Je n'ai pas de religion et ça ne me gêne pas un instant.

Je n'en ai tellement pas que même mon éducation à "l'histoire" qui fait les religions est fort embryonnaire.

Athée je suis, athée je reste, et ma foi, ça me convient assez bien pour le moment.

Pour autant je respecte la foi des autres, quand elle s'inscrit dans quelque chose de cohérent.

Quand le sens et les gestes sont "raccord". Quand c'est une porte ouverte sur le monde et pas un vitrage blindé.

Mais alors y a un truc qui me met hors de moi, ce sont les incohérences.

Tenez, dans un entourage familialement proche, il y a des gens catholiques plutôt pratiquants.

Je sais, c'est difficile d'imaginer des mécréants qui puent comme nous dans la même famille qu'eux, mais c'est comme ça que les hasards de la vie l'ont faite.

De la bouche de la cheffe de famille, j'ai entendu enfant sur un parvis d'église (on était obligés, pour les baptêmes et communions, ça et quelques enterrements ont été mes seules occasions d'église) dire "maintenant qu'on a communié, on peut recommencer à pécher tranquille". Hahaha.

De la même bouche j'ai entendu il y a quelques semaines des mots profondément durs, et vu la trame d'une manigance plus que... douteuse humainement, à l'égard d'un jeune homme qui a le tort d'être amoureux de sa fille.

Aimer son prochain ? Oui, sur le papier ! Oui, à l'église, en suçant son hostie !

Mais dans la vraie vie ? Juger ! Détester ! Préférer les règles d'un (tout petit petit) monde comme on le trouve bien aux choix de son enfant ! Intriguer s'il le faut.

Et ben en dehors du mal au cul que ça m'a fait de m'en trouver par ricochet dans le sac des pas fréquentables (mais c'est pas pareil, on te dit, grosse conne, toi t'es de la famille ! Ah oui, dans ce cas, c'est curieux comme "on" ne répond pas à mes messages, par exemple), dont je me remets lentement, figurez-vous, ça ne me donne pas du tout du tout envie de les approcher de près, les catholiques pratiquants, et les religions en général.