Sacrip'Anne

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mardi 11 juillet 2017

Trois ans

Ce bébé qui est le mien et qui n'a jamais paru très petit (même quand, par rapport à un adulte, il l'était) est donc maintenant un grand petit garçon de trois ans.

Il atteint déjà presque le mètre et ses seize kilos le rendent difficile à transporter - heureusement qu'il marche bien ! Par ailleurs il déborde de tout engin de transport de type poussette, du coup j'ai unilatéralement décidé qu'il serait marcheur. Ça lui va bien (on fait des trajets des parcours de motricité avec des graaaaands pas et du trottinage). Et quand ça ne lui va plus il vient se planter devant nous (en nous tournant le dos) pour demander les épaules. Ça marche pas mal sur son père et pas du tout avec moi.

Il a largué il y a quelques semaines les couches, sauf pour la nuit. Excellente nouvelle. Il réclame l'école comme un perdu - il aura bien le temps d'espérer les vacances par la suite - et démontre un grand talent dans l'art d'em... bêter ses frères et soeurs.

Pour son anniversaire il rêvait d'une cuisine, qui est installée depuis ce matin dans la nôtre. Il était à peine rentré de la halte-jeux qu'il a commencé à y préparer des cookies (imaginaires) et à y faire sa vaisselle (air-vaisselle devrais-je dire). On a eu un peu de mal à le coller à la sieste.

J'espère qu'il gardera longtemps ce goût pour faire à manger, qu'il nous en fera profiter plus tard (oui, esclavagiste, parfaitement).

Il est délicieusement bavard, cruellement dictatorial, parfaitement dégourdi et en quête d'autonomie.

Et quand il est de mauvaise humeur, c'est bien simple : c'est signe de grande faim.

Ce môme est génial [1]. Et en plus c'est le mien.

Note

[1] bien que fatigant

lundi 27 février 2017

Le grand changement d'avis

Le dimanche midi c'est pâtes et ça fait la joie de Lomalarchovitch, depuis qu'il est admis à la table des grands.

C'est ainsi qu'alors que, couvert de sauce, des pâtes plein les mains, il finissait sa ration d'un air de glouton féroce affamé, je lui demandais ce qu'il voulait ensuite.

"Du yarou't" me répond-il d'un air assuré.

Ok, du yarou't ça sera. Je ne commente rien, fais poker face et le laisse finir.

Deux minutes après il lève un oeil et nous braille un "non !!!" très sonore.

"Non, quoi, mon chéri ?"

"Je ne veux pas le yarou't, il y aura du yarou't pour le goûter, je veux du FROMAGE !!!!" nous affirme-t-il d'un air au bord de la crise d'apoplexie.

On a beaucoup ri devant une telle volonté aussi affirmée et bien exprimée (manquait juste le s'il te plaît), et avons dégusté le fromage ensemble dans la bonne humeur (et sous l'oeil avide du chat).

Ce joli ogrillon qui est mon fils est tout à fait réjouissant.

lundi 11 juillet 2016

2 ans

Ce 11 juillet à 11h11, Lomalarchovitch aura deux ans.

Il me reste peu de souvenirs de la nuit de contractions seule à l'hôpital, des inquiétudes de juste avant, du départ pour la césarienne en urgence.

Mais je me souviens avec netteté de son petit nez tout rond et rigolo quand on me l'a présenté, de mes premiers mots à son oreille "par l'extérieur" (bonjour mon fils, je t'aime), et de l'attente interminable avant de faire connaissance.

Il a gardé son caractère plutôt toujours content (ou alors ça ne dure pas) (sauf s'il a faim), un appétit féroce et une bouille à croquer.

Il jacasse comme un pie, est un explorateur quasi infatigable, un charmeur éhonté, un chanteur enthousiaste, un petit frère tyrannique et brutal, un colorieur Pollockien.

Bref, un grand bébé-garçonnet en pleine forme qui met du soleil dans bien des journées.

Joyeux anniversaire, mon fils, je t'aime.

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lundi 7 mars 2016

Anti-douleur

Jeudi, paf, le chien, je me prends un gadin. Depuis j'ai mal au genou. Moins que jeudi mais assez pour me plaindre.

Comme un fait exprès, un festival de chouettes anti-douleur se produit depuis et aide à prendre ça avec le sourire.

  • Un apéro quasi impromptu avec la jolie Llu
  • Un ours qui débarque pour le week-end
  • De la bonne cuisine
  • Le lit de ma fille qui est enfin arrivé
  • Le lit de ma fille qui n'était pas trop une purge à monter
  • Les rires et sourires et plans charmeurs de Lomalarchovitch
  • Des discussions à n'en plus finir, de la littérature québécoise à l'origine de la tomate-pomme de terre
  • Des câlins matinaux avec un bébé rigolard de trouver ses parents dans sa chambre
  • La tête de ma fille en voyant son lit dans sa chambre (et qui s'est mise à ranger pendant une heure et demi sans que je lui demande, incroyab')
  • Les sourires ravageurs de Lomalarchovitch (oui encore)
  • Retrouver ma fille à la maison après une semaine chez son père (même si elle passait les journées chez nous, moi non)
  • Un message ce matin pour dire que Nièce Adorée est en chemin

(Mais oui, je vais aller voir le toubib).

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mercredi 10 février 2016

A l'odeur

Il y a des plats qui sont meilleurs le lendemain.

A peu près tous les plats mijotés.

Du coup je triche : je les démarre la veille, comme ça la première fois qu'on en mange, c'est déjà le lendemain.

Depuis hier soir il y a sur le coin du feu (que j'ai coupé avant de me coucher, pas de panique) le pot-au-feu de ce soir, qui a embaumé la maison hier soir et dont l'odeur délicieuse m'a chatouillé les papilles ce matin.

Vivement ce soir (et pas seulement pour le pot-au-feu, ni pour le tiramisu que mon Enchanteur est en train de préparer !)

lundi 8 février 2016

Moukmouk est revenu

(Je suis sûre que vous avez tous Brel en tête en chantant ce titre, et ça me réjouit).

On a été nombreux à s'inquiéter de Moukmouk, quand il a commencé à ne plus donner signe de vie.

Le revoici ! Moukmouk est revenu !

Il a besoin de tendresse et d'amour et de réconfort, alors j'espère que tous ceux et celles qui ont aimé le lire, parler avec lui, échanger des messages, recevoir ses mails, iront lui dire qu'ils sont heureux. Ça ne guérira pas tout mais ça lui fera du bien, j'espère.

Et pour les autres allez le découvrir. C'est l'ours le plus fabuleux du monde.

Allez, plus vite ! Allez embrasser Moukmouk !

vendredi 5 février 2016

Son choix

Lomalarchovitch a des préférences éhontées pour son père.

Rassurez-vous, je suis parfaitement sereine sur l'amour inconditionnel qu'on se porte mutuellement. C'est juste que dans la journée, c'est son père qui le garde. Forcément ils ont un lien tissé de ça. J'en suis heureuse pour eux. Et parfois un peu jalouse, oui oui oui. Mais je le vis bien je vous assure.

Quoi qu'il en soit hier, j'avais conseil d'école, et du coup je n'ai pas vu mon fiston. Or, le soir, c'est moi qui lui donne à manger et qui assure le rituel de la mise au lit.

Une grande partie de ma vie professionnelle découle du fait que j'ai choisi d'avoir du temps pour voir mes enfants tous les jours. Alors du coup, vous pensez bien que ces moments, ces deux heures tous les soirs avec mon fils [1] me sont absolument précieuses.

Donc voilà. Hier soir je n'étais pas là.

Du coup quand L'Enchanteur m'a dit qu'il y avait eu petite réclamation en mode "Maman ! Maman !" au dîner, quand même, ça m'a touchée de voir que ces rituels étaient importants pour lui aussi. Je le sais, bien sûr, mais savoir qu'il l'exprime, et bien ça me fait du doux dans le cœur.

Ce matin il s'est (miraculeusement) levé après ma douche [2], j'ai même eu le temps de m'habiller et ô miracle, de cirer mes chaussures.

Et puis je l'ai entendu, je suis allée le chercher et j'ai eu droit à un énorme câlin. Et à un bébé qui reste assis à côté de moi en s'enfilant ma tartine et la moitié de ma clémentine, au lieu de vadrouiller en même temps ou de squatter le flanc de son père. Et même, quand il a été l'heure de partir, un "non !" indigné et des gros bisous et un bye-bye de la main. Alors que d'habitude il est surtout obsédé par le bouton d'appel de l'ascenseur.

Je suis contente qu'il soit si sûr de mon amour qu'il n'ait pas besoin de se rassurer toutes les douze minutes, mais alors, ces petits témoignages de son grand amour à lui, ça m'a fait du bon... hâte de le retrouver.

Notes

[1] ma fille, elle, commence à être dans l'âge où elle sait me trouver quand elle a besoin mais que l'indépendance, c'est bien!

[2] ça n'a l'air de rien, mais ça veut dire que j'ai pu passer du temps à me laver sans jeune mateur et sans devoir récupérer trois fois doudou jeté dans la baignoire, des fois que ça déclenche en moi l'idée de mettre le bébé dans la baignoire et qu'on patauge joyeusement tous ensemble

lundi 18 janvier 2016

Douceurs de fin de semaine

  • Voir, boire, papoter avec les amis
  • Profiter d'une rare humeur câlineuse d'une jeune chouette demoiselle
  • Constater de visu que le rescapé a bonne mine
  • Voir Lomalarchovitch s'éclater avec son parrain et sa marraine
  • Goûter un délicieux mafé
  • Rire
  • Se laisser charmer par les fossettes du plus jeune de la bande
  • Se rouler par terre avec les bébés

jeudi 14 janvier 2016

Bonheur du soir

Retrouvé hier soir un petit bonhomme fiévreux, comme savent le faire les enfants. Ils vous affichent un 39° triomphant sans aucune autre indication de ce qui ne va pas et puis le lendemain, pof, frais comme des gardons, prêts à vous retourner l'appart, la tête et le cœur en douze secondes.

Bref, hier soir, petite chose chaude et languissante.

Alors au mépris de tout ce que les bons parents devraient faire, on s'est installés tous les deux sous la couette et on a regardé le clip d'Une chanson douce avec des tas de photos de bébés kitch qu'il adore (c'est la chanson que je lui chante tous les soirs depuis sa naissance, et les têtes de bébés, ça lui plaît), et puis "m'bawé" (vous aurez tous reconnu Le lion est mort ce soir par Pow Wow sans difficultés, bien sûr), et enfin quelques Fabulettes de son choix[1].

Une fois la troupe couchée, mon tricot tout défait (j'ai un peu loupé une ligne dans le patron, oups) et recommencé, on a regardé Blue Jasmine. Balèse, le Woody, de faire un film qu'on regarde sans s'ennuyer avec principalement des personnages si antipathiques. Et Cate Blanchett n'a pas volé son Oscar.

Du bon amour, du bon ciné, que faut-il de plus pour être heureux ?

Note

[1] C'est fou d'ailleurs, il y en a, quand je les entends, ça remonte tout droit de mon enfance. C'est émouvant, doublement. Merci Anne Sylvestre pour ces bonheurs à rebondissements générationnels

mercredi 6 janvier 2016

Le bon timing

Cro-Mignonne est en garde alternée 1 semaine sur 2, mais comme les horaires de son père et de sa belle-mère ne leur permettent pas de la déposer et de la récupérer matin et soir à l'école, elle transite par la maison.

Du coup, je la vois 13 jours sur 14, et c'est assez chouette.

Cette semaine nous sommes dans une semaine "chez son père". Mais hier soir, trafic idéal, moins de 20 minutes pour rentrer, du coup je lui ai fait la surprise d'aller la chercher à la sortie de l'étude. Ça m'a permis d'échanger quelques mots et vœux avec son ancien enseignant, et puis de rentrer avec elle et deux de ses copines, quelques minutes volées dans les journées chargées.

Une fois partie, et son frère amusé-toiletté-nourri-couché, nous nous sommes retrouvés à 19h30 et quelques, tous les deux en amoureux.

Du coup on a dîné pique-niqué devant l'épisode final de Downton Abbey, profité d'un peu de douceur et de temps calme à deux, et ça fait du bien à la vie.

lundi 4 janvier 2016

Ça aurait dû

Ça aurait dû être un matin chagrin, un matin de rentrée avec une nuit de veille de rentrée où on ne dort pas assez, on se demande si on se souvient de comment faire son boulot, où on se réhabitue à sortir de la maison en laissant un nombre variable d'être aimés derrière soi.

Mais mon grand (enfin pas loin de 85 centimètres, à vue de nez) fournisseur de petits et grands bonheurs en a décidé autrement.

Réveillé au bruit des pas de moi-sa-mère, il a squatté la salle de bains pendant ma douche en se "lavant les 14 dents" (ie : en tétouillant sa brosse à dents), puis a babillé son envie de manger avant de s'emparer de son biberon, de coloniser sa chanceuse de mère en tant que fauteuil le plus confortable de la maison en m'offrant sa tête chevelue à embrasser pendant ce temps.

Puis chanter, lire pour lui en prenant le petit déj, le laisser dépiauter ma clémentine pour me la donner, quartier par quartier (environ) à la béquée...

Et partir avec un peu de blues mais surtout pleine de son amour et du mien pour lui, avec la perspective de son Ouiiiiiii ! enthousiaste quand je pousserai la porte ce soir.

lundi 16 novembre 2015

Que faire de la peur ?

Même pas peur, cri bravache, cri un peu enfantin.

Bien sûr qu'on a peur. Parce qu'on est humains. Parce qu'on a bien des raisons de ne pas être optimistes. On fabrique de l'exclusion, de la discrimination depuis des décennies, on refuse de voir... et ça nous pète à la gueule, littéralement.

J'ai bien peur, donc, que ça ne soit pas la dernière fois.

Pour autant, même si, fondamentalement, on a peur, que faire de cette peur ?

Pour ma part, une réponse est évidente : continuer à vivre. Sans minimiser le danger, mais sans le voir partout. Sans terroriser ma fille en lui faisant porter le poids d'une terreur aveugle qui n'est pas la peur.

Une autre réponse essentielle : en ayant certainement pas peur de l'autre. En continuant à saluer les gens dont je croise le regard dans la rue, quelle que soit leur tenue, leur tronche. En faisant entendre ma voix à chaque fois qu'un discours insoutenable sera tenu en ma présence. Pas par espoir de faire changer d'avis, mais dans celui de donner du courage, peut-être, à ceux qui se taisent même quand ils ne sont pas d'accord ? Un peu vaniteux, sans doute. Je n'ai pas d'autres armes.

Faisons quelque chose de beau de cette peur qu'on nous prive de nos libertés, de nos vies, de nos façons de vivre : rapprochons-nous. Faisons bloc avec nos différences conciliables, pas avec nos ressemblances.

Voici ce que je me dis, là tout de suite, dans le chaos du dedans de ma tête.

mercredi 2 septembre 2015

"We built the Pyramids"

Mon amie Minka me demande quelles sont les 5 "réalisations" (notons les guillemets, ils sont importants) dont je suis le plus fière.

Alors on va dire que "réalisations", c'est très large.

Celle d'il y a neuf ans, trois mois, douze jours, la brunette toute en jambes qui a des pieds quasiment aussi longs que les miens, dotée d'un caractère certain, lectrice assidue du Club des Cinq et de la Cabane Magique, joueuse émérite de Splatoon qui râle sur la connexion qui l'empêche chez moi d'avoir le même niveau que chez son père. Je la vois grandir hors de moi, à sa façon, et avec une évidence à savoir ce qu'elle veut qui parfois me fait tempêter mais principalement me réjouit.

Celui d'il y a treize mois et vingt-deux jours, jeune marcheur de plus en plus assuré, babilleur aux "Allo ? Ouuuiiiii" répétitifs, charmeur éhonté qui est déjà, de son jeune âge, une merveilleuse petite personne, gentil avec du caractère, rigolo et rigolant. Si j'ai bien conscience que je serais une terrible mère au foyer, il me tarde de le retrouver tous les soirs et d'entendre ses "iiiii" enthousiastes à mon arrivée.

Voilà. Ça c'est facile.

Il y a l'équilibre. J'essaie d'arriver à équilibrer les compartiments de ma vie (boulot, vie familiale, notamment) de façon à ce que ça soit le plus agréable possible à vivre. Du coup, je n'ai pas un intitulé de poste ronflant ni un salaire mirobolant, mais j'ai un boulot que j'aime beaucoup la plupart des temps, et dans lequel je peux ménager des horaires qui me donnent un peu de temps avec les enfants le soir. Et, la semaine sur deux où Cro-Mignonne n'est pas là, grâce au tempérament couche-tôt de Lomalarchovitch, nous avons quelques belles soirées en amoureux.

Certes nos week-ends sont compliqués des horaires atypiques de mon amoureux, plus de vacances ne seraient pas de refus. Et s'il y avait moyen de moyenner un peu de télétravail régulier, ça serait sans doute à creuser. Mais globalement, j'y trouve mon compte et je me trouve très "chanceuse" par rapport à la moyenne des parisiens, d'avoir ce petit petit peu de temps en plus.

Et puis il y a les autres. Alors certes, les autres ne sont pas une réalisation, hein. Mais ce qu'on met de soi dans les relations, un peu ? Enfin je trouve que j'ai un magnifique entourage familial (à un pouillème près) et amical, qui rend les choses belles, riches, drôles, épanouissantes. Bref. Je vous aime les gens et je suis heureuse qu'on se soit trouvés et qu'on fasse durer.

Et on va finir par notre histoire avec l'Enchanteur. Là encore, on ne peut pas dire exactement qu'une relation amoureuse soit une réalisation, mais vous voyez l'idée ? Je trouve qu'avec nos horaires décalés, nos divergences totales de vues en matière d'organisation, notre tribu hétérogène à géométrie variable et tout ce qui peut mettre des grains de sable dans les rouages, on s'en sort super bien et on se rend très heureux.

Un billet plein de triches avec la question de départ, mais connaissant un peu Minka, je suis sûre qu'elle y trouvera son compte :)

lundi 2 mars 2015

Bribes post vacancières

Qui a déjà tenté de mettre les mots "vacances" "trois" et "mômes" dans la même phrase ?

Ce qui est sûr c'est que la fin de cette phrase n'est pas "c'était reposant" !

Pourtant de jolis moments, de micros aménagements dans la maison enfin réalisés, des rires, des bonnes recettes, des moments complices et familiaux.

Et puis le petit qui trône au milieu de nos quatre attentions et en profite pour s'élancer de l'assis vers le quatre pattes, pour y chercher son équilibre, et comment bon sang de bon sang de bonsoir, on fait pour avancer, bordel, heu ?

Des rires d'enfants, des rires de grands. Des réveils trop matinaux, pour cause de rhumes, de toux, d'insomnies.

Un mystère de la ventoline disparue. Dématérialisée. Aucune idée d'où elle a pu partir, avec sa pote la bécotide et le truc en plastoc de 10 cm de long pour les prendre. Une journée à ranger sa chambre dans les moindres recoins pour en arriver à cette conclusion : dis-pa-rue, la vento.

Des repas familiaux avec bébé inclus. Comme spectateur, il a encore ses repas à part. Enfin spectateur actif : il goûte tout et si on tarde trop, nous relance à coups de "heu" tonitruants. Visiblement il est à peu près, environ, à l'opposé de sa sœur sur le grand spectre de la curiosité alimentaire.

Des coups de blues, aussi. Je digère, mais pas si vite, ces absences programmées une semaine sur deux.

Alors je regarde ça et les autres photos de ces derniers jour, le gang des rayures, les sourires enfantins, la pile de choses à faire au bureau, ma liste de bricolages à la maison. L'occupation pour noyer le blues. Et même des sourires et des rires, donc.

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mercredi 21 janvier 2015

Pomme d'amour

J'ai un bébé pomme d'amour, ses joues rebondies, rouges et tièdes lui font une tête de joli clown.

J'ai un bébé farceur, qui se retourne sur le ventre MAIS avec un bras coincé en dessous et râle parce que bon, quand même, faudrait voir à pas trop se fatiguer à appuyer sur son bras pour se dégager.

J'ai un bébé omnivore, qui a envie de tout goûter et vient d'entamer une très probablement longue histoire d'amour avec des croûtons de pain.

J'ai un bébé enchanteur, qui sourit tant et tellement quand il nous voit, chacun d'entre nous de son petit monde, papa, maman, frère et soeur, et qui sourit aussi au reste du monde. Il fait des têtes de charmeur, des têtes de farceur, j'ai un bébé irrésistible.

J'ai un bébé sauveur, il suffit de passer un peu de temps avec lui pour réapprendre le sourire, pour oublier un peu le fracas du monde qui tombe en pièce.

Alors je parle de lui parce que ça fait plus de bien que de parler du monde, là tout de suite.

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lundi 29 décembre 2014

Tempus fugit

Vous vous rendez compte ? Il y a environ un an, à quelques jours près, je vous annonçais que nous avions un bébé en cours de fabrication.

Le temps passe à une vitesse fulgurante.

Il nous restait 6 mois à l'attendre, il est avec nous depuis 5 mois et demi.

Un truc de dingue. Alors même que cette grossesse m'a semblé interminable.

Comme pour sa sœur, je ne fais pas tellement le lien entre l'état de grossesse et ce bébé si plein de vie et de personnalité qui est maintenant au cœur de l'intendance de la maison. Et de l'attention générale, et d'une part non négligeable de nos rires et sourires à nous tous.

Il est là, tellement là, ce bébé si attentif, si happy merry baby, si souriant. Il a conquis le cœur de ses frère et sœur, il a envahi celui de ses parents, il a pris sa place immense de mini géant. Il fait paraître ses aînés gigantesques.

J'aime tant tellement ses rires silencieux (bouche grande ouverte, yeux plissés, il s'exclame sans un son, histoire de se démarquer ?), ses "heu" enthousiastes dès que de la nourriture passe à sa portée, sa façon de regarder le monde qui me rappelle sa sœur au même âge, sa façon de s'annexer nos mains, doigts, ce truc qu'il ne fait qu'à moi, de gober la pommette ou le menton quand il est particulièrement heureux de me voir (faut dire, je pique moins que son père).

Comme le bonheur est vif de l'avoir comme fils. Et dire qu'il y a un an, on ne faisait que se douter, qu'il est loin, ce temps.

Maintenant c'est comme s'il avait toujours été là.

Pieds

jeudi 26 juin 2014

La grande flemme

La flemme d'allumer l'ordinateur, d'écrire, de bouger, la flemme ou les tiraillements qui rappellent à l'ordre. La flemme de m'installer sur mon tabouret ergo-japonisant pour lire et commenter ce qui se passe ailleurs [1].

Un peu moins de 3 semaines. MAX. Bizarre. Dans trois semaines maximum il y aura un bébé dans cette maison. S'il se fait sentir très concrètement dans mon corps, j'ai encore du mal à faire le lien avec la réalité d'un nourrisson dans nos bras sous peu.

Et puis parlons-en de ces trois semaines. Les parents arrivent, il y aura donc une garde rapprochée autour de moi tout le temps : pourquoi attendre ?

Hey Petit Machin, tes derniers cheveux, tes petits ongles et tes 15 grammes de gras par jour, tu peux faire ça de dehors, aussi, tu sais ? ;)

Parce que mine de rien, on a hâte de faire ta connaissance.

Note

[1] et puis cette histoire de commentaires qui m'enchaînent dans les spams me saoule, d'une force !

mardi 10 juin 2014

Levée du secret

Le secret n'est pas que mon Enchanteur a eu 40 ans vendredi, non, non; non. Mais c'est lié. Figurez-vous que, comme son père, il ne conçoit un anniversaire que célébré le jour J.

Or, quand le jour J tombe un vendredi, ça pourrait sembler une aubaine, sauf pour lui qui s'occupe à incarner un odieux Dom Juan qu'on adore détester aux heures de banquet ouvrables.

Du coup que faire ? Comploter, proposer aux amis, à la famille, de venir au théâtre lui faire une belle salle pleine de gens qui l'aiment et qu'il aime ? Mais oui !

C'est donc ainsi qu'avec beaucoup d'amour, d'amitié, et de complicités diverses, nous avons organisé dans le plus grand secret (enfin il paraît qu'il se doutait que quelque chose se tramait, mais c'est facile de dire ça après, hein !) la venue d'un public digne d'un tel anniversaire.

Malgré la légère angoisse de se demander si, finalement, ça n'est pas une mauvaise blague à faire à un comédien, particulièrement dans un théâtre où il est difficile d'ignorer le public, sourire des réponses affirmatives, des confirmations, et des magnifiques "poker face" d'un certain nombre de convives qu'on a vus entretemps et qui n'ont rien trahi.

Bien sûr, quand nous avons croisé coup sur coup deux des invités juste devant le théâtre un peu avant l'heure de la représentation, je me suis rendu compte que j'avais un peu séché les cours de l'Actor Studio et que le meilleur comédien de nous deux, c'était résolument lui. Mais qu'importe, même soupçonneux, la vraie surprise pour lui serait de voir l'ensemble de nos frimousses réjouies.

Et puis tenter de profiter de la pièce malgré la hâte de le voir après, d'enfin pouvoir rire et libérer le secret ! Voir son sourire radieux aux saluts et se dire que ça avait l'air de le rendre heureux...

Et enfin profiter de quelques moments ensemble, famille, amis, de rire, de mots tendres, de blagues et de plaisir à être ensemble.

Merci encore à tous les complices. C'était chouette de faire ça avec vous, et vous avez participé, je crois, à un joli moment d'émotion pour lui.

Et pour les quelques uns d'entre vous qui étaient mêlés à une conversation implicant un film français des années 80, une histoire de casting pas tout à fait en famille et le port distingué du polo, sachez qu'on a reçu le DVD pour réviser avant les moqueries. Gniark gniark gniark.

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jeudi 5 juin 2014

D'un oeuf et d'un peu de mauvaise foi

Or donc je vous avais laissés avec des œufs crus et des œufs durs, sur ce rire là.

Depuis, et grâce aux recommandations de Jath, j'ai tenté la teinture d'œufs pour les distinguer. Mais je n'ai pas le bon type de colorants et je n'ai donc pas d'œufs aux couleurs vives, juste une petite nuance de pigmentation, assez pour voir la différence, pas assez pour que ça soit rigolo.

Quoi qu'il en soit, mon Enchanteur plus qu'attentionné s'enquérait l'autre matin et comme très souvent de mes désirs pour le petit déjeuner. En bonne princesse affalée, je listais, donc, ces envies, dont un œuf.

Il est revenu avec un plateau et un peu d'inquiétude : "tu as changé le rangement des œufs ?". Mais non, mais non, il sont toujours à droite des rangements à œufs.

Le voilà, donc, équipé d'un œuf et moi d'un sourire moqueur : à sa couleur, j'étais sûre qu'il était cru.

Il faut dire qu'il faut se méfier de mes sourires moqueurs, je peux me tromper avec beaucoup d'aplomb (mais je sais dire quand j'ai gouru, après !).

Je taquine, donc, il me rétorque que pas du tout, il a bien pris l’œuf à droite. Je défie : ben casse-le alors.

Et je ne sais pas sur la foi de quelle mauvaise foi le voilà à taper l’œuf contre le fond du plateau, et sans doute à me maudire in petto car, figurez-vous, j'avais raison.

J'ai beaucoup ri (avant de me servir de l’œuf et d'un autre de ses copains pour les brouiller ensemble).

Pour ceux qui s'interrogeraient, il n'y avait que deux œufs durs, placés tout à fait à droite du compartiment à œufs de droite. Distinguables pas leur couleur plus pâlotte que les autres, mais avec un petit contre-jour, pas évident à saisir du premier coup d’œil. Alors que pour mon Enchanteur, à droite, ça voulait dire : tout le compartiment de droite.

(Mais quand même, j'ai vraiment beaucoup ri).

(Et oui, le mot œufs est très présent dans ce billet, j'en suis consciente !)

mardi 15 avril 2014

Un samedi comme un feu d'artifice d'émotions

Samedi on a marié des amis, Eric et François Quand je dis "on", c'est une image, bien sûr, on s'est contentés de manifester, par notre présence et nos sourires, notre plaisir à être à leurs côtés, ce jour-là.

C'est curieux comme on sent encore, plusieurs jours après, la magie des émotions qu'ils nous ont transmises, de celles qu'on a fait circuler.

À la mairie, déjà, il y avait une douce euphorie qui plânait, des sourires en pagaille, des oh d'admiration devant de belles tenues, des petits rires qui disaient "on y est, dans quelques minutes ça sera pour de vrai".

Je ne sais pas pour les autres, particulièrement pour ceux d'entre nous qui ont fait plus que quelques manifs et donné des mots de soutien, je pense à ceux d'entre nous qui ont milité depuis des années pour les droits des homos, mais déjà moi sur qui le vit comme sympathisante de l'espèce humaine et pas comme une injustice personnelle, j'avais cette petite peur qu'on ait rêvé, qu'on nous foute dehors, qu'on nous dise que non mais quand on mariera des garçons ou des filles ensemble, les cochons voleront. Une toute petite pointe de peur; parce que ça a été si violent, ça continue à l'être, qu'on doute de la véracité de ce grand bonheur, de ce soulagement.

Mais si, le maire les a mariés et bien mariés, ils ont dit oui avec beaucoup d'application tous les deux.

Je ne peux pas vous dire à quel point les voir rayonnants comme ça, c'était contagieux. Quelque chose qui vous prend aux tripes et vous fait dire que la vie est belle, que si l'amour palpable entre ces deux-là se répandait dans le monde, il en serait plus vivable.

Et puis le soir on s'est retrouvés pour faire la fête. Il y a eu de très belles tenues, dont un certain nombre de kilts fièrement portés. IL y a eu des hôtes aux petits soins, du bon manger. Il y a eu de fort jolis acrobates, encore plus talentueux que musclés. Et il y a eu des mots très forts.

Bien sûr des mots militants, des mots qui racontaient des blessures anciennes, des mots qui évoquaient des douleurs. Mais aussi des mots d'amour si forts qu'on a pleuré, tous, un peu, beaucoup. Qu'on s'est pris dans les bras. Qu'on s'est serré fort. Que chacun d'entre nous ressentait l'amour et l'amitié qui circulaient entre nous, que chacun d'entre nous avait l'impression d'y participer un peu. Contents d'être là, contents d'être ensemble, amis de longue date ou pas, réchauffés par le bonheur ambiant (et quelques mojitos, pour certains).

C'était incroyable, cette sensation, et je crois qu'on peine tous un peu à descendre, encore.

Et puis dans les mariages on danse ! (Enfin pas moi, encore trop douloureuse du bras, déjà trop apataudie par un ventre sphérique). Il y a eu ceux et celles emportés par le démon de la danse qui ont réjoui et fait l'admiration de tous. Il y a eu celui qui a honoré le magnifique Gareth de 4 mariages et un enterrement par son stye très personnel et communicatif de plaisir. L'un des mariés que j'ai découvert, à mon grand étonnement (d'ailleurs pourquoi de l'étonnement ?) roi du dance floor.

Dans les danseurs me restera l'image de François, tétanisé par sa valse, dans laquelle on voyait à la fois un moment un peut compliqué à passer et un grand geste d'amour pour célébrer ce jour avec son tout nouveau mari. C'était bien plus beau que ce qu'il s'imagine sans doute, à regarder.

Merci encore, vous deux, pour cet incroyable journée. C'était plus qu'un bonheur que de partager ça avec vous. Et merci à tous ceux qui ont fait circuler l'amour.

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