Sacrip'Anne

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mardi 14 janvier 2014

Willy et nous

Il y avait UN endroit qu'on voulait voir et visiter par dessus tout durant notre séjour Londonien, et on a bien fait tant c'était bien bien bien.

Il s'agissait de la reconstitution du Théâtre du Globe, le fameux "Théâtre de Shakespeare". L'entreprise un peu cinglée d'un acteur américain amoureux de Shakespeare et fort déçu de ne trouver à Londres aucune plaque, aucun souvenir de ce lieu qui a marqué les mémoires.

Alors ce brave Sam Wanamaker (qui n'a pas eu la joie de voir le boulot achevé, qui plus est) a levé des fonds, remué ciel et terre, et lancé ce chantier de reproduction "au plus près de ce qu'on savait", avec matériaux et techniques de l'époque, pour reconstruire à quelques dizaines de mètres de son emplacement initial le fameux Globe.

Enfin c'est à ce niveau d'information qu'on se serait arrêtés si on avait pas eu une super guide, qui nous a raconté comment le théâtre initial avait en fait été bâti avec des morceaux de son prédecesseur, situé à Shoreditch et volé/déménagé de nuit, quasi à dos d'homme, par le propriétaire des murs, un des membres de la nombreuse famille Burbage, Shakespeare soi-même et quelques autres. Parce que le possesseur du terrain prétendait posséder également les murs. Et qu'ils n'étaient pas d'accord.

La légende prétend qu'ils ont fait passer leur théâtre en kit sur la Tamise gelée, ce qui a de la gueule, avouons-le !

Elle nous a raconté aussi comme, alors qu'on considère Shakespeare comme auteur pour érudits, la population Londonienne traversait la Tamise pour venir, à moindre coût, se faire réchauffer par la foule massée en plein air, été comme hiver, et distraire à peu de frais. Comment les gens avaient un avis et en faisaient profiter les comédiens tout au long de la représentation. Imaginez le fameux "To be... or not to be" et deux moitiés de salle s'affrontant pour savoir lequel préférer !

On a aussi appris que lors de l'accident d'effets spéciaux qui avait mis le feu au théâtre, le principal blessé avait déjà le feu aux trousses, vu l'emplacement où il se trouvait.

Et que depuis que le théâtre est reconstruit, la meilleure place c'est debout tout contre la scène, et que le meilleur, c'est d'interpeller les acteurs, parce que c'est sûr, ils vont trouver une façon d'interagir avec vous, comme au temps de Shakespeare.

Encore une autre bonne raison[1] d'y retourner !

Note

[1] sans parler des histoires dans l'histoire, comme les "pavés des donateurs" pour tous ceux qui font un don d'au moins 3.000 livres, et qui permet d'y voir une facétie Monty Pythonienne tout à fait réjouissante !

mardi 13 décembre 2011

J'aime le voir jouer

Puisque le "grand mystère" de l'identité de mon enchanteur est levé [1], il n'aura échappé à personne que ce dernier passe sa vie à jouer.

Heureux homme.

Et moi, j'aime aller le voir jouer.

C'est rare, un métier où c'est non seulement possible mais encouragé d'aller voir les autres travailler, non ?

Et puis surtout, j'aime sa façon de raconter des histoires, de n'être plus tout à fait lui mais son (ses) personnage(s), où parfois je crois l'apercevoir dans l'éclat bref d'un regard, d'un geste qu'il a, aussi, dans la vie. C'est sa capacité à me surprendre chaque fois. A m'embarquer, lui et ses comparses, dans le récit, dans une autre vie, ailleurs, un autre temps.

Je me demande s'il sait à quel point il est capable de m'emmener, de m'émouvoir. S'il le perçoit, vaguement, d'un coin d'oeil, ou dans mes mots, après.

C'est curieux, en parlant d'après, de le retrouver. De le voir réapparaître sous le costume, sous les expressions "d'un autre", de le voir soudain épuisé, et puis, petit à petit, le temps de se refaire le film, de ce qui a été, pas été, de ses sensations, la détente s'installe peu à peu et le revoilà.

J'aime aller le voir jouer, aussi, quand sur le quai de métro samedi, j'ai vu ceci, je n'ai pas pu résister.

Affiche de Cyrano dans le métro parisien

Affiche de Cyrano dans le métro et un clown

Vue des affiches

Allez-y, c'est d'la bonne !

Edit : puisque vous êtes d'humeur joueuse, j'ajoute une vue, et... la réponse à la question soulevée par Raphaëlle, Minium et Pablo suivra, dans quelques heures !

Note

[1] et je rigole très fort à l'idée de mystère, vu qu'un nombre considérable de gens avaient une idée plus qu'assez précise de ce qui se passait avant même que les faits se produisent