Sacrip'Anne

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vendredi 27 janvier 2017

Les papotages

Ceux qui l'ont entendu récemment savent que la parole de Lomalarchovitch est fluide et créative.

Depuis quelques semaines il arrive donc régulièrement que l'heure du coucher devienne, en plus des chansons, chatouilles, bisous, câlins, un moment de papotages.

Pas plus tard qu'hier soir il m'a raconté avec une précision étonnante sa matinée à la halte-jeux (alors que ça fait des années que je rame pour avoir une idée des journées de sa sœur).

J'adore ces moments de bavardages.

Lui aussi, je crois. Hier soir alors que je faisais mine de m'extraire de son lit pour le laisser lire un peu il m'a demandé "oh non, je n'ai pas sommeil, tu reste encore parler !".

Il y a ça dans l'éloignement du bébé. Ce lien verbal qui se construit dans les deux sens. Ce bonheur de la parole échangée, des babillages tendres. J'aime ça infiniment.

PS : pour la nostalgie, sa sœur au même âge.

lundi 23 janvier 2017

Cuisino-thérapie

J'adore cuisiner, ça n'est pas un secret, et j'adore une phrase de Colette qui dit quelque chose du genre "pas la peine de vous mêler de cuisine si vous n'êtes pas capable d'un peu de sorcellerie", pour situer le débat.

Pour autant et comme beaucoup, je tourne sur une base de plats qui se ressemblent (en plus, la faute à vouloir manger de saison et le plus local possible quand c'est possible), et parfois ça m'ennuie / je m'ennuie.

Du coup quand j'ai découvert que l'Atelier des Chefs faisait des cours en vidéo, je me suis jetée dessus comme la vérole sur le bas clergé et depuis je ne décroche plus.

Enfin mes photos de petits plats peuvent rivaliser avec celles de mes copains sur les internets !

Du foie-gras à la bûche en passant par la galette, la pomme au four, le velouté de champignon en bol de pain et j'en passe, c'est eux.

C'est génial, la vidéo est vraiment super pour voir des tours de main ou entendre un conseil utile, on peut poser ses questions, et surtout, on se régale.

Comme en ce moment j'ai bien besoin que le fruit de mon travail donne un résultat attendu, je passe du temps en cuisine, malade ou pas, fatiguée ou en pleine forme. Ça me fait du bien. De faire quelque chose de mes mains. De voir tout ça se transformer. Que ça soit bon, qu'on se régale.

Ça me fait du bien d'être fière de mon travail. Et de voir qu'il profite à plusieurs. N'allez pas chercher la métaphore, ça me soigne de mes journées de travail.

Bref, si vous voulez venir manger à la maison, c'est le moment !

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vendredi 20 janvier 2017

Un peu plus long

On pèle.

Je sais que c'est ridicule pour des gens qui passent des hivers à - 30° et pire, mais de fait, il fait -5 ici le matin et on se gèle le cul.

Alors que je ne suis pas frileuse naturellement, j'ai l'impression d'avoir froid tout le temps et que les chauffages sont inefficaces, c'est dire.

Alors constater que le jour se lève un peu plus tôt, le matin et qu'il se couche visiblement plus tard, le soir, ça me fait encore plus de bien que les années précédentes. Que sur la route, il y a encore de la lumière alors qu'il y a peu, c'était nuit noir, ça me réchauffe un peu de la journée.

C'est couillon, hein.

Mais ça fait partie de mes bonheurs de janvier, alors qu'il reste encore un long bout d'hiver à dérouler.

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mercredi 11 janvier 2017

What's up doc ?

Il y a quelques mois j'ai vécu douloureusement la fin de ma relation avec mon ancien généraliste. Je ne vous refais pas l'histoire, mais de "moyen voire catastrophique avec les mômes mais dispo en bas de la maison et sans rendez-vous" , on est passés à une situation où j'évitais d'aller le voir (et plus jamais seule) tant je me sentais mal traitée (en deux mots) et pas du tout écoutée (dans le genre déni de symptômes).

S'en est suivie la quête du généraliste qui va bien et quelques grands moments de désespoir sur le thème du mais comment on fait pour trouver le médecin qui nous va ?

Finalement c'est en cherchant sur Doctolib avec des critères d'accessibilité depuis chez nous que j'ai fini par trouver un cabinet médical pratique.

Depuis je ne cesse de m'en réjouir.

De la praticité technique (déclaration depuis le cabinet pour le changement de médecin traitant, paiement par CB, tiers payant, rendez-vous en ligne avec n'importe lequel des médecins du cabinet) à leur philosophie (écoute, respect, bienveillance, demande de consentement et explications même aux enfants en bas âges), il y avait déjà de quoi être convaincue.

En plus, la salle d'attente est ultra chaleureuse, blindée d'affichages militants, et dans leurs positions elles sont clairement "du côté de leurs patients".

Bientôt je vais aller chez le médecin uniquement par plaisir de les voir parce qu'elles me font du bien au-delà des maladies qu'elles soignent :D

Happy je suis.

mercredi 4 janvier 2017

Ronronnements

Dans les petits (pas si petits) bonheurs quotidiens, il y a la salutation matinale de Maïa.

Dès qu'elle me voit, elle s'avance, et me tend les pattes avant pour que je la prenne dans mes bras. S'ensuit un câlin matinal au son de ses ronronnements, avec frottages de joues et gratouilles.

Pour un temps lié à son bon vouloir mais de plus en plus long chaque jour, nous ronronnons donc de concert.

Et puis quand toute cette intimité devient trop invasive pour elle, elle me prend la main entre les dents, sans serrer, et me pousse la main pour s'enfuir.

Il est fort probable que si je la croise deux minutes plus tard elle s'enfuie indignée, voyons, je ne mange pas de ce pain là.

Mais ces réveils ronronnants, c'est une jolie façon de commencer la journée :)

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mardi 3 janvier 2017

Des voeux difficiles

Alors disons le clairement, je trouve ça compliqué, cette année, de souhaiter bonne année avec un enthousiasme délirant.

Je veux dire : l'état du monde. Les présidentielles. L'absurdité.

Ok tout est possible et tout peut arriver vite. Souhaitons-nous donc, collectivement, des retournements positifs majeurs et rapides sans trop de casse (mais bon.)

Chez nous la fin d'année a été parsemée de petits bonheurs et de petites douleurs : le boulot, les arbres coupés, la perpétuelle organisation, les comptes toujours en tête, compensés par des enfants pétillants, des vacances chargées mais bienvenue, des petits plats de folie, des rigolades félines.

On commence 2017 sous le signe de la blanquette, du froid et donc des plaids doux et chauds, de la fatigue quand même, des câlins félins, des frustrations qui ne se sont pas évaporées avec le bout d'an mais aussi aux joies de voir les enfants pousser droit.

Concentrons-nous sur les petits bonheurs, plus que jamais.

Une belle année à vous, autant qu'on puisse, autant qu'on arrive à rendre le monde meilleur. Prenez soin de vous.

jeudi 8 décembre 2016

Chat pin de Noël

J'ai moins que du temps de mon enfance de grand engouement pour Noël et ses rituels.

Depuis que j'ai des enfants, bien sûr, on le fête avec application, mais c'est moins un truc excitant que quand j'avais leur âge.

Ces dernières années, on avait tenu conférence et décidé que couper un sapin pour notre usage décoratif, ce n'était pas terrible. On a un sapin en stickers assez design qui a fait office d'arbre (et qui est au mur depuis des années, ma fille refusant de le décoller).

Mais là, Lomalarchovitch est au taquet sur la question. C'est le premier Noël où il comprend un peu ce qui se passe et il est archi fan du truc.

Soit.

Et puis ma fille, elle aime bien les sapins.

Alors on a décidé que cette année, on aurait un sapin et puis voilà. On a reculé devant aucun risque puisque nous avons simultanément un chat, récemment délivré de sa collerette, donc avec une forte envie d'en découdre, en plus de son tempérament félin et un garçonnet de deux ans et bientôt 5 mois.

Même pas peur.

Même quand on a vu ça.

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Il y a eu un comité décoration (mon job : prendre les photos et poser un oeil critique sur la disposition générale, le cul dans le canapé).

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Il y a eu de grands moments de transmission de compétence sur l'art d'accrocher la boule dans le sapin.

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Il y a eu des petits filous pour décrocher, avec un air innocent, ce qu'on venait d'accrocher.

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Et une sentinelle très intéressée par toutes ces manœuvres.

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Depuis on entend régulièrement frémir les branches du sapin. Dans lesquelles on retrouve Maïa. J'ai connu de très nombreux chats. J'en ai vu beaucoup mettre énormément de boules par terre. J'en ai vu déchiqueter des guirlandes. Il y en a certainement eu pour se percher dans des arbres.

Mais le chat qui s'installe DANS le sapin de Noël, jamais.

Il faut des premières fois à tout, me direz-vous (et c'est bien drôle).

mardi 6 décembre 2016

Le début de la fin de la collerette

Bien. Rien de mieux pour faire face aux coups de blues de la vie de bureau que de s'intéresser aux vraies choses de la vie. Celles qui nous donnent du bonheur.

Hier soir en rentrant, je me suis gavée de câlins auprès de ma fille et de mon chat.

Chat qui, soit dit en passant, commence à en avoir marre de sa collerette (je trouve qu'en dehors de son refus de mettre la patte au sol avec, elle a été d'une patience remarquable).

Tant mieux pour elle, c'est le dernier jour. Rendez-vous demain matin pour retrait des fils et à elle le retour à la liberté.

Entre temps on aura testé le body pour chat (échec monumental), le retrait de la collerette sous observation et surveillance (échec monumental).

On a donc continué à la trimballer plusieurs fois par jour à sa litière, à la ravitailler en vol. Et elle a passé l'essentiel de ses journées (et de ses nuits) sur notre lit. A défaut, sur un canapé.

Du coup je me demande : une fois sa liberté retrouvée, est-ce qu'on va la voir ? Ou bien un chat "boîte à bêtises refoulées" va surgir de sa cage et nous mettre la misère, à nous et au sapin, pour se défouler ?

Va-t-elle continuer à squatter notre lit ? Nuitamment ? A se jeter vers moi pour un câlin du soir quand je rentre ? Ou reprendre des distances ?

On verra bien, demain.

En tout cas elle est bien chouette, notre vie avec un chat.

lundi 28 novembre 2016

Mon chat, cette grande diva

Or donc, Maïa a pris ses quartiers chez nous depuis un peu moins de deux mois.

Elle s'était tranquillement acclimatée jusqu'à recevoir des caresses quand on était dans l'endroit jeux/caresses sans être non plus d'une grande familiarité. Impossible de s'assoir sur le canapé sans la faire fuir, ou de la caresser pendant qu'elle était de passage sur notre lit, par exemple.

Puis est venu Le Grand Rendez-Vous.

Quand on adopte un chat à la SPA, et je suppose dans un grand nombre d'associations et refuges, on prend l'engagement de faire stériliser cet animal, pour éviter la prolifération de chats sauvages.

Le temps était donc venu pour elle de passer au bistouri.

J'étais un peu inquiète sur la convalescence, sachant qu'au moment où je l'ai livrée au vétérinaire, on ne pouvait pas encore la prendre dans nos bras.

Nous avons récupéré le soir une chatonne physiquement en pleine forme, mais moralement un peu traumatisée par l'événement.

Elle a commencé par se planquer sous la gazinière, où elle a passé un peu de temps, mais dont elle est sorti suite à l'appel du saumon.

Et puis elle a tenté de se déplacer sur le carrelage, mais collerette + sensation post shoot l'ont terrorisée, elle s'est précipitée dans sa litière où elle a passé 36 heures, ravitaillée, caressée, rassurée par les humains.

Au bout de 36 heures, elle s'est précipitée dans notre chambre, sur notre lit, où elle passe le plus clair de son temps.

Clairement, depuis, elle refuse de se déplacer sur le sol. Quelques bonds de ci, delà, quelques pas pour changer de place sur le lit ou sur le canapé. Avec les oreilles rabattues de terreur de cette collerette qui l'encombre.

Du coup je fais maman chat.

Je la pose dans sa litière aux signes d'alerte. Je la ressors de sa litière quand elle n'en bondit pas, expédiant force gravillons dans tout l'appart. Je la toilette. Je lui tiens ses gamelles parce que "tu comprends, avec ce truc, là, j'peux pas manger normalement".

Je la porte d'une pièce à l'autre pour suivre les variations d'activités humaines (parce que si elle reste seule dans le salon, elle se réfugie sous le canapé dont elle ne peut pas sortir sans aide, bloquée par son cône). Et puis parce que "tu comprends, j'ai si peur, je ne vois rien, je ne sens rien, ça glisse et puis j'ai peur un point c'est tout".

Et Madame Maïa son Altesse Sérénissime semble trouver ça parfaitement normal.

Le bon côté des choses c'est qu'elle nous fait des démonstrations d'amour éperdu, des câlins à n'en plus finir et qu'elle vient dans les bras sans aucune réticence.

J'espère quand même qu'elle condescendra à retrouver un peu d'autonomie une fois débarrassée de cet engin gênant.

Et pour ceux bien intentionnés qui trouvent qu'on pourrait lui enlever, un peu de lecture

Alors comme on ne peut pas la surveiller, qu'elle tente de se lécher à travers et que je ne suis pas sûre de pouvoir lui remettre en cas de problème, oui, elle garde sa collerette jusqu'au rendez-vous pour enlever les points.

Rassurez-vous sa torture est compensée par mon abnégation.

30427195764_25639a93c4_z.jpg Mégaphone à barbe, comme dirait mon collègue L. !

mercredi 16 novembre 2016

Au revoir les arbres

On est dans un truc un peu Douglas Adamsien, ces jours-ci, on se retrouve comme quand Arthur Dent découvre qu'on va détruire la Terre et qu'il n'avait qu'à venir aux réunions pour être au courant.

Dans le cadre de la réhabilitation du quartier, notre rue a changé de sens.

Et puis elle va être élargie, pour faire des stationnements des deux côtés, en épi, au lieu de quelques places parallèles au trottoir, depuis que la rue existe.

Ça s'est décidé au cours de réunions auxquelles ont est pas allés, je n'ai même pas souvenir de réunions à ce sujet, entre l'ANRU et les riverains. Ça va changer la physionomie de notre rue, avant petite et peu passante, prochainement rue parking. C'est aussi bien, dans une certaine mesure : on va enfin avoir des trottoirs un peu larges, pratiques avec des poussettes, praticables pour les enfants. Et puis les stationnements viendront remplacer ceux qui n'existeront plus, remplacés par une coulée verte, je crois.

Mais en ce moment on abat des arbres sous mes fenêtres, des arbres qui allaient bien. Des arbres jolis. J'en suis triste, même si je sais qu'au global, le quartier sera mieux après qu'avant, plus pratique, plus joli.

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mardi 8 novembre 2016

Que la lumière soit !

Ce môme (Lomalarchovitch), j'ai fantasmé qu'il serait comme son père, capable de dormir partout, tout le temps.

Le fait est que, même s'il est bon dormeur (11 heures par nuit, deux à trois heures de sieste), me ressemble du point de vue des horaires. Couche-tôt, lève-tôt.

Et sensible (très) aux changements d'heure.

Du coup ça fait 8 jours qu'il se réveille, triomphalement, entre 5h50 et 6h30, avec l'impression d'avoir fait une bonne grosse grasse mat', l'animal.

Nous voilà donc en train de le briefer sur la lampe de chevet et la question de "lire ou jouer tranquillement dans son lit en attendant que les parents se réveillent".

Première édition ce matin (la créature chante, le matin, quand elle s'occupe tranquillement, pour vous donner une idée du chemin à parcourir. Ba ba ba, baba bouène). Avec allumage par le père, mais une relative bonne observation de la consigne (si on aime les Beach Boys le matin).

C'est désormais l'heure du renforcement positif : c'est très bien de faire comme les grands et de ne pas réveiller (ahem) toute la maison !

Je suis confiante. Il va apprendre très vite.

Mais beaucoup moins sur le fait qu'il sache discriminer selon que son frère dort ou pas dans la même chambre que lui.

On va bien rigoler, tôt le matin, chez nous. En toute bienveillance éducative[1], bien sûr :D

Note

[1] Pour ma part je suis ravie de le voir si bellement grandir, mais j'aimais bien le moment où on dormait au moins jusqu'à 6h45, le matin

mercredi 2 novembre 2016

Objet de fascination

A lire sur le blog privé !

lundi 24 octobre 2016

Bienveillance, mon cul

Bon sang de bois, quelle est cette vie trépidante qui m'empêche de bloguer et même, parfois, juste de respirer en me disant "ah tiens, c'est blogable !" ?

De fait, j'essaie de vous épargner (mais si, mais si) les énièmes trouvailles des enfants et du chat et les journées sont trop denses en travail pour trouver l'inspiration ailleurs.

Sauf que me revoilà.

Et même pas pour parler de bonheur, du jour, du mois ou que sais-je.

Non, c'est pour parler d'un truc qui m'énerve au plus haut point.

Dans les sphères des gens qui conceptualisent leur façon d'être parents, après le parentage proximal, il y a la parentalité bienveillante.

Je ventile deux secondes avant de continuer tellement ça m'agace.

Vous connaissez beaucoup de parents qui conçoivent un enfant et expliquent qu'ils vont l'élever dans la malveillance, vous ? Qu'ils seront les pires parents du monde en pleine conscience, qu'ils seront violents à tous points de vue, qu'ils veilleront au mal-être du chiard à chaque minute de sa vie ?

Non.

Pas un seul.

Même les vrais horribles parents ne le font pas exprès, figurez-vous. Ou alors en pensant bien faire, ou que sais-je.

A côté de ça, les parents bienveillants, EUX, n'ont aucun problème à sous-entendre que les autres, parents, ne le sont pas, bienveillants.

C'est comme le parentage proximal : eux répondent aux besoins de leurs enfants, les autres parents, par défaut, non, puisque sinon ils feraient du proximal.

Avant qu'on ne brandisse l'étendard de la mauvaise foi (qui, moi ? Jamais !), oui je sais qu'il s'agit d'une tentative probablement maladroite de mettre des mots positifs sur quelque chose qui leur fait du bien.

Est-ce que ça autorise à devenir implicitement juge de ce qui est bon et qui ne l'est pas ? Je ne crois pas, non.

Et là, c'est comment avec le parentage proximal. Je me retrouve dans une situation à la con où je fais comme eux pour une bonne partie, mais pas le package à 100 % qui garantit l'adhésion au club (ouf). Et surtout une envie violente de décoller toute forme d'étiquette qui me rapprocherait de ça.

J'ai vraiment du mal avec cette façon d'être parent qui consiste à labelliser ce qu'on fait (pour se rassurer de bien faire ?)

Ça m'agresse.

Un jour je chercherai peut-être pourquoi ça m'est tellement violent, ces mouvement de foule vers un dogme ou un autre.

Probablement le fait d'être assez hermétique aux mouvement de foule. Et aux dogmes.

Pour le moment : fuiiiiiir !!!

vendredi 14 octobre 2016

Tu seras pour moi unique au monde

Hier soir, Maïa m'a surprise par son absence totale de crainte à venir gloutonner ses gourmandises juste à côté de moi.

Alors j'ai approché la main, tout doucement, elle est restée.

Enhardie, j'ai tenté la caresse. Elle a fait quelques allers-retours un peu étonnée. Partagée entre la gourmandises, le plaisir de la caresse et la crainte.

Au bout de quelques secondes elle se tortillait pour que je la gratte derrière les oreilles, me poussait de la tête pour en demander encore et s'avachissait, ronronnante et alanguie sous le bonheur de la caresse.

C'était un moment très fort pour moi (et pour elle aussi visiblement).

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Jusqu'à présent je n'avais connu que des chats sociabilisés dès le plus jeune âge : ceux qui sont nés chez nous, celle que j'ai adoptée.

Alors voir ce point de bascule, cet abandon à la confiance (et à la volupté), c'était très émouvant.

Ce qui l'est aussi c'est de voir comme son comportement entier a changé vis-à-vis de moi : elle ne craint pas du tout de sortir sous mon nez, elle vient m'observer (j'ai maintenant un troisième individu qui vient me parler aux toilettes).

Je suis surprise par la puissance de cet apprivoisement et à un moment où ça fait quelques années que la vie chahute (de grands bonheurs, mais aussi des choses compliquées), toute cette aventure féline m'apaise plus que je n'aurais pensé.

Elle est pour moi unique au monde, ma fausse noire avec ses taches cachées et pour le moment j'ai l'air d'être son humaine préférée (grande prêtresse des produits carnés).

Je me souviens d'avoir parlé avec Kozlika du fait d'être intéressé ou pas par créer des liens avec des animaux. La pauvre, la voici maintenant encore plus cernée par les mémères à chats :D

mardi 11 octobre 2016

Apprivoiser, ça veut dire créer des liens

Voici donc 8 jours, en gros, que Maïa est arrivée à la maison.

Elle est encore très réservée sur la coexistence avec les humains, mais s'enhardit jour après jour à notre plus grande joie.

Il nous arrive maintenant de la croiser à découvert et selon son sens des priorités, elle met plus ou moins longtemps à regagner son abri-sous-le-canapé.

Évidemment ces croisement s'accompagnent du regard "mais enfin que faites-vous là, intrus ?" qu'elle maîtrise parfaitement !

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Elle joue beaucoup "avec nous" en fin d'après-midi et nous sommes passés du stade où elle voulait bien jouer à partir du moment où elle pouvait faire comme si aucun humain ne tenait le fil à celui où elle accepte qu'on soit assis par terre. Elle attrape ses jouets de dessous le canapé, nous jette parfois un regard outré, mais continue à jouer, et ce malgré le raffut de Lomalarchovitch.

Je vois ça comme un bon signe.

Nous avons un petit rituel de la gourmandises, une fois Lomalarchovitch couché. Je lui préparer quelques petits morceaux de gourmandises (morceaux de jambon, de thon) que je lui offre, maintenant, sur le bout du doigt et qu'elle vient manger avec une tête de junkie hallucinée. Ou alors je lui fais un chemin vers une soucoupe posée près de moi. L'appel du délice étant plus fort que sa crainte, elle vient, par avancées/reculs successifs, et mange goulûment.

Si je suis seule, elle peut consentir à venir se percher ensuite sur un canapé, ou se mettre à l'affût de ma pelote. Si on est deux, elle reste plus discrètes, ça doit lui faire beaucoup, encore.

Bref. On s'apprivoise, jour après jour. Grands achievements et petits pas de saucisse [1].

Et participer à cette grande aventure que d'apprivoiser un être vivant, c'est puissant.

Note

[1] copyright Floh

dimanche 9 octobre 2016

Au moment de dormir

J'ai toujours adoré les rituels du coucher avec mes enfants. Il faut dire qu'ils m'ont fait le grand plaisir de m'épargner les longs mois de refus d'aller au lit que d'autres infligent à leurs parents, ça aide.

D'ailleurs, on se dit toujours la comptine de la nuit avec Cro-Mignonne, du haut de ses 10 ans et presque demi. Mes jours sont comptés.

Avec son frangin, le rituel du moment m'est particulièrement chouette. Je m'installe dans son lit, on lit une histoire. Je le vois suivre les images mais aussi les mots sur mes lèvres, un grand sourire impatient sur les siennes. Il guette le moment où je vais suspendre ma phrase et où il énoncera le mot ou la fin de phrase manquante, d'un air triomphant. Juste pour cette bouille, si vous saviez.

Ensuite on chante "Je t'aime" d'Anne Sylvestre. Qu'il finit parfois d'un "JE T'AIIIIIMMME" pas complètement harmonieux aux oreilles, mais totalement à mon coeur.

Et puis c'est la comptine rituelle, qu'on a fabriquée pour lui, puis, en ce moment, avant les bisous, c'est l'heure des mots bizarres (bolobolobolo ! Bidibidibidi ! Babebibobu !) qui le font hurler de rire.

On se fait les bisous de bonne nuit, les derniers je t'aime, je le laisse souriant et heureux, je ferme la porte souriante et heureuse.

Il n'y a pas une journée de merde qui survive à ce moment de complicité et d'amour, moi je vous le dis.

lundi 3 octobre 2016

Il y a 16 ans

J'ai toujours eu des animaux autour de moi. Des chiens, des chats, parfois en nombre, parfois juste un de chaque.

J'ai adoré avoir des copains à quatre pattes tout au long de mon enfance, de mon adolescence, du coup, quand je me suis installée, j'ai pris un chat.

Une chatte, plutôt, une demoiselle Willow très foncée avec une tache couleur soleil sur un côté du visage.

Il se trouve qu'en même temps que le chat est entré dans ma vie le père de Cro-Mignonne. Qui y est allergique. Alors j'ai dû donner le chat quand j'ai choisi de garder le gars, et quoi qu'on en dise pour la suite, ça a donné ma fille alors. Que regretter ?

Bref, ladite fille est asthmatique et pleine d'allergies, alors malgré son désir brûlant d'un matou à elle et ce depuis qu'elle sait articuler le son "miaou" (à savoir son plus jeune âge), c'était non. Et donc il y a 16 ans que je n'ai plus d'animal poilu.

Du coup quand sa pneumologue, eu égard à la belle amélioration de sa capacité respiratoire, au fait qu'elle est en garde alternée et donc dans un milieu sans chat une semaine sur deux, à son absence de réaction pendant des séjours dans des maisons à chats et à sa grande maturité sur la prise des traitements a dit "ok".

Un ok sous conditions, notamment celle de prévoir l'idée que ça ne se passe pas bien, mais ok.

Alors samedi on est allés à la SPA, on a fait la rencontre d'une très jolie chattone de sorcière, noire aux yeux verts/jaune avec une micro tache blanche, belle, timide et curieuse.

On a cru qu'on allait devoir l'attendre un peu mais dimanche, on nous a appelés pour nous dire que la stérilisation serait pour plus tard, qu'on pouvait venir la chercher.

Et depuis hier on a un chat sous les meubles (avec un épisode : trônant sur l'arbre à chat, qui me paraît de bon augure pour la suite).

La pauvre qui connaît peu les humains, elle doit se demander ce qu'est l'engin blond piaillant qui appelle "Maïa ! Cachée Maïa !", mais j'ai pu la caresser du bout des doigts, elle a mangé un peu devant moi... on y croit ! La force du thon et de la patience seront avec nous.

Et comme un chat noir sous un meuble, c'est pas archi photogénique (déjà que les animaux noirs, c'est pas facile à photographier), vous aurez des photos... quand la demoiselle sera d'accord !

lundi 26 septembre 2016

C'est long, la rentrée

Alors il y a eu la phase vertiges, on va dire que c'est en voie de résolution, peu ou prou.

Il y a les enfants qui reprennent leur rythme. Ça va environ tout seul pour l'une, moins pour l'autre qui, entre sa mère à la maison pendant une semaine puis son père qui reprend le chemin du boulot trouve que c'est bizarre et moins marrant que tout le monde en même temps dans la piscine (je ne lui donne pas tort).

Et puis les retrouvailles avec la halte-jeux et son lot de microbes et autres virus.

On voit qu'on gagne un peu de résistance immunitaire, il a mis trois énormes semaines à attraper son premier rhume. Très costaud, le rhume, vu qu'il nous l'a gentiment distribué.

Nous voici donc épuisés par nos rentrées, les réveils à 6h15, les microbes, à gérer le rhume d'homme d'un bébé de deux ans tyrannique.

On aura pas fini de la digérer, cette rentrée, que ça sera déjà la Toussaint, j'ai l'impression.

Bref. C'est l'heure d'aller bosser.

mercredi 21 septembre 2016

Comment Noé a mangé le sandwich du SDF

L'autre jour, j'avais rendez-vous chez l'ORL-qui-m'a-dit-que-tout-va-bien à l'heure du déjeuner.

Mon Enchanteur m'y a gentiment accompagnée, et comme j'avais pris l'après-midi en congé, nous avions prévu de rendre visite à une amie après.

Entre les deux, une urgence, se nourrir, et plutôt vite.

Nous voilà donc, guillerets et rassurés, un peu affamés aussi, devant le McDonalds[1] de la gare de la ville où nous étions.

Devant le dit fast-food, un monsieur me demande une pièce. Que je n'avais pas, comme souvent, j'ai rarement de la monnaie sur moi. Il me demande alors si je peux lui payer un sandwich alors j'ai dit oui, et même un menu, on est entrés.

Mais maintenant chez Mc Do il faut commander sur une borne ! Or, ma connaissance des menus est si faible que je me retrouve comme une poule qui a trouvé des bretelles. Je propose donc au monsieur de choisir ce qu'il veut. Il cafouille lui-même un peu, mais au final, nous voici partis dans la (longue) attente de nos menus. A table. Je crois que je ne vais pas me remettre du fait d'aller au Mc Do et d'attendre qu'on me serve à table.

Quoi qu'il en soit, voici nos plateaux. Avec mon menu, celui de l'enchanteur, celui du monsieur et un burger de plus. Je me dis que bah, il doit avoir faim.

Pas du tout, il constate la présence d'un sandwich en trop !

J'ai donc trouvé la deuxième personne du secteur après moi inapte à se servir d'une borne.

On a échangé quelques politesses sur qui mangerait le sandwich, je lui ai proposé de l'emporter, il a refusé poliment. Et du coup après son menu, c'est Noé qui a mangé le sandwich (commandé en trop) du SDF. Le vil !

Quoi qu'il en soit c'était un de ces moments où la conscience du privilège est forte. J'étais contente de servir à quelque chose ce jour là et me suis sentie très maladroite. En lui proposant de s'assoir avec nous (je me disais qu'il devait se faire lourder plus souvent qu'à son tour et que manger assis, c'est plus cool, mais ça se trouve il n'avait pas envie, ou ça le gênait et il n'a pas osé refuser), en ne trouvant pas de sujet de conversation sans me dire que j'allais l'embarrasser avec un air de Bécassine Béate qui descend de son petit nuage rose.

Bref.

On était côte à côte dans des mondes violemment distincts. Je ne suis pas sûre que ça soit le monde de mes rêves.

Note

[1] C'est un truc un peu particulier, je n'aime pas le Mc Do, mais une fois par an je suis prise d'une envie dévorante d'un menu chez eux. J'en sors déçue et mal nourrie et le cycle repart pour un tour.

mardi 13 septembre 2016

Plus stable

Pour la première fois depuis au moins quinze jours je me suis levée ce matin avec un net effet de mieux.

Moins de flottement, moins les prémices d'un vertige si j'incline (un peu, doucement) la tête à droite.

Wopitain. Ça fait du bien.

Alors bien sûr il reste le bilan chez l'ORL et ses tortures encore inconnues de moi, la légère appréhension (sans doute irrationnelle) de redéclencher un truc.

Et principalement l'inconfort majeur de (peu) (et mal) dormir sur le côté gauche qui n'est résolument pas ma position de sommeil. Encore 3 dodos et puis je repars sur le côté droit.

Il me restera alors le rendez-vous chez le kiné pour vérifier que tout est bien là où ça doit être, récupérer de cet épisode chiantissime et reprendre la vie en entier.

J'ai un petit peu hâte.

Mais ce net mieux ce matin, si vous saviez, c'était bon.

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