Sacrip'Anne

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Mot-clé - Lomalarchovitch

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lundi 27 février 2017

Le grand changement d'avis

Le dimanche midi c'est pâtes et ça fait la joie de Lomalarchovitch, depuis qu'il est admis à la table des grands.

C'est ainsi qu'alors que, couvert de sauce, des pâtes plein les mains, il finissait sa ration d'un air de glouton féroce affamé, je lui demandais ce qu'il voulait ensuite.

"Du yarou't" me répond-il d'un air assuré.

Ok, du yarou't ça sera. Je ne commente rien, fais poker face et le laisse finir.

Deux minutes après il lève un oeil et nous braille un "non !!!" très sonore.

"Non, quoi, mon chéri ?"

"Je ne veux pas le yarou't, il y aura du yarou't pour le goûter, je veux du FROMAGE !!!!" nous affirme-t-il d'un air au bord de la crise d'apoplexie.

On a beaucoup ri devant une telle volonté aussi affirmée et bien exprimée (manquait juste le s'il te plaît), et avons dégusté le fromage ensemble dans la bonne humeur (et sous l'oeil avide du chat).

Ce joli ogrillon qui est mon fils est tout à fait réjouissant.

mardi 2 août 2016

Un portant

Je pense que je l'ai déjà raconté, avant même d'avoir des projets de grossesse, j'avais très envie de pouvoir porter mes enfants en écharpe, et coup de bol, ils ont aimé ça tous les deux.

Mon premier contact avec cet objet était "esthétique", mais en creusant le sujet l'intérêt physiologique[1] était évident.

Par ailleurs, mon dos m'a très vite fait savoir que le portage "non physiologique" n'était pas fait pour lui.

Echarpe, donc, plus ou moins longtemps. Pour Cro-Mi, ça a été l'envie de marcher par ses propres moyens qui a mis fin à nos promenades portées. Pour Lomalarchovitch, c'était sa taille / son poids / mon manque de foi en ma capacité à faire du portage sur le dos en écharpe.

Et puis c'était comme ça.

A la faveur des réflexions sur l'organisation de nos vacances (ou : comment tenter d'éviter d'embarquer une poussette en plus du lit, des sacs à dos et des multiples enfants, et comment gérer l'étroit métro Toulousain avec et, et, et), j'ai repensé au Manduca de mon amie Floh.

L'envie a vite fait son chemin. Là encore, le contre-exemple non physiologique a été un bon vendeur : un collègue m'a prêté un porte bébé dorsal Lafumette qui m'a arraché une grimace SANS enfant dedans. Les avis sur internet étaient à peu près unanime et donnaient tous plus envie les uns que les autres. Y compris de gens avec dos fragiles et bébés ogrillons.

Bref, au lieu d'attendre de tester le sien (celui de Floh, donc), on a craqué et commandé un manduca en vue de nos sorties d'avant Toulouse.

Adopté en douze secondes par tout le monde.

Et moi je me réjouis qu'à l'occasion d'une promenade plus rapide ou d'un coup de fatigue de sa part, on puisse renouer avec le portage.

ManducaNoe.jpg

ManducaAnne.jpg

Note

[1] dans ce cadre, qui signifie respectueux du corps du porteur et du porté. Pour voir en un coup d'oeil si un portage est physiologique ou non, vous pouvez d'une part vérifier la grimace sur le visage du porteur, et d'autre part regarder le bébé : s'il repose sur la couche, jambes parallèles au porteur, c'est pas bon. S'il est en "grenouille", dos arrondi pour les tous petits et que son poids est réparti sur les cuisses, c'est mieux

lundi 11 juillet 2016

2 ans

Ce 11 juillet à 11h11, Lomalarchovitch aura deux ans.

Il me reste peu de souvenirs de la nuit de contractions seule à l'hôpital, des inquiétudes de juste avant, du départ pour la césarienne en urgence.

Mais je me souviens avec netteté de son petit nez tout rond et rigolo quand on me l'a présenté, de mes premiers mots à son oreille "par l'extérieur" (bonjour mon fils, je t'aime), et de l'attente interminable avant de faire connaissance.

Il a gardé son caractère plutôt toujours content (ou alors ça ne dure pas) (sauf s'il a faim), un appétit féroce et une bouille à croquer.

Il jacasse comme un pie, est un explorateur quasi infatigable, un charmeur éhonté, un chanteur enthousiaste, un petit frère tyrannique et brutal, un colorieur Pollockien.

Bref, un grand bébé-garçonnet en pleine forme qui met du soleil dans bien des journées.

Joyeux anniversaire, mon fils, je t'aime.

Explorateur.jpg

lundi 20 juin 2016

La valse

La semaine dernière, Lomalarchovitch a eu un truc qui ressemble suffisamment à une roséole pour qu'on se dise qu'il a probablement eu la roséole.

Bref, bébé un peu (un peu !) abattu, puis tacheté de rose mais sans appétit (SANS APPÉTIT !!). Puis bébé remis et hop, c'est reparti.

Vendredi soir, Cro-Mignonne avait froid. Un truc qui lui arrive une fois par an, et encore, les années bissextiles uniquement. La voici enroulée dans le plaid-doudou au bout de mon lit, je parlais avec mes parents au téléphone quand soudain, je réalise qu'elle s'est endormie (ENDORMIE !!!).

Le truc qui ne lui est pas arrivé depuis ses 5 ans et demi, quelque chose comme ça.

De fait, elle avait la chair de poule et plus de 38,5° de fièvre. On a annulé la pyjama party du lendemain et on a bien fait, ça a duré 36 heures comme ça sans autre symptôme qu'un mal de gorge fugace.

Et puis dimanche matin elle était remise et hop, c'est reparti.

Je l'ai rendue vaillante et en bon état (j'espère) à son père hier soir, et puis en faisant des bisous à son petit frère on l'a trouvé un peu chaud. Oui, il l'était un peu mais rien de méchant. Jusqu'à ce que ça grimpe et que finalement 38,3° et pas d'autre symptôme.

Ce matin c'était 38,5°, rieur et actif mais un peu branlant sur ses jambes quand même.

Comment vous dire ?

Un peu marre de la valse du Doliprane, là, tout de suite.

(Mais : que de câlins quand les enfants sont malades, oh oui oh oui !!)

mardi 31 mai 2016

Au milieu du rhume coule une rivière de morve

Comme toutes les trois semaines environ, Lomalarchovitch a le nez qui coule.

Ça fait partie de la joie des premières années et des contacts avec les copains-copines qui eux-mêmes...

Pas de quoi en faire un billet, pas plus du fait qu'hier, nous l'avons mis au lit un petit peu fiévreux.

Et ce matin il s'est levé (tôt) et... chougnasse.

Notre fils.

Chougnasse.

Je vous avoue que j'ai commencé à m'inquiéter sérieusement. Ce petit bonhomme toujours content et quand il ne l'est pas, de façon tellement fugitive qu'on a pas le temps de réagir avant que le sourire ne lui revienne.

Il était râleur, pas content, pleurnichard.

Tout juste sorti de sous la couette, il était un peu tôt pour évaluer sa température.

Et puis on s'est souvenus qu'à la halte-jeux, il avait peu goûté (phénomène qui fera sans doute la une de la gazette pendant plusieurs semaines, étant donné qu'ils s'extasient en continu sur son appétit, semblant indiquer qu'il a BEAUCOUP mangé, alors qu'ils nous le rendent affamé. On y peut rien, c'est le fils de son père, lui même fils de son père, ils ont le coup de fourchette spectaculaire. Et un métabolisme qui me rend jalouse).

Hier soir non plus, il n'avait pas mangé des tonnes.

Alors on lui a donné à manger.

Retour à l'humeur souriante qui lui est naturelle.

Soulagement parental.

Petit bonheur à voir cet ogrillon joli retrouver sa joie de vivre.

jeudi 5 mai 2016

Attention, ça taille un peu petit !

Alors voilà. J'ai une fille de bientôt dix ans [1].

Elle a toujours été en taille dans une moyenne haute (juste sous la courbe des 25 % les plus grands), ce qui est un étonnement perpétuel pour moi. Et un tout petit peu au-dessus de cette même courbe pour le poids. Faut dire qu'avec son poids de cheveux, en plus :D

Quand je la vois, elle me fait l'exact même effet qu'un fruit d'été juste mûr pour être mangé : joliment remplie, pleine de vie, pas maigre, mais vraiment pas grosse non plus. Elle a un petit bidon à géométrie variable selon la quantité de légumes disponibles au repas d'avant, des fesses pour lesquelles je me damnerai.

Bref. Magnifique.

J'ai longtemps cru que c'était parce qu'elle n'était pas "juste mince" que les fringues "de son âge" lui étaient très vite trop serrées. Concrètement, là, elle met du douze ans, et ça ne va plus durer très très longtemps. Alors, oui, je me suis longtemps dit que c'était ses jolies fesses haut perchées, rondes et fermes, celles-là même qu'on lui envie.

Et puis plus elle grandissait, plus j'ai eu l'impression qu'en fait, les tailles de fringues rayon filles étaient sous taillées. Sans parler du fait que les t-shirts sont cintrés, les pantalons forcément slim, enfin bref, la mode enfantine a bien changé, depuis nos sous-pulls unisexes et nos pantalons en velours de même [2].

Enfin bref, quoi qu'il en soit, depuis des années je regarde ça d'un oeil dubitatif en me demandant si, tout en me disant que bon, faudrait être bien cynique pour sous-tailler les fringues de petites filles de beaucoup beaucoup de marques et leur faire ressentir dès le plus jeune âge qu'elles sont TROP GROSSES POUR LEUR AGE (et ceux via des parents pas du tout réceptifs aux messages généralement peu bienveillants concernant l'acceptation de soi d'un côté, et la consommation de l'autre).

---

Depuis presque 22 mois j'ai un fils. Mon père le surnomme l'ogrillon, j'ai entendu le sobriquet "Viking". Enfin bref. il est grand. Il est déjà plus grand que la taille moyenne à deux ans. Mais bon, il a encore les pieds qui touchent par terre, la plupart du temps, je vous rassure.

On commence à virer le deux ans de son tiroir parce que ça tire un peu, et à le passer en trois. Il se trouve qu'il aime le rose alors on lui a acheté une marinière avec rayures roses. Et puis un petit t-shirt bleu avec un cœur trop mignon. J'ai pas fait gaffe dans le rayon promo de mon supermarché, j'ai pris du trois ans, en me disant que ça allait au moins lui faire la saison, ma pauv'dame. C'est en rentrant que j'ai vu la mention "T-shirt fille" sur le bleu. Et par déduction que j'ai pigé, pour les rayures roses. On lui a pris des fringues dites "de fille" [3].

Et puis là on lui a mis.

Et bé ça fera pas la saison.

Alors que le t-shirt garçon de son pyjama, il n'est pas horriblement trop grand mais quand même, on voit bien qu'il a de la marge, surtout en hauteur.

Là, avec ses t-shirts de fille, il est bien moulé, ça lui remonte au-dessus du nombril quand il lève les bras.

Du coup oui, je peux confirmer. L'injonction sur le corps des filles, ça commence à trois ans. Et il y a des parents pour mettre leurs mômes au régime, oui, je dis bien au régime, à cause de ça. D'autres qui habillent leurs enfant au rayon adulte. D'autres à les faire monter sur la balance pour bien leur mettre en tête qu'elles ne sont pas dans la norme souhaitable dès le plus jeune âge. Je vous jure. Il y en a. Beaucoup.

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Je vous mets la photo du plus grand (et moins cintré) des t-shirts, sur l'autre, c'est pire. Dessus un t-shirt fille (vous aurez compris, hein, y a du rose) en taille 3 ans. Dessous un t-shirt garçon taille 3 ans. Sans même focaliser sur la longueur, il y a bien 2-3 cm d'écart (à multiplier par un devant et un dos, donc le double, voyez ce que ça fait comme différence sur un corps d'enfant) en largeur.

Je suis dans une rage folle. Contre le monde. Contre les injonctions faites sur le corps de toutes petites filles. Sur le fait de faire flipper des parents si tôt, sur les fabricants, les distributeurs, les cons. En colère.

Et je partage avec vous.

Pour que tous les parents qui se disaient que c'était bizarre, cette taille de vêtement, tiltent comme j'ai tilté. Pour qu'on ait encore moins de remords à piocher dans les rayons qui leur vont, pour qu'on coupe leurs étiquettes (ça rend le tri compliqué, je sais, j'ai fait !), pour qu'on les rassure, pour qu'on soit de moins en moins nombreux à être dupes et de plus en plus nombreux à être scandalisés.

Parce que c'est un scandale.

Notes

[1] dans 16 jours, me dirait-elle à l'oreille si elle n'était pas très occupée à jouer en ce moment même

[2] oui je suis un dinosaure né dans les années 70 si je veux, non mais ho !

[3] mais je vous rassure, son pénis est resté bien accroché et il n'a pas l'air de se sentir blessé dans son ressenti du tout. Juste, il a pointé le rose et fait "cochon" d'un air ravi, paraît-il

vendredi 11 mars 2016

Absorbé

J'ai abonné Lomalarchovitch à une box de jouets / trucs pour enfants qui arrive tous les mois. Le deal avec moi-même c'est que si j'en reçois une pas terrible j'arrête.

Mais voilà !! Les contenus sont chouettes. Hier on a reçu celle de mars, pleine de jolis jouets en bois.

Dont un ensemble de fruits "précoupés" (les morceaux tiennent ensemble avec un scratch), un couteau (en bois !) et un petit tablier (petit pour Lomalarchovitch en tout cas).

Depuis il est totalement à fond dedans, il passe des heures à "ploucher" et à "couper".

Ravi, radieux, concentré.

Juste à le regarder, c'est un bonheur.

lundi 7 mars 2016

Anti-douleur

Jeudi, paf, le chien, je me prends un gadin. Depuis j'ai mal au genou. Moins que jeudi mais assez pour me plaindre.

Comme un fait exprès, un festival de chouettes anti-douleur se produit depuis et aide à prendre ça avec le sourire.

  • Un apéro quasi impromptu avec la jolie Llu
  • Un ours qui débarque pour le week-end
  • De la bonne cuisine
  • Le lit de ma fille qui est enfin arrivé
  • Le lit de ma fille qui n'était pas trop une purge à monter
  • Les rires et sourires et plans charmeurs de Lomalarchovitch
  • Des discussions à n'en plus finir, de la littérature québécoise à l'origine de la tomate-pomme de terre
  • Des câlins matinaux avec un bébé rigolard de trouver ses parents dans sa chambre
  • La tête de ma fille en voyant son lit dans sa chambre (et qui s'est mise à ranger pendant une heure et demi sans que je lui demande, incroyab')
  • Les sourires ravageurs de Lomalarchovitch (oui encore)
  • Retrouver ma fille à la maison après une semaine chez son père (même si elle passait les journées chez nous, moi non)
  • Un message ce matin pour dire que Nièce Adorée est en chemin

(Mais oui, je vais aller voir le toubib).

Happy_Feet.jpg

vendredi 5 février 2016

Son choix

Lomalarchovitch a des préférences éhontées pour son père.

Rassurez-vous, je suis parfaitement sereine sur l'amour inconditionnel qu'on se porte mutuellement. C'est juste que dans la journée, c'est son père qui le garde. Forcément ils ont un lien tissé de ça. J'en suis heureuse pour eux. Et parfois un peu jalouse, oui oui oui. Mais je le vis bien je vous assure.

Quoi qu'il en soit hier, j'avais conseil d'école, et du coup je n'ai pas vu mon fiston. Or, le soir, c'est moi qui lui donne à manger et qui assure le rituel de la mise au lit.

Une grande partie de ma vie professionnelle découle du fait que j'ai choisi d'avoir du temps pour voir mes enfants tous les jours. Alors du coup, vous pensez bien que ces moments, ces deux heures tous les soirs avec mon fils [1] me sont absolument précieuses.

Donc voilà. Hier soir je n'étais pas là.

Du coup quand L'Enchanteur m'a dit qu'il y avait eu petite réclamation en mode "Maman ! Maman !" au dîner, quand même, ça m'a touchée de voir que ces rituels étaient importants pour lui aussi. Je le sais, bien sûr, mais savoir qu'il l'exprime, et bien ça me fait du doux dans le cœur.

Ce matin il s'est (miraculeusement) levé après ma douche [2], j'ai même eu le temps de m'habiller et ô miracle, de cirer mes chaussures.

Et puis je l'ai entendu, je suis allée le chercher et j'ai eu droit à un énorme câlin. Et à un bébé qui reste assis à côté de moi en s'enfilant ma tartine et la moitié de ma clémentine, au lieu de vadrouiller en même temps ou de squatter le flanc de son père. Et même, quand il a été l'heure de partir, un "non !" indigné et des gros bisous et un bye-bye de la main. Alors que d'habitude il est surtout obsédé par le bouton d'appel de l'ascenseur.

Je suis contente qu'il soit si sûr de mon amour qu'il n'ait pas besoin de se rassurer toutes les douze minutes, mais alors, ces petits témoignages de son grand amour à lui, ça m'a fait du bon... hâte de le retrouver.

Notes

[1] ma fille, elle, commence à être dans l'âge où elle sait me trouver quand elle a besoin mais que l'indépendance, c'est bien!

[2] ça n'a l'air de rien, mais ça veut dire que j'ai pu passer du temps à me laver sans jeune mateur et sans devoir récupérer trois fois doudou jeté dans la baignoire, des fois que ça déclenche en moi l'idée de mettre le bébé dans la baignoire et qu'on patauge joyeusement tous ensemble

lundi 1 février 2016

On va pas se mentir

Alors on ne va pas se mentir, entre récup d'analyses, plus de deux heures de poireautage en salle d'attente [1], rythme sur les chapeaux de roues, samedi, et trois mômes bien au taquet dimanche, jusqu'à l'heure des préparatifs de départ vers les maisons des autres parents, pour les grands, où Cro-Mignonne a décidé de dégainer la carte "moi aussi j'ai de la fièvre [2], le week-end n'a pas été facile.

Faut-il préciser qu'en plus, le vendredi soir et le dimanche à partir de 12h30, je suis seule ?

Mais. Malgré la fatigue et l'épuisement nerveux, un bon moment passé avec ma tante [3], un atelier macaron avec esthétique à améliorer mais garnissage d'une mousseline vanille qui tue sa mémé.

Et puis du coup Cro-Mi qui est restée hier soir.

On va en sauver, des bonheurs.

Mais putain, je voudrais bien, pour une fois, une fois seulement, un week-end, un vrai, avec du repos, de l'insouciance, du rien à faire...

Notes

[1] tout ça pour dire que les résultats des analyses n'étaient pas "spectaculaires" et qu'à part un peu d'anémie, "il pète le feu, cet enfant". Bon, vaut mieux ça que l'inverse, mais ça pèse sur les nerfs, un peu.

[2] 39° C d'un coup, sinon c'est pas drôme

[3] qui vit au Québec, autant vous dire que passer quasi une journée ensemble, ça ne nous arrive pas toutes les deux semaines

mardi 26 janvier 2016

La deuxième journée

Rentrée garée juste à temps pour intercepter Cro-Mignonne de retour de l'école. Proposer d'aller à la rencontre de l'Enchanteur et de Lomalarchovitch, qui devaient revenir de la halte-jeux.

Avant, papoter cinq minutes avec le gardien, un voisin.

Et puis marcher un peu, les voir au loin.

Le sourire de chacun des deux.

Les bavardages sur le chemin, la soirée douce, le coucher dans les rires du petit, le boeuf bourguignon mijoté depuis la veille pour le dîner des grands.

Le rire de ma fille quand je l'ai chatouillée jusqu'à ce que le rire social disparaisse et que je retrouve les éclats d'enfance.

Une douce soirée.

Une bonne longue nuit.

lundi 25 janvier 2016

Méjik ! Méjik !

Lomalarchovitch est, comme beaucoup de bébés, très sensible à la musique [1].

Il a déjà un impressionnant petit répertoire et des goûts très affirmés. Ainsi qu'un lexique à la mesure de ses ambitions pour nous dire ce qu'il veut écouter. Ainsi celle[2], woohoo [3], ou mbowé [4] font partie de notre quotidien.

Sa grande chanson enfantine préférée, à mon désespoir, est Bour (Joli Tambour, ici chanté par Dorothée et ses Récréamis)

Depuis 18 mois, il s'endormait tous les soirs grâce à Une chanson douce (Dodo !). Mais depuis quelques jours je sentais qu'il ne voulait plus de cette chanson. Et ce week-end, il m'a dit à renforts d'énergiques Tem !! fait savoir qu'il voulait que je lui chante Je t'aime, une fabulette d'Anne Sylvestre).

Alors pour la première fois depuis des années j'ai appris quelque chose par coeur, émue et impressionnée par ce petit mélomane qui met tant d'énergie à nous faire partager ses préférences musicales.

Et on chante Je t'aime, une fois, deux fois, trois fois avant d'aller dormir. C'est doux [5]

Notes

[1] méjik, selon sa prononciation à lui, vous l'aurez compris

[2] Varicelle, des Ogres de Barbak

[3] Over the rainbow version ukélé et paréos

[4] Vous aurez tous reconnu le tube-reprise de Pow Wow, Le lion est mort ce soir

[5] sauf que bon, j'ai la crève depuis dix jours et la voix cassée, Salvador était plus accommodable, de ce point de vue !)

lundi 18 janvier 2016

Douceurs de fin de semaine

  • Voir, boire, papoter avec les amis
  • Profiter d'une rare humeur câlineuse d'une jeune chouette demoiselle
  • Constater de visu que le rescapé a bonne mine
  • Voir Lomalarchovitch s'éclater avec son parrain et sa marraine
  • Goûter un délicieux mafé
  • Rire
  • Se laisser charmer par les fossettes du plus jeune de la bande
  • Se rouler par terre avec les bébés

jeudi 14 janvier 2016

Bonheur du soir

Retrouvé hier soir un petit bonhomme fiévreux, comme savent le faire les enfants. Ils vous affichent un 39° triomphant sans aucune autre indication de ce qui ne va pas et puis le lendemain, pof, frais comme des gardons, prêts à vous retourner l'appart, la tête et le cœur en douze secondes.

Bref, hier soir, petite chose chaude et languissante.

Alors au mépris de tout ce que les bons parents devraient faire, on s'est installés tous les deux sous la couette et on a regardé le clip d'Une chanson douce avec des tas de photos de bébés kitch qu'il adore (c'est la chanson que je lui chante tous les soirs depuis sa naissance, et les têtes de bébés, ça lui plaît), et puis "m'bawé" (vous aurez tous reconnu Le lion est mort ce soir par Pow Wow sans difficultés, bien sûr), et enfin quelques Fabulettes de son choix[1].

Une fois la troupe couchée, mon tricot tout défait (j'ai un peu loupé une ligne dans le patron, oups) et recommencé, on a regardé Blue Jasmine. Balèse, le Woody, de faire un film qu'on regarde sans s'ennuyer avec principalement des personnages si antipathiques. Et Cate Blanchett n'a pas volé son Oscar.

Du bon amour, du bon ciné, que faut-il de plus pour être heureux ?

Note

[1] C'est fou d'ailleurs, il y en a, quand je les entends, ça remonte tout droit de mon enfance. C'est émouvant, doublement. Merci Anne Sylvestre pour ces bonheurs à rebondissements générationnels

mercredi 6 janvier 2016

Le bon timing

Cro-Mignonne est en garde alternée 1 semaine sur 2, mais comme les horaires de son père et de sa belle-mère ne leur permettent pas de la déposer et de la récupérer matin et soir à l'école, elle transite par la maison.

Du coup, je la vois 13 jours sur 14, et c'est assez chouette.

Cette semaine nous sommes dans une semaine "chez son père". Mais hier soir, trafic idéal, moins de 20 minutes pour rentrer, du coup je lui ai fait la surprise d'aller la chercher à la sortie de l'étude. Ça m'a permis d'échanger quelques mots et vœux avec son ancien enseignant, et puis de rentrer avec elle et deux de ses copines, quelques minutes volées dans les journées chargées.

Une fois partie, et son frère amusé-toiletté-nourri-couché, nous nous sommes retrouvés à 19h30 et quelques, tous les deux en amoureux.

Du coup on a dîné pique-niqué devant l'épisode final de Downton Abbey, profité d'un peu de douceur et de temps calme à deux, et ça fait du bien à la vie.

lundi 28 septembre 2015

Douceurs d'automne

Comme il faut, comme on peut, se créer une carapace pour résister à ce qui ne nous va pas dans le monde, il faut bien regarder autour de soi et trouver le plus doux.

Comme des rires d'enfants, du soleil d'automne, de la douceur en plein air.

Square.jpg

Hier c'était les premières (très appréciées) descentes en toboggan de Lomalarchovitch.

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Il faisait beau, il y avait une petite fille beaucoup plus vieille mais pas tellement plus grande qui parlait l'extra-terrestre avec beaucoup de convictions, une grande soeur aux petits soins, une mère qui a failli se prendre un marron sur la goule (pas la faute de mon voisin, mais celle des marronniers et du vent qui soufflait bien).

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Il y avait mon tout petit tout fier de ses supers pouvoirs de marcheur grimpeur glisseur, ma grande crâneuse sur son beau vélo, un moment à trois joliment partagé.

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Et puis le retour, la sieste, du tricot tout doux pour les enfants présents et ceux à venir.

Notre toute petite portion de monde était jolie.

lundi 22 juin 2015

Montessori comme Jourdain

Il faut dire en préambule de tout ceci que ma grand-mère paternelle a fréquenté Maria Montessori, assez pour que ses enfants (à ma grand-mère) apprennent leur alphabet avec des lettres en papier de verre.

Probablement que ça a influé (un peu, beaucoup ?) sur ma vision des enfants et de leur développement. Sur son approche, j'avais en tête "esprit absorbant", "individu à part entière et non adulte en devenir", "bienveillance" et "association compréhension / geste". C'est juste, mais vaste.

Pour Cro-Mi, je rêvais de la mettre dans une école Montessori, et puis pas les sous, pas la bonne école assez près, finalement, elle va à l'école du bas de la rue où elle se trouve, je crois, assez bien.

Du coup voyant Lomalarchovitch partir à la conquête du vaste monde, j'ai acheté un bouquin sur la pensée Montessori à la maison.

J'ai lu.

Et bien figurez vous que je pratique la pensée Montessori comme Monsieur Jourdain fait de la prose, dites donc. Disons qu'à un bon 70 % nos pratiques spontanées sont cohérentes avec son approche.

Du coup pour celles qui restent, il y a des sujets sur lesquels je me police (réserver le non aux dangers / interdits et œuvrer de diversion ou d'accompagnement pour le reste, ou encore moins intervenir pendant qu'il est absorbé pour commenter / montrer et le laisser à sa concentration).

Comme pour sa sœur, le plus tôt possible, on s'arrangera pour qu'il puisse entrer et descendre de son lit simplement, plutôt d'attendre qu'il se jette par dessus bord.

Pour d'autres sujets, on restera en l'état : la cuisine restera pièce interdite pour un temps, il y a trop d'étourdis et d'optimistes qui pensent que l'accident domestique n'arrive qu'aux autres dans cette maison pour que ça soit gérable de "présenter" les dangers et faire confiance à sa capacité d'apprentissage là tout de suite maintenant (on apprend vachement moins bien avec le crâne amoché par une carafe ou une casserole, quand même).

Ça a globalement l'air de lui réussir, à notre mini géant, qui semble content de son sort autant que possible.

En revanche si quelqu'un avait un truc pour lui faire passer les hurlements stridents qu'il pousse quand on ose mettre un truc qui se mange dans nos bouches sans lui en proposer, ça arrangerait mes tympans !

debout.jpg

mardi 7 avril 2015

Au milieu d'eux

Alertée par le maître sur les enfants qui ne reçoivent pas de courrier, j'ai écrit des lettres pour "la classe", en me disant que ça serait chouette, et que ceux qui n'ont pas de lettres pourraient s'approprier les miennes.

D'ailleurs la dernière est partie ce matin, avec en bonus l'histoire du Ronpiche (qui me fait moins rire en ces moments de sommeil ultra fragile où je dors encore moins, réveillée par les bruits de mon Ronpiche domestique, qui lui dort très bien et ne voit pas le problème...)

J'ai, bien sûr, écrit à ma fille des lettres qu'elle râlera parce que je suis, pour elle, difficile à relire. Oui, j'en ai profité pour écrire au plume, et si j'ai hâte de la revoir, ça va me manquer, ces petits rituels de courrier tous les quelques jours :)

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Samedi c'était marché, et on a fait pique-niquer Lomalarchovitch à la buvette, au milieu des gens, et en plein défilé, de la voisine-copine communiste qui a trollé encore plus aux les élus en représentation (dont le glissant comme un poisson et le menteur comme un arracheur de dents qui se plaint qu'on l'agresse quand on est pas d'accord avec lui).

Au milieu des gens, au milieu de la vie locale, c'était bien.

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Hier après-midi c'était visite d'amis avec leur pitchoune. Le Lutin et elle s'en sont donné à coeur joie, Lomalarchovitch occupé, busy bee, mais super sage au milieu.

J'ai terminé la journée épuisée par leur énergie, mais ravie d'avoir posé mon séant au milieu de cette énergie de vie.

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Finalement c'est ça qui fait du bien : être au milieu de la vie qui vit. Même si ça reste épuisant et donc en mode très limitée pour le moment.

mercredi 25 mars 2015

Les questions qui perdurent

On vous dit "tu verras, au deuxième, c'est plus facile, on simplifie".

Je n'avais pas l'impression d'avoir fait très compliqué avec ma fille, mais de fait, au moins, au deuxième (enfant, donc), on sait à peu près à quoi s'attendre.

Certes ils ont chacun une personnalité (ça devait être plus simple avant Dolto, quand même, cette histoire d'enfant-personne, on se retrouve avec des micro trolls à la personnalité hyper dimensionnée dès quelques mois, c'est déconcertant). Certes il y en a un qui a fait des coliques et l'autre se spécialise dans le reflux, bon, ce sont des variantes des mêmes joies du système digestif enfantin.

Mais malgré tout, il y a des questions qui perdurent. Oui, comme celle des mouche-bébés.

Pour Cro-Mi, on nous avait passé un lit parapluie qui pesait un âne mort, se dépliait presque facilement, pour peu qu'on ne prête pas attention au lumbago qui vous emprisonne plié en deux le nez au milieu du lit. Je hais ce truc, qui pèse plus lourd que les bébés qu'on fait dormir dedans.

Pour le moment, Lomalarchovitch faisait ses siestes dans le lit "pop up" que sa sœur avait étrenné avant lui. Un truc tout léger, qui rentre dans un sac, pèse quelques centaines de grammes. MAIS qui est principalement fait de tissus.

Et là vous me voyez venir. Quelques semaines déjà que Lomalarchovitch, vexé par le rampage en marche arrière, prend son élan pour le quatre pattes.

Donc micro lit en toile, léger à rebord bas + bébé géant et mobile = pas bon plan.

Nous avons donc organisé une série de débats domestiques, alimentés par une étude de marché sur les sites plein d'avis de parents exaspérés par des pincements de doigts et des repliages impossibles. Et une consultation de nos copains jeunes parents.

Bref, on a fini par vendre un rein, prendre un crédit sur la vie, pour offrir à la prunelle de nos yeux le lit parapluie qui semble léger à porter, facile à déplier ET à replier, compatible avec mon dos fatigué et avec la fréquence d'utilisation (environ au moins une fois par semaine).

Et, comme quoi, on a plutôt bien fait de se les poser à ce moment-là, ces questions, parce que figurez-vous que ce midi, j'avais un message téléphonique de ma fille et un SMS de l'Enchanteur pour me dire que bon, le gamin, le quatre pattes, ayé, il commence à y arriver pour de vrai.

Le lit a été livré quelques minutes avant.

Comme j'aime à le répéter, l'organisation, c'est un métier.

mercredi 21 janvier 2015

Pomme d'amour

J'ai un bébé pomme d'amour, ses joues rebondies, rouges et tièdes lui font une tête de joli clown.

J'ai un bébé farceur, qui se retourne sur le ventre MAIS avec un bras coincé en dessous et râle parce que bon, quand même, faudrait voir à pas trop se fatiguer à appuyer sur son bras pour se dégager.

J'ai un bébé omnivore, qui a envie de tout goûter et vient d'entamer une très probablement longue histoire d'amour avec des croûtons de pain.

J'ai un bébé enchanteur, qui sourit tant et tellement quand il nous voit, chacun d'entre nous de son petit monde, papa, maman, frère et soeur, et qui sourit aussi au reste du monde. Il fait des têtes de charmeur, des têtes de farceur, j'ai un bébé irrésistible.

J'ai un bébé sauveur, il suffit de passer un peu de temps avec lui pour réapprendre le sourire, pour oublier un peu le fracas du monde qui tombe en pièce.

Alors je parle de lui parce que ça fait plus de bien que de parler du monde, là tout de suite.

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