le dernier tiers de la réunion, je sens au détour d'un de ces gestes illustratifs un truc désagréable qui me rentre dans le sein droit.

Pour avoir déjà vécu cette sensation déplaisante [1] j'ai identifié sans peine le coup de la baleine de soutif qui perce sa gaine de tissus et prend sa liberté, après avoir subi les contraintes du job un peu trop longtemps à son goût.

Il se trouve que j'avais une chemise / tunique ample à large encolure. Ce qui m'a mise tout de suite dans l'embarras (si elle remonte d'un centimètre, impossible de cacher le truc, tout le monde va la voir) autant que dans la possibilité d'intervenir illico presto.

J'ai donc pris une posture un peu étrange en mode "allangui, mais je cache mon décolleté d'un bras" et de l'autre, ait profité de la forme de demi-cercle de la baleine pour la pousser hors de sa gaine en exerçant une sorte de rotation en passant par le bas du vêtement.

Une fois dégagée, fort heureusement sans trop d'encombres, je l'ai récupérée toujours par le bas et donc sous la table[2], je la récupère.

J'ai ensuite terrassé et plié tant que j'ai pu la baleine (connue pour sa souplesse) pour la mettre dans la poche de mon pantalon.

A la fin de la réunion, j'ai évacué ma baleine dans la corbeille à papier [3]

Mes collègues assurent n'avoir rien vu. Quant aux trois messieurs de l'agence, ils ont été polis. Morale de l'histoire : soyez toujours prêts pour la pêche à la baleine.

(Et sinon, je vais vous embêter encore un peu avec tout ça, mais que ceux qui trouvent que c'est une bonne idée n'hésitent pas à relayer, et pourquoi pas soutenir avec un petit don notre projet "Tous bons élèves !" à l'école Langevin Wallon de Colombes)

Notes

[1] il y a même une fois où j'avais dû retirer mon soutif, en le faisant passer par mes manches, à un feu rouge, tellement c'était intenable

[2] comme quoi les vêtements du haut pas rentrés dans le pantalon, c'est pas juste une question de style, c'est aussi se préparer à toutes les situations

[3] car l'expérience m'a déjà montré plusieurs fois que la gaine recousue, en tout cas par mes soins, ne suffirait pas à contenir la baleine plus de quelques heures

vendredi 12 décembre 2014

Energique

Un peu moins de deux mois que j'ai repris le boulot, donc.

Une rentrée tonique, énergique, et depuis, ça n'a cessé de monter en puissance. Plutôt tant mieux, les dossiers sont chouettes. Mais bon. Fatiguée.

Bientôt des vacances déjà bienvenues, même si on sait que celles de Noël ne sont pas forcément les plus reposantes.

S'attendrir à plusieurs sur le premier Noël de Lomalarchovitch, profiter de ma fille avant sa quinzaine vietnamienne, espérer quelques siestes.

Et apprivoiser mon nouveau jouet de bureau, qui n'a l'air bien chouette et qui sera très pratique, mais avec un changement d'environnement très pratique à gérer en période intense !

New_Ordi.jpg

jeudi 24 avril 2014

Le rush final

Il me reste quelque chose du genre 20 ou 21 jours de travail d'ici mon départ en congé mat, fin mai.

Chouette, seulement ! pourrait-on s'exclamer.

Sauf que je suis un peu plus ambivalente que ça. Certes le fait de me reposer, de faire un break, de passer en situation de détente et de prise d'élan pour la suite sera tout à fait bienvenu.

Mais je fais des trucs tout à fait passionnants, au bureau, moi, en ce moment ! Quelques dossiers bien énergisants et stimulants, avec des personnes de bonne compagnie, et puis une ambiance globale qui, bien qu'un peu survoltée par la charge, est plutôt à l'appréciation du boulot fait.

Du coup je suis à la fois très contente de m'arrêter bientôt et puis pas trop quand même.

Grand honneur, je suis remplacée, ce qui n'arrive plus que très rarement chez nous, et je le prends comme un grand compliment professionnel ! Je m'apprête donc à former ce jeune padawan à ma patte, lui confier les clés des dossiers et le menacer des pires représailles s'il ne s'éclate pas pendant les quelques petits mois où je ne serai pas là.

Et puis, j'ai comme une petite voix qui me dit que sur MON dossier préféré du moment, j'aurai quelques nouvelles. Non mais !

(Et oui, z'inquiétez pas, je vais bien en profiter, faire gaffe à moi et tout ça, je ne suis pas encore complètement workaholic, loin s'en faut !)

jeudi 23 janvier 2014

Amour, gloire et beauté, ma vie fascinante (au marketing)

Alors vous vous souvenez de ce billet sur le papier décalé que j'avais fait pour le journal interne ?

L'histoire a une suite !!!

Le papier a fait rigoler les sans-grade de mon genre. Puis quelques chefs de bas rang. Puis notre chef de haut rang. Mais pas trop à la toute nouvelle DRH qui visiblement s'est posé quelques questions sur la personne qui pouvait avoir l'idée saugrenue d'écrire un truc pareil. Et a découvert à l'occasion où elle était tombée.

Alors mon grand chef, (il est chef du chef de ma chef, c'est dire) est allé causer à la DRH et, au prix d'un changement de titre [1], a fait en sorte que ça passe, sans toucher une virgule.

Depuis quelques jours qu'il est sur les bureaux, un défilé de gens viennent me demander si c'est moi qui ai bien commis et me dire qu'ils ont bien ri, et qu'en même temps ils ont compris ce qu'on faisait. Enfin il reste un bon 80 % de la boîte qui pense qu'on est payés à coller des gommettes à paillettes, mais...

Même le chef de ma chef est venu dire qu'il avait ri, et vu son grand sérieux, son approbation m'est délice.

Plus qu'à retourner faire mon VRAI travail, maintenant. Mais c'est chouette une bonne surprise comme ça de temps en temps !

Note

[1] et tant pis pour ceux qui auraient ri au clin d'oeil

lundi 2 décembre 2013

Reprise de la vie normale

J'étais malade, comme un chien, la semaine dernière, et entre les jours "rentrée plus tôt" et ceux carrément assignée au lit par le docteur, je n'ai pas beaucoup travaillé.

Compliqué de reprendre le chemin ce matin. D'abord parce que je tousse encore beaucoup, que ça m'épuise et que ça ma vide, et puis à force de tousser je me suis fait mal, de ci, de là, j'ai plus envie qu'on me plaigne que de retrouver les bizarreries de bureau.

Le fait est, mon fauteuil y est favorable à la hanche douloureuse.

Mais la position assise néfaste à ma toux.

Rien ne sera jamais parfait en ce bas monde.

Et surtout, mettre les pieds dans un échange de mails de "oui mais c'est pas moi qui m'en occupe", bon sang de bois. Mais BON SANG DE BOIS. C'était mieux sous la couette, même si je n'y suis pour rien et obligée de rien sur ce sujet, leurs absurdités institutionnalisées m'ont déjà épuisée.

Ça sera mieux demain, on va dire.

jeudi 14 novembre 2013

Querelles intestines

L'an dernier, tout notre département (marketing, communication, tout ça) avait lancé une gazette interne pour raconter aux autres services ce qu'on faisait.

Ça a été très mal vécu par certains qui ont argué qu'on écrasait les autres de notre savoir-faire sans leur laisser une chance de se valoriser eux. A notre grande surprise à tous et évidemment, plutôt grande tristesse (toute chose étant comparable par ailleurs, ça ne nous a pas non plus empêchés de dormir, soyons sérieux).

Alors les chefs ont décidé que le canard interne serait global. Il est maintenant imprimé sur du beau papier recyclé, maquetté avec bien plus de soin.

Chaque département doit contribuer, avec ses référents, comme on dit par ici. Et les chefs jouent au comité de rédaction, retoquant ce qui n'est pas assez corporate ou lisse, entre autres.

Nommée volontaire d'office, je viens de commettre une horrible potacherie : "Marketing, communication, qui sont ces gens, quels sont leurs réseaux ?". Une façon d'expliquer hors jargon et avec de l'humour et de l'auto dérision la réorganisation de notre service.

Je l'ai fait relire à mes comparses qui se sont bien marrées.

Et à l'heure de le "livrer", j'ai un pincement au cœur à me dire qu'au mieux, il va être très sérieusement rentré dans le moule. J'aurais pu faire directement comme ça, vous me direz. Mais bon. Quitte à bénévoler contre mon plein gré, autant y prendre du plaisir, après moi le déluge, hein.

La vie en entreprise, en somme.

Edit : il est visible sur le blog privé !

lundi 28 octobre 2013

Frénésie automnale

A changement de poste, changement de chef, et ma nouvelle, qui est quelqu'un que j'apprécie de longue date, fait ses armes de manager avec nous.

Or, nous voici attendus au tournant. Notre département est supposé sortir du "livrable" à tour de bras, et on ne s'en prive pas. Le bon côté des choses, c'est la satisfaction régulièrement renouvelée d'être "au bout" d'un dossier, de transmettre un nouvel outil.

Le mauvais c'est qu'on est sans arrêt sur la brèche et que plus on "livre", plus on nous en demande (ce qui est, malgré tout, très très bon signe).

Du coup, même après une semaine dernière raccourcie, je louche sur ce vendredi férié, pas tant pour honorer les morts que pour souffler un peu.

C'te vie qu'on mène !

Bon début de semaine à vous :)

jeudi 17 octobre 2013

Le déménagement de bureau selon ma boîte

Chez nous, ça réorganise à tour de bras et à intervalles réguliers. Et qui dit réorganisation dit changement de bureau. D'ailleurs même quand on ne se réorganise pas on change de bureau (pour ma part : 7 en 8 ans, et il y a des cas pires que le mien).

Pour rendre le tout plus amusant on a un type qui s'occupe des déménagements et qui est très légèrement procédurier. Du genre à dire : oui mais vous vous installez d'abord comme j'ai dit et ensuite on procède aux changements.

Du coup avant, on reçoit un mail pour nous dire qu'on a droit à trois cartons par personne, que untel va porter ça, que ça se passera comme ci comme ci comme ci comme ça. Qu'il est interdit de déplacer son caisson parce qu'il est là et pas ailleurs (donc on vide nos caissons et on remplit les nouveaux).

Et que si tu changes une virgule à la procédure un chaton va mourir (alors on colle les étiquettes dans la case "ici coller l'étiquette" du carton, parce qu'on aime bien les chatons).

Le jour J c'est, évidemment, le bordel. Parce que le procédurier n'est pas à jour de sa propre procédure, et qu'en plus il dévale sur la pente hystérique de chaque individu confronté à un changement d'environnement.

Entre celle qui s'enchaîne à un bureau qu'on doit changer par un autre plus petit de douze centimètres (c'est un bureau qui ne sert pas, précisons, pas celui de la dame), parce qu'on ne l'a pas prévenue que le bureau serait changé et que ça lui fait moins de place. Celle qui a bougé le caisson et avec qui s'engage une lutte sans merci pour qu'elle le remette à sa place, le vide et remplisse le nouveau. Et puis celui qui n'est pas à sa place sur le plan, çui qu'a pas fait ses cartons, ceux que le bruit ambiant emmerde.

Et le lendemain, la journée démarre par le vidage des trois cartons autorisés (plus les clandestins que d'aucuns ont réussi à faire passer en douce), et les gens qui défilent pour voir comment on est installés et où.

Jusqu'à ce que l'alarme incendie vienne apporter une nouvelle distraction à nos folles journées.

Youpi.

jeudi 3 octobre 2013

La hiérarchie pour les Nuls

Entendu cette semaine en réunion, pour parler des réorganisations d'un service de notre SuperBoîte :

"Alors ils étaient au même niveau, côte à côte, ensuite il est passé sur elle, et après elle est partie en congé maternité".

J'avoue, j'ai ri.

mercredi 28 août 2013

25 ans, putain, 25 !!

Ce matin déjà passablement bougonne au volant de mon automobile, j'entendais parler du énième régime de réforme des retraites.

Après une looooongue explication du principe du trimestre supplémentaire tous les chais plus combien de temps, le journaliste rapporteur annonçait triomphalement que pour les natifs de 1973 (et suivantes), le nombre d'années à accomplir serait de 43[1].

43.

Longues.

Années.

En estimant que j'ai dû commencer à cotiser autour de 20 ans (à la louche), il m'en resterait 25 à faire.

Perspective singulière. Non parce que moi, mon boulot, techniquement, je l'aime. C'est juste ce qui va autour qui pose parfois soucis.

La vie dans une entreprise privée, de nos jours, ça peut ressembler pas mal à une succession de secouages de cocotier pour ne garder que ceux qui sont bien accrochés.

Et quand vous vous tenez fort à la noix de coco, probablement, un jour on vous dira que vous êtes trop vieux, ou trop cher, ou pas assez ceci ou cela.

Dans mon job j'ai de la chance : l'emballage est plutôt soigné.

Il n'en reste pas moins que 25 ans ??[2] Pfiou.

Parfois je me dis que c'est la forme moderne du travail qui faudrait réformer. ♪ ♫ You can say, I'm a dreamer ♫ ♪ et toutes ces sortes de choses.

Mais quand même.

Même en aimant son job à l'emballage plutôt soigné, je ne suis pas sûre que ça me fasse envie. (La question de ne pas avoir le choix étant, par ailleurs, tout à fait essentielle dans le principe de réalité).

Notes

[1] c'est là qu'on voit la différence entre un geek et un énarque, même pas foutu de faire un beau 42 qui nous aurait fait marrer

[2] à supposer que la réforme d'après les réformateurs n'abolisse pas simplement la retraite

lundi 26 août 2013

Le chemin du travail

Ce matin, sur le chemin du travail, il y avait encore des absents, ou bien des pas réveillés.

13 minutes de trajet. Le rêve. Si ça pouvait être comme ça toute l'année.

Vague sentiment d'étrangeté familière à revenir dans ces lieux [1].

Et puis mon acte de fierté du jour.

J'ai failli oublier mon badge. Sans qui pas d'accès au parking, ni au bureau, ni à la cantoche. Le drame, en somme. Et puis sur le palier de la maison, je me suis souvenue que je ne l'avais pas, et l'ai donc récupéré in extremis.

De quoi moins se pourrir la journée de rentrée, en somme.

Bon. C'est parti.

Note

[1] d'autant que, si mes infos sont bonnes, il devrait y avoir -encore- du mouvement d'ici quelques jours

lundi 17 juin 2013

Dinosaures

On a emmené une des stagiaires du marketing déjeuner avec nous.

Qui nous a collé un sacré coup de vieux en ne sachant pas qui était je ne sais plus quelle idole de notre jeunesse enflammée.

Du coup on s'est enfoncés encore en lui expliquant qu'on avait connu Madonna jeune et Michael Jackson noir.

Depuis, sur le plateau, ambiance top 50 où fusent les plus grands noms de la variété internationale et française.

Le camarade L. entonne "and when the rain begins to fall" dans un plus pur style Jermaine Jackson et Pia Zadora. Quant à ma voisine A, elle lutte désespérément contre Stéphanie de Monaco. Mais si, rappelez-vous, "Comme un ouragan !!!".

La stagiaire a détalé depuis longtemps, mais je pense que maintenant, en plus, elle trouve que c'est moche, de vieillir ! :p

jeudi 25 avril 2013

Questions alakon, réponses alakon

En épisode II du billet sur les questions alakon, vous vous doutez bien que nous disposons, nouzôtres esprits créatifs et un peu décalés de la comm', de quelques réponses et interjections bien senties pour bouter l'ennemi hors des frontières de notre open space [1].

Ainsi, si vous passez par chez nous et qu'au cours d'un échange vous entendez tout ou partie de l'échantillon suivant, ça ne PEUT pas être bon signe. Au mieux on est parti en déconnade. Au pire, c'est le préambule à un NON sonnant et pas du tout trébuchant.

  • "Non mais j'ai aucun problème avec ça." Signifie qu'on a un problème majeur avec ça. Va s'ensuivre un argumentaire musclé de 10 mn pour démonter point par point ce qui nous défrise dans le sujet.
  • "On va la refaire en SVC". Cette phrase suit un long monologue à base de "il faut vérifier l'appétence[2] de nos clients et prospects pour cette solution, ensuite on va crosser le wording avec un SWOT[3], et double checker avec les datas de la R&D". Le SVC, c'est : "sujet-verbe-complément". D'une redoutable efficacité pour démontrer le plein de vide, le SVC, si vous voulez mon avis.
  • "Foutaises !" : phrase victorieuse au bingo des expressions.
  • "On est laaaaaaaarges". Sert soit à marquer l'ironie pour une demande "pour avant-hier". Soit à constater qu'on est vraiment laaaaarges dans le temps et que c'est exotique. Soit pour dire qu'on s'est mis tout seuls très en retard et noyer le poisson.
  • "Bon, là, on va faire ça et ça et bises ma poule, et hop c'est parti" Le "bises ma poule"[4] est un nom commun qui désigne les formules de politesse en bas d'un courrier, d'un mail, etc. Généralement, cette expression vient quand on nous fournit un torche-balle ou un projet pas du tout réfléchi et que, excédés, on choisit de faire à la place au lieu de passer trois interminables heures en réunion pour faire avec ou faire faire par les bonnes personnes.
  • Et bien sûr les expressions imagées qui ne sont pas le reflet d'une quelconque mauvaise humeur, mais juste notre petit langage à nous "néanmoins... oreille en plus" étant notre expression du moment, je vous l'offre en partage.

A vous les studios !

Notes

[1] qui se trouve être, de loin, le plus coloré, décoré, foutraque et bariolé de nos bureaux, pour effrayer ledit ennemi

[2] quand c'est avant de manger, généralement, je dis qu'à propos d'appétence, c'est l'heure de la cantine :D

[3] une liste des pour et des contre, pour faire court

[4] mon pôpa saura d'où ça vient !

lundi 22 avril 2013

Top ten des demandes alakon

Je viens d'écrire un machin vite fait pour le canard interne de MaBoîte, et je ne résiste pas à l'idée de partager avec vous.

Il s'agit de partager les phrases qui nous font frémir d'avance, vu qu'on sait que sous une demande qui, du temps où nous étions débutants, nous semblait innocente, se cache une brave galère qui peut même, avec un peu d'aide et de malchance, virer cauchemar intégral.

Dans mon métier, on a recensé, avec l'aide de mes camarades potaches et noteurs préférés, 10 phrases et une en bonus que je vous livre illico :

  1. « Tu as 5 petites minutes ? »
  2. « J’ai juste une / quelques petites corrections »
  3. « Non mais ça ne va pas prendre longtemps… »
  4. « Et on ne pourrait pas juste… » (changer l’image de côté, prévoir un clic de plus, rajouter trois pages, ad lib)
  5. « Toi qui fais de la comm’ tu vas pouvoir m’aider ! »
  6. « Il me faudrait juste un copier/coller. »
  7. « Je sais que je m’y prends à la dernière minute… »
  8. C’est pour quand ? « Avant-hier » (et non, ça ne passe pas mieux avec la note d’humour…)
  9. « Peux-tu rajouter… » (on a fui avant d’entendre la suite) et son copain « Est-il possible ? »
  10. « C’est déjà parti ? Je viens de voir un truc !!! »
  11. Le bonus ! Le bonus !« Maintenant que je l’ai sous les yeux, je me rends compte… »

N'hésitez pas à enrichir !

mardi 2 avril 2013

Tu la vois ma grosse inspiration ?

Je regarde cette semaine impollue [1] avec l'oeil torve de qui serait bien restée au lit.

Ou en tout cas à la maison. Ou en tout cas pas au bureau.

Mais bon.

Au moins on y était attendus chocolatement.

Cloche en chocolat

Et y a des jours comme ça, où tout en restant lucides sur la relation employeur / employés en ce 21e siècle, je me dis, le mien, il est très loin de la perfectitude, mais il a du savoir vivre, au moins un peu :)

(et puis contente de l'ajouter au butin des enfants)

Note

[1] Sans tache, non souillée

mercredi 27 mars 2013

Le parler vrai

Hier j'ai pris part à une réunion fort intéressante, en présence de tous nos directeurs commerciaux, de leur chef, du mien [1] et bien sûr leurs costards et leurs cravates.

Outre le fait que c'était vraiment intéressant, et que c'est chouette d'être embarquée dans ces moments d'échanges où la stratégie se dessine, j'ai pu, à la teneur des échanges, deviner quel était le dernier thème des formations des chefs des commerciaux.

Il y en avait un qui sortait cette expression à tout bout de champ.

"Le parler vrai !"

"On va leur parler vrai !"

"Il ne faut pas hésiter à leur parler vrai !"

Le tout avec la ferveur d'un nouveau converti.

C'est à se moment qu'il faut s"interdire tout dépris[2]. Ok, les nôtres sont sensibles au jargon, aux modes, au dernier qui a parlé qui a raison. Ok ils cherchent le moyen le plus facile de convaincre leurs futurs clients que c'est avec nous qu'il faut travailler et sont prêts à beaucoup pour ça.

Mais tout bel effort vers la simplicité dans la communication est bon à prendre. Toute volonté d'élaguer le superflu pour aller à l'essentiel est à encourager.

Ravaler, alors, les "c'est vrai, avant on leur parlait faux, mais ça c'était avant".

Ricaner, quand même, un peu, intérieurement. On est pas des bêtes.

Mais sachez le brave gens, aujourd'hui, quand on cherche à vous vendre un truc, on va tenter de le faire en vous parlant vrai. Il fallait y penser, non ? :D[3]

Notes

[1] autant dire qu'on était pas beaucoup de femmes, oh ! comme c'est étonnant ! Alors qu'on fait toute cette communication sur la diversité cheux nous

[2] sentiment par lequel on déprise, et qui est moins fort que le mépris de la gent commerciale

[3] Ok, en vrai, je ne m'en remets pas de rire. Ca et "on veut faire un "tout en image" avec du texte", j'en peux plus !

lundi 8 octobre 2012

Lundi matin

Endormie hier comme on aurait éteint l'interrupteur, trop tôt pour avoir profité comme je l'aurais voulu du retour de mon Enchanteur, trop tard pour mon réveil de ce matin.

Cruel.

Je suis, chroniquement, plus fatiguée le lundi matin que le vendredi soir (et c'est déjà pas brillant le vendredi).

Pas d'inspiration pour ce que j'ai à faire.

Cette réunion qui me tombe avec des pas rigolos en fin de journée.

Pas envie.

Pas envie.

Lundinite d'enfer.

lundi 27 août 2012

Comme on replonge

Et c'est ainsi qu'un matin, c'est le réveil qui nous indique l'heure à laquelle sortir du lit, et non plus notre bon plaisir.

On flotte un peu à chercher ses automatismes, d'autant qu'ils sont un peu modifiés. Heure légèrement décalée, gamine endormie laissée aux soins d'un Enchanteur...

Exotique sensation d'avoir le temps de grignoter un peu, du coup.

La route, encore peu partagée. Ca ne durera pas. Demain, déjà, mercredi, nous serons de nouveau nombreux.

Et puis au bureau. Ouvrir les cartons, s'installer dans un nouveau lieu. Coller deux ou trois photos. Organiser son espace. Retrouver des collègues, échanger quelques nouvelles, éplucher l'e-courrier, reprendre doucement ses marques.

Sortir déjeuner, parce que quand même. Profiter du calme encore relatif pour étirer la pause.

Se dire sur le trajet du retour que sans qu'on s'en rende vraiment compte, on est retombé dedans. Que c'est redevenu notre vie normale, cette vie-là.

Vacances déjà finies... C'est reparti.

Un air de vacances

Un "air" de vacances - Séguret, été 2012

jeudi 19 juillet 2012

82 000

Ce matin (un lapin a tué un chasseur) j'étais avec le monsieur des machines à boissons quand il les a remises en route, après nettoyage et remplissage quotidien.

Additionnés, les compteurs des deux machines affichaient un total de près de 82 000 boissons délivrées.

Ca fait deux ans que nous sommes là.

Soit deux fois 220 jours ouvrés, soit 440 jours.

82 000 boissons divisées par 440 jours égalent à 186 cafés, chocolats et thé par jour pour notre étage.

Beau chiffre, quand même, non ?

Et bien figurez-vous que je suis étonnée de sa moindre importance. Car ici, le café est gratuit ! Et que nous sommes entre 80 et 100 à l'étage, à vue de nez. Il y a donc des ascètes parmi nous.

Pour ma part, le programme, c'est ça !

Mug

(Le mug est un cadeau d'une ancienne cheffe adorée, le palmier en bac géant un ajout récent à déco extérieure, mais quand même, vivement les vraies vacances !)

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