Sacrip'Anne

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mardi 2 février 2016

Créativité

Depuis quelques jours, l'un de nos bonheurs, à l'Enchanteur, Lomalarchovitch et moi...

Non, il faut que je vous introduise ça mieux.

De tous temps, il y eut des gens créatifs. Des inspirés, des torturés, des un peu branques.

Des rigolards, des potaches, des inventeurs.

Bref. Des gens qui ont des idées.

Parfois on reste pensif devant le temps passé pour aboutir à quelque chose.

Imaginez.

Des heures et des heures à bidouiller avec un matériel qui ne fait pas forcément ce qu'on veut.

Ce que vous allez voir, ça prendrait quelques heures, avec la technique d'aujourd'hui.

Ça a dû leur prendre des jours. Sans parler du story board foutraque et de comment ont-ils bien pu avoir cette idée-là.

Mais plus de 50 ans après on a ri en le voyant et Lomalarchovitch est fan.

Merci Mado et Jeannot. J'espère que vous êtes toujours aussi créatifs et barrés. Avec une pensée pour Kozlika et Tellinestory qui goûteront particulièrement, je pense.

mardi 19 janvier 2016

Badoum Tchi

C'était chouette de faire rire une partie de l'assemblée avec ma vanne pourrie de la journée.

Je vous la livre telle que : A Bricorama, ils devraient vendre des fruits.

Un peu contrite de voir que c'était une vanne clivante : y a ceux qui l'attrapent tout de suite et les autres.

Mon Enchanteur fait partie des autres, lui, pourtant au moins aussi créatif en jeux de mots laids que l'agenda Vermot soi-même.

En attendant, on a bien ri.

mercredi 2 décembre 2015

La chasse à la baleine

Y a des jours, vous êtes content(e)s que les vêtements tombés du placard le matin correspondent finalement aux péripétiesqui vous attendent.

Par exemple, quand vous vous retrouvez en fin d'après-midi en pleine chasse à la baleine.

C'est ce qui m'est arrivé lundi. On avait, avec deux collègues, rendez-vous avec une agence de communication. Pour ceux qui ne m'ont jamais vue en vrai, il faut savoir que je fais des gestes en parlant. Potentiellement de grands gestes.

Or donc sur le dernier tiers de la réunion, je sens au détour d'un de ces gestes illustratifs un truc désagréable qui me rentre dans le sein droit.

Pour avoir déjà vécu cette sensation déplaisante [1] j'ai identifié sans peine le coup de la baleine de soutif qui perce sa gaine de tissus et prend sa liberté, après avoir subi les contraintes du job un peu trop longtemps à son goût.

Il se trouve que j'avais une chemise / tunique ample à large encolure. Ce qui m'a mise tout de suite dans l'embarras (si elle remonte d'un centimètre, impossible de cacher le truc, tout le monde va la voir) autant que dans la possibilité d'intervenir illico presto.

J'ai donc pris une posture un peu étrange en mode "allangui, mais je cache mon décolleté d'un bras" et de l'autre, ait profité de la forme de demi-cercle de la baleine pour la pousser hors de sa gaine en exerçant une sorte de rotation en passant par le bas du vêtement.

Une fois dégagée, fort heureusement sans trop d'encombres, je l'ai récupérée toujours par le bas et donc sous la table[2], je la récupère.

J'ai ensuite terrassé et plié tant que j'ai pu la baleine (connue pour sa souplesse) pour la mettre dans la poche de mon pantalon.

A la fin de la réunion, j'ai évacué ma baleine dans la corbeille à papier [3]

Mes collègues assurent n'avoir rien vu. Quant aux trois messieurs de l'agence, ils ont été polis. Morale de l'histoire : soyez toujours prêts pour la pêche à la baleine.

(Et sinon, je vais vous embêter encore un peu avec tout ça, mais que ceux qui trouvent que c'est une bonne idée n'hésitent pas à relayer, et pourquoi pas soutenir avec un petit don notre projet "Tous bons élèves !" à l'école Langevin Wallon de Colombes)

Notes

[1] il y a même une fois où j'avais dû retirer mon soutif, en le faisant passer par mes manches, à un feu rouge, tellement c'était intenable

[2] comme quoi les vêtements du haut pas rentrés dans le pantalon, c'est pas juste une question de style, c'est aussi se préparer à toutes les situations

[3] car l'expérience m'a déjà montré plusieurs fois que la gaine recousue, en tout cas par mes soins, ne suffirait pas à contenir la baleine plus de quelques heures

mercredi 18 mars 2015

Lettre au CE2A

Chère classe de ma fille,

Vous vous apprêtez à partir en classe de mer, et j'en suis ravie pour vous.

Ça va être drôle, ça va être l'aventure, ça va être autre chose qu'à la maison et à mon avis, avec votre instituteur, vous allez revenir avec des bons souvenirs plein la tête. Et peut-être quelques drames de la cohabitation H24 avec vos meilleurs copains, aussi, mais ça c'est une autre histoire.

Même si laisser ma fille encore partir loin de moi me rend un peu triste, je ne peux que penser avec joie avec tout ce que vous allez vivre.

D'autant plus que j'ai d'excellents souvenirs de ma classe de mer. C'était l'année du CM1-CM2, j'étais dans une classe à double niveau. J'avais fait CM1 au premier trimestre et j'étais passée en CM2 pour Noël.

Il se trouve qu'en plus des vacances, on est partis en classe de mer (à Andernos les Bains, un peu plus au sud que là où vous allez partir, mais c'est la même mer !) Dans mes souvenirs on est partis trois semaines. TROIS SEMAINES. On a fait du bateau (de l'Optimist, comme vous, mais en plus vieux). On avait préparé ça par un certain nombre de séances d'initiation à la voile dans les étangs près de notre école où on pelait de froid. Et on avait hâte de voir ce que ça faisait, de naviguer en mer !

On a fait du kayak, des promenades, des fêtes, des baignades. Et on a un peu travaillé. Quand je dis un peu, c'est vraiment peu.

Environ une demi journée sur l'ensemble du séjour. Il se trouve que c'est justement cet après-midi là que mes parents, qui étaient copains avec mon instituteur, ont débarqué pour une visite, avec un terre-neuve (un gros gros chien noir plein de poils) et un énorme sac plein de gâteaux. Du coup on s'est arrêtés plus tôt que prévu.

Il m'en reste des lacunes sur la division avec des virgules, mais comme maintenant, j'ai droit à la calculatrice, ce n'est pas très grave.

Je vous souhaite de vous amuser autant que nous. Et revenez vite, quand même !

mercredi 10 septembre 2014

Comment l'huile de pépin de raisin empêche d'accoucher comme une femme, une vraie

La maternité où j'ai accouché a un beau site internet (tout neuf ? Récent ? Bref. Il fait environ moderne). Sur lequel la maternité donne une liste des choses à prévoir dans les valises. Car quand on part accoucher on prend : la valise du bébé, notre valise à nous ET le sac pour la salle de naissance. Ça en fait des trucs à porter avec, potentiellement, des contractions toutes les 5 minutes et un ventre énorme, me direz-vous, mais les accompagnants ont, c'est bien connu, douze bras pour soutenir la parturiente, conduire et garer la voiture, porter les valoches et remplacer les mains qu'on aura écrasées dans d'horribles souffrances.

Quoi qu'il en soit, pour les valises du séjour, j'ai fait comme ça me paraissait bien. Et il y en avait encore trop sachant qu'un certain nombre de choses étaient, malgré les apparences, disponbiles là-bas.

C'est pour le sac de la salle de naissance que j'ai fait glurps. Y avait des trucs de bon sens. Des idées chouettes comme : n'oubliez pas de prendre de la musique si vous en voulez. Et "une bouteille d'1 litre d'huile de pépin de raisin".

J'ai immédiatement plongé sous l'immense tapis du déni. Dont je ne serais jamais sortie si je n'y étais pas en très très très mauvaise compagnie.

Parce que si vous avez accouché, vous avez une idée de ce qui va suivre. Mais sinon, je m'apprête à vous révéler un truc qui va vous faire contracter du périnée toute la journée.

Oui il s'agit du périnée. Et cette huile, notamment connue pour sa neutralité dans la réalisation de la fondue bourguignonne, est là pour...

(Je respire et je prends mon souffle pour vous révéler l'atroce vérité, mais j'en ai encore des spasmes de "j'veux pas le savoir")....

... pour qu'on vous masse gentiment ledit périnée avec ladite huile dans un but d'assouplissement et pour éviter que votre bébé ne déchire tout sur son passage.

Je sais, ne me remerciez pas, vous allez spasmer et vomir toute la journée. Notez qu'entre fondue et fondement, on voit tout de suite mieux ce que "va bien te faire cuire le cul" a comme origine.

Or donc, il nous fallait de l'huile de pépin de raisin. Autant vous dire que j'ai quand même séjourné aux frontières du déni pour demander à mon amoureux de la prendre dans le rayon, vu que moi, rien que de penser à son usage, j'étais moyennement partante.

Et finalement (on a envie de dire ouf, je vous renvoie aux raisons profondes qui font que j'ai bien vécu cette césarienne, ça tient à peu de choses), on en a pas eu besoin.

Du coup, dans l'idée de rendre service à ma voisine et camarade twittérienne Neea, je lui ai offert la bouteille, comme une aînée passe le flambeau de la maternité, comme un trophée qu'on se transmet, etc (je vous laisse broder ici les envolées lyriques de votre choix).

Pour ne rien vous cacher, on a pas creusé le sujet de nos périnées et de nos ressentis sur le sujet.

Mais il se trouve qu'elle aussi a accouché par césarienne.

De là à dire que l'huile de pépin de raisin est le meilleur répulsif de l'accouchement naturel au monde, il n'y a qu'un pas que je franchirai avec toute la mauvaise foi dont je suis capable.

(Et oui, le titre est une provoc, que les commentateurs attirés par les moteurs de recherche des générations futures me pardonnent.)

jeudi 31 juillet 2014

Il n'est de meilleure compagnie qui ne se quitte

En ces temps de nouveautés, de découvertes d'un petit être, et de morceaux de nous par la même occasion, je peine à m'ouvrir au monde. Pas aux copains, aux amis, aux humains chouette, non, mais aux nouvelles du monde du moment et à la haine violente qu'elles suscitent. Du mal à comprendre à quoi ça rime et où ça mène.

Bref. Malgré tout un peu de la violence de notre bonne vieille planète s'est infiltrée chez nous. Figurez-vous qu'un compagnon de 14 ans et quelques m'a plantée là, quittée comme une vieille chaussette, abandonnée.

Il faut dire qu'il devait se sentir trahi et suborné depuis quelques temps. Depuis que ce n'est plus avec moi qu'il a des rapports privilégiés.

N'empêche, il faisait partie des premiers à visiter mon tout premier apartement. J'avais ouvert des yeux effarés à son coût (mal indiqué), mais l'avais rapporté néanmoins.

Il avait parfois donné des signes de faiblesse, mais 14 ans de loyauté, ça n'est pas rien.

Et puis la semaine dernière, la femme de ménage l'a mis en route et il a fait un bruit étrange. On l'a inspecté sous toutes ses coutures sans trouver la source, mais pour différentes raisons on s'est dit que son heure était venue.

Et en plus d'un nouveau bébé, on a depuis ce matin un nouvel aspirateur (SILENCIEUX !!!!).

Rest In Peace, premier aspirateur de ma vie adulte.

mardi 10 juin 2014

Levée du secret

Le secret n'est pas que mon Enchanteur a eu 40 ans vendredi, non, non; non. Mais c'est lié. Figurez-vous que, comme son père, il ne conçoit un anniversaire que célébré le jour J.

Or, quand le jour J tombe un vendredi, ça pourrait sembler une aubaine, sauf pour lui qui s'occupe à incarner un odieux Dom Juan qu'on adore détester aux heures de banquet ouvrables.

Du coup que faire ? Comploter, proposer aux amis, à la famille, de venir au théâtre lui faire une belle salle pleine de gens qui l'aiment et qu'il aime ? Mais oui !

C'est donc ainsi qu'avec beaucoup d'amour, d'amitié, et de complicités diverses, nous avons organisé dans le plus grand secret (enfin il paraît qu'il se doutait que quelque chose se tramait, mais c'est facile de dire ça après, hein !) la venue d'un public digne d'un tel anniversaire.

Malgré la légère angoisse de se demander si, finalement, ça n'est pas une mauvaise blague à faire à un comédien, particulièrement dans un théâtre où il est difficile d'ignorer le public, sourire des réponses affirmatives, des confirmations, et des magnifiques "poker face" d'un certain nombre de convives qu'on a vus entretemps et qui n'ont rien trahi.

Bien sûr, quand nous avons croisé coup sur coup deux des invités juste devant le théâtre un peu avant l'heure de la représentation, je me suis rendu compte que j'avais un peu séché les cours de l'Actor Studio et que le meilleur comédien de nous deux, c'était résolument lui. Mais qu'importe, même soupçonneux, la vraie surprise pour lui serait de voir l'ensemble de nos frimousses réjouies.

Et puis tenter de profiter de la pièce malgré la hâte de le voir après, d'enfin pouvoir rire et libérer le secret ! Voir son sourire radieux aux saluts et se dire que ça avait l'air de le rendre heureux...

Et enfin profiter de quelques moments ensemble, famille, amis, de rire, de mots tendres, de blagues et de plaisir à être ensemble.

Merci encore à tous les complices. C'était chouette de faire ça avec vous, et vous avez participé, je crois, à un joli moment d'émotion pour lui.

Et pour les quelques uns d'entre vous qui étaient mêlés à une conversation implicant un film français des années 80, une histoire de casting pas tout à fait en famille et le port distingué du polo, sachez qu'on a reçu le DVD pour réviser avant les moqueries. Gniark gniark gniark.

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mardi 18 février 2014

La minute de la culture gratuite et aléatoire

Ça fait quelques jours (et je ne me souviens absolument pas de quoi c'est venu) que nous consacrons quelques minutes de notre café post-prandial à un petit jeu, les midis de bureau.

Il s'agit, grâce à la fonction "aléatoire" de Wikipédia, d'acquérir du savoir nouveau, probablement assez inutile, juste pour le plaisir, dans la joie et la bonne humeur.

C'est ainsi que depuis la semaine dernière, nous connaissons :

- les rois et régents de Belgique dans l'ordre
- l'existence d'un programme d'observation des étoiles proches (moins de 32,5 années lumière)
- quelques détails sur un ancien gardien de but Yougoslave
- la vie et l’œuvre de Tenskwatawa, anciennement connu comme "Celui qui fait du bruit".

Le tout sous l’œil parfois dubitatif, mais parfois tout à fait participatif de nos congénères.

J'aime bien ce jeu.

jeudi 13 février 2014

Grand jeu "Dans la salle de bains"

Saurez-vous retrouver d'où est extraite cette scène d'anthologie ?

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Elle entre dans la salle de bains, ferme la bonde de la baignoire, fait couler de l'eau et verse du bain moussant.

Quelques minutes après, elle entre, chargée du poids de la fatigue, dans la baignoire, et s'y assied.

De tout son considérable poids.

Et ressent immédiatement une sensation d'inconfort majeur.

Elle se relève, lourdement, se saisit du tapis de douche (transparent), et confirme d'un regard que ce dernier était posé ventouses vers le plafond.

Elle le retourne, s'installe finalement, se sèche les mains, prend un bouquin.

Il entre, équipé de quelques questions sur la question des œufs brouillés.

Elle lui demande : "c'est toi qui a remis le tapis de baignoire à l'envers".

Il part dans un fou rire homérique. Du genre qui vous fait couler les larmes des yeux, du genre qui fait mal aux mâchoires et aux abdos, du genre dont on ne sort pas avant quelques minutes.

Elle rit aussi, de la même manière. Doit poser son livre pour le protéger de conséquences fâcheuses.

Et dans un hoquet, lui, qui est pourtant connu comme étant un homme à gros QI (comme quoi en avoir un gros ne fait pas tout), intelligent, sensible et attentionné en plus d'être beau, de dire...

...

...

...

"Je ne comprenais pas pourquoi il ne tenait pas au fond".

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Il s'agit donc :

Réponse A : d'un extrait inoubliable d'Hélène et les garçons
Réponse B : d'un extrait du DVD mémorable "Les Bricol' Girls"
Réponse C : d'un extrait d'une sitcom à écrire : "Les aventures de Sacrip'Anne et de son Enchanteur - le retour des blonds""
Réponse D : d'un extrait des "Confessions" de Jean-Jacques Rousseau.

A vous de jouer !

mardi 4 février 2014

David Tennant, les hormones et moi

Ça fait partie des moments qui me font plutôt rigoler, dans les mineurs inconvénients de la grossesse, ces instants où vous fondez en larmes devant la télé, intérieurement morte de rire d'être la proie d'un tel bouleversement lacrymal.

La semaine dernière, donc, on regardait avec mon Enchanteur l'épisode final de David Tennant en tant que Dr Who (ne lisez pas la note de bas de page si vous ne voulez pas de spoilers) [1], devant lequel j'avais déjà abondamment pleuré au premier visionnage.

Or donc, bien que préparée, nous voici devant le final, moi inondée de mes propres larmes. Générique. Je me lève pour aller faire pipi (car les chutes du Niagara qui coulaient de mes yeux n'avaient pas réussi à me déshydrater). Et maugréer : "c'est malin, je suis triste pour toute ma vie, maintenant" dans un plus pur effet dramatique.

C'est semi hilare que mon Enchanteur m'a demandé au retour si je voulais voir les bonus, ou si j'étais en deuil ("oui, je suis en deuil", ai-je répondu).

Et j'ai comme l'impression que cette scène de grossesse va me suivre quelques années...

Note

[1] la fin de la mini saison où après avoir déprimé velu à se retrouver seul et considérer qu'il a vécu trop longtemps, il termine par un "I don't want to go" saisissant

lundi 3 février 2014

Faire sauter les verrous

La camarade Kozlika fomente une action militante contre les cadenas sous le pont des Arts, comme elle l'a publiquement indiqué ce week-end.

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Outre la Brigade du Bon Goût dont elle se revendique (à juste titre, quelles verrues immondes que ces machins en ferraille à l'infini), son action me semble manquer un peu d'ambition pour les raisons suivantes :

- le pont des Arts est loin d'être le seul à nettoyer (la preuve, on en a vu jusque sur une passerelle Londonienne !)

- le message lui-même mérite un peu de pédagogie.

Car, messieurs et dames, appariés dans l'ordre que vous voulez, jeunes tourtereaux qui enlaidissez nos ponts (et chaussées ?) de vos cadenas, en gage d'un amour éternel autant qu'infini... êtes-vous sûr qu'il s'agit du symbole qui convient ???

Mettre votre amour sous clé, bien fermé verrouillé, vous paraît-il être LE souhait que vous voulez faire pour votre histoire d'amour ?

Vous enchaîner à l'autre par la contrainte et non choisir le cheminement conjoint délibéré vous semble un bon augure ?

Allons.

Soyons raisonnables, jeunes gens. Allez rouvrir vos cadenas dans la promesse d'aider l'autre à être lui et l'envie de l'aimer comme tel. Ne soyez pas de ces gens qui manipulent, forcent, aiment l'autre pour ce qu'ils voudraient qu'il soit au lieu de ce qu'il est. Ne soyez pas de ceux qui forcent à entrer dans votre système au détriment de qui est l'autre.

Regardez-le, détachez votre cadenas (et servez-vous en pour un truc vraiment utile), et promettez-vous d'essayer de vous aimer tous les jours...

...

...

... sinon on arrive avec les meuleuses. :D

mardi 28 janvier 2014

Elle est folle

Ma fille est folle, cinglée, crapulette.

Particulièrement quand elle va bien, d'ailleurs.

Elle se met alors à raconter des bêtises d'un ton enjoué, à éclater de rire à tout propos, à faire des danses de la joie, enfin bref, un petit tourbillon joyeux de folitude adorable.

Ce matin, elle s'est levée quand elle m'a entendue, s'est préparé le petit déj et s'est installée confortablement dans le canapé pour consommer.

J'étais déjà à l'étape du lavage de dents mais pour piquer un peu de temps, d'amour et de rire à la vie rémunérée, je me suis pointée, en t-shirt, brosse à dents en bouche en lui faisant un "Twist and shout" mousseux agrémenté de la choré qui va bien.

Elle a fait semblant de soupirer, a levé les yeux au ciel comme dans les pires vaudevilles avant de lâcher un "elle est folle".

(Je la soupçonne de regretter de n'avoir pas eu l'idée avant moi).

Je crois que j'ai une vague idée de qui elle tient, en fait :)

Et j'aime à la folie (aussi) ce bonheur à être mère et fille qu'on partage intensément, elle et moi.

jeudi 23 janvier 2014

Amour, gloire et beauté, ma vie fascinante (au marketing)

Alors vous vous souvenez de ce billet sur le papier décalé que j'avais fait pour le journal interne ?

L'histoire a une suite !!!

Le papier a fait rigoler les sans-grade de mon genre. Puis quelques chefs de bas rang. Puis notre chef de haut rang. Mais pas trop à la toute nouvelle DRH qui visiblement s'est posé quelques questions sur la personne qui pouvait avoir l'idée saugrenue d'écrire un truc pareil. Et a découvert à l'occasion où elle était tombée.

Alors mon grand chef, (il est chef du chef de ma chef, c'est dire) est allé causer à la DRH et, au prix d'un changement de titre [1], a fait en sorte que ça passe, sans toucher une virgule.

Depuis quelques jours qu'il est sur les bureaux, un défilé de gens viennent me demander si c'est moi qui ai bien commis et me dire qu'ils ont bien ri, et qu'en même temps ils ont compris ce qu'on faisait. Enfin il reste un bon 80 % de la boîte qui pense qu'on est payés à coller des gommettes à paillettes, mais...

Même le chef de ma chef est venu dire qu'il avait ri, et vu son grand sérieux, son approbation m'est délice.

Plus qu'à retourner faire mon VRAI travail, maintenant. Mais c'est chouette une bonne surprise comme ça de temps en temps !

Note

[1] et tant pis pour ceux qui auraient ri au clin d'oeil

jeudi 3 octobre 2013

La hiérarchie pour les Nuls

Entendu cette semaine en réunion, pour parler des réorganisations d'un service de notre SuperBoîte :

"Alors ils étaient au même niveau, côte à côte, ensuite il est passé sur elle, et après elle est partie en congé maternité".

J'avoue, j'ai ri.

lundi 15 juillet 2013

Toute eau a été pissée par un dinosaure

Pour me consoler du départ de ma fille (trois semaines, vous rendez-vous compte, TROIS semaines ??!!!), le récit d'une discussion qu'on a eue.

L'autre jour l'Enchanteur leur racontait que l'eau est présente sur Terre depuis sa création et par l'effet du cycle de l'eau, est la même depuis le début. Evaporée, plue, bue, pissée.

Et que donc (en servant une tournée de verre d'eau), nous sommes parvenus à la conclusion que toute l'eau qu'on buvait avait un jour ou l'autre été pissée par un dinosaure.

Depuis et bien évidemment, la notion de pipi de dinosaure est devenue courante à la maison.

"Je te sers un peu de pipi de dinosaure ?"

"Si je fais pipi dans le bain, ça n'est pas grave, c'est déjà du pipi de dinosaure"

ou encore, "ferme les yeux pendant que je te fais ton rinçage au pipi de dinosaure".

Je ne sais pas bien qui a l'âge bête le plus bête chez nous.

Mais on y rit bien.

jeudi 28 mars 2013

Tousse pas maman !

Au bureau, on a une collègue qui s'auto surnomme "maman". Sur un mode Audiardo-Béruriesque, hein, pas qu'elle se prenne pour nos mamans.

Du coup, parfois, quand on lui cause, on croirait un peu qu'on parle avec l'inénarrable Norbert (mais si, faites pas semblant de ne pas savoir qui est Norbert de Top Chef de l'an dernier !!).

Bref, hier, quelqu'un me dit un truc débile, et comme malgré l'aspect quotidien de la chose, je ne suis pas encore habituée, je m'en étouffe en buvant mon thé. Quinte de toux s'ensuit, et là, je l'entends me dire :

"Tousse pas maman, y a rien de chaud !".

Moment de silence incrédule sur l'open space.

Echanges de regards rigolards.

Puis fusent les "mais qu'est-ce que tu racontes ?", "qu'est-ce que tu as dit ?", "mais d'où tu sors ça ?".

Elle extrêmement étonnée qu'on ne connaisse pas cette expression à ses yeux très répandue. Quelques recherches sur les internets lui ont montré que quand même, on était pas les seuls à ne pas connaître.

Et elle, hilare, assez convaincue que c'est le reste du monde qui a tort, même pas victime d'une quelconque ribote [1].

Faut dire, c'est déjà elle qui, la semaine dernière, nous avait fait un exposé sur le fait que les hommes de cavernes étaient de mauvaise humeur parce qu'à force d'être dans les cavernes, ils ne voyaient pas assez le soleil, comme nous en hiver.

Si, comme moi, vous vous posiez la question de savoir comment on peut établir que les hommes des cavernes étaient de mauvaise humeur, sa réponse vous éclairera : "ben ça se voit, maman, à la télé, ils sont toujours en train de grogner".

C.
Q.
F.
D.

Note

[1] Excès de table, et surtout de boisson