Sacrip'Anne

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lundi 6 mai 2013

Images et souvenirs

Mon objectif premier pour cette première salve de vacances printanières (car il y en aura quelques autres jours la semaine prochaine, sans compter les deux fériés de celle qui démarre, on ne va pas se laisser abattre), c'était de passer le plus de temps possible avec Cro-Mignonne.

Pour le plaisir, bien sûr, mais pour lui dire aussi, en actes, qu'à défaut d'avoir des solutions rapides et efficaces à ses soucis avec le Lutin, j'étais là, avec elle, pour elle.

Alors en vrac, on a beaucoup cuisiné (elle a fait son premier gâteau en lisant elle-même la recette), beaucoup lu, acheté son premier dictionnaire et quelques "Bibliothèque Rose", rigolé, fait des câlins, fait des changements d'eau pour Oscar le Chieur (y a qu'à voir la photo, ceci est sa production de... trois jours...), installé le nouvel aquarium-cadeau d'anniversaire dans lequel le poisson prendra ses aises le jour J, vu des amies, parlé, parlé, parlé, dit des bêtises, fait des câlins, regardé des quantités industrielles de "Norbert et Jean" et de Dîners presque parfaits, pris l'air un peu, mais pas trop, parce que météo et allergies se sont relayées pour lui pourrir les bronches. Collé des dizaines de vignettes Panini. Fait des blagues drôles et d'autres d'âge bête (oui, on est en plein dedans. Oui, toutes les deux). Ri d'un tricot dont l'une des couleurs part en biais et pas l'autre.

On a pleuré un peu aussi, dans un accès de chagrin de "c'est trop injuste je veux qu'il arrête". On a passé du temps à trois avec l'Enchanteur.

On a fait des câlins (oui, encore d'autres).

Et hier je l'ai déposée chez son père pour une semaine.

J'ai un énorme trou en forme de ma fille dans le cœur, depuis.

Mai 2013 Collages

Mai 2013 Oscar

Mai 2013 Tricot

Mai 2013 Repas

mercredi 5 décembre 2012

De mon côté de l'histoire

Lui il dit qu'il s'est surpris lui-même, qu'il ne s'attendait pas à ça.

De mon côté de l'histoire, ce que j'ai vu, c'est une irruption sous forme de "mais moi j'existe !", tout à fait intéressante, quand on y songe, pour un qui se trouvait pas prêt, pas dispo, pas tout ça, dans ma complainte du Rolodex et ses péripéties annexes :)

J'ai vu un homme qui était heureux de se donner à connaître, failles et noirceurs comprises. Heureux d'échanger, de partager.

J'ai vu des complicités et des ententes immédiates. Des rires au kilomètres (ou plutôt, au décibel).

J'ai vu des regards intenses fixés sur le mien comme si j'étais la personne la plus fascinante du monde. Troublant.

J'ai vu des envies de passer du temps ensemble, de se revoir, de se dire des choses tous les jours.

J'ai vu de longues heures partagées sans temps morts.

J'ai vu des rires et des regards amis, j'ai entendu leurs questions curieuses.

J'ai vu parfois, ce balancier, ce "j'suis pas prêt pas dispo pas encore et puis ça peut pas". Et l'instant d'après, de nouveau, l'envie d'être près.

J'ai vu un sms qui répondait, en substance, "j'arrive" à mon "tu me manques".

J'ai vu la poignée de minutes qu'il lui a fallu pour que lui + moi, ça lui devienne naturellement nous.

Et maintenant, je le vois tous les jours et je suis heureuse qu'il ait arrêté de croire aux histoires qu'il se racontait, sur le mode, l'amour, suis pas prêt, pas dispo, pas moi, tout ça.

Mon amour tout doux, au rire sonore, au sourire radieux et aux pieds bariolés...

Chaussettes

jeudi 27 septembre 2012

Fratrie

Curieux écho.

Hier midi on se disait avec un collègue-copain qu'on avait de la sympathie pour l'idée qu'une fratrie était composée d'autre chose que les liens du sang, qu'il y avait du "frère et sœur" dans l'idée d'enfants élevés ensemble, même partiellement.

Qu'en tout cas c'était notre optique et qu'on essayait de faire partager à nos enfants (pour lui, une paire de "demi" frères et sœurs, que cette expression est horrible, pour nous, une paire qui n'a pas une goutte de sang commun mais qui n'en est pas moins "nos enfants" dans la drôle de famille que nous formons).

Et puis hier soir, du monde, une fête, les enfants. Et Cro-Mignonne de dire "mon frère et moi on a 6 ans".

Ok, ils s'étaient proclamés jumeaux. Mais je soupçonne qu'il y avait aussi de l'amusement vis-à-vis de la gémellité.

Ok ils agissent, depuis toujours, comme des frères et sœurs, parfois comme un vieux couple, mais en tout cas dans un fonctionnement de tandem qui leur convient et qui fait souvent plaisir à voir.

Mais connaissant ma fille et sa vision de ceux qui l'entourent, ce mot "mon frère" dans sa bouche, c'est une déclaration d'amour officielle, c'est de la tendresse en barre, c'est... émerveillant.

Je ne sais pas comment lui la conçoit. Ils ont une vision des liens affectueux assez différente. Je ne sais pas s'il pense "ma sœur" quand il pense à elle.

Mais quoi qu'il en soit, leur lien réciproque et la certitude qu'ils se font du bien, les enfants plus si uniques, c'est un bonheur à vivre.

Ils sont chouettes.

mercredi 29 août 2012

Grognon

Tout va bien mais je suis grognon.

Le boulot démarre bien, les enfants vont bien. Nous aussi.

Et pourtant... je suis grognon.

Je sais pourquoi.

4 semaines 24h sur 24, voilà pourquoi.

24 heures * 7 jours * 4 semaines soit 672 heures, soit 40 320 minutes, voilà pourquoi.

Un mois ou quasi à partager avec mon Enchanteur. Vous n'imaginez pas le luxe que c'est. J'ai repris mes horaires de salariée, dans quelques jours il va reprendre ses costumes de comédien, et ça en sera fini du temps pour nous, du temps partagé. Jusqu'à de rares breaks dans l'année. Puis jusqu'à l'été prochain.

Alors entendons nous bien : à défaut d'avoir fortune faite, je suis bien contente de l'avoir, ce job, pour payer les factures et employer mon cerveau. Et c'est aussi une raison de contentement pour lui que de le savoir jouer, vivre de son métier.

Sauf que.

Au bout du compte, on le compte, notre temps partagé.

Alors je suis grognon parce qu'il va falloir de nouveau ruser avec les heures de sommeil qui ne seront jamais assez nombreuses, et les minutes volées toujours trop rares. Jusqu'à un prochain week-end. Jusqu'à au moins... janvier.

Groumpf.

Echelle

Photo rien à voir mais je l'aime bien.

vendredi 27 juillet 2012

Une nouvelle vie

Hier, j'ai été tendue toute la journée vers Toulouse.

On trouve là-bas de la brique rouge, de la fort bonne nourriture, et un nombre conséquent de gens qui me sont chers.

Parmi eux, il y a ma Floh. Floh qui m'a lue longtemps, puis qui a glissé des petits mots. Qui m'a rendu visite. A qui j'ai rendu visite. Floh qui a changé de vie, de ville. Et petit à petit les liens se sont resserrés, et on a commencé à se parler beaucoup, de nos petits riens et de nos grandes révolutions intérieures.

Floh fait partie des quelques gens qui m'ont soutenue tous les jours dans les moments creux de l'an dernier. Et puis qui a ri avec moi aussi.

Et j'espère avoir pu, parfois, d'une bêtise ou d'un mot, alléger un tout petit peu ses tracas et partager ses joies.

En parlant de joie, il y a eu cette année pour Floh un projet qui avait été loin de ses sphères d'intérêt pendant longtemps. Un projet qu'il a été un peu compliqué de mener à bien. Un projet qui s'est achevé hier.

Ou plutôt un projet qui a commencé hier.

Une nouvelle vie qui est passée de son bidon au cercle des humains. Je sais qu'il y a à Toulouse et dans les environs bien des bonnes fées pour se pencher sur son berceau :) D'ailleurs il y en a une en particulier que je charge de lui transmettre quelques bonnes ondes de ma part, à cette nouvelle vie !

Et moi, je souhaite à Floh, à J., L. et E. la plus belle des vies de famille du monde. Que l'harmonie et la sérénité vous guident, que l'amour vous porte, que l'humour soit votre ciment, et que vous soyez heureux, tous.

Bienvenue, petite nouvelle vie.

mardi 10 juillet 2012

Ceci n’est pas un anniversaire

Ceci n’est pas un anniversaire. Pourtant il y a un peu plus d’un an…

Il y a un peu plus d’un an j’ai écrit un billet qui a changé ma vie.

Comme quoi il faut croire au pouvoir des mots.

Il y a un peu plus d’un an, j’ai traversé Paris la nuit comme on court à la fin d’une comédie romantique, pour mettre des rires sur une re-rencontre. Il y a un peu plus d’un an, j’ai pris un escalator à l’envers dans la hâte et les battements de cœur qui précèdent un rendez-vous qui n’en portait pas le nom.

J’avais peur, de me tromper, d’avoir mal, je croyais que je pouvais faire comme si les papillons dans le ventre n’étaient que des papillons dans le ventre… et pour autant, je n’ai pas fait mine un instant de ne pas aller droit où les papillons m’emmenaient.

« Oui, je sais très bien, depuis longtemps, que j’ai un cœur déraisonnable, mais, de le savoir, ça ne m’arrête pas du tout »

J’ai écrit des billets qui, mine de rien (ou pas si mine de rien) ne parlaient que de lui, ou pour lui [1] . On s’est écrit, beaucoup, on s’est vus, pas mal, on s’est retrouvés comme par un heureux hasard dans la même ville. On a échangé un bout tous les jours, un tweet, un sms, un bonjour ou un rire. On s’est tourné autour, je crois, comme deux étonnés de se trouver si près, alors qu’on ne s’y attendait pas, quelque chose de ce genre (enfin vous lui demanderez ce qu’il en pense).

Il a fallu quelques semaines pour faire tout ça, mais depuis il y a un peu plus d’un an, quand du fin fond du ouèb et pourtant si près de moi, un presque inconnu, un ami d’ami, est devenu un homme qui m’enchantait.

Et puis à la fin de l’été, juste quelques jours avant qu’août ne devienne septembre, ça fera un an qu’il est devenu mon Enchanteur.

Ca ne cesse de m’émerveiller.

Note

[1] D'ailleurs grâce à lui, vous pouvez lire les archives de nouveau en suivant le lien pour l'ancien chez moi.

lundi 25 juin 2012

Presque 36 heures

Entre samedi quand il est rentré et ce matin quand je suis partie, il s'est passé presque 36 heures où, mon Enchanteur et moi, ne nous sommes pas éloignés de plus de quelques pas.

36 heures !!!

Luxe !!

A y réfléchir, il y avait eu, sans doute, quelques jours de ce genre en septembre, puis la veille de Noël, trois jours en mai... et c'est tout.

Car si je suis heureuse pour lui que mon Enchanteur travaille, et travaille beaucoup, dans le difficile métier qui est le sien, qu'il s'y épanouisse et qu'il me donne le plaisir d'avoir régulièrement l'occasion de l'admirer, force est de constater que du point de vue conciliation des agendas du temps libre, c'est moyen.

Alors quand il tombe un jour de vrai week-end pour nous faire patienter jusqu'aux vacances, on profite, on savoure, on se régale.

Et on a pas du tout envie d'aller au turbin le lendemain, pour ce qui me concerne...

vendredi 1 juin 2012

Vivre ensemble

Hier soir, on est rentrées, main dans la main, avec Cro-Mi, pour trouver un Enchanteur affairé à la marche de la maison.

Et puis on a passé un bout de soirée à trois toute douce, avant d'assister au spectacle vivant de ma fille devant des oeufs brouillés aux asperges (drama queen powa, encore un peu).

Une fois la bambinette couchée, j'ai rattrapé mon retard d'Etchebest pendant qu'il bossait dans son bureau sur son ordinateur.

Et quand il est venu me rejoindre, j'ai eu cette curieuse sensation que ça y est, on vivait ensemble, complètement.

Pourtant il reste quelques cartons, pourtant ça fait longtemps que petit à petit, les jours ensemble deviennent plus nombreux que les jours pas.

Ca tient à ça, la vie commune, finalement ? Quand on branche son ordinateur principal dans une pièce d'une maison qui devient notre "chez nous" ? ;)

Ca me plait, en tout cas, que tous ses ordinateurs soient branchés sous le même toit que les miens.


Edit : on me souffle dans l'oreillette : "d’autant, tu omets de le dire, que j’ai configuré un bootsplash pour la première fois".

Il m'avait semblé que c'était un détail un peu trop intime pour vous le livrer sur un blog. Mais quand même. Applaudissons, et la performance, et le symbole !

vendredi 25 mai 2012

Comment thé ?

Il en boit des litres à la chaîne et ne peut envisager de sortir de la maison sans en avoir deux ou trois mugs dans l'estomac. Au bas mot.

Le premier, pour moi, est bien souvent au bureau, en arrivant.

Je le bois tiédi, parfois froid, et donc bien plus lentement. En général il refait déjà chauffer de l'eau que je n'ai pas fini ma première tasse.

Il a un art de le verser, un doigt posé sur le couvercle de la théière, qu'avec mes petites mains je ne peux pas égaler, alors j'en mets plus à côté que lui.

Il en a une connaissance quasi encyclopédique, j'en ai des approches plutôt "çui là je l'aime et pas çui là".

J'ai arrêté de le sucrer depuis qu'il m'a virtuellement lapidée avec des sucrettes en sachet :p

J'ai hâte de notre prochain thé, tous les deux. Avec un peu de chance et par la magie d'une brève concordance d'emplois du temps, demain après-midi ? Sinon dimanche matin, au réveil...

jeudi 12 janvier 2012

A Pink City, j'ai laissé

L'été dernier, j'ai passé quelques jours fort beaux à Toulouse.

Parce que j'y ai rencontré ou retrouvé des amis chers. Parce que les moments partagés y furent beaux. Parce que la ville m'a séduite.

Et aussi parce que, "très parisien"[1], vous dirait-il, je m'y suis retrouvée à peu près en même temps que celui qui allait devenir mon enchanteur.

Alors je suis rentrée, enchantée par la ville, par les amis, et par lui.

Il y a là-bas sur un téléphone portable quelques photos de moi dans le plus pur style "greluche à l'Iphone", répondant à son premier coup de fil gascon, il y a surtout, immatérielles preuves, des souvenirs de promenades, de discussions, de rires, semés un peu partout sur nos passages.

J'y suis retournée le week-end dernier, voir les amis en coup de vent, prendre un bol d'air (et de pluie), fuir la maison où ni lui ni Cro-Mi n'étaient...

Et sous chaque brique rouge il y avait un morceau de nous, de ces quelques jours en été où l'on s'est retrouvés, à des centaines de kilomètres de chez nous, et où on a partagé de beaux instants.

Soupir.

Bon. Il rentre bientôt. Je compte sur vous pour ne pas trop lui dire à quel point j'ai soupiré dans tous les pixels du nain-ternet, hein ? ;-)

Note

[1] "Très parisien" d'être voisins ou quasi à Paris et de se retrouver plusieurs centaines de kilomètres plus loin !

lundi 2 janvier 2012

Le groumpf

J'ai une liste longue comme le bras de billets en devenir.

Et au moment d'écrire : groumpf.

A vrai dire : je ne suis QUE groumpf.

La faute à des choses qui vont faire rire, je le sens bien. Mon enchanteur qui est à quelques heures de se faire la malle pour deux semaines de vacances, au loin.

C'est pas qu'il n'ait pas mérité de vacances, hein. Mais juste, il n'est pas parti qu'il me manque déjà, et je me languis d'avance des longues heures interminables jusqu'à le serrer de nouveau contre moi...

Et oui, je SAIS que c'est rien, deux semaines. C'est juste bien trop interminable pour moi, c'est tout. Rien à voir avec deux semaines qu'on passerait l'un avec l'autre qui iraient, elles, à toute allure, bien sûr. Chienne de vie.

Groumpf, donc, je suis, et ça ne risque pas de s'arranger dans les jours à venir. Courage à ceux qui supporteront.