Sacrip'Anne

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Mot-clé - chaos et maîtres du monde

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vendredi 21 mars 2014

A quelques heures du vote

On a de la chance, chez nous, ce n'est pas trop difficile de savoir pour qui voter aux municipales. Le maire sortant a l'air d'un chic type, son bilan est tout à fait montrable, et en plus on l'a déjà vu pour de vrai !

Ce qui n'empêche que la concurrence s'agite, notamment en raison des multiplications des listes dans son camp.

C'est ainsi que l'équipe de la maire d'avant (huhuhu la sale liaison) bat le pavé à la sortie des marchés et supermarchés. C'est exotique, on ne les voit qu'en période d'élections. C'est comme les cerisiers du Japon, ça donne une idée de la saison, en somme.

Bref, l'autre jour, l'une d'entre elle voulait nous fourguer un bracelet pour la Journée de la Femme. Comme elle était plus petite que moi je l'ai toisée de toute ma hauteur et de tout mon militantisme pour lui dire "C'est la Journée de LUTTE pour les DROITS des Femmes, pas la Fête des Mères...".

Et elle de me répondre : "ah mais on peut lutter avec un bracelet, hein, huhuhu".

Il faut dire que ce parti a fourni nombre de manifestants ces mois derniers au rangs des cathos homophobes intolérants arriérés et bouchés de l'entendement, du coup on ne s'attend pas à beaucoup plus pertinent.

Hier soir, coup de sonnette. Ils voulaient s'assurer qu'on avait bien le programme de leur candidate.

Il faut vous dire qu'on habite un quartier surnommé "le petit coeur rouge" de notre ville, autant vous dire qu'on a quasi plus de chances de croiser un zébu en rut qu'un militant de chez eux, par chez nous.

Bref. Mon Enchanteur qui est un garçon bien plus gentil et poli que moi les a éconduits fermement mais courtoisement.

Depuis je rumine. Je regrette de ne pas leur avoir ouvert la porte et monté un grand sketch façon "mais avec tous les étrangers qu'il y a dans le quartier, vous n'avez pas peuuuuur ?? Et qui sais, si ça se trouve, on a peut-être aussi des homosexuels, allez savoir ?". Avant de les envoyer à ma voisine / copine et coco préférée, Marcelle, qui les aurait probablement reconduits manu militari aux frontières du centre-ville.

Oui je sais. C'est pas gentil et assez mal élevé.

Mais figurez-vous qu'en plus d'être hypothyroïdique, je suis également hypotolérante à la connerie.

mercredi 5 mars 2014

Ma très chère interne

Alors en préambule et pour que les choses soient claires, je n'ai rien contre le fait de prêter mon corps à la science aux futurs médecins en formation, pour peu qu'ils n'en fassent pas n'importe quoi.

Aussi, quand je me suis inscrite à la maternité et qu'on m'a annoncé que je ne serai pas suivie par une sage-femme mais par un(e) interne, je n'y ai rien trouvé à redire.

Depuis je l'ai vue deux fois et...

... comment dire ?

On va dire qu'elle n'a pas fini d'apprendre !

Entre la première consultation où elle commence une phrase par "rassurez-moi, vous ne contractez pas ?" (à quoi je me suis mordu la langue pour ne pas lui répondre vertement que si c'était le cas, c'était son job à elle de me rassurer et pas l'inverse), le manque d'assurance et de douceur dans le geste, et celle de ce matin où elle m'a dit au revoir comme ça : "Bonne continuation ma petite dame" (mais ouaaaate ? On se croirait à la boulangerie ou au café du commerce !!!).

Et encore je passe sur le fait qu'elle avait une jeune femme en formation avec elle et qu'elle ne m'a ni présentée, ni demandé si j'étais ok pour être scrutée par une personne surnuméraire (on va dire que je suis exigeante sur la politesse requise en CHU...).

Bref. On va dire qu'heureusement que je suis de nature détendue, pas angoissée, pas facilement angoissable,et qu'il y a moyen d'en rigoler en racontant parce qu'elle ne me met pas en situation délicate, douloureuse, ou dangereuse.

Et doublement heureusement, d'ailleurs, parce qu'on fait quoi quand on se sent "mal traité", d'une façon ou d'une autre ? On en parle à qui ? Je crains que la question n'appelle des réponses fort différentes, du "ouais mais si on ne veut pas d'étudiantes on va en clinique" à d'autre, heureusement plus "orientées patients".

Par ailleurs et pour conclure sur une note bien moins aigre-douce, j'en profite pour saluer l'évolution des pratiques vers une prise en charge moins invasive et chiante que ma première, et la très grande bienveillance de toute l'équipe envers leurs patientes, quel que soient leurs âges, poids, couleur, niveau de compréhension ou même aptitude à parler le langage administratif couramment.

Bravo, merci, et faites durer ainsi jusqu'à l'accouchement, au moins ;-)

jeudi 13 février 2014

Grand jeu "Dans la salle de bains"

Saurez-vous retrouver d'où est extraite cette scène d'anthologie ?

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Elle entre dans la salle de bains, ferme la bonde de la baignoire, fait couler de l'eau et verse du bain moussant.

Quelques minutes après, elle entre, chargée du poids de la fatigue, dans la baignoire, et s'y assied.

De tout son considérable poids.

Et ressent immédiatement une sensation d'inconfort majeur.

Elle se relève, lourdement, se saisit du tapis de douche (transparent), et confirme d'un regard que ce dernier était posé ventouses vers le plafond.

Elle le retourne, s'installe finalement, se sèche les mains, prend un bouquin.

Il entre, équipé de quelques questions sur la question des œufs brouillés.

Elle lui demande : "c'est toi qui a remis le tapis de baignoire à l'envers".

Il part dans un fou rire homérique. Du genre qui vous fait couler les larmes des yeux, du genre qui fait mal aux mâchoires et aux abdos, du genre dont on ne sort pas avant quelques minutes.

Elle rit aussi, de la même manière. Doit poser son livre pour le protéger de conséquences fâcheuses.

Et dans un hoquet, lui, qui est pourtant connu comme étant un homme à gros QI (comme quoi en avoir un gros ne fait pas tout), intelligent, sensible et attentionné en plus d'être beau, de dire...

...

...

...

"Je ne comprenais pas pourquoi il ne tenait pas au fond".

---

Il s'agit donc :

Réponse A : d'un extrait inoubliable d'Hélène et les garçons
Réponse B : d'un extrait du DVD mémorable "Les Bricol' Girls"
Réponse C : d'un extrait d'une sitcom à écrire : "Les aventures de Sacrip'Anne et de son Enchanteur - le retour des blonds""
Réponse D : d'un extrait des "Confessions" de Jean-Jacques Rousseau.

A vous de jouer !

lundi 2 décembre 2013

Reprise de la vie normale

J'étais malade, comme un chien, la semaine dernière, et entre les jours "rentrée plus tôt" et ceux carrément assignée au lit par le docteur, je n'ai pas beaucoup travaillé.

Compliqué de reprendre le chemin ce matin. D'abord parce que je tousse encore beaucoup, que ça m'épuise et que ça ma vide, et puis à force de tousser je me suis fait mal, de ci, de là, j'ai plus envie qu'on me plaigne que de retrouver les bizarreries de bureau.

Le fait est, mon fauteuil y est favorable à la hanche douloureuse.

Mais la position assise néfaste à ma toux.

Rien ne sera jamais parfait en ce bas monde.

Et surtout, mettre les pieds dans un échange de mails de "oui mais c'est pas moi qui m'en occupe", bon sang de bois. Mais BON SANG DE BOIS. C'était mieux sous la couette, même si je n'y suis pour rien et obligée de rien sur ce sujet, leurs absurdités institutionnalisées m'ont déjà épuisée.

Ça sera mieux demain, on va dire.

lundi 25 novembre 2013

Le temps de la propagande

Ça y est, ça sent la campagne !

Non que l'air automnal et frisquet se parfume de crottin et d'odeurs d'épandage, mais les équipes des candidats aux municipales (et parfois les candidats eux-mêmes) vivent le tract à la main, aux abords des marchés, supermarchés et autres lieux de passage.

L'occasion pour moi de faire la peste avec ceux qui ont des tracts bleus [1] en leur disant qu'ils devraient porter des gants, que ça tache les doigts, tout ça. Parfois rejointe en écho par les vieux Colombiens qui ont connu l'avant, le pendant, l'après, et qui ne sont pas près à replonger (j'espère que c'est généralisé).

On en est encore qu'au début, le pire reste à venir.

Air du temps dans une ville au passé militant.

Note

[1] ceux de notre ancienne maire, tendance que j'aime pas avec un bilan que j'aime pas

jeudi 14 novembre 2013

Querelles intestines

L'an dernier, tout notre département (marketing, communication, tout ça) avait lancé une gazette interne pour raconter aux autres services ce qu'on faisait.

Ça a été très mal vécu par certains qui ont argué qu'on écrasait les autres de notre savoir-faire sans leur laisser une chance de se valoriser eux. A notre grande surprise à tous et évidemment, plutôt grande tristesse (toute chose étant comparable par ailleurs, ça ne nous a pas non plus empêchés de dormir, soyons sérieux).

Alors les chefs ont décidé que le canard interne serait global. Il est maintenant imprimé sur du beau papier recyclé, maquetté avec bien plus de soin.

Chaque département doit contribuer, avec ses référents, comme on dit par ici. Et les chefs jouent au comité de rédaction, retoquant ce qui n'est pas assez corporate ou lisse, entre autres.

Nommée volontaire d'office, je viens de commettre une horrible potacherie : "Marketing, communication, qui sont ces gens, quels sont leurs réseaux ?". Une façon d'expliquer hors jargon et avec de l'humour et de l'auto dérision la réorganisation de notre service.

Je l'ai fait relire à mes comparses qui se sont bien marrées.

Et à l'heure de le "livrer", j'ai un pincement au cœur à me dire qu'au mieux, il va être très sérieusement rentré dans le moule. J'aurais pu faire directement comme ça, vous me direz. Mais bon. Quitte à bénévoler contre mon plein gré, autant y prendre du plaisir, après moi le déluge, hein.

La vie en entreprise, en somme.

Edit : il est visible sur le blog privé !

mardi 12 novembre 2013

Effet Vache qui Rit sur l'état du monde

Je ne sais pas si c'est le trop plein, issu des douze mois derniers. La haine sociale, la haine familiale, toutes ces choses qu'on a prises de plein fouet et qui font que je n'en peux plus.

Mais là j'en ai marre.

Non seulement toute la journée on constate que le monde n'est pas celui qu'on voudrait. Mais en plus, ceux qui sembleraient être nos camarades d'indignation nous font passer une sorte de casting Vache qui Rit impitoyable. On a les idées mais pas pour les bonnes raisons. Ou alors on ne devrait pas d'avoir d'avis si. Ou alors si, justement, il faudrait avoir un avis sur ça, et le bon, de préférence. Ça me rappelle ces vieilles blagues soixante-huitardes : deux trotskystes ça fait un mouvement, avec un troisième ça fait une faction dissidente, ou quelque chose du genre.

Tes principes intéressent pour ceci, mais si tu en as d'autres qui contrarient, alors là, t'es plus qu'un(e) empêcheur/se de militer en rond.

J'ai l'impression qu'il n'y a souvent qu'un très petit pas entre intelligence collective et moutonnisme. Et qu'il se passe plus de temps à pointer la poutre dans l’œil du copain que de la foutre dans la tronche de ceux qui en auraient bien besoin.

J'en ai marre de ça, j'ai besoin de croire qu'on peut faire des choses à plusieurs sans que ça vire à celui qui a la plus grosse (voix) ou le plus gros (égo), et qu'il ne reste qu'à bêler derrière pour dire qu'on fait partie du chœur.

Triste monde. On est jamais mieux déçus que par ceux qui nous ressemblent le plus, sans doute.

jeudi 17 octobre 2013

Le déménagement de bureau selon ma boîte

Chez nous, ça réorganise à tour de bras et à intervalles réguliers. Et qui dit réorganisation dit changement de bureau. D'ailleurs même quand on ne se réorganise pas on change de bureau (pour ma part : 7 en 8 ans, et il y a des cas pires que le mien).

Pour rendre le tout plus amusant on a un type qui s'occupe des déménagements et qui est très légèrement procédurier. Du genre à dire : oui mais vous vous installez d'abord comme j'ai dit et ensuite on procède aux changements.

Du coup avant, on reçoit un mail pour nous dire qu'on a droit à trois cartons par personne, que untel va porter ça, que ça se passera comme ci comme ci comme ci comme ça. Qu'il est interdit de déplacer son caisson parce qu'il est là et pas ailleurs (donc on vide nos caissons et on remplit les nouveaux).

Et que si tu changes une virgule à la procédure un chaton va mourir (alors on colle les étiquettes dans la case "ici coller l'étiquette" du carton, parce qu'on aime bien les chatons).

Le jour J c'est, évidemment, le bordel. Parce que le procédurier n'est pas à jour de sa propre procédure, et qu'en plus il dévale sur la pente hystérique de chaque individu confronté à un changement d'environnement.

Entre celle qui s'enchaîne à un bureau qu'on doit changer par un autre plus petit de douze centimètres (c'est un bureau qui ne sert pas, précisons, pas celui de la dame), parce qu'on ne l'a pas prévenue que le bureau serait changé et que ça lui fait moins de place. Celle qui a bougé le caisson et avec qui s'engage une lutte sans merci pour qu'elle le remette à sa place, le vide et remplisse le nouveau. Et puis celui qui n'est pas à sa place sur le plan, çui qu'a pas fait ses cartons, ceux que le bruit ambiant emmerde.

Et le lendemain, la journée démarre par le vidage des trois cartons autorisés (plus les clandestins que d'aucuns ont réussi à faire passer en douce), et les gens qui défilent pour voir comment on est installés et où.

Jusqu'à ce que l'alarme incendie vienne apporter une nouvelle distraction à nos folles journées.

Youpi.

mardi 1 octobre 2013

Plein de vrac

Ouh lala cette semaine qu'on m'a fabriquée !!! Y a d'la deux réunions par jour, et du ceci à corriger, et cela à relire, et untel à briefer et, et et !

Ça ne va pas chômer, en somme.

Alors du en vrac.

Martin Winckler est depuis quelques jours sur Twitter. Il y est tel qu'on l'imagine, plein de pédagogie, de martèlement de choses essentielles dont on doit s'armer. Et puis il parle aux gens. Pour de vrai. Curieuse sensation, mais belle, quelque chose de très humain.

Il twittait l'autre jour "Le mal qu'on fait en disant ce qu'on pense être la vérité n'égalera jamais le mal qui est fait quand on choisit de garder le silence" et ça m'a plu. Vous vous doutez.

Alors je vous livre en partage. Merci, doc !

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Et puis sinon dans le genre : dans les moments difficiles il faut garder le sourire, ma coullègue-coupine préférée à moi, l'autre soir, se trouve en délicate posture. Contrôlée avec fouille au corps par des policiers très zélés (à ne pas aller faire leurs quotas là, un peu plus loin, où sont les vrais méchants).

Il faut vous dire qu'elle est super impressionnante : y a des fois où elle ne peut pas donner son sang parce qu'elle est en dessous du poids limite (ok ça ne veut pas forcément dire inoffensive, mais j'atteste de sa pacifisivité).

Et donc elle me raconte que c'est quand même hyper désagréable, la fouille au corps, et qu'elle a failli dire à la fliquette que, ohla, attention, vous avez failli m'enlever mon tampax, là" mais que vu l'ambiance elle a jugé préférable de faire profil bas.

J'avoue, j'admire. Et d'avoir eu l'humour qui va bien et d'avoir su le faire taire :D

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Du coup on relativise carrément les ascenseurs en panne trois jours, n'est-ce pas ?

mercredi 28 août 2013

25 ans, putain, 25 !!

Ce matin déjà passablement bougonne au volant de mon automobile, j'entendais parler du énième régime de réforme des retraites.

Après une looooongue explication du principe du trimestre supplémentaire tous les chais plus combien de temps, le journaliste rapporteur annonçait triomphalement que pour les natifs de 1973 (et suivantes), le nombre d'années à accomplir serait de 43[1].

43.

Longues.

Années.

En estimant que j'ai dû commencer à cotiser autour de 20 ans (à la louche), il m'en resterait 25 à faire.

Perspective singulière. Non parce que moi, mon boulot, techniquement, je l'aime. C'est juste ce qui va autour qui pose parfois soucis.

La vie dans une entreprise privée, de nos jours, ça peut ressembler pas mal à une succession de secouages de cocotier pour ne garder que ceux qui sont bien accrochés.

Et quand vous vous tenez fort à la noix de coco, probablement, un jour on vous dira que vous êtes trop vieux, ou trop cher, ou pas assez ceci ou cela.

Dans mon job j'ai de la chance : l'emballage est plutôt soigné.

Il n'en reste pas moins que 25 ans ??[2] Pfiou.

Parfois je me dis que c'est la forme moderne du travail qui faudrait réformer. ♪ ♫ You can say, I'm a dreamer ♫ ♪ et toutes ces sortes de choses.

Mais quand même.

Même en aimant son job à l'emballage plutôt soigné, je ne suis pas sûre que ça me fasse envie. (La question de ne pas avoir le choix étant, par ailleurs, tout à fait essentielle dans le principe de réalité).

Notes

[1] c'est là qu'on voit la différence entre un geek et un énarque, même pas foutu de faire un beau 42 qui nous aurait fait marrer

[2] à supposer que la réforme d'après les réformateurs n'abolisse pas simplement la retraite

jeudi 18 juillet 2013

Ça fait des lustres !

Je ne vous ai pas raconté, on a profité du séjour de mes parents pour faire une sortie Versaillaise. Pas pour dézinguer du drapeau MPT, encore que, hélas, pas pour la beauté de la ville, mais pour (re)visiter le château.

Que dire ? Que la queue organisée façon Disneyland, la vente de coupe-files qui n'en sont pas, le réaménagement douteux des pièces du bas et ses vidéos (qu'on pourrait regarder peinard sur son ordi) ne mettent pas en appétit ?

Que les foules entassés avec leurs guides qui parlent tous sur le ton internationalisé des hôtesses de l'air et steward ne prêtent pas à une visite sereine.

Que d'avril à octobre, pour errer dans les jardins, il faut payer en plus ?

Que le château semble dédié à la vente de produits dérivés (stands dignes des extérieurs de grands magasins parisiens dans les galeries, boutiques de macarons, enfin bref, du marketing hollywoodien) disposées par le grand mécène, qui doit prendre au passage sur les redevances et les chiffres d'affaires.

C'est du gros business, mais la transmission du patrimoine, de l'histoire, devient un prétexte et nous sommes partis tristes et fâchés.

Toutefois. J'ai pu faire quelques clichés particuliers.

De ceux déclenchés avec un sourire particulier. Je pensais à Samantdi qui nous expliquait doctement l'an passé qu'une maison sans lustre n'était pas digne de ce nom.

Alors des lustres, en veux-tu ? En voilà !

Lustre1

Lustre2

Lustre3

Lustre4

Lustre5

jeudi 4 juillet 2013

Elles sont de retour

Après une matinée en réunion dans des bureaux vitrés, avec des zones dépolies, j'ai vu passer un certain nombre de bas de jambes de gens.

Je peux donc vous dire que l'affirmation qui suit a été rigoureusement été établie sur un panel large et anonyme (en tout cas, anonyme de la tête qu'on ne voyait pas).

Les années 80 sont de retour.

80 % des jambes de femmes vues au bureau étaient vêtues de pantalon trop court avec un revers.

Voilà comment je le sais.

Peuuuuuuuur !!!!

mercredi 5 juin 2013

Génération Sida

Je ferme le journal de Keith Haring. Emue, bien sûr.

Tranches de ma propre vie qui se mélangent à la sienne.

Novembre 1993. Je vais avec mon père à l'hôpital où mon oncle est admis. Il a un peu moins que l'âge que j'ai maintenant. Il ressemble à une vieille momie, il pue.

"Il a le Sida depuis longtemps, vous ne saviez pas ?"

Non on ne savait pas. C'est un truc qu'on fait volontiers dans ma famille paternelle. On se chope un truc bien mortel, on endure en silence, en serrant les dents, pour que le regard des autres ne change pas, par honte, que sais-je. Et puis on clamse d'un coup, en laissant les autres bien empêtrés dans leur chagrin et le milliard de trucs qu'on aurait dû prendre le temps de se dire.

Bref.

Dernière fois que j'ai vu mon oncle. 29 novembre, il meurt. J'ai souvenir que mon père me dit que la meilleure chose que je puisse faire de mon chagrin et de ma colère, c'est de me donner à fond pour la journée militante qu'on a prévue à la fac le 1er décembre.

Retour quelques semaines en arrière. On a besoin d'expliquer aux étudiants que le Sida n'est pas qu'un truc de pédés. Que n'importe qui, presque n'importe quand, peut être infecté. Oui, encore. On contacte un centre d'accueil de personnes en fin de vie et en grande précarité, pas loin de la fac.

On y rencontre Houria. Elle a l'air d'avoir 80 ans. Elle en a à peine 30. Houria a été contaminée par son mari, lui-même contaminé au bordel, ou quelque chose du genre. Parti parce que sa femme malade, c'était plus la honte que lui-même malade. Houria sans emploi, malade, échoue après des années de galère, de honte et de souffrance dans ce centre où on la rencontre. C'est elle qui, entendant parler de nous par l'encadrement, souhaite témoigner.

Elle pleure de reconnaissance parce qu'on la touche. Parce qu'on ose. Parce qu'on lui serre la main, lui fait la bise. Parce qu'on s'inquiète d'elle et qu'on a pas l'air d'avoir peur.

On passe quelques heures ensemble à récolter son témoignage, que je vais monter à la radio locale où je passe des heures plus potaches, généralement. Et puis à parler, de tout, de rien, de la vie.

1er décembre 1993, le retour. On distribue quelques dizaines de kilos de capotes, négociées gratuitement. On parle tant qu'on peut, à qui veut nous entendre. On se fait envoyer chier, aussi (ce "j'ai déjà mes oeuvres..." je l'ai encore en travers de la gorge, 20 ans plus tard).

Je vais dans l'amphi qu'on nous a prêté pour la diffusion du témoignage d'Houria. Plus de monde que ce que je craignais. On raconte pourquoi on est là, en trois mots et on passe la bande.

Emotion dans le public, émotion pour nous. Je suis entre mon deuil et la force des mots d'Houria.

On sort, je récupère un peu, vais l'appeler pour lui dire comment ça s'est passé, qu'il y avait du monde, qu'ils ont beaucoup demandé si enfin elle arrivait à ne pas avoir honte, comment elle allait.

On m'annonce avec tout le ménagement possible qu'elle est morte quelques minutes avant.

La haine.

J'ai la haine.

Aujourd'hui, je connais des gens qui vivent avec le VIH. Des gens de mon âge, un peu moins. Pas beaucoup de plus vieux, ils ont fait partie de cette génération qui voyait tomber les siens dans l'impuissance la plus totale...

Ce qu'on a en commun, c'est l'accident de capote, c'est le truc foireux qui nous a mené dans ce dispensaire anonyme, gratuit et glauque, où il faudra revenir après une semaine de stress. On est pas beaucoup dans notre génération à n'avoir pas eu la grande trouille au moins une fois. Même sans avoir été exposés, juste pour être sûr.

Ce qui me différenciait d'eux à ce moment précis, c'est le bol. Le bol d'avoir su dire non ou de me tirer, ou le bol que l'accident ne soit pas fatal.

Ce qui me différencie d'eux maintenant c'est qu'ils vivent avec une maladie mortelle dont ils doivent quotidiennement maîtriser l'évolution (ou, on le souhaite, la non évolution. Alors que moi, j'ai eu, peut-être, peur, et surtout, de la chance [1].

Keith Haring raconte qu'avec une sorte d'énergie du désespoir, il a tenté dans ses derniers mois l'homéopathie et l'art thérapie. Arsenal dérisoir.

Ses mots en surimpression.

Et, de plus en plus j'ai l'impression, des mômes qui pensent que le VIH, c'est pas si grave que ça, la preuve, on vit avec, et y a pas un vaccin ?

Tout ça pour ça.

Vous savez ce qu'elle a, la génération Sida ? Elle a la haine.

Note

[1] la chance de n'avoir pas fait la mauvaise rencontre avec laquelle j'aurais fait les mauvais choix, la chance de n'avoir pas été exposée, de ne pas avoir eu d'accident majeur, de n'avoir pas été violée, etc. A quoi ça tient...

lundi 25 mars 2013

Ces gens-là

Il est temps, grand temps, de faire face à une vérité qui, si elle nous est incompréhensible, à nous autre humains non sortis de la cuisse de Jupiter, n'en est pas moins un fondement de ce qui se passe dans la tête de gens qui défilent pour la manif de la honte, ces derniers temps.

Nous demandons l'égalité des droits face au mariage, notamment[1]. Il faut savoir que ces gens-là ne considèrent pas l'égalité des humains comme un fondement de notre société.

Ils nous sont supérieurs, par leurs valeurs, leurs choix de vie. C'est eux qui le disent, hein ?

C'est quelque chose contre quoi je me suis heurtée il y a quelques mois. L'épouse de feu mon oncle, aveuglée par sa rage à dézinguer le compagnon de sa fille qu'elle détestait, nous a sorti une diatribe au cours de laquelle elle ne s'est même pas rendu compte que c'était, aussi, mes choix de vie qu'elle jugeait, condamnait. (Ainsi que ceux de nombreuses autres personnes, mais qui n'étaient ni à table, ni à elle apparentées).

Dans son discours, il apparaissait notamment que les gens qui ne désirent pas se marier mais ont des enfants ne veulent pas ce qu'il y a de meilleur, ont dans l'idée à l'avance qu'ils vont se séparer et donc (sic) aiment moins leurs enfants que les gens qui se marient (devant Dieu, sinon ça vaut à peine).

Elle ne voyait pas le problème à me condamner dans le même panier puisque moi, c'est pas pareil, c'est la famille. Je passe sur l'absence de rigueur de l'argument puisque justement, c'est mon "point".

Et elle ne voyait aucun problème à considérer comme seule règle acceptable celle de "son monde", monde qu'elle décrivait comme, en effet, fermé à ce qui se passe autour, ailleurs, centré sur son système de valeurs accepté comme unique vérité possible en ce bas monde.

Il va de soi que la charité, la tolérance, l'amour du prochain prônés par le christianisme dont ce "notre monde" se réclame n'existe que dans nos têtes d'objecteurs. Ils sont le monde des élus, ils n'ont pas besoin de s'abaisser à ces considérations, autrement que dans leurs bonnes oeuvres occasionnelles.

Alors autant je crois qu'il a pu être utile d'échanger avec des gens qui se positionnaient contre cette forme d'égalité par préjugé culturellement acquis, par méconnaissance des discriminations faites, des souffrances engendrés, je crois, oui, que parfois il a été possible de faire bouger les idées, de les enrichir.

Autant je pense que devant le mouvement imbriaque [2] des marcheurs de la manif de la honte, seule notre indifférence nous protégera de leurs illuminations.

Au final, ils ne sont pas si nombreux. Ils sont persuadés que de pousser leurs gamins devant, c'est un acte de bravoure héroïque, comme d'en envoyer un au séminaire et l'autre devenir chevalier. Ils ne VOIENT PAS le problème que de hurler à la face du monde que leur modèle parental est le meilleur, puisque c'est celui de leur monde.

Sauf que leur monde appartient au passé de mon pays. Ils en sont la dernière gerbe.

Et puisque dialoguer avec eux est impossible, je les compisse de mon mépris le plus total.

Soyez les enflures que vous voulez être. Ce n'est pas grâce à vous que le monde ira mieux. Et puisque vous croyez au jugement dernier, craignez pour vous. Vos actes fanatiques d'illuminés confits dans la haine ne devrait pas vous valoir beaucoup d'honneurs.

Pendant ce temps là, on va s'acharner, nous, à essayer sourire par sourire, mot par mot, indignation par indignation et parfois loi par loi, à tenter de ne pas laisser sombrer l'égalité, la fraternité des humains entre eux quelle que soit leur naissance.

Quel que soit leur monde.

Notes

[1] et comme le faisait remarquer Eli l'autre jour, nous serions bien inspirés de mettre autant d'énergie dans toutes les questions d'égalité

[2] Ivre, fou, stupide

jeudi 24 janvier 2013

C'est pas juste

L'autre jour, il y avait Larcenet, sur Inter, chez Busnel.

Le mondain à la mèche a lancé notre Manu sur l'un des sujets qui le font démarrer, immanquablement. Internet. Et surtout, les commentaires sur Internet.

Manu Larcenet, dans un argument qu'on lui a déjà entendu, disait qu'il lui était insupportable que n'importe qui vienne démolir l'expertise de quelqu'un, que tout le monde se positionne à égalité de savoir.

Et aussi qu'il avait souffert de critiques infondées sur qui il était, inexactes, déjà, et s'attachant à sa personne plutôt qu'à son travail. Que s'il y répondait, la "meute" se jetait sur lui. Que c'était injuste et que cette injustice lui était violente.

Même si je ne partage pas tout son avis sur le web participatif, ces mots ont fait écho, et puis je me suis dit que c'était le cas partout.

Quand on nous dit quelque chose de juste, on peut argumenter, ne pas être d'accord, mais il y a quelque chose de bien fondé qui doit alimenter la réflexion.

L'injustice, elle, nous met dans un état de sidération, de choc émotionnel, les bras nous en tombent et on est, déjà, dans l'irrationnel, les mots perdent de leur sens et l'absurde s'en mêle.

C'est un peu de ça qu'il s'agit en ce moment dans la société, d'ailleurs. Des gens à qui on enlève rien qui viennent dégueuler à la face de gens qu'on considère comme des citoyens à droits réduits. Sous des prétextes qu'on à peine à réfuter tellement ils ne tiennent sur rien de logique, rien de juste.

Et en plus, ils se plaignent d'être victimes d'intolérance.

C'est dégueulasse, c'est injuste, c'est violent. Et ça fait mal à l'humanité.

mercredi 21 novembre 2012

Matins de bureau

Peu nombreux avant 9 heures, à vrai dire, avant 9h30, même.

Vider la théière-thermos de la veille si nécessaire, opérer un choix stratégique majeur (noir cannelle ou vert zubrowka ?), aller à la machine à café faire le plein d'eau chaude.

Essuyer le rire d'un matinal sur le volume de l'engin (un petit litre, pourtant, bon sang, zont jamais vu de théière, les gens ??). Rire avec.

Mettre le vrac en sachet, le plonger dans le filtre de la théière. Regarde le neuf des mails le temps que ça infuse.Porter le regard sur la micro zone de bureau dédiée au petit plaisir.

Verser. Laisser tiédir. Boire un peu. Soupirer en pensant au stock de Lip**n Yellow à côté de la machine à café et aux gens pour trouver ça bon.

Voir arriver les camarades de labeur. Recevoir de la visite. Quelques amateurs qui trouvent que ça sent bon. Prendre un gobelet stocké à cet effet, l'emplir et l'offrir et partir sur des considérations surréalistes (quels indicateurs trouver pour le reporting du SCL, hein ? Je vous le demande ! Et les retours du PMO, comment sont les taux ? Que des considérations vitales).

Believe it or not, ça aide sacrément à démarrer.

And now...

Geronimo !!!!! Allons-y !!!! [1]

Coin Thé

Note

[1] Mais non on est pas du tout plongés dans une sorte de marathon Dr Who, depuis le mois de septembre, mais non !

mardi 23 octobre 2012

39 kilomètres

Je ne l'ai pas vu sauter en direct.

Au travail, et puis l'info m'avait échappé, et puis voilà. Je ne l'ai pas vu en direct.

Mais depuis j'ai regardé plusieurs fois le saut de Felix Baumgartner. Se jeter dans le vide depuis 39 kilomètres.

Pour une qui, comme moi, commence à avoir le vertige du haut de sa chaise, imaginez.

C'est au-delà de mon entendement que de me faire hisser dans une minuscule nacelle à 39 kilomètres au-dessus de la Terre. 39 KILOMETRES quoi !!!!

Je me demandais, en entendant Patrick Baudry parler du saut, à quoi ressemblait la Terre vue de 39 kilomètres.

C'est beau. Ca a quelque chose de magique. Voir à la fois l'arrondi de la planète et les grands reliefs du sol, c'est émouvant.

Et complètement inenvisageable que de se jeter d'une petite cage dans le vide. A 39 kilomètres du sol.

Absolument inconcevable de tomber pendant près d'un quart d'heure.

Il l'a fait et depuis, je reclique régulièrement pour voir Felix Baumgartner se jeter dans l'espace et retomber sur ses pattes.

Fascinée je suis.

lundi 15 octobre 2012

Du genre des jouets

Nous avons reçu, ce week-end, le catalogue Oxyb***.

Ne résistant pas à la tentation, nous l'avons, l'Enchanteur et moi, parcouru, avant de le laisser à l'avidité des enfants.

Quelle CA-TA-STROPHE !!!

Un cauchemar pour féministe.

Princesses pour les filles, pirates pour les garçons. Pompiers pour les garçons, re princesses pour les filles.

Et quand on en vient aux déguisement de la sphère médicale, c'est docteur pour les garçons, infirmière pour les filles.

Oh my gode.

Rose ou bleu et aucune vérité entre les deux.

Effarée je suis.

Et après ça on se demande comment des stéréotypes persistent aussi fort y compris chez des enfants.

Je fulmine.

(Et apprécie d'autant les repérages de ma fille à base de microscopes et de talkie-walkie, non mais !)

mercredi 10 octobre 2012

Ta mère la redoublante !

Nous avons regardé, hier soir, le "documentaire" "Ta mère en 6e" diffusé par France 2.

Pour ceux qui n'ont pas regardé, il s'agissait de 5 parents qui, pour une semaine, redevenaient collégiens (en 6e, donc).

L'idée majoritairement évoquée était de se "rapprocher" de leurs enfants en vivant ce qu'ils vivaient. Mais ces fringants quinquagénaires n'ont donc plus de mémoire pour ne pas se souvenir de leurs propres années collège ? Leur fallait-il vraiment vivre les journées à rallonge de leurs enfants pour se rendre compte qu'elles étaient... à rallonge ?

Quoi qu'il en soit, les voici installés sur leurs bancs. A peu près structurellement incapables d'arriver à l'heure... et un peu rétifs à l'idée d'accepter de jouer le jeu même quand ça ne les arrange pas.

Et figurez-vous que ce collège, c'est Bisounoursville ! Pas un gamin qui cause en zyva ! Pas une bagarre ! Pas un petit un peu malmené ! Pas un enfant en difficulté ! Les parents sont intégrés comme si c'était normal, et tout se passe comme dans une émission de Jacques Martin : les cours sont joyeux et efficaces et à la fin, tout le monde a une bonne note !

Merveilleux.

J'ai dans l'idée qu'un certain nombre de salariés de l'Educ Nat ont dû faire des petits bonds sur leurs canapés hier soir en comparant leurs conditions de travail et celles qui nous ont été brièvement montrées.

Mais après tout, foin de mauvais esprit, y a pas que les banlieues pourries dans la vie, soyons heureux soyons joyeux.

Il n'en reste pas moins que je m'interroge. Les parents se sont surtout plaints que c'était dur pour eux, et ont été très fiers d'avoir des très bonnes notes sur des contrôles de 6e. Je les comprends, je ne suis pas sûre moi même de savoir encore poser une division. En revanche pour la dictée, ça va, ça s'assurait tranquille.

Mais je les ai très peu entendus compatir à la vie de leur enfant, réaliser qu'on leur en demande beaucoup. D'autant que tout ce qui fait la vie d'un collégien "hors scolaire mais dans les murs" (poussées hormonales diverses, velléités de détachement des parents, etc) et qui, justement, complique d'autant la vie de ces minots a été complètement ignoré...

Bref. J'ai ri hier soir, mais depuis je m'interroge : s'agissait-il vraiment d'un pseudo documentaire, ou bien d'un outil de propagande, à quelques heures d'annonces concernant la réforme de l'Education Nationale ?

mardi 25 septembre 2012

Keep your secret secret

Je ricane, depuis hier, aux commentaires sur le sujet : y a-t-il eu ou non faille de sécurité chez Faycebouc ?

Aux peopolitique qui entendent demander des comptes au géant. (Ah cette novlangue journaliste, que c'est... bref).

Or donc, Faycebouc.

Le fait est que ce ne sont ni les paramétrages ni les failles de sécurité qui feront que vos données personnelles (je n'emploie, à dessein, pas le mot "privées") seront à l'abri des regards indiscrets, si vous êtes utilisateur du rézossocio.

C'est Faycebouc qui décide. Ce qu'il fait de vos infos, lesquelles, à qui, et quand.

Point.

Alors on peut décider de s'en foutre. Trouver que l'amusement qu'on y trouve, le côté pratique, sont plus importants que le fait de laisser les clés à une entreprise, aussi "fun" (je ne les trouve pas fun, en fait) soit-elle.

Mais chougner parce que, par accident ou pas, on s'est fait prendre à tenir des propos qui peuvent nous embarrasser à un titre ou à un autre, du cassage de patron aux mots d'amour, de la vacherie sur un copain à notre dernier bilan médical, que sais-je.

C'est vous qui alimentez le système, utilisateurs de Faycebouc. C'est vous qui leur donnez du contenu, et ils se nourrissent sur votre dos, une fois, deux fois, trois fois...

Alors ne soyez pas naïfs à penser que vos paramètres de sécurité vous mettent à l'abri. Si vous vous éclatez sur Faycebouc, amusez-vous bien. Faites-vous plaisir.

Mais ne protestez pas sur un bug, ni sur une indiscrétion. C'est vous qui leur avez donné vos infos.

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