Sacrip'Anne

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jeudi 24 janvier 2013

C'est pas juste

L'autre jour, il y avait Larcenet, sur Inter, chez Busnel.

Le mondain à la mèche a lancé notre Manu sur l'un des sujets qui le font démarrer, immanquablement. Internet. Et surtout, les commentaires sur Internet.

Manu Larcenet, dans un argument qu'on lui a déjà entendu, disait qu'il lui était insupportable que n'importe qui vienne démolir l'expertise de quelqu'un, que tout le monde se positionne à égalité de savoir.

Et aussi qu'il avait souffert de critiques infondées sur qui il était, inexactes, déjà, et s'attachant à sa personne plutôt qu'à son travail. Que s'il y répondait, la "meute" se jetait sur lui. Que c'était injuste et que cette injustice lui était violente.

Même si je ne partage pas tout son avis sur le web participatif, ces mots ont fait écho, et puis je me suis dit que c'était le cas partout.

Quand on nous dit quelque chose de juste, on peut argumenter, ne pas être d'accord, mais il y a quelque chose de bien fondé qui doit alimenter la réflexion.

L'injustice, elle, nous met dans un état de sidération, de choc émotionnel, les bras nous en tombent et on est, déjà, dans l'irrationnel, les mots perdent de leur sens et l'absurde s'en mêle.

C'est un peu de ça qu'il s'agit en ce moment dans la société, d'ailleurs. Des gens à qui on enlève rien qui viennent dégueuler à la face de gens qu'on considère comme des citoyens à droits réduits. Sous des prétextes qu'on à peine à réfuter tellement ils ne tiennent sur rien de logique, rien de juste.

Et en plus, ils se plaignent d'être victimes d'intolérance.

C'est dégueulasse, c'est injuste, c'est violent. Et ça fait mal à l'humanité.

mardi 22 janvier 2013

Vadrouilles et péripéties

Contrastes.

Vendredi, nous avons passé deux heures et quelques dans une salle d'embarquement, puis plus de trois heures dans un avion, sans jamais être sûrs que nous partirions. Parfois il y a eu la tentation de repartir, d'aller se rouler en boule sous la couette.

Mais la perspective d'être attendus si amicalement en Toulousie nous a donné du courage, et c'est épuisés mais heureux que nous nous sommes couchés à pas d'heure. En ayant pu finir L'écharpe, grâce à toutes ces heures de temps libre subitement procurées par la neige et les aéroports de Paris !

Rainbow Scarf

Samedi, il y a eu gastronomie. Et marche avec les amis.

A chaque fois que je suis à un endroit où plein de gens ont envie d'un monde meilleur, j'ai quelques minutes, comme ça, où les larmes me montent avec les frissons, une sorte d'émotion intense à se sentir pas seul dans ses rêves et ses espoirs [1].

20 janvier 2013 - Manif Toulouse

Et puis j'ai cajolé un petit bout de vie baveux et serré dans mes bras sa maman, on a dîné comme des rois touchés pas de jolies attentions, et puis brunché le lendemain dans les rires et la bonne humeur qui aurait été totale si on avait pas dû, en dernière minute, s'acheter des billets de train plus tôt pour cause de vol annulé, et les remplaçant trop tard et menacés.

C'est sûr, 6 heures de train sur les strapontins d'entre-voitures bondés, accompagnés par les voyageurs d'un autre train, lui annulé, c'était long.

C'est sûr la fin du retour sous la neige c'était le "trop" de trop.

Mais nous retrouver tous les quatre bien au chaud.

Se dire que quand même, on a fait des choses belles, et des choses importantes.

Il était bien, ce week-end, quand même. Malgré les contrastes.

Merci les coupaings.

Note

[1] Wedontcare, si tu passes par là, j'ai pensé fort que tu y étais aussi et j'aurais aimé te dire que j'étais là, à quelques pas de toi, et puis je n'avais rien pour te joindre alors je me suis résolue, mais un peu triste de ne pas avoir pu

mercredi 26 décembre 2012

De grandes tablées

Je viens d'une "petite" famille en nombre, qui plus est, mes cousines ont vécu l'essentiel de leur enfance à l'étranger, alors cette année, j'ai fait une découverte assez impressionnante.

Il faut dire, pour nous, le moment où on fêtera notre fin d'année, ça sera samedi, quand les enfants seront revenus, les grands-parents varois de Cro-Mignonne arrivés, les paternels du Lutin réunis pour l'occasion. Et là, enfin, on ouvrira les cadeaux. Parce que c'est quand même plus rigolo quand on le fait tous ensemble.

Or donc, on s'est gardé les soirées du 24 et d'hier en amoureux, mais j'ai été l'invitée de célébrations de fin d'année dans les deux familles de mon amoureux. Du genre nombreuses, NOMBREUSES, les familles.

Et mon premier constat est immédiat : une famille nombreuse, ça fait du bruit !

BEAUCOUP de bruit.

Et malgré la trève de Noyel, bien connue des marchands d'armes, on devine entre les blagues, les froissements de papiers, les verres entrechoqués, les histoires des uns, les alliances des autres, les fines frontières des clans, enfin bref. Dans une énorme grande famille, on le sent bien, y a bien des histoires.

Je dois dire qu'au delà de Noël, du moment, j'ai été très touchée de l'accueil chaleureux de certains qui me connaissaient à peine ou pas, d'une sorte d'adoption avunculaire qui s'est jouée en quelques rires, et de jolis mots.

(Mais quand même, le retour à une sorte de silence relatif, après, c'est reposant !)

mercredi 5 décembre 2012

De mon côté de l'histoire

Lui il dit qu'il s'est surpris lui-même, qu'il ne s'attendait pas à ça.

De mon côté de l'histoire, ce que j'ai vu, c'est une irruption sous forme de "mais moi j'existe !", tout à fait intéressante, quand on y songe, pour un qui se trouvait pas prêt, pas dispo, pas tout ça, dans ma complainte du Rolodex et ses péripéties annexes :)

J'ai vu un homme qui était heureux de se donner à connaître, failles et noirceurs comprises. Heureux d'échanger, de partager.

J'ai vu des complicités et des ententes immédiates. Des rires au kilomètres (ou plutôt, au décibel).

J'ai vu des regards intenses fixés sur le mien comme si j'étais la personne la plus fascinante du monde. Troublant.

J'ai vu des envies de passer du temps ensemble, de se revoir, de se dire des choses tous les jours.

J'ai vu de longues heures partagées sans temps morts.

J'ai vu des rires et des regards amis, j'ai entendu leurs questions curieuses.

J'ai vu parfois, ce balancier, ce "j'suis pas prêt pas dispo pas encore et puis ça peut pas". Et l'instant d'après, de nouveau, l'envie d'être près.

J'ai vu un sms qui répondait, en substance, "j'arrive" à mon "tu me manques".

J'ai vu la poignée de minutes qu'il lui a fallu pour que lui + moi, ça lui devienne naturellement nous.

Et maintenant, je le vois tous les jours et je suis heureuse qu'il ait arrêté de croire aux histoires qu'il se racontait, sur le mode, l'amour, suis pas prêt, pas dispo, pas moi, tout ça.

Mon amour tout doux, au rire sonore, au sourire radieux et aux pieds bariolés...

Chaussettes

mercredi 21 novembre 2012

Matins de bureau

Peu nombreux avant 9 heures, à vrai dire, avant 9h30, même.

Vider la théière-thermos de la veille si nécessaire, opérer un choix stratégique majeur (noir cannelle ou vert zubrowka ?), aller à la machine à café faire le plein d'eau chaude.

Essuyer le rire d'un matinal sur le volume de l'engin (un petit litre, pourtant, bon sang, zont jamais vu de théière, les gens ??). Rire avec.

Mettre le vrac en sachet, le plonger dans le filtre de la théière. Regarde le neuf des mails le temps que ça infuse.Porter le regard sur la micro zone de bureau dédiée au petit plaisir.

Verser. Laisser tiédir. Boire un peu. Soupirer en pensant au stock de Lip**n Yellow à côté de la machine à café et aux gens pour trouver ça bon.

Voir arriver les camarades de labeur. Recevoir de la visite. Quelques amateurs qui trouvent que ça sent bon. Prendre un gobelet stocké à cet effet, l'emplir et l'offrir et partir sur des considérations surréalistes (quels indicateurs trouver pour le reporting du SCL, hein ? Je vous le demande ! Et les retours du PMO, comment sont les taux ? Que des considérations vitales).

Believe it or not, ça aide sacrément à démarrer.

And now...

Geronimo !!!!! Allons-y !!!! [1]

Coin Thé

Note

[1] Mais non on est pas du tout plongés dans une sorte de marathon Dr Who, depuis le mois de septembre, mais non !

jeudi 15 novembre 2012

Nos vies changent...

Il y a des moments comme ça dans la vie où on ne sait pas trop si on doit se réjouir ou s'attrister.

En fait si, on sait. Il y a des deux et ils sont si intimements liés qu'on ne peut que ressentir les deux.

Si tout suit son cours sans incidents[1], dans quelques semaines, le Lutin Facétieux rejoindra la maison, au quotidien.

Changer d'école et de chambre principale.

Evidememnt on est tous contents. D'abord parce que cet enfant a le sens de la joie en lui et qu'il anime la maison à sa façon particulière. Parce que chacun à notre façon, de père, de jumelle adoptive, de belle-mère aux ongles crochus, on l'aime.

Alors on se réjouit, on se dit que ça va être chouette, la vie à quatre.

Pour autant, ce qu'on ne peut ignorer c'est que les raisons qui ont poussé à cette décision ne sont pas sans effets sur notre petit bout de grand garçon, que ça ne va pas être si simple pour lui. Qu'il ne suffit pas de la promesse d'un chouette lit pour le consoler de bien des choses.

Bref. Là n'est pas le lieu.

Mais c'est pour dire : à chaque fois que je me dis que je suis contente qu'on puisse lui offrir qui on est, et des choses qu'on pense justes et bonnes pour son éducation, son poussage droit, je pense aussi à ce qui pèse sur ses petites épaules maigrichonnes et j'ai un soupir à fendre l'âme.

Mais quand même. Ca va, aussi, être chouette et riche de plein de choses.

"Et toi ?", me demandait une amie l'autre jour.

Moi je sais que parfois, dans la vie, on sait ce qu'on a à faire.

Je suis contente d'entendre ses facéties plus souvent.

Je suis très très consciente du fait que je vais, dans la dynamique familiale, écoper du mauvais rôle, certains jours. Celles sur qui se cristalliseront les "t'es pas ma mère" qui ne seront pas de la haine mais de la peine. Et en même temps, d'avoir la possibilité, j'espère, de lui transmettre de l'apaisement, de l'équilibre.

Oui, j'espère y arriver, j'espère lui offrir quelque chose qui le construira, lui servira, à cet enfant, en même temps qu'à ma Cro-Mignonne.

Enfin voilà...

Nos vies changent et même si les nuances et les soupirs à fendre l'âme, quand même, je suis intimement convaincue que c'est pour le mieux. Et qu'il y aura de si bons moments.

Note

[1] et il suffit que je pose quelques mots ici pour que, soudain, on craigne le doute... tsss

mardi 23 octobre 2012

39 kilomètres

Je ne l'ai pas vu sauter en direct.

Au travail, et puis l'info m'avait échappé, et puis voilà. Je ne l'ai pas vu en direct.

Mais depuis j'ai regardé plusieurs fois le saut de Felix Baumgartner. Se jeter dans le vide depuis 39 kilomètres.

Pour une qui, comme moi, commence à avoir le vertige du haut de sa chaise, imaginez.

C'est au-delà de mon entendement que de me faire hisser dans une minuscule nacelle à 39 kilomètres au-dessus de la Terre. 39 KILOMETRES quoi !!!!

Je me demandais, en entendant Patrick Baudry parler du saut, à quoi ressemblait la Terre vue de 39 kilomètres.

C'est beau. Ca a quelque chose de magique. Voir à la fois l'arrondi de la planète et les grands reliefs du sol, c'est émouvant.

Et complètement inenvisageable que de se jeter d'une petite cage dans le vide. A 39 kilomètres du sol.

Absolument inconcevable de tomber pendant près d'un quart d'heure.

Il l'a fait et depuis, je reclique régulièrement pour voir Felix Baumgartner se jeter dans l'espace et retomber sur ses pattes.

Fascinée je suis.

jeudi 18 octobre 2012

Reconversion ?

Une amie chère me demande, quand on parle d'envies professionnelles pour la suite de nos loooongues vies au travail, pourquoi je ne m'y mets pas, tout de suite, là maintenant.

La réponse évidente : parce qu'il faut faire bouillir la marmite et que je n'ai pas dans mon compte épargne de quoi faire tourner la maisonnée le temps nécessaire à ingurgiter le savoir nécessaire.

Et puis lequel ?

J'ai, depuis quelques années, la sensation que je pourrais travailler avec des enfants, mais sous quelle forme ? Enseigner ? Ou les accompagner quand ils ont des soucis ?

Alors quoi ?

Et puis combien et quand ?

Bref, il en manque encore un peu avant de me lancer. Des sous, et des idées.

Mais j'espère bien qu'un jour...

lundi 1 octobre 2012

Epuisements et rebonds

Je me rends compte à l'occasion des rares moments de relâche à quel point ces deux dernières années ont été une tornade.

Quand le père de Cro-Mignonne est parti, il a fallu se mettre en mode survie. Couper dans les dépenses, demander un peu de sous aux parents, négocier 6 longs mois avec notaires et banquiers sur un mode "est-ce que notre vie va encore basculer ?".

Ca a été vivre dans une essoreuse émotionnelle.

Ca a été mal dormir pendant des mois. Trop fumer. Tenter de fabriquer du doux. Finalement, me sentir trahie par le comportement d'un de mes plus proches.

Et puis ça a été encaisser la fin d'activité de Mary Poppins. Vivre chaque jour à la minute près. Dans la terreur qu'un bouchon ne me retarde trop, dans l'angoisse que ma fille ne se sente - encore - abandonnée.

Ca a été moi et elle contre le monde, "l'équipe des filles", comme elle dit.

Je crois que personne n'a idée de ce que c'est que d'avoir, seul(e), la responsabilité d'un enfant, tant qu'il ne l'a pas vécu. Et encore ! Encore !!! Je me compte "chanceuse". Ma fille a un père. Qui n'habite pas loin, qu'elle voit toutes les semaines, chez qui elle passe un week-end sur deux et la moitié des vacances. Ca change déjà tout, même si dans les faits, dans les bobos du quotidien, dans la route qui n'avance pas, dans les nuits hachées par un sale rhume, j'étais seule. Seule à m'occuper de sa santé, de sa sécurité, de son bien-être. Seule "en charge", dans les faits. A consulter son père pour des décisions que j'aurai à assumer seule, mais en ayant son père à consulter.

Il y a pire. Pire que nous. Mais quand même.

Personne n'a idée du poids que ça représente. Des questions que ça pose. De l'épuisement que ça procure. Même si, il y a, et qui vaut ça largement et tant et plus, la belle relation, le bonheur de la voir grandir, s'épanouir, devenir une merveilleuse enfant après avoir été une merveilleuse petite fille, et un merveilleux bébé.

Alors il y a ceux qui ont des tas d'avis sur la façon dont vous faites ou vous ne faites pas les choses. Et qui ne tiendraient pas une semaine de la même vie, mais quand même, ils ont un avis. Que vous devez accepter avec l'ouverture d'esprit, le sourire, et l'empathie qu'ils ne manifestent pas, eux, à votre égard, bien sûr. Empreints de leur Vérité, de leur jugement, fixés sur leur eux-même.

Depuis un peu plus d'un an, on a élargi notre équipe des filles avec nos deux garçons.

Du coup, on se pose un peu. Mais quand même. Je me rends compte à quel point il est long de déposer les armes du combat quotidien. J'apprends enfin, doucement, à savourer le soulagement de ne plus être le seul recours en cas de pépin logistique du quotidien. De pouvoir compter sur un homme qui est présent, tous les jours. Qui connaît mes difficultés de tous les jours. Qui les partage. Qui m'aide à y trouver des solutions. Qui vit ça, avec moi.

L'apaisement du cœur, l'un peu plus de repos du corps.

Corps qui en profite, lui, pour me dire à quel point la rage de tenir en ignorant tant que je le pouvais ses appels au repos, je vais les payer, comptant.

Alors kilos en trop d'arrêt de tabac, maux de dos, sciatiques, talon qui fâche, crises d'asthme, et tout le reste. J'ai mal partout. Je suis épuisée. Et je n'ai plus envie de me battre contre des moulins à vents.

A ceux qui veulent me chercher querelle, ne vous étonnez pas que la réponse fuse. Dans trois ans j'aurai quarante ans. J'ai un métier, j'élève ma fille, je joue mon rôle dans une drôle de famille, et je fais ça avec MES choix, que je défendrai. Même s'ils ne plaisent pas à ceux qui n'ont pas à les assumer. Est-ce que je viens mettre mon nez dans vos façons de vivre, quand elles ne viennent pas marcher sur mes pieds, moi ?

Et à qui voudrait nier qui je suis pour m'imposer son point de vue, à qui voudrait que je sois empathique sans faire l'effort inverse, à qui voudrait me traiter comme une irresponsable alors que tous les jours, j'en endosse plus que ma dose, de responsabilités, et bien ça sera basta.

Faites avec qui je suis ou faites sans, mais faites pas chier.

mardi 11 septembre 2012

A propos d'humains

Ca fait trois fois dans ma vie que je cause aux impôts, pour des questions d'erreurs ou de choses que je ne comprends pas.

Ca fait trois fois que j'ai une réponse archi rapide, documentée, efficace, et qui se soucie de ne pas me pénaliser à cause de leurs erreurs. Chapeau à eux et merci.

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Impression désagréable qu'on entre dans une phase de nos vies où les mauvaises nouvelles, comme celles qui ont émaillé cette année, vont plutôt aller en augmentant. Faire le constat que du coup, autant profiter de ce (ceux) qui va (vont) plutôt que de voir ce qui va mal par pure... non-volonté d'aller bien. Parfois pas si simple.

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Toujours un peu effarée quand on arrive à ne pas se comprendre à un point que c'en est incompréhensible, avec un autre terrien. Voyez le genre ? Toujours du genre à me demander pourquoi ou comment, si oui ou non mon putain de caractère, ou si j'avais fait autrement, et si... Gagner en sagesse et se dire que ce qui compte, ce sont les vrais proches. Ceux qui ont déjà fait la preuve qu'ils acceptent votre soutien quand ils en ont besoin et vous offrent le leur inconditionnellement, pareillement.

Pour ceux là ça vaut la peine de creuser, encore et encore, d'accepter de ne pas se comprendre parfois et de s'entendre souvent, très fort.

Pour les autres... what for ? Après tout, on est 7 milliards, il y a matière à s'occuper dans le monde sans s'offenser que parfois, ça veut pas. Ni en faire des tonnes.

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Heureuse de ma micro tribu, des moments de douceur, de partage, d'amour qu'on s'offre. Ca, ça vaut la peine, plus que tout au monde.

lundi 27 août 2012

Comme on replonge

Et c'est ainsi qu'un matin, c'est le réveil qui nous indique l'heure à laquelle sortir du lit, et non plus notre bon plaisir.

On flotte un peu à chercher ses automatismes, d'autant qu'ils sont un peu modifiés. Heure légèrement décalée, gamine endormie laissée aux soins d'un Enchanteur...

Exotique sensation d'avoir le temps de grignoter un peu, du coup.

La route, encore peu partagée. Ca ne durera pas. Demain, déjà, mercredi, nous serons de nouveau nombreux.

Et puis au bureau. Ouvrir les cartons, s'installer dans un nouveau lieu. Coller deux ou trois photos. Organiser son espace. Retrouver des collègues, échanger quelques nouvelles, éplucher l'e-courrier, reprendre doucement ses marques.

Sortir déjeuner, parce que quand même. Profiter du calme encore relatif pour étirer la pause.

Se dire sur le trajet du retour que sans qu'on s'en rende vraiment compte, on est retombé dedans. Que c'est redevenu notre vie normale, cette vie-là.

Vacances déjà finies... C'est reparti.

Un air de vacances

Un "air" de vacances - Séguret, été 2012

jeudi 23 août 2012

La sauterelle qui était l'amie des hommes

"La première chose qu'elle connut des hommes, ce fut la lumière".

Sauterelle

Nous n'avons que la première phrase qui va avec l'histoire à inventer autour de cette sauterelle, venue chercher notre compagnie un soir d'été, mais qui sait, peut-être, un jour, on inventera le reste ? ?

(Et si c'est un grillon, pas la peine de jouer les entomologistes, on s'en fout, c'est la joliesse et la douceur du moment qui nous comptent, hein ?)

samedi 4 août 2012

En vadrouille

Pardonnez le silence céans, mais on est en vacances et on tente de profiter !

Bon mois d'août à vous :)

Loire

mercredi 25 juillet 2012

Est-ce étonnant ?

Est-ce étonnant si depuis hier, un muscle contracté ou froissé, que sais-je, me torture du côté de l'omoplate ?

Je veux dire... y en a qui me pompent l'air, au bureau (d'où difficulté à respirer ?), et puis j'en ai plein le dos...

Et y a ma gamine qui s'approche du Qatar avant de choper sa correspondance pour la Thaïlande. Et le fait qu'elle soit avec son père ne m'est qu'à peine un soulagement.

Soudain elle me paraît si petite pour arpenter le si vaste monde, et si loin de moi...

Qu'on ne s'y trompe pas, je suis contente pour elle, qu'elle voit d'autres horizons, qu'elle en ait la possibilité.

Mais ça pince, quand même.

D'ailleurs, sous l'omoplate, ça pince...

lundi 16 juillet 2012

Et Hercule laissa place à Venus

Au départ était le chaos.

Malgré toute sa force, Hercule ne pouvait plus communiquer, ni avec les humains, ni avec les machins. La source mère en lui s'était tarie, à jamais. [1]

Un Enchanteur, aimé de la technique et préoccupé de ce trou possible dans la communication inter espèces, se préoccupa d'où provenaient ces drôles de machines. Et il trouva.

Une Sacrip'Anne éplorée, séduite par le budget bien moins dispendieux que prévu, en fit l'acquisition.

Et c'est ainsi qu'Hercule laissa, vendredi soir, place à Venus.

On reconnaissait son appartenance à la famille, car à défaut de chaussures, puisqu'elle n'avait pas de pieds, elle porte des nappes SATA roses.

Venus aux nappes roses

En son cœur, la source mère s'apprêtait à prendre place.

Venus Source Mère

L'Enchanteur ami des machines saisit alors son cerveau et le plaça au cœur de la Source Mère.

Venus processeur

Pour les humains, c'est sous ce corps qu'elle se ferait connaître...

Venus boitier

Tout ceci me fait penser que je mangerais bien des spaghettis, non ? [2]

Venus montage

Et c'est ainsi que Venus naquit au monde libre.

Venus Linux et Gourou

(Et pour le moment ça a l'air de fonctionner vite et bien, mais je n'ai pas encore eu le temps de beaucoup jouer avec !!!)

Notes

[1] Et on cherche un boîtier DD pour voir si on peut récupérer sa mémoire

[2] clin d'oeil à Franck Paul, ce soir c'est fajitas, je crois, en fait.

jeudi 12 juillet 2012

Les rediffs de l'été : De l'usage du champ de CCI !

Alors comment vous dire ? Dire que je bosse, cette semaine, est un délicat euphémisme. Ca carbure, ça bourdonne, ça effervesce !!

Du coup rediffs de l'été oblige, voici un billet initialement paru en octobre 2009, ici.

Lire la suite...

mercredi 4 juillet 2012

Mon arpète

Cro-Mignonne aime, depuis longtemps, touiller, mélanger, patouiller dans la cuisine.

C'est vaguement ironique quand on sait son peu de goût pour s'aventurer à des saveurs dites "pas aimées" ou inconnues !

Depuis quelques mois, elle a franchement gagné en dextérité, du coup elle est devenue ma petite arpète en cuisine.

Elle casse les œufs et mélange les appareils, elle commente et elle aime ça !

Depuis son anniversaire, elle a, à table, la règle des 5 bouchées : pour quelque chose qu'elle décrète "ne pas aimer" d'entrée de jeu, elle mange une toute petite portion, 5 bouchées, pour goûter "honnêtement", et aussi parce qu'on ne va pas faire 4 plats différents par repas pour que chacun y trouve son compte, une règle réfléchie en commun qui après un ou deux grincements, s'assimile plutôt bien.

Mais la chipie ! Quand elle cuisine avec moi, je la prends à m'imiter et à goûter volontairement et de sa propre initiative ce que nous préparons !

Les fraises du gâteau d'anniv' de Lutin Facétieux ! Le saumon cru que nous nous apprêtions à mettre dans l'appareil de la quiche ! Le mélange thon / pomme de terre / huile d'olive / sel qui allait garnir un samossa ! Et celui au chèvre et à la menthe (pourtant, la menthe, c'est vert !).

En dehors du plaisir que j'ai à "cuisiner avec", en règle générale, j'aime ces moments de transmission de moi à elle, du geste pour tel ou tel mélange, de chercher les goûts qui iraient bien ensemble, avec elle. Ces moments à nous deux où on papote et on s'active pour le dîner, avant de se plonger dans la baignoire.

Et j'aime, aussi, la curiosité des goûts qu'elle disait ne pas avoir jusqu'ici, qui, tout petit à petit, s'éveille. Elle prétend toujours ne pas aimer certaines choses, mais figurez-vous que l'autre jour, elle s'est engouffré une fajita bourrée de légumes, si si, parfaitement.

Elle devient grande, cette petite fille, et c'est joli à voir.

mardi 3 juillet 2012

R(ecycle) In Peace, Hercule

Hier soir, alors que je tentais d'allumer mon gropécé de la maison (c'est-à-dire : en faisant autre chose le temps qu'il procède) j'ai entendu un sinistre biiiip biiiiip biiiiip.

Extinction. Rappuyage. Biiiip. Biiiiip. Biiiiip.

Même protocole quelques heures plus tard. Biiiip. Biiiiip. Biiiip.

Les plus avertis d'entre vous auront reconnu le bruit du trépas de l'ordinateur.

Les plus optimistes me diront, comme nous le constations hier, qu'en l'absence de schhhhcrrouuutch puis tac tac tac tac tac, ça ne fait pas le bruit du disque dur défunté et qu'avec un peu de chance, mes données ne sont pas, pour toujours, enfermées dans la boîte noire.

M'enfin ! Mon Hercule !

Au moins 8 ans de vie commune ! Mon premier dotclear s'est installé par son entremise !!!

C'est grâce à lui que j'ai entendu pour la première fois la voix de Samantdi ! Que j'ai passé des heures à papoter avec Jath et Gilsoub, l'été dernier !!!!

C'est avec lui que j'ai écrit des centaines de billets, des milliers de mail, écouté de la musique, travaillé (parfois), déclaré des impôts et missivé rageusement...

Hercule...

Le fait est que pour le moment il va falloir "survivre" avec l'eeepc et le téléphone. Parce qu'il suffit que je tape dans mes maigres éconocroques pour qu'un autre truc tombe en panne, cette année. Donc, je pense, il va falloir attendre fin novembre pour le remplacer.

Mais Hercule... comment remplacer mon Hercule ? Que j'avais choisi composant par composant, monté avec soin (sache, ordi, si tu me lis, que plus jamais je ne ferai ça pour un autre...).

Hercule. Mon vieux pote, ma fenêtre sur les parents loin et les copains, le cadre de battements de coeur et de rigolades...

Hercule.

Chuis dé-goû-tée.

jeudi 14 juin 2012

Elémentaire, ma chère Cro-Mi

L'école élémentaire où Cro-Mignonne va faire ses premiers pas d'élève à devoirs semble aussi bien organisée que la maternelle ne l'est (lamentablement) pas.

Pour preuve, nous avons eu mardi la liste des fournitures à prévoir pour la rentrée !

Et ce n'est pas rien. J'ai cru un instant être tombée dans une faille spatio temporelle et vivre en direct la rentrée de ma fille à Sciences-Po.

Vérifications faites, il s'agit bien de sa rentrée prochaine en CP. Bon sang de bois, ça ne rigole pas (et là, je partage une pensée émue pour tous les parents célib' de mon tonneau qui gagnent "trop" (hinhinhinhin (rire nerveux)) pour bénéficier de l'allocation rentrée scolaire et qui commencent à benchmarker les sites de fournitures pas chères. Car oui, ça aussi, ça change, le savoir, ça douille).

Or donc, en femme organisée que je suis, j'ai saisi la liste et e-shoppé les fournitures, histoire de mettre ça dans un coin et de ne plus avoir à y penser, encore moins subir l'hystérie et les ruptures de stock de la pré rentrée.

Curieux moment de nostalgie à constater que les gommes Ma**t et la colle Cleo**tra existent encore, comme de "mon" temps (oui, vieille conne !).

Et surtout émotion au choix du premier cartable. En matières recyclées et tout, hein ?

La même marque que celle qui faisait les délices des pubs de mon enfance, choisi dans sa gamme de couleurs préférées.

Premier cartable

Soupir.

Heureusement qu'on a les vacances pour se préparer, quand même.

mardi 12 juin 2012

Le changement c'est maintenant

Ca n'est pas encore annoncé officiellement, mais j'entre doucement dans mes nouvelles fonctions. Ce qui fait que tout le monde sait ce que je fais mais personne n'a le droit de le dire tant que les managers ne sont pas officiellement informés de ce dont ils ont été informés.

Vous suivez ? Moi moyen, mais bast'...

Vaille que vaille, se dessine ce qu'on attend de moi, et ce que je peux mettre de moi dans tout ça et j'en suis plutôt contente.

Mais alors le changement...

J'ai passé des années à être hors du circuit des réunions et j'avoue que la plupart du temps, c'était un pur bonheur.

Là, on est mardi matin, j'en ai 5 de prévues au compteur de la semaine (et je ne travaille pas demain).

On verra si c'est ce rythme qui doit faire le tempo ou bien si c'est juste pour le démarrage, mais c'est un poil trop, il me semble, pour avoir encore un peu le temps de digérer, puis travailler...

Tout ça pour dire que j'embarque cahier et stylo et vous laisse, "j'ai réu !". (Enfin pas tout de suite, à midi, mais je voulais vous faire le coup de la fille over-the-top-méga-déborded !)

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