Or donc.

On était samedi matin, il faisait soleil. On se préparait pour aller au marché et je rigolais sur mon haut qui avait subitement rétréci, particulièrement dans la région abdominale.

On s'est mis en route, pieds nus dans nos chaussures pour les grands, lunettes de soleil sur le nez.

Et paf, le chien. Ou plutôt boum.

Trottoir mal réparé, cheville qui tourne. Tentative de rééquilibrage mal négociée, la faute, sans doute, à ce putain de centre de gravité qui n'est plus jamais à la même place ces derniers temps.Boum sur le genou droit, puis boum sur l'avant bras (oui le droit, forcément, oui, je suis droitière sinon c'est pas drôle).

36 étoiles, douleur vive, tête qui tourne, on passe sur notre sidération collective, je me rassied, tâte de partout, constate que les choses ont l'air en place et que si j'ai mal, aucun os ne me fait hurler. Mon Enchanteur arrive (et c'est héroïque) à me remettre sur pattes et on finit la route jusqu'au marché (pause sur un banc, nerfs qui lâchent un peu, pleurs, soufflage).

Petit à petit je digère la chute et retrouve un peu de couleurs, quand on croise notre ancien maire (enfin il l'était encore à cette heure-ci) qui vient gaillardement me serrer la main (bonjour), avec qui on parle 5 minutes et qui me resserre vigoureusement la main (au revoir). Aïe quand même.

Retour maison.

Attente trop longue à mon goût du moment où je sens des mouvements du petit être à l'intérieur de moi (qui finit par me rassurer quand je mange, comme d'hab, quel fils de son père, çui là).

Depuis, je contemple avec amertume les limites du paracétamol. Ça va mieux de jour en jour, mais j'aurais clairement pas dû conduire ce matin.

Bobo.