Sacrip'Anne

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Mot-clé - enfance

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vendredi 11 mars 2016

Absorbé

J'ai abonné Lomalarchovitch à une box de jouets / trucs pour enfants qui arrive tous les mois. Le deal avec moi-même c'est que si j'en reçois une pas terrible j'arrête.

Mais voilà !! Les contenus sont chouettes. Hier on a reçu celle de mars, pleine de jolis jouets en bois.

Dont un ensemble de fruits "précoupés" (les morceaux tiennent ensemble avec un scratch), un couteau (en bois !) et un petit tablier (petit pour Lomalarchovitch en tout cas).

Depuis il est totalement à fond dedans, il passe des heures à "ploucher" et à "couper".

Ravi, radieux, concentré.

Juste à le regarder, c'est un bonheur.

jeudi 18 février 2016

Bientôt

Oui bientôt, dans vraiment pas long, dans quelques jours, quelques semaines, mais pas plus de trois, probablement, je vais être tante, tantine, tata !

Mon p'tit frère va être papa !

Depuis presque toujours, depuis qu'il n'est plus lui-même un enfant, il a toujours eu un super contact avec les petits, les moyens, les ados. Alors l'idée de le voir avec un petit (une petite, d'ailleurs) qui soit la sienne, d'enfant, ça me réjouit pour lui.

Et je vais être tataaaaaa !!!!

lundi 1 février 2016

On va pas se mentir

Alors on ne va pas se mentir, entre récup d'analyses, plus de deux heures de poireautage en salle d'attente [1], rythme sur les chapeaux de roues, samedi, et trois mômes bien au taquet dimanche, jusqu'à l'heure des préparatifs de départ vers les maisons des autres parents, pour les grands, où Cro-Mignonne a décidé de dégainer la carte "moi aussi j'ai de la fièvre [2], le week-end n'a pas été facile.

Faut-il préciser qu'en plus, le vendredi soir et le dimanche à partir de 12h30, je suis seule ?

Mais. Malgré la fatigue et l'épuisement nerveux, un bon moment passé avec ma tante [3], un atelier macaron avec esthétique à améliorer mais garnissage d'une mousseline vanille qui tue sa mémé.

Et puis du coup Cro-Mi qui est restée hier soir.

On va en sauver, des bonheurs.

Mais putain, je voudrais bien, pour une fois, une fois seulement, un week-end, un vrai, avec du repos, de l'insouciance, du rien à faire...

Notes

[1] tout ça pour dire que les résultats des analyses n'étaient pas "spectaculaires" et qu'à part un peu d'anémie, "il pète le feu, cet enfant". Bon, vaut mieux ça que l'inverse, mais ça pèse sur les nerfs, un peu.

[2] 39° C d'un coup, sinon c'est pas drôme

[3] qui vit au Québec, autant vous dire que passer quasi une journée ensemble, ça ne nous arrive pas toutes les deux semaines

jeudi 7 janvier 2016

Maladie textuellement transmissible

Cro-Mignonne me raconte qu'elle fait partie de l'équipe qui va rédiger et produire le journal de l'école.

Elle a eu une idée d'article et de comment le traiter (sur le harcèlement scolaire), elle trouve que les autres ne se bougent pas, elle trouve que ses camardes sont trop dissipés en classe et que le temps à consacrer au journal fond comme neige au soleil.

Et puis la maîtresse trouve du temps, Cro-Mignonne bosse son article avec elle et rentre, hier, réjouie : elle a presque tout écrit, a adoré l'exercice.

Plus qu'à le taper "à l'ordinateur".

Et ça "c'est toute une affaire, maman !".

Je suis émue et heureuse de la voir prendre goût à l'écriture, au fait de tracer un récit avec ses mots à elle. Je n'ai bien entendu encore rien lu, mais j'ai confiance en l'atavisme familial : ma grand-mère était auteur(e ?) de profession, mon père est doté d'une belle plume, j'aime jouer des mots, la voilà inaugurant, peut-être, la 4e génération, au moins (j'ai peu d'infos sur l'avant !), de plumitifs.

Et au fond, ce qui est fou, c'est qu'on a jamais rien fait pour se transmettre ça spécifiquement, à part se filer des bouquins, des beaux exemples.

En tout cas, je lui souhaite d'y trouver bien du plaisir.

mercredi 6 janvier 2016

Le bon timing

Cro-Mignonne est en garde alternée 1 semaine sur 2, mais comme les horaires de son père et de sa belle-mère ne leur permettent pas de la déposer et de la récupérer matin et soir à l'école, elle transite par la maison.

Du coup, je la vois 13 jours sur 14, et c'est assez chouette.

Cette semaine nous sommes dans une semaine "chez son père". Mais hier soir, trafic idéal, moins de 20 minutes pour rentrer, du coup je lui ai fait la surprise d'aller la chercher à la sortie de l'étude. Ça m'a permis d'échanger quelques mots et vœux avec son ancien enseignant, et puis de rentrer avec elle et deux de ses copines, quelques minutes volées dans les journées chargées.

Une fois partie, et son frère amusé-toiletté-nourri-couché, nous nous sommes retrouvés à 19h30 et quelques, tous les deux en amoureux.

Du coup on a dîné pique-niqué devant l'épisode final de Downton Abbey, profité d'un peu de douceur et de temps calme à deux, et ça fait du bien à la vie.

mercredi 21 mai 2014

8

8 ans.

Elle a huit ans aujourd'hui. Elle aura 8 ans à 17h25 précisément. Elle pèse 25 kilos de plus qu'alors et mesure 75 cm de plus, environ.

Cette grande chose qui est mon bébé. Cette gaminette dans laquelle on devine déjà des morceaux d'elle au futur. Celle qui aime violemment, de tout son petit être, celle qui dédaigne d'un mouvement d'épaule ce qui ne lui plait pas, celle qui se passionne et celle qui marque son territoire.

L'autre soir elle renâclait qu'on lui mettait trop la pression pour l'école (au prétexte vrai que je lui suggère d'apprendre par coeur ses tables de multiplication, alors que la maîtresse les leur fait entrer par imprégnation. Reste de vieille école que je porte en moi ? Facilité de lui demander plus parce qu'elle peut tant ?). Bref, j'ai acquiescé à sa demande : tant qu'il n'y a que du point vert, je regarde les leçons pour me tenir au courant mais sans réviser ce qu'elle a déjà vu en étude. Ça paraît plus que raisonnable, à vrai dire :)

Bref, pendant qu'on parlait, elle me disait qu'elle trouvait dur de s'entendre dire qu'elle n'est pas parfaite. A quoi je lui ai répondu que personne n'était parfait.

"Toi, comme maman, tu es parfaite", me répond-elle.

Sourire et rires et démonstrations que non, mais que quand on s'aime, on s'aime justement autant dans ses imperfections, voire plus, que dans quoi que ce soit d'autre.

Plus tard je demandais à mon Enchanteur s'il avait enregistré ce moment précieux, pour que je me le repasse en boucle dans les années à venir.

Il m'a dit que non, puis a attiré mon attention sur quelque chose. Que même si à l'adolescence, il y avait sans doute eu quelques râleries, il ne m'entendait guère renâcler contre ma propre mère.

Forcément, ma maman, elle est parfaite. Ça m'a touchée fort qu'il fasse ce parallèle.

J'espère surtout que ces huit premières années auront été le moyen d'aider ma petite grande à trouver sa structure, à écrire la base de qui elle est.

Qu'à son tour elle devienne quelqu'un qui avance dans la vie avec la force de qui n'a jamais souffert de sa mère. Que je lui sois toujours une mère positive, aidante, accompagnante, qui qu'elle soit et quelle que soit sa réalité.

(En attendant, vivement ce soir, voir les frimousses réjouies et barbouillées au chocolat, la rondeur des joues encore pleines d'enfance, jouer avec les cadeaux et la voir rayonner du plaisir très attendu d'être la reine du jour).

mercredi 7 mai 2014

Le jeu des oeufs

Pour des raisons pratiques liées à une alimentation un peu réaménagée ces derniers temps, il m'est pratique de disposer d'un stock de protéines "prêt à l'emploi".

Du coup il y a souvent de la tranche de jambon et des oeufs durs dans le réfrigérateur familial.

Comme beaucoup le savent, je suis semi névrotique de l'organisation, semi roue libre totale. Du coup, j'ai adopté un système "œufs crus à gauche, œufs durs à droite" pour le rangement, sans pousser jusqu'à la précision légendaire de ma maman qui marquait les durs d'un D au crayon de bois.

Et puis hier, j'ai fait une omelette. J'ai bien vu qu'il y avait plus d'oeufs à droite que ce que j'en avais stocké, mais je pensais avoir fini les oeufs durs et qu'une main blagueuse ou rangeuse avait, du coup, réparti la charge, étant donné que deux oeufs crus étaient en équilibre un peu précaire, et puis voilà.

Sauf qu'au moment de casser les œufs (car on ne fait pas d'omelette sans, vous le savez), paf, un dur.

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J'ai ri. Accusé fort injustement L'Enchanteur. Avant que Cro-Mignonne n'avoue son méfait, morte de rire, en disant qu'elle avait trouvé bizarre qu'il y ait plein d’œufs à gauche dont deux en équilibre et un seul à droite.

Pour ceux qui seraient inquiets, c'est bon, les névroses instillées à ma fille commencent donc à se montrer au grand jour.

N'empêche qu'on a bien ri, du coup.

jeudi 3 avril 2014

Ecolière épistolière

Le père de ma fille lui a ouvert une adresse e-mail, il y a quelques jours, en même temps qu'il lui a créé un accès sur son ordinateur. Comme c'est un grand suppôt (à l'eucalyptus) du système Fenêtres, nous avons jugé, mon Enchanteur et moi, qu'il lui fallait aussi un accès sur mon ordinateur, qui carbure avec un OS pour libriste gauchiste et chevelu, histoire de rééquilibrer les choses.

Cette parenthèse militante fermée, la voici donc, avec son accès sur mon ordinateur, le contrôle parental et le fond d'écran Pokémon installés, fort investie dans une activité épistolière.

Elle adooooooore consulter sa boîte, y découvrir un message. "Je réponds, maman ?" me demande-t-elle.

"Comme tu veux ma chérie".

"Oh oui, j'adooooooore ça".

Elle met une demi heure à taper deux phrases, mais ces deux-là sont justement si pleines d'amour et de fierté d'émettre, elle toute seule comme une grande, une correspondance privée autant qu'autonome, que ça me remplit le cœur de joie.

Dès le début je lui ai dit que son orthographe s'améliorerait avec la pratique, à l'école, en lisant, en écrivant, et que je ne la corrigerai que si elle le souhaite, en tout cas qu'à mes yeux, ça n'était pas une raison pour brider ce qu'on a envie de dire. (Il faut dire que je suis assez confiante en ses aptitudes scolaires pour ne pas me hérisser à mi CE1 sur le sujet).

Sa curiosité naturelle prenant le dessus, elle se tourne à intervalles réguliers pour m'interroger.

"Maman, comment comment ça s'écrit "communiquer" ?"

Ma fille.

Suis fière.

mardi 28 janvier 2014

Elle est folle

Ma fille est folle, cinglée, crapulette.

Particulièrement quand elle va bien, d'ailleurs.

Elle se met alors à raconter des bêtises d'un ton enjoué, à éclater de rire à tout propos, à faire des danses de la joie, enfin bref, un petit tourbillon joyeux de folitude adorable.

Ce matin, elle s'est levée quand elle m'a entendue, s'est préparé le petit déj et s'est installée confortablement dans le canapé pour consommer.

J'étais déjà à l'étape du lavage de dents mais pour piquer un peu de temps, d'amour et de rire à la vie rémunérée, je me suis pointée, en t-shirt, brosse à dents en bouche en lui faisant un "Twist and shout" mousseux agrémenté de la choré qui va bien.

Elle a fait semblant de soupirer, a levé les yeux au ciel comme dans les pires vaudevilles avant de lâcher un "elle est folle".

(Je la soupçonne de regretter de n'avoir pas eu l'idée avant moi).

Je crois que j'ai une vague idée de qui elle tient, en fait :)

Et j'aime à la folie (aussi) ce bonheur à être mère et fille qu'on partage intensément, elle et moi.

vendredi 24 janvier 2014

The Queen of the Petit Déjeuner !

On a changé de micro-ondes, il y a quelques semaines. L'ancien avait développé des tics nerveux dissuasifs, du genre faire des étincelles dès qu'on mettait un truc à chauffer dedans.

Bref, le nouveau est (encore) plus simple d'utilisation, avec une porte facile à ouvrir, et on en a profité pour donner à Cro-Mignonne des cours de réchauffage de son lait du matin avec cet outil flambant neuf (et violet et chromé, ce qui lui donne une touche inimitable).

Elle a enchaîné quelques heures après avec un cours de grille-pain, et après deux ou trois jours de tatonnages pour trouver la bonne vitesse de descente du machin, a maîtrisé l'outil avec une dextérité remarquable.

La voici donc, le matin, très affairée à SE préparer SON petit déjeuner. Ses gestes sont précis, la maladresse gracieuse de l'enfance derrière nous.

Elle est rayonnante de fierté d'être "une grande" et moi de la voir si épanouie dans ses autonomies nouvelles.

C'est beau un enfant qui pousse droit.

lundi 15 juillet 2013

Toute eau a été pissée par un dinosaure

Pour me consoler du départ de ma fille (trois semaines, vous rendez-vous compte, TROIS semaines ??!!!), le récit d'une discussion qu'on a eue.

L'autre jour l'Enchanteur leur racontait que l'eau est présente sur Terre depuis sa création et par l'effet du cycle de l'eau, est la même depuis le début. Evaporée, plue, bue, pissée.

Et que donc (en servant une tournée de verre d'eau), nous sommes parvenus à la conclusion que toute l'eau qu'on buvait avait un jour ou l'autre été pissée par un dinosaure.

Depuis et bien évidemment, la notion de pipi de dinosaure est devenue courante à la maison.

"Je te sers un peu de pipi de dinosaure ?"

"Si je fais pipi dans le bain, ça n'est pas grave, c'est déjà du pipi de dinosaure"

ou encore, "ferme les yeux pendant que je te fais ton rinçage au pipi de dinosaure".

Je ne sais pas bien qui a l'âge bête le plus bête chez nous.

Mais on y rit bien.

mardi 2 avril 2013

Tu la vois ma grosse inspiration ?

Je regarde cette semaine impollue [1] avec l'oeil torve de qui serait bien restée au lit.

Ou en tout cas à la maison. Ou en tout cas pas au bureau.

Mais bon.

Au moins on y était attendus chocolatement.

Cloche en chocolat

Et y a des jours comme ça, où tout en restant lucides sur la relation employeur / employés en ce 21e siècle, je me dis, le mien, il est très loin de la perfectitude, mais il a du savoir vivre, au moins un peu :)

(et puis contente de l'ajouter au butin des enfants)

Note

[1] Sans tache, non souillée

mercredi 28 novembre 2012

Cro-Mi, la salsa et le djembé

J'aime beaucoup le système du centre de loisirs de l'école élémentaire.

Sortis de l'étude et des devoirs, les enfants ont une heure d'activités sportive, ou artistique, ou ludique, ou bien tout ça à la fois.

Les enfants qui sont là de façon archi régulière s'inscrivent à des activités "suivies". C'est ainsi que Cro-Mignonne occupe ses soirées par de la salsa le lundi, du djembé le mardi, des jeux d'aventure le jeudi. Si on ajoute la piscine du vendredi avec sa classe, c'est à se demander comment elle ne dort pas plus le matin, mais bon.

Ce système, je le trouve bien pour plein de raisons. D'abord parce qu'il n'y a pas fromage OU dessert devoirs OU activités, comme c'est le cas, par exemple, dans la future ex école du Lutin Facétieux.

Ensuite parce qu'elle permet aux enfants d'avoir des activités extra scolaires DANS le temps où ils sont dans les murs de l'école / du centre, sans avoir besoin de charger la mule le mercredi ou le samedi.

Par ailleurs, ils font leur choix en interne, hors de la sphère d'influence des parents. Du coup ils choisissent quelque chose qu'ils ont vraiment envie de faire, et pas ce que leurs parents aimeraient leur voir faire.

Et, enfin, ils ont la possibilité de changer d'activité ou de continuer à chaque trimestre.

Pour une qui, comme moi, observe d'un œil circonspect l'apprentissage au conservatoire, trouve que la notion de plaisir/jeu dans la découverte est essentiel, c'est plutôt un très bon équilibre entre régularité et approche adaptée.

On a vendu ça à son père (qui souhaitait l'inscrire au conservatoire), sur le mode : en plus commencer par un instrument rythmique, ça ne peut qu'être une bonne base pour ses futurs apprentissages !

Et, nous, on a le plaisir de petites démos à la maison, comme hier soir !

Djembe

Djembé 2

Djembé 3

Djembé 4

Djembé 5

Djembé 6

Djembé 7

lundi 15 octobre 2012

Du genre des jouets

Nous avons reçu, ce week-end, le catalogue Oxyb***.

Ne résistant pas à la tentation, nous l'avons, l'Enchanteur et moi, parcouru, avant de le laisser à l'avidité des enfants.

Quelle CA-TA-STROPHE !!!

Un cauchemar pour féministe.

Princesses pour les filles, pirates pour les garçons. Pompiers pour les garçons, re princesses pour les filles.

Et quand on en vient aux déguisement de la sphère médicale, c'est docteur pour les garçons, infirmière pour les filles.

Oh my gode.

Rose ou bleu et aucune vérité entre les deux.

Effarée je suis.

Et après ça on se demande comment des stéréotypes persistent aussi fort y compris chez des enfants.

Je fulmine.

(Et apprécie d'autant les repérages de ma fille à base de microscopes et de talkie-walkie, non mais !)

vendredi 31 août 2012

Prépar-hâtifs

Cartable : prêt, étiqueté.

Contenu du cartable : prêt, marqué, désemballé.

PAI : signé hier soir par le docteur, médicament acheté, ordonnance jointe, photo collée.

Le tout plusieurs jours avant la rentrée, je ne suis pas loin de me considérer comme wonder woman. :-D

Et la gaminette ?

Cro-Mignonne excitée, ravie, enchantée, extatique, à l'idée d'entrer au CP. Pas impressionnée pour un sou à côtoyer, au centre de loisirs, des beaucoup plus grands qu'elle. A l'aise comme un poisson dans l'eau. Manifestement heureuse, équilibrée, et espérant "une bonne note le premier jour".

Ca s'annonce pas pire :)

vendredi 27 juillet 2012

Une nouvelle vie

Hier, j'ai été tendue toute la journée vers Toulouse.

On trouve là-bas de la brique rouge, de la fort bonne nourriture, et un nombre conséquent de gens qui me sont chers.

Parmi eux, il y a ma Floh. Floh qui m'a lue longtemps, puis qui a glissé des petits mots. Qui m'a rendu visite. A qui j'ai rendu visite. Floh qui a changé de vie, de ville. Et petit à petit les liens se sont resserrés, et on a commencé à se parler beaucoup, de nos petits riens et de nos grandes révolutions intérieures.

Floh fait partie des quelques gens qui m'ont soutenue tous les jours dans les moments creux de l'an dernier. Et puis qui a ri avec moi aussi.

Et j'espère avoir pu, parfois, d'une bêtise ou d'un mot, alléger un tout petit peu ses tracas et partager ses joies.

En parlant de joie, il y a eu cette année pour Floh un projet qui avait été loin de ses sphères d'intérêt pendant longtemps. Un projet qu'il a été un peu compliqué de mener à bien. Un projet qui s'est achevé hier.

Ou plutôt un projet qui a commencé hier.

Une nouvelle vie qui est passée de son bidon au cercle des humains. Je sais qu'il y a à Toulouse et dans les environs bien des bonnes fées pour se pencher sur son berceau :) D'ailleurs il y en a une en particulier que je charge de lui transmettre quelques bonnes ondes de ma part, à cette nouvelle vie !

Et moi, je souhaite à Floh, à J., L. et E. la plus belle des vies de famille du monde. Que l'harmonie et la sérénité vous guident, que l'amour vous porte, que l'humour soit votre ciment, et que vous soyez heureux, tous.

Bienvenue, petite nouvelle vie.

mardi 24 juillet 2012

Poker face

C'est Snana qui m'a fait penser à ça, hier, en racontant sur Twitter comment malgré son expression neutre, sa fille s'était délectée à la découverte d'un bien joli nouveau mot (testicule, pour ceux qui se demanderaient, était le mot en question).

(Et après tout, testicule n'est pas un gros mot, pourquoi faudrait-il réagir spécifiquement à l'apprentissage de ce lexique de l'anatomie, hein ? :-D )

Donc je me remémorais des fois où j'ai entendu des déjà parents dire comme il était dur de se retenir de rigoler, parfois, quand l'heure est à la gronderie.

Pour ma part, j'ai tranché : je ris.

Et j'explique à ma fille que je ris parce que sa façon de réagir est drôle, parce qu'elle met de l'astuce à se sortir d'un mauvais pas, mais que je suis quand même fâchée de la bêtise.

Généralement, ça ne la dispense pas d'une explication de texte et des conséquences proportionnées à la dite bêtise, d'ailleurs.

Au final, je me dis que c'est, aussi, une façon de montrer que c'est contre la bêtise, qu'on est fâché, et que ça n'enlève pas l'amour qu'on porte à l'individu, et puis lui donner confiance dans sa capacité à se défendre, même si au final, elle se fait gronder quand même.

Et puis zut. C'est comme ça que ça se passe et que ça nous va bien, je crois.

jeudi 14 juin 2012

Elémentaire, ma chère Cro-Mi

L'école élémentaire où Cro-Mignonne va faire ses premiers pas d'élève à devoirs semble aussi bien organisée que la maternelle ne l'est (lamentablement) pas.

Pour preuve, nous avons eu mardi la liste des fournitures à prévoir pour la rentrée !

Et ce n'est pas rien. J'ai cru un instant être tombée dans une faille spatio temporelle et vivre en direct la rentrée de ma fille à Sciences-Po.

Vérifications faites, il s'agit bien de sa rentrée prochaine en CP. Bon sang de bois, ça ne rigole pas (et là, je partage une pensée émue pour tous les parents célib' de mon tonneau qui gagnent "trop" (hinhinhinhin (rire nerveux)) pour bénéficier de l'allocation rentrée scolaire et qui commencent à benchmarker les sites de fournitures pas chères. Car oui, ça aussi, ça change, le savoir, ça douille).

Or donc, en femme organisée que je suis, j'ai saisi la liste et e-shoppé les fournitures, histoire de mettre ça dans un coin et de ne plus avoir à y penser, encore moins subir l'hystérie et les ruptures de stock de la pré rentrée.

Curieux moment de nostalgie à constater que les gommes Ma**t et la colle Cleo**tra existent encore, comme de "mon" temps (oui, vieille conne !).

Et surtout émotion au choix du premier cartable. En matières recyclées et tout, hein ?

La même marque que celle qui faisait les délices des pubs de mon enfance, choisi dans sa gamme de couleurs préférées.

Premier cartable

Soupir.

Heureusement qu'on a les vacances pour se préparer, quand même.

jeudi 3 mai 2012

Jolie petite personne

Hier soir, après le centre, je disais à Cro-Mignonne que j'avais enfin pu parler à la maman du chef de bande des mini malfrats, qu'elle avait entendu ce que je lui avais dit de son fils.

Cro-Mignonne me répond : '' "Tu sais, à propos, l'autre jour, A. [1] est tombé et les autres se moquaient en disant que c'était bien fait pour lui"''

Pause de 5 secondes pendant laquelle je préparais le sermon puis elle reprend d'elle-même :

"Je leur ai dit que ça n'était pas bien de dire ça, qu'on ne devait pas souhaiter que les gens aient mal".

Emotion. Je lui ai expliqué pourquoi j'avais la larme à l'oeil et si fière de l'entendre tenir pareil discours. Qu'il y avait bien des adultes pour n'être pas capables de ce qu'elle venait de faire, de dire.

Elle m'impressionne, ma fille.

Note

[1] l'affreux jojo en question

lundi 12 mars 2012

Des arts premiers

Je vous préviens tout de suite, le titre est trompeur et nous n'allons pas débattre des formes d'art préférées de notre ancien président.

Juste, l'autre jour, je me demandais à quel moment les enfants perdent ce goût pour le dessin.

Tout petits, dès qu'ils peuvent attraper un crayon, ils en colorient des pages et des pages (et des murs et des murs). Une fois à l'école, il y a au moins un dessin par jour rapporté à la maison (dans mon cas : plié en 8 au fond d'une poche), des découpages, des coloriages.

Et puis un jour on cesse de dessiner. Ca devient important que le trait soit maladroit, que l’œil ne suive pas la main.

Parce que le langage remplace quand il se complète de la lecture, de l'écriture ? Pourtant l'un n'empêche pas les autres et réciproquement ?

Alors voilà. On a des milliers de petits crabouilleurs, pendant des années on se creuse pour trouver la ressemblance avec la fleur ou le dinosaure (mais siiiiiii maman, tu vois bien, là, que c'est un tyranosaure !!!!), et puis pof. Ils s'arrêtent, comme frappés par une loi non écrite.

Pourquoi ?

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