Sacrip'Anne

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lundi 17 juin 2013

Dinosaures

On a emmené une des stagiaires du marketing déjeuner avec nous.

Qui nous a collé un sacré coup de vieux en ne sachant pas qui était je ne sais plus quelle idole de notre jeunesse enflammée.

Du coup on s'est enfoncés encore en lui expliquant qu'on avait connu Madonna jeune et Michael Jackson noir.

Depuis, sur le plateau, ambiance top 50 où fusent les plus grands noms de la variété internationale et française.

Le camarade L. entonne "and when the rain begins to fall" dans un plus pur style Jermaine Jackson et Pia Zadora. Quant à ma voisine A, elle lutte désespérément contre Stéphanie de Monaco. Mais si, rappelez-vous, "Comme un ouragan !!!".

La stagiaire a détalé depuis longtemps, mais je pense que maintenant, en plus, elle trouve que c'est moche, de vieillir ! :p

jeudi 25 avril 2013

Questions alakon, réponses alakon

En épisode II du billet sur les questions alakon, vous vous doutez bien que nous disposons, nouzôtres esprits créatifs et un peu décalés de la comm', de quelques réponses et interjections bien senties pour bouter l'ennemi hors des frontières de notre open space [1].

Ainsi, si vous passez par chez nous et qu'au cours d'un échange vous entendez tout ou partie de l'échantillon suivant, ça ne PEUT pas être bon signe. Au mieux on est parti en déconnade. Au pire, c'est le préambule à un NON sonnant et pas du tout trébuchant.

  • "Non mais j'ai aucun problème avec ça." Signifie qu'on a un problème majeur avec ça. Va s'ensuivre un argumentaire musclé de 10 mn pour démonter point par point ce qui nous défrise dans le sujet.
  • "On va la refaire en SVC". Cette phrase suit un long monologue à base de "il faut vérifier l'appétence[2] de nos clients et prospects pour cette solution, ensuite on va crosser le wording avec un SWOT[3], et double checker avec les datas de la R&D". Le SVC, c'est : "sujet-verbe-complément". D'une redoutable efficacité pour démontrer le plein de vide, le SVC, si vous voulez mon avis.
  • "Foutaises !" : phrase victorieuse au bingo des expressions.
  • "On est laaaaaaaarges". Sert soit à marquer l'ironie pour une demande "pour avant-hier". Soit à constater qu'on est vraiment laaaaarges dans le temps et que c'est exotique. Soit pour dire qu'on s'est mis tout seuls très en retard et noyer le poisson.
  • "Bon, là, on va faire ça et ça et bises ma poule, et hop c'est parti" Le "bises ma poule"[4] est un nom commun qui désigne les formules de politesse en bas d'un courrier, d'un mail, etc. Généralement, cette expression vient quand on nous fournit un torche-balle ou un projet pas du tout réfléchi et que, excédés, on choisit de faire à la place au lieu de passer trois interminables heures en réunion pour faire avec ou faire faire par les bonnes personnes.
  • Et bien sûr les expressions imagées qui ne sont pas le reflet d'une quelconque mauvaise humeur, mais juste notre petit langage à nous "néanmoins... oreille en plus" étant notre expression du moment, je vous l'offre en partage.

A vous les studios !

Notes

[1] qui se trouve être, de loin, le plus coloré, décoré, foutraque et bariolé de nos bureaux, pour effrayer ledit ennemi

[2] quand c'est avant de manger, généralement, je dis qu'à propos d'appétence, c'est l'heure de la cantine :D

[3] une liste des pour et des contre, pour faire court

[4] mon pôpa saura d'où ça vient !

lundi 22 avril 2013

Top ten des demandes alakon

Je viens d'écrire un machin vite fait pour le canard interne de MaBoîte, et je ne résiste pas à l'idée de partager avec vous.

Il s'agit de partager les phrases qui nous font frémir d'avance, vu qu'on sait que sous une demande qui, du temps où nous étions débutants, nous semblait innocente, se cache une brave galère qui peut même, avec un peu d'aide et de malchance, virer cauchemar intégral.

Dans mon métier, on a recensé, avec l'aide de mes camarades potaches et noteurs préférés, 10 phrases et une en bonus que je vous livre illico :

  1. « Tu as 5 petites minutes ? »
  2. « J’ai juste une / quelques petites corrections »
  3. « Non mais ça ne va pas prendre longtemps… »
  4. « Et on ne pourrait pas juste… » (changer l’image de côté, prévoir un clic de plus, rajouter trois pages, ad lib)
  5. « Toi qui fais de la comm’ tu vas pouvoir m’aider ! »
  6. « Il me faudrait juste un copier/coller. »
  7. « Je sais que je m’y prends à la dernière minute… »
  8. C’est pour quand ? « Avant-hier » (et non, ça ne passe pas mieux avec la note d’humour…)
  9. « Peux-tu rajouter… » (on a fui avant d’entendre la suite) et son copain « Est-il possible ? »
  10. « C’est déjà parti ? Je viens de voir un truc !!! »
  11. Le bonus ! Le bonus !« Maintenant que je l’ai sous les yeux, je me rends compte… »

N'hésitez pas à enrichir !

mardi 2 avril 2013

Tu la vois ma grosse inspiration ?

Je regarde cette semaine impollue [1] avec l'oeil torve de qui serait bien restée au lit.

Ou en tout cas à la maison. Ou en tout cas pas au bureau.

Mais bon.

Au moins on y était attendus chocolatement.

Cloche en chocolat

Et y a des jours comme ça, où tout en restant lucides sur la relation employeur / employés en ce 21e siècle, je me dis, le mien, il est très loin de la perfectitude, mais il a du savoir vivre, au moins un peu :)

(et puis contente de l'ajouter au butin des enfants, l'un des deux n'ayant eu aucun chocolat à Pâques. Pas 7 ans, c'est un peu tôt pour se passer de chocolats, je trouve :( )

Note

[1] Sans tache, non souillée

mercredi 27 mars 2013

Le parler vrai

Hier j'ai pris part à une réunion fort intéressante, en présence de tous nos directeurs commerciaux, de leur chef, du mien [1] et bien sûr leurs costards et leurs cravates.

Outre le fait que c'était vraiment intéressant, et que c'est chouette d'être embarquée dans ces moments d'échanges où la stratégie se dessine, j'ai pu, à la teneur des échanges, deviner quel était le dernier thème des formations des chefs des commerciaux.

Il y en avait un qui sortait cette expression à tout bout de champ.

"Le parler vrai !"

"On va leur parler vrai !"

"Il ne faut pas hésiter à leur parler vrai !"

Le tout avec la ferveur d'un nouveau converti.

C'est à se moment qu'il faut s"interdire tout dépris[2]. Ok, les nôtres sont sensibles au jargon, aux modes, au dernier qui a parlé qui a raison. Ok ils cherchent le moyen le plus facile de convaincre leurs futurs clients que c'est avec nous qu'il faut travailler et sont prêts à beaucoup pour ça.

Mais tout bel effort vers la simplicité dans la communication est bon à prendre. Toute volonté d'élaguer le superflu pour aller à l'essentiel est à encourager.

Ravaler, alors, les "c'est vrai, avant on leur parlait faux, mais ça c'était avant".

Ricaner, quand même, un peu, intérieurement. On est pas des bêtes.

Mais sachez le brave gens, aujourd'hui, quand on cherche à vous vendre un truc, on va tenter de le faire en vous parlant vrai. Il fallait y penser, non ? :D[3]

Notes

[1] autant dire qu'on était pas beaucoup de femmes, oh ! comme c'est étonnant ! Alors qu'on fait toute cette communication sur la diversité cheux nous

[2] sentiment par lequel on déprise, et qui est moins fort que le mépris de la gent commerciale

[3] Ok, en vrai, je ne m'en remets pas de rire. Ca et "on veut faire un "tout en image" avec du texte", j'en peux plus !

lundi 8 octobre 2012

Lundi matin

Endormie hier comme on aurait éteint l'interrupteur, trop tôt pour avoir profité comme je l'aurais voulu du retour de mon Enchanteur, trop tard pour mon réveil de ce matin.

Cruel.

Je suis, chroniquement, plus fatiguée le lundi matin que le vendredi soir (et c'est déjà pas brillant le vendredi).

Pas d'inspiration pour ce que j'ai à faire.

Cette réunion qui me tombe avec des pas rigolos en fin de journée.

Pas envie.

Pas envie.

Lundinite d'enfer.

mercredi 29 août 2012

Grognon

Tout va bien mais je suis grognon.

Le boulot démarre bien, les enfants vont bien. Nous aussi.

Et pourtant... je suis grognon.

Je sais pourquoi.

4 semaines 24h sur 24, voilà pourquoi.

24 heures * 7 jours * 4 semaines soit 672 heures, soit 40 320 minutes, voilà pourquoi.

Un mois ou quasi à partager avec mon Enchanteur. Vous n'imaginez pas le luxe que c'est. J'ai repris mes horaires de salariée, dans quelques jours il va reprendre ses costumes de comédien, et ça en sera fini du temps pour nous, du temps partagé. Jusqu'à de rares breaks dans l'année. Puis jusqu'à l'été prochain.

Alors entendons nous bien : à défaut d'avoir fortune faite, je suis bien contente de l'avoir, ce job, pour payer les factures et employer mon cerveau. Et c'est aussi une raison de contentement pour lui que de le savoir jouer, vivre de son métier.

Sauf que.

Au bout du compte, on le compte, notre temps partagé.

Alors je suis grognon parce qu'il va falloir de nouveau ruser avec les heures de sommeil qui ne seront jamais assez nombreuses, et les minutes volées toujours trop rares. Jusqu'à un prochain week-end. Jusqu'à au moins... janvier.

Groumpf.

Echelle

Photo rien à voir mais je l'aime bien.

lundi 27 août 2012

Comme on replonge

Et c'est ainsi qu'un matin, c'est le réveil qui nous indique l'heure à laquelle sortir du lit, et non plus notre bon plaisir.

On flotte un peu à chercher ses automatismes, d'autant qu'ils sont un peu modifiés. Heure légèrement décalée, gamine endormie laissée aux soins d'un Enchanteur...

Exotique sensation d'avoir le temps de grignoter un peu, du coup.

La route, encore peu partagée. Ca ne durera pas. Demain, déjà, mercredi, nous serons de nouveau nombreux.

Et puis au bureau. Ouvrir les cartons, s'installer dans un nouveau lieu. Coller deux ou trois photos. Organiser son espace. Retrouver des collègues, échanger quelques nouvelles, éplucher l'e-courrier, reprendre doucement ses marques.

Sortir déjeuner, parce que quand même. Profiter du calme encore relatif pour étirer la pause.

Se dire sur le trajet du retour que sans qu'on s'en rende vraiment compte, on est retombé dedans. Que c'est redevenu notre vie normale, cette vie-là.

Vacances déjà finies... C'est reparti.

Un air de vacances

Un "air" de vacances - Séguret, été 2012

jeudi 19 juillet 2012

82 000

Ce matin (un lapin a tué un chasseur) j'étais avec le monsieur des machines à boissons quand il les a remises en route, après nettoyage et remplissage quotidien.

Additionnés, les compteurs des deux machines affichaient un total de près de 82 000 boissons délivrées.

Ca fait deux ans que nous sommes là.

Soit deux fois 220 jours ouvrés, soit 440 jours.

82 000 boissons divisées par 440 jours égalent à 186 cafés, chocolats et thé par jour pour notre étage.

Beau chiffre, quand même, non ?

Et bien figurez-vous que je suis étonnée de sa moindre importance. Car ici, le café est gratuit ! Et que nous sommes entre 80 et 100 à l'étage, à vue de nez. Il y a donc des ascètes parmi nous.

Pour ma part, le programme, c'est ça !

Mug

(Le mug est un cadeau d'une ancienne cheffe adorée, le palmier en bac géant un ajout récent à déco extérieure, mais quand même, vivement les vraies vacances !)

jeudi 12 juillet 2012

Les rediffs de l'été : De l'usage du champ de CCI !

Alors comment vous dire ? Dire que je bosse, cette semaine, est un délicat euphémisme. Ca carbure, ça bourdonne, ça effervesce !!

Du coup rediffs de l'été oblige, voici un billet initialement paru en octobre 2009, ici.

Lire la suite...

mardi 12 juin 2012

Le changement c'est maintenant

Ca n'est pas encore annoncé officiellement, mais j'entre doucement dans mes nouvelles fonctions. Ce qui fait que tout le monde sait ce que je fais mais personne n'a le droit de le dire tant que les managers ne sont pas officiellement informés de ce dont ils ont été informés.

Vous suivez ? Moi moyen, mais bast'...

Vaille que vaille, se dessine ce qu'on attend de moi, et ce que je peux mettre de moi dans tout ça et j'en suis plutôt contente.

Mais alors le changement...

J'ai passé des années à être hors du circuit des réunions et j'avoue que la plupart du temps, c'était un pur bonheur.

Là, on est mardi matin, j'en ai 5 de prévues au compteur de la semaine (et je ne travaille pas demain).

On verra si c'est ce rythme qui doit faire le tempo ou bien si c'est juste pour le démarrage, mais c'est un poil trop, il me semble, pour avoir encore un peu le temps de digérer, puis travailler...

Tout ça pour dire que j'embarque cahier et stylo et vous laisse, "j'ai réu !". (Enfin pas tout de suite, à midi, mais je voulais vous faire le coup de la fille over-the-top-méga-déborded !)

jeudi 31 mai 2012

Usage et utilité des chaussures roses

Mes chaussures font, au bureau, souvent parler.

Non que j'arbore tous les jours des teintes éclatantes, mais suffisamment souvent, au moins à la belle saison, pour que ça soit mon "petit truc" (mon super pouvoir qui ne sert à rien : porter des chaussures qui font causer !).

Mes camarades qui sont des pipelettes et des petits curieux viennent de trouver, en dehors de l'occasion de création de lien et de bonne humeur, une nouvelle utilité à mes pompes.

En effet, les rares bureaux cloisonnés le sont de verre. Mais ! De verre pourvu de bandes dépolies dites "de confidentialité". Et elles portent fort bien leur nom puisqu'une fois les portes fermées, il est bien compliqué de savoir qui complote avec le chef est en réunion et donc pas disponible dans l'instant pour faire avancer le dossier sacrément stratégique de l'approvisionnement en café.

Une bonne partie de mon étage est donc devenu assez spécialiste en "à qui sont ces chaussures", en cette période de réorganisation échevelée que nous connaissons. Un fort bon moyen de gagner le pari du "qui est nommé où" ?

Or, quand c'est moi qui complote suis invitée à parler boulot par l'un de nos chefs... busted ! Ma façon de leur donner en loucedé des infos encore confidentielles ? ;-)

Du coup, pour les nouvelles, je n'ai pas trop hésité sur la couleur !

Pink Crocs !

(Cassedédi à ma môman, qui a les pieds de la même couleur !)

mercredi 4 avril 2012

Doser

Ces jours de bureau ci, tout est dans le dosage.

De la prise de recul, de la prise de conscience. Du déplaçage d’œufs dans d'autres paniers. De paris sur l'avenir.

De courtoisie polie mais pas hypocrite mais pas plus que de la courtoisie.

J'avais tellement pas besoin de ça...

Ou bien si.

J'avais besoin de ça pour me coller un coup de pied magistral aux fesses.

Et prendre les gentillesses et la gratitude d'hier de ceux pour qui on travaille comme carburant pour tenir jusqu'à renouvellement de la situation.

C'est ça. Faisons cela.

Seulement mercredi, donc.

lundi 5 mars 2012

Un matin parmi d'autres

Pour illustrer plus précisément la question de Brige, voici un matin comme les autres du lundi au vendredi.

6h45 : réveil. Quelques secondes pour émerger, me serrer un peu contre l'Enchanteur quand il est là. Puis sauter du lit. Attraper montre, bague sur la table de chevet et sous-vêtements dans la commode pour ne pas multiplier les allers-retours et re réveiller l'homme qui dort.

Pipi. Sortie du lit de Mlle Cro-Mi. De deux à dix minutes selon les matins. Câlins d'éveils et premiers "hop ! on y va". Chauffage de la tasse de lait de la demoiselle pendant son propre passage aux toilettes. Sortie de la théière et de la tasse ardoise sur laquelle j'écris un mot à l'homme qui dort.

Mise en place sur la table de la tasse de lait entretemps chocolatée et du complément de petit déj de Cro-Mi pendant qu'elle se lave les dents. A ce stade je suis encore, au mieux en t-shirt. Si tout va bien j'arrive à me brosser les dents pendant qu'elle finit les siennes et commence à s'habiller.

Il est environ 7h05. Surveillance de l'habillage de la jouvencelle en procédant à mes ablutions matinales. Puis tressage serré serré de ses longs cheveux, lavandage, vérifications que tout est dans le bon sens. Demoiselle expédiée au petit déjeuner pendant que je passe un coup de brosse dans mes cheveux, un coup de mascara dans mes cils, que je saute dans mes vêtements. Je rêve déjà du soir, du long bain, d'un peu plus de temps.

7h20 : litanie de dépêche-toi à celle qui fait traîner sa tasse de chocolat. Au revoir désolé à celui qui va se rendormir, et dans les bras duquel j'aurais préféré rester. Manteaux, et s'il y a lieu écharpes et bonnets.

7h25 : départ

7h32 : arrivée au centre de loisirs, déshabillage, câlins, bisous

7h38-45 selon le retard pris dans les étapes précédentes : ai rejoint le parking, démarré la voiture.

7h58-8h10 selon le retard pris dans les étapes précédentes et les bouchons : arrivée dans le parking du bureau.

Démarrage de la journée de salariée.

(Là, rien que d'écrire le billet, je suis fa-ti-guée !!!)

vendredi 2 mars 2012

La vie de bureau

Je ne vais pas vous parler de MA vie au bureau, encore qu'elle aille plutôt bien ces temps-ci, mais de ce qui fait LA vie de bureau.

Les horaires réguliers, très, trop.

Les journées rythmées par les dépêche toi du matin, et ceux du soir, pour faire entrer tout ce qu'il y a à faire y compris les câlins.

La crainte du bouchon qui mettrait en péril l'arrivée à temps au centre de loisirs le soir.

Et puis cette frustration de passer à côté de temps disponible pour ceux qui ont d'autres genre de contraintes.

Tenez, ma belle Luce, en ce moment, j'aimerais bien pouvoir me déplacer dans la journée pour prendre un thé avec elle sans lui créer une contrainte de long chemin à elle.

Ou passer du temps avec mon Enchanteur, autrement qu'épuisés le soir à pas d'heure.

Il y a quelque chose d'inflexible dans cette vie de bureau qui parfois pèse un peu trop lourd (mais quand on a pas envie de cultiver le tempérament "lonesome cowboy du travail", faut faire avec). Un peu lourd et qui ne colle pas tous les jours à la réalité de la charge de travail ou à la façon dont on pourrait l'accomplir.

Mais bon. Quitte à perdre sa vie à la gagner, j'ai la chance d'avoir quelques belles compensations, me dis-je parfois dans les moments de raz-le-bol...

(Et non, c'est pas le salaire mirobolant, hélas...)

jeudi 2 février 2012

De tous genres

Curieuse foire que ce salon dont je sors.

De très sérieux juristes aux filles de cabaret qui arpentent les allées presque nues. Du spectacle pour plaire "au plus grand nombre" et des experts fort pointus.

Du syndicaliste tombé dans la marmite quand il était petit à l'élu qui ne se syndiquera jamais.

De celui qui est y est venu par hasard, pour faire des places de ciné dans la boîte, et qui se retrouve à gérer un plan social, à celle qui se planque derrière son statut de salariée protégée, ou l'inverse.

Du militant convaincu au collectionneur de stylos.

Du retraité qui trouve moyen de se faire inviter pour manger gratos à la super star des syndicats qui vient prendre la parole.

Drôle de faune, côté exposants, côté visiteurs.

Beaucoup de fatigue. Mais toujours un ou deux moments de grâce qui font que bon. Un paquet de gens qui ont vraiment envie d'un monde meilleur. C'est bien que ça soit fini mais ces quelques minutes valaient la peine du reste.

Retour au bureau, demain. Ca sera, au moins, plus confortable.

Edit à la demande de Madeleine : quelques illustrations des tweets des derniers jours :)

Cross Rossignol

Le MiYieu

MJ sosie tout moisi