Sacrip'Anne

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mardi 1 mars 2016

CM1A Swags

J'ai lu son article !!

Non seulement il est rudement bien mais en plus, elle a une plume !

C'est impressionnant de voir un tout petit bout de femme de même pas dix ans qui cherche déjà des effets de style.

Je suis fière comme un pou, comme un paon et comme un bar tabac à la fois.

Dans la série "bonheurs de ma fille", je l'entendais lire des histoires à son petit frère l'autre jour et je suis émerveillée par la justesse de son ton, par la belle qualité de sa lecture.

Elle m'épate (moins par son sens du rangement, je dois l'admettre).

Ma fiiiiiillle :)

vendredi 7 septembre 2012

Notre chemin ensemble

Ca me saute aux yeux, ces jours-ci, à quel point on passe notre temps à parler, avec Cro-Mi. (Et avec le Lutin Facétieux, quand il est là !)

A raconter pourquoi ceci, pourquoi cela (peut-être pour ça qu'elle n'a jamais été tant versée dans les "pourquoi ?" à répétition, sauf pour rire, parce qu'en fait naturellement on cherche des explications, des réponses ?), décoder le monde.

Parfois je me fais l'impression d'avancer dans une grotte en la tenant par la main, avec une torche, et d'éclairer le monde pour elle. Je me dis : je lui montre ce que je vois, moi. A elle d'en découvrir d'autres morceaux, d'autres visions.

Quoi qu'il en soit on se parle, beaucoup, énormément, du monde, de la vie, des gens... et j'aime ça (elle aussi, je crois).

L'an dernier, à plusieurs occasions, j'avais perçu qu'elle "savait lire mais ne savait pas qu'elle savait".

Visiblement il y a eu déclic, hier soir, en rentrant de l'étude, on s'est installées pour un thé des grands - papote à trois. Elle est allée chercher un livre et lentement, mais sûrement, s'est mise à lire.

Elle lit ! Mal, mais elle lit !

Et je ne doute pas que dans quelques semaines la fluidité y sera, étant donné ce qui doit travailler en arrière plan depuis des mois !

Alors on a parlé de la lecture. Que ça n'empêcherait pas que je lui lise des histoires, si elle voulait. Mais la liberté de prendre un livre et de s'embarquer dans une aventure "dans la tête" !

Pétillement rêveurs et envieux dans ses yeux.

Je suis émue et heureuse pour elle.

jeudi 19 janvier 2012

Le vieux charmeur littéraire

Samedi matin d'il y a presque deux semaines, j'ai pris le métro très tôt, pour prendre un autre métro, pour prendre l'Orlybus.

Dans le métro du samedi matin, très tôt, il n'y a pas tant de monde, même sur l'effroyable ligne 13 (les lecteurs qui la connaissent auront eu, juste à lire ce mot et ce nombre, un frisson d'épouvante le long de l'échine).

Largement de quoi s'assoir et caser le sac de voyage, le sac de l'appareil photo, le sac à main. Et se poser avec un bouquin.

En face de moi s'installe un (pardon papa) monsieur plus vraiment très jeune. Disons entre 60 et 65 ans. Il s'assied donc, et se tord le cou pour voir ce que je lis.

- C'est anglais, non ?

- Oui, c'est anglais (c'était l'excellent La chute du British Museum de David Lodge. Plus anglais tu meurs).

Je reprends ma lecture et ris de bon cœur aux pérégrinations d'Adam Appelby, emmêlé dans sa frustration sexuelle, sa famille déjà nombreuse et ses principes de catholique déjà pratiquant, à la sauce parodique portant plutôt à la bonne humeur.

- C'est drôle ? demande, observateur, mon voisin d'en face ?

- Oui, très, réponds-je.

- Moi je suis plutôt classiques. Et là il me montre son propre livre, un exemplaire de poche et hors d'âge de Les dieux ont soif d'Anatole France.

Je me garde bien de lui dire que je l'ai lu au moins trois fois, à la fac, qu'il ne m'en reste qu'un souvenir ennuyé de ce roman sur fond de Terreur, qu'il me semble qu'Anatole France a mal vieilli (enfin lui, oui, bien sûr, il en est mort, ses écrits, surtout) et que bon...

Je me dis que tous les goûts sont dans la nature et que tant mieux s'il prend plaisir à son Anatole. Tant qu'il ne me force pas à le relire !

Alors je lui dis : "on trouve de bien belles choses, aussi, dans les classiques".

Et replonge mon nez dans la culotte en dentelle d'Adam (faut lire pour comprendre).

Mon voisin n'use pas trop son propre livre. Il se lève, et avant de descendre me salue d'un "bonne lecture, mademoiselle !" (hinhinhinhinhin vil flatteur)

C'est rigolo, je trouve que le métro est un lieu très rassurant pour ceux qui ont peur que les gens ne lisent plus. Il me semble qu'on y voit beaucoup de gens le nez dans un bouquin, et que c'est plutôt un signe agréable.

Mais peut-être que ce monsieur ne le savait pas, qu'il était content de partager un instant de connivence littéraire ? En tout cas, ça aussi, ça porte à la bonne humeur. Se parler de livres dans le métro.