Sacrip'Anne

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 28 mars 2017

Ralliez-vous à mon panache blanc !

J'ai une robe, enfin j'en ai plusieurs, mais j'en ai une qui a la particularité d'être blanche.

Elle est aussi longue, fluide, bouge dans le vent. Je l'aime beaucoup.

Et donc elle est blanche.

A chaque fois que je la mets, je suis certaine d'entendre le pire chapelet de conneries de ma vie entière ou quasiment.

Ça va de "tu t'es cru en été ?" à "tu te maries aujourd'hui ?" en passant par "j'aime bien ton style gourou de secte".

(J'ai sauvé "l'Oracle" et "Anne Princesse du Nil" qui me font du bien à l'égo 0:-) ).

Du coup je constate : on a accroché un certain nombre de choses à la couleur blanche pour les vêtements. Et s'habiller en blanc est une sorte de transgression, ou de chose pas complètement facile à admettre, par la foule entière des collègues de bureau - et parfois des gens dans la rue.

Mon conseil du jour, du coup : si vous avez besoin d'attention, habillez-vous en blanc. Si, toutefois, comme moi, vous avez une fâcheuse tendance à vous tacher en mangeant, sachez que vous allez vivre une grande journée de stress.

J'en étais là de mes réflexions quand l'autre jour en traversant Clichy on y voit des gens vêtus de sweat-shirts d'un blanc éclatant distribuer du tract à tour de bras.

Ils portaient un slogan, celui qui tient en deux mots et qui a les mêmes initiales que le candidat qu'il incarne, vous savez, le prodige marketing plein de vide (dans le meilleur des cas, de travail de dimanche dans les autres) ?

Et c'est là qu'on voit tout l'intérêt d'être un prodige marketing même plein de vide. A voir ce que j'entends en une journée de robe blanche, je me dis qu'ils ont dû attirer l'attention, les tracteurs (huhu oui je sais). C'est bien d'utiliser la transgression à son usage, hein ?

Vous savez ce qu'il vous reste à faire si vous voulez rameuter pour votre candidat préféré, du coup.

vendredi 17 mars 2017

Atypiques

Je suis un peu consternée en ce moment entre la vision qu'on nous offre du travail et la réalité de la vie en entreprise.

Je ne sais pas si vous avez regardé des petites annonces ces derniers temps, c'est d'un chiant. Elle se ressemblent toutes, quel que soit le poste à occuper.

Et grosso modo, quoi qu'il arrive il faut avoir fait une école de commerce. Comme ça on a des gens bien formatés pour le grand théâtre de la vie en entreprise, du tertiaire si possible, avec le même discours plein de mots enthousiastes et enthousiasmants. Et beaucoup de vide derrière.

Il faut bien sûr jouer le jeu de ce grand théâtre, faute de quoi on est considéré comme résistant au changement ou "contre le projet" et c'est mal d'être contre le projet, bien sûr.

Bien évidemment il y a des entreprises différentes, des entreprises où on pense hors de la boîte, des entreprises où la politique est moins importante que le travail réalisé, des entreprises où les mots on un sens, les valeurs aussi.

Curieusement ce sont éventuellement celles qui ont le moins de freins à s'adapter au monde dans lequel on vit, aux outils nouveaux, à l'idée que leurs salariés aient besoin ou envie d'un autre carburant que la joie de s'offrir corps et âme à un labeur (on ne rappellera pas l'origine du mot travail, n'est-ce pas ?)

On est nombreux dans ma génération, et même chez les plus jeunes, à être un peu en interrogation sur tout ça. Quoi faire, où ? Chercher ailleurs où l'herbe ne sera pas forcément plus verte pour les uns, reconversion complète pour les autres.

Et dans tout ça la sensation d'être atypiques, de formation, de parcours, d'état d'esprit. De ne pas forcément nous reconnaître dans le miroir qu'on nous tend. De ne pas entrer dans tous les moules.

La vie, ses creux, ses hauts, ses pleins et déliés ? Oui sans doute.

Le besoin aussi de payer les factures qui dicte beaucoup de décisions.

Mais au fond, le besoin d'un monde dans lequel on puisse se sentir un peu plus chez soi. Et faire son travail avec enthousiasme pour de vrai, presque tous les jours.

mercredi 8 mars 2017

Comment démarrer un 8 mars ?

J'avais la tête rentrée dans les épaules depuis quelques jours à me dire que cette journée allait être horrible et que je ferais bien d'éviter les rézosociaux pour la journée (au moins les persos, pour le reste je suis un peu payée pour, ça va être compliqué).

Mais aujourd'hui l'Enchanteur a une grosse journée de boulot alors j'ai démarré la mienne plus tard[1] et ai commencé par glandouiller avec Lomalarchovitch en mangeant une gaufre pour le petit déjeuner et en envoyant des voeux de bon premier anniversaire à ma nièce par l'intermédiaire de ses parents.

Ensuite on est partis pour la halte-jeux, et il a méthodiquement sauté dans toutes les flaques qui étaient sur notre chemin. J'ai le jean, les chaussures et le manteau mouillés et gadouilleux, mais sa joie était contagieuse.

A la halte-jeux j'ai juste haussé un sourcil et fermé ma grande bouche en entendant la directrice souhaiter une "bonne fête des femmes" à toutes celles qu'elle croisait.

Et puis j'ai fait la passation avec l'une des animatrices que je préfère, souri en voyant mon fils me faire un grand coucou de l'autre bout de la pièce (en mode c'est bon vas-y, j'ai ma vie à mener).

Grosse rigolade d'ailleurs quand je lui ai dit (à l'animatrice) que "l'objet que Sacha aime beaucoup cacher" [2] était dans son sac à dos.

"Ah, le d-o-u-d-o-u ?" me répond-elle.

Et Lomalarchovitch de s'écrier "oui le doudou, où il est le doudou ?"

IMG_20170308_082941.jpg Car oui, Lomalarchovitch, 2 ans et demi, sait reconnaître le mot doudou quand on l'épelle. Voilà voilà.

C'est ma tante d'adoption (celle de Noé, donc !) qui garde la tribu ensuite, je suis contente à l'idée de la voir ce soir. Et puis ce qui se passera entre les deux, on va tenter de respirer par le nez, de bien ventiler, n'est-ce-pas ?

Notes

[1] que ceux qui trouvent que ce n'est qu'un juste retour des choses que pour "la journée de la Fâme", je m'occupe enfin un peu de cet enfant, aillent bien se faire rôtir le popotin :D

[2] le doudou, pour ceux qui ne seraient pas au courant

lundi 27 février 2017

Le grand changement d'avis

Le dimanche midi c'est pâtes et ça fait la joie de Lomalarchovitch, depuis qu'il est admis à la table des grands.

C'est ainsi qu'alors que, couvert de sauce, des pâtes plein les mains, il finissait sa ration d'un air de glouton féroce affamé, je lui demandais ce qu'il voulait ensuite.

"Du yarou't" me répond-il d'un air assuré.

Ok, du yarou't ça sera. Je ne commente rien, fais poker face et le laisse finir.

Deux minutes après il lève un oeil et nous braille un "non !!!" très sonore.

"Non, quoi, mon chéri ?"

"Je ne veux pas le yarou't, il y aura du yarou't pour le goûter, je veux du FROMAGE !!!!" nous affirme-t-il d'un air au bord de la crise d'apoplexie.

On a beaucoup ri devant une telle volonté aussi affirmée et bien exprimée (manquait juste le s'il te plaît), et avons dégusté le fromage ensemble dans la bonne humeur (et sous l'oeil avide du chat).

Ce joli ogrillon qui est mon fils est tout à fait réjouissant.

vendredi 24 février 2017

Déjeuner en paix

Rien à voir avec une quelconque tension familiale mais c'était trop tentant de faire le lien avec la célébrissime chanson de Stephan Eicher !

Or donc hier j'ai déjeuné, toute seule, avec mes parents de passage dans le coin.

J'essaie de me remémorer de quand date la dernière fois. Je suis tentée de compter en décennies mais en grattant un peu dans les souvenirs, je me souviens être descendue chez eux le premier week-end post séparation que Cro-Mignonne a passé avec son père. Et fort probablement mon frère n'était pas à tous les repas. Mettons donc 6 ans minimum. Et avant ces six ans, là, probablement, des décennies.

Probablement quand mon frère s'est fait opérer des coucougnettes à la montagne en été, et si ma mémoire est bonne, on a mangé une raclette et c'était l'année de mon bac.

Entre ça plein de repas chouettes, bons, joyeux, d'autres plus sérieux, avec des compagnons, des copains, des enfants.

Mais des à nous trois très rarement donc.

Et même si certaines circonstances font qu'on aurait pu être plus détendus, ça m'a fait du bien et grand plaisir.

mercredi 22 février 2017

Les petits bonheurs

Ça secoue ces temps-ci. Pas personnellement, on va plutôt bien, comme on peut, encore que nos vies professionnelles à nous autres les grands puissent être perfectibles et pèsent un peu. Mais quand même, oui, ça va.

En revanche l'état du monde, les meilleurs qui s'en vont, tout ça...

Hier soir j'étais à une réunion à l'école et j'en suis sortie effarée sur la misère sociale qui nous entoure. Mais aussi la misère intellectuelle, parfois. Pas toujours ensemble. Et puis Ma qui n'est plus là, et puis

Exactement dans ces moments-là qu'il faut se concentrer sur chaque petit bonheur qui passe et s'en servir de carburant. Encore plus.

Du coup j'observe les jours qui rallongent, je savoure les moments de tendre entre deux explosions pubertaires de ma fille, je sniffe le cou de mon fils à chaque câlin, je gratouille le chat pour me repaître de ses ronrons, je me cale au creux du bras de l'Enchanteur pour de soirées au calme.

Et puis je vais le midi faire un tour de l'immeuble, casque sur les oreilles et musique qui va bien, histoire d'évacuer un peu de tension à la mi journée.

vendredi 27 janvier 2017

Les papotages

Ceux qui l'ont entendu récemment savent que la parole de Lomalarchovitch est fluide et créative.

Depuis quelques semaines il arrive donc régulièrement que l'heure du coucher devienne, en plus des chansons, chatouilles, bisous, câlins, un moment de papotages.

Pas plus tard qu'hier soir il m'a raconté avec une précision étonnante sa matinée à la halte-jeux (alors que ça fait des années que je rame pour avoir une idée des journées de sa sœur).

J'adore ces moments de bavardages.

Lui aussi, je crois. Hier soir alors que je faisais mine de m'extraire de son lit pour le laisser lire un peu il m'a demandé "oh non, je n'ai pas sommeil, tu reste encore parler !".

Il y a ça dans l'éloignement du bébé. Ce lien verbal qui se construit dans les deux sens. Ce bonheur de la parole échangée, des babillages tendres. J'aime ça infiniment.

PS : pour la nostalgie, sa sœur au même âge.

lundi 23 janvier 2017

Cuisino-thérapie

J'adore cuisiner, ça n'est pas un secret, et j'adore une phrase de Colette qui dit quelque chose du genre "pas la peine de vous mêler de cuisine si vous n'êtes pas capable d'un peu de sorcellerie", pour situer le débat.

Pour autant et comme beaucoup, je tourne sur une base de plats qui se ressemblent (en plus, la faute à vouloir manger de saison et le plus local possible quand c'est possible), et parfois ça m'ennuie / je m'ennuie.

Du coup quand j'ai découvert que l'Atelier des Chefs faisait des cours en vidéo, je me suis jetée dessus comme la vérole sur le bas clergé et depuis je ne décroche plus.

Enfin mes photos de petits plats peuvent rivaliser avec celles de mes copains sur les internets !

Du foie-gras à la bûche en passant par la galette, la pomme au four, le velouté de champignon en bol de pain et j'en passe, c'est eux.

C'est génial, la vidéo est vraiment super pour voir des tours de main ou entendre un conseil utile, on peut poser ses questions, et surtout, on se régale.

Comme en ce moment j'ai bien besoin que le fruit de mon travail donne un résultat attendu, je passe du temps en cuisine, malade ou pas, fatiguée ou en pleine forme. Ça me fait du bien. De faire quelque chose de mes mains. De voir tout ça se transformer. Que ça soit bon, qu'on se régale.

Ça me fait du bien d'être fière de mon travail. Et de voir qu'il profite à plusieurs. N'allez pas chercher la métaphore, ça me soigne de mes journées de travail.

Bref, si vous voulez venir manger à la maison, c'est le moment !

IMG_20170122_120159.jpg

vendredi 20 janvier 2017

Un peu plus long

On pèle.

Je sais que c'est ridicule pour des gens qui passent des hivers à - 30° et pire, mais de fait, il fait -5 ici le matin et on se gèle le cul.

Alors que je ne suis pas frileuse naturellement, j'ai l'impression d'avoir froid tout le temps et que les chauffages sont inefficaces, c'est dire.

Alors constater que le jour se lève un peu plus tôt, le matin et qu'il se couche visiblement plus tard, le soir, ça me fait encore plus de bien que les années précédentes. Que sur la route, il y a encore de la lumière alors qu'il y a peu, c'était nuit noir, ça me réchauffe un peu de la journée.

C'est couillon, hein.

Mais ça fait partie de mes bonheurs de janvier, alors qu'il reste encore un long bout d'hiver à dérouler.

8h20_20janvier.jpg

mercredi 11 janvier 2017

What's up doc ?

Il y a quelques mois j'ai vécu douloureusement la fin de ma relation avec mon ancien généraliste. Je ne vous refais pas l'histoire, mais de "moyen voire catastrophique avec les mômes mais dispo en bas de la maison et sans rendez-vous" , on est passés à une situation où j'évitais d'aller le voir (et plus jamais seule) tant je me sentais mal traitée (en deux mots) et pas du tout écoutée (dans le genre déni de symptômes).

S'en est suivie la quête du généraliste qui va bien et quelques grands moments de désespoir sur le thème du mais comment on fait pour trouver le médecin qui nous va ?

Finalement c'est en cherchant sur Doctolib avec des critères d'accessibilité depuis chez nous que j'ai fini par trouver un cabinet médical pratique.

Depuis je ne cesse de m'en réjouir.

De la praticité technique (déclaration depuis le cabinet pour le changement de médecin traitant, paiement par CB, tiers payant, rendez-vous en ligne avec n'importe lequel des médecins du cabinet) à leur philosophie (écoute, respect, bienveillance, demande de consentement et explications même aux enfants en bas âges), il y avait déjà de quoi être convaincue.

En plus, la salle d'attente est ultra chaleureuse, blindée d'affichages militants, et dans leurs positions elles sont clairement "du côté de leurs patients".

Bientôt je vais aller chez le médecin uniquement par plaisir de les voir parce qu'elles me font du bien au-delà des maladies qu'elles soignent :D

Happy je suis.

mercredi 4 janvier 2017

Ronronnements

Dans les petits (pas si petits) bonheurs quotidiens, il y a la salutation matinale de Maïa.

Dès qu'elle me voit, elle s'avance, et me tend les pattes avant pour que je la prenne dans mes bras. S'ensuit un câlin matinal au son de ses ronronnements, avec frottages de joues et gratouilles.

Pour un temps lié à son bon vouloir mais de plus en plus long chaque jour, nous ronronnons donc de concert.

Et puis quand toute cette intimité devient trop invasive pour elle, elle me prend la main entre les dents, sans serrer, et me pousse la main pour s'enfuir.

Il est fort probable que si je la croise deux minutes plus tard elle s'enfuie indignée, voyons, je ne mange pas de ce pain là.

Mais ces réveils ronronnants, c'est une jolie façon de commencer la journée :)

MaiaCochon.jpg

mardi 3 janvier 2017

Des voeux difficiles

Alors disons le clairement, je trouve ça compliqué, cette année, de souhaiter bonne année avec un enthousiasme délirant.

Je veux dire : l'état du monde. Les présidentielles. L'absurdité.

Ok tout est possible et tout peut arriver vite. Souhaitons-nous donc, collectivement, des retournements positifs majeurs et rapides sans trop de casse (mais bon.)

Chez nous la fin d'année a été parsemée de petits bonheurs et de petites douleurs : le boulot, les arbres coupés, la perpétuelle organisation, les comptes toujours en tête, compensés par des enfants pétillants, des vacances chargées mais bienvenue, des petits plats de folie, des rigolades félines.

On commence 2017 sous le signe de la blanquette, du froid et donc des plaids doux et chauds, de la fatigue quand même, des câlins félins, des frustrations qui ne se sont pas évaporées avec le bout d'an mais aussi aux joies de voir les enfants pousser droit.

Concentrons-nous sur les petits bonheurs, plus que jamais.

Une belle année à vous, autant qu'on puisse, autant qu'on arrive à rendre le monde meilleur. Prenez soin de vous.

jeudi 8 décembre 2016

Chat pin de Noël

J'ai moins que du temps de mon enfance de grand engouement pour Noël et ses rituels.

Depuis que j'ai des enfants, bien sûr, on le fête avec application, mais c'est moins un truc excitant que quand j'avais leur âge.

Ces dernières années, on avait tenu conférence et décidé que couper un sapin pour notre usage décoratif, ce n'était pas terrible. On a un sapin en stickers assez design qui a fait office d'arbre (et qui est au mur depuis des années, ma fille refusant de le décoller).

Mais là, Lomalarchovitch est au taquet sur la question. C'est le premier Noël où il comprend un peu ce qui se passe et il est archi fan du truc.

Soit.

Et puis ma fille, elle aime bien les sapins.

Alors on a décidé que cette année, on aurait un sapin et puis voilà. On a reculé devant aucun risque puisque nous avons simultanément un chat, récemment délivré de sa collerette, donc avec une forte envie d'en découdre, en plus de son tempérament félin et un garçonnet de deux ans et bientôt 5 mois.

Même pas peur.

Même quand on a vu ça.

SapinChatPin.jpg

Il y a eu un comité décoration (mon job : prendre les photos et poser un oeil critique sur la disposition générale, le cul dans le canapé).

Sapin1.jpg

Il y a eu de grands moments de transmission de compétence sur l'art d'accrocher la boule dans le sapin.

Sapin2.jpg

Il y a eu des petits filous pour décrocher, avec un air innocent, ce qu'on venait d'accrocher.

Sapin3.jpg

Et une sentinelle très intéressée par toutes ces manœuvres.

SapinAffut.jpg

Depuis on entend régulièrement frémir les branches du sapin. Dans lesquelles on retrouve Maïa. J'ai connu de très nombreux chats. J'en ai vu beaucoup mettre énormément de boules par terre. J'en ai vu déchiqueter des guirlandes. Il y en a certainement eu pour se percher dans des arbres.

Mais le chat qui s'installe DANS le sapin de Noël, jamais.

Il faut des premières fois à tout, me direz-vous (et c'est bien drôle).

mardi 6 décembre 2016

Le début de la fin de la collerette

Bien. Rien de mieux pour faire face aux coups de blues de la vie de bureau que de s'intéresser aux vraies choses de la vie. Celles qui nous donnent du bonheur.

Hier soir en rentrant, je me suis gavée de câlins auprès de ma fille et de mon chat.

Chat qui, soit dit en passant, commence à en avoir marre de sa collerette (je trouve qu'en dehors de son refus de mettre la patte au sol avec, elle a été d'une patience remarquable).

Tant mieux pour elle, c'est le dernier jour. Rendez-vous demain matin pour retrait des fils et à elle le retour à la liberté.

Entre temps on aura testé le body pour chat (échec monumental), le retrait de la collerette sous observation et surveillance (échec monumental).

On a donc continué à la trimballer plusieurs fois par jour à sa litière, à la ravitailler en vol. Et elle a passé l'essentiel de ses journées (et de ses nuits) sur notre lit. A défaut, sur un canapé.

Du coup je me demande : une fois sa liberté retrouvée, est-ce qu'on va la voir ? Ou bien un chat "boîte à bêtises refoulées" va surgir de sa cage et nous mettre la misère, à nous et au sapin, pour se défouler ?

Va-t-elle continuer à squatter notre lit ? Nuitamment ? A se jeter vers moi pour un câlin du soir quand je rentre ? Ou reprendre des distances ?

On verra bien, demain.

En tout cas elle est bien chouette, notre vie avec un chat.

lundi 28 novembre 2016

Mon chat, cette grande diva

Or donc, Maïa a pris ses quartiers chez nous depuis un peu moins de deux mois.

Elle s'était tranquillement acclimatée jusqu'à recevoir des caresses quand on était dans l'endroit jeux/caresses sans être non plus d'une grande familiarité. Impossible de s'assoir sur le canapé sans la faire fuir, ou de la caresser pendant qu'elle était de passage sur notre lit, par exemple.

Puis est venu Le Grand Rendez-Vous.

Quand on adopte un chat à la SPA, et je suppose dans un grand nombre d'associations et refuges, on prend l'engagement de faire stériliser cet animal, pour éviter la prolifération de chats sauvages.

Le temps était donc venu pour elle de passer au bistouri.

J'étais un peu inquiète sur la convalescence, sachant qu'au moment où je l'ai livrée au vétérinaire, on ne pouvait pas encore la prendre dans nos bras.

Nous avons récupéré le soir une chatonne physiquement en pleine forme, mais moralement un peu traumatisée par l'événement.

Elle a commencé par se planquer sous la gazinière, où elle a passé un peu de temps, mais dont elle est sorti suite à l'appel du saumon.

Et puis elle a tenté de se déplacer sur le carrelage, mais collerette + sensation post shoot l'ont terrorisée, elle s'est précipitée dans sa litière où elle a passé 36 heures, ravitaillée, caressée, rassurée par les humains.

Au bout de 36 heures, elle s'est précipitée dans notre chambre, sur notre lit, où elle passe le plus clair de son temps.

Clairement, depuis, elle refuse de se déplacer sur le sol. Quelques bonds de ci, delà, quelques pas pour changer de place sur le lit ou sur le canapé. Avec les oreilles rabattues de terreur de cette collerette qui l'encombre.

Du coup je fais maman chat.

Je la pose dans sa litière aux signes d'alerte. Je la ressors de sa litière quand elle n'en bondit pas, expédiant force gravillons dans tout l'appart. Je la toilette. Je lui tiens ses gamelles parce que "tu comprends, avec ce truc, là, j'peux pas manger normalement".

Je la porte d'une pièce à l'autre pour suivre les variations d'activités humaines (parce que si elle reste seule dans le salon, elle se réfugie sous le canapé dont elle ne peut pas sortir sans aide, bloquée par son cône). Et puis parce que "tu comprends, j'ai si peur, je ne vois rien, je ne sens rien, ça glisse et puis j'ai peur un point c'est tout".

Et Madame Maïa son Altesse Sérénissime semble trouver ça parfaitement normal.

Le bon côté des choses c'est qu'elle nous fait des démonstrations d'amour éperdu, des câlins à n'en plus finir et qu'elle vient dans les bras sans aucune réticence.

J'espère quand même qu'elle condescendra à retrouver un peu d'autonomie une fois débarrassée de cet engin gênant.

Et pour ceux bien intentionnés qui trouvent qu'on pourrait lui enlever, un peu de lecture

Alors comme on ne peut pas la surveiller, qu'elle tente de se lécher à travers et que je ne suis pas sûre de pouvoir lui remettre en cas de problème, oui, elle garde sa collerette jusqu'au rendez-vous pour enlever les points.

Rassurez-vous sa torture est compensée par mon abnégation.

30427195764_25639a93c4_z.jpg Mégaphone à barbe, comme dirait mon collègue L. !

mercredi 16 novembre 2016

Au revoir les arbres

On est dans un truc un peu Douglas Adamsien, ces jours-ci, on se retrouve comme quand Arthur Dent découvre qu'on va détruire la Terre et qu'il n'avait qu'à venir aux réunions pour être au courant.

Dans le cadre de la réhabilitation du quartier, notre rue a changé de sens.

Et puis elle va être élargie, pour faire des stationnements des deux côtés, en épi, au lieu de quelques places parallèles au trottoir, depuis que la rue existe.

Ça s'est décidé au cours de réunions auxquelles ont est pas allés, je n'ai même pas souvenir de réunions à ce sujet, entre l'ANRU et les riverains. Ça va changer la physionomie de notre rue, avant petite et peu passante, prochainement rue parking. C'est aussi bien, dans une certaine mesure : on va enfin avoir des trottoirs un peu larges, pratiques avec des poussettes, praticables pour les enfants. Et puis les stationnements viendront remplacer ceux qui n'existeront plus, remplacés par une coulée verte, je crois.

Mais en ce moment on abat des arbres sous mes fenêtres, des arbres qui allaient bien. Des arbres jolis. J'en suis triste, même si je sais qu'au global, le quartier sera mieux après qu'avant, plus pratique, plus joli.

27703076943_f30dc0aa82_z.jpg

mardi 8 novembre 2016

Que la lumière soit !

Ce môme (Lomalarchovitch), j'ai fantasmé qu'il serait comme son père, capable de dormir partout, tout le temps.

Le fait est que, même s'il est bon dormeur (11 heures par nuit, deux à trois heures de sieste), me ressemble du point de vue des horaires. Couche-tôt, lève-tôt.

Et sensible (très) aux changements d'heure.

Du coup ça fait 8 jours qu'il se réveille, triomphalement, entre 5h50 et 6h30, avec l'impression d'avoir fait une bonne grosse grasse mat', l'animal.

Nous voilà donc en train de le briefer sur la lampe de chevet et la question de "lire ou jouer tranquillement dans son lit en attendant que les parents se réveillent".

Première édition ce matin (la créature chante, le matin, quand elle s'occupe tranquillement, pour vous donner une idée du chemin à parcourir. Ba ba ba, baba bouène). Avec allumage par le père, mais une relative bonne observation de la consigne (si on aime les Beach Boys le matin).

C'est désormais l'heure du renforcement positif : c'est très bien de faire comme les grands et de ne pas réveiller (ahem) toute la maison !

Je suis confiante. Il va apprendre très vite.

Mais beaucoup moins sur le fait qu'il sache discriminer selon que son frère dort ou pas dans la même chambre que lui.

On va bien rigoler, tôt le matin, chez nous. En toute bienveillance éducative[1], bien sûr :D

Note

[1] Pour ma part je suis ravie de le voir si bellement grandir, mais j'aimais bien le moment où on dormait au moins jusqu'à 6h45, le matin

mercredi 2 novembre 2016

Objet de fascination

A lire sur le blog privé !

lundi 24 octobre 2016

Bienveillance, mon cul

Bon sang de bois, quelle est cette vie trépidante qui m'empêche de bloguer et même, parfois, juste de respirer en me disant "ah tiens, c'est blogable !" ?

De fait, j'essaie de vous épargner (mais si, mais si) les énièmes trouvailles des enfants et du chat et les journées sont trop denses en travail pour trouver l'inspiration ailleurs.

Sauf que me revoilà.

Et même pas pour parler de bonheur, du jour, du mois ou que sais-je.

Non, c'est pour parler d'un truc qui m'énerve au plus haut point.

Dans les sphères des gens qui conceptualisent leur façon d'être parents, après le parentage proximal, il y a la parentalité bienveillante.

Je ventile deux secondes avant de continuer tellement ça m'agace.

Vous connaissez beaucoup de parents qui conçoivent un enfant et expliquent qu'ils vont l'élever dans la malveillance, vous ? Qu'ils seront les pires parents du monde en pleine conscience, qu'ils seront violents à tous points de vue, qu'ils veilleront au mal-être du chiard à chaque minute de sa vie ?

Non.

Pas un seul.

Même les vrais horribles parents ne le font pas exprès, figurez-vous. Ou alors en pensant bien faire, ou que sais-je.

A côté de ça, les parents bienveillants, EUX, n'ont aucun problème à sous-entendre que les autres, parents, ne le sont pas, bienveillants.

C'est comme le parentage proximal : eux répondent aux besoins de leurs enfants, les autres parents, par défaut, non, puisque sinon ils feraient du proximal.

Avant qu'on ne brandisse l'étendard de la mauvaise foi (qui, moi ? Jamais !), oui je sais qu'il s'agit d'une tentative probablement maladroite de mettre des mots positifs sur quelque chose qui leur fait du bien.

Est-ce que ça autorise à devenir implicitement juge de ce qui est bon et qui ne l'est pas ? Je ne crois pas, non.

Et là, c'est comment avec le parentage proximal. Je me retrouve dans une situation à la con où je fais comme eux pour une bonne partie, mais pas le package à 100 % qui garantit l'adhésion au club (ouf). Et surtout une envie violente de décoller toute forme d'étiquette qui me rapprocherait de ça.

J'ai vraiment du mal avec cette façon d'être parent qui consiste à labelliser ce qu'on fait (pour se rassurer de bien faire ?)

Ça m'agresse.

Un jour je chercherai peut-être pourquoi ça m'est tellement violent, ces mouvement de foule vers un dogme ou un autre.

Probablement le fait d'être assez hermétique aux mouvement de foule. Et aux dogmes.

Pour le moment : fuiiiiiir !!!

vendredi 14 octobre 2016

Tu seras pour moi unique au monde

Hier soir, Maïa m'a surprise par son absence totale de crainte à venir gloutonner ses gourmandises juste à côté de moi.

Alors j'ai approché la main, tout doucement, elle est restée.

Enhardie, j'ai tenté la caresse. Elle a fait quelques allers-retours un peu étonnée. Partagée entre la gourmandises, le plaisir de la caresse et la crainte.

Au bout de quelques secondes elle se tortillait pour que je la gratte derrière les oreilles, me poussait de la tête pour en demander encore et s'avachissait, ronronnante et alanguie sous le bonheur de la caresse.

C'était un moment très fort pour moi (et pour elle aussi visiblement).

Maia.jpg

Jusqu'à présent je n'avais connu que des chats sociabilisés dès le plus jeune âge : ceux qui sont nés chez nous, celle que j'ai adoptée.

Alors voir ce point de bascule, cet abandon à la confiance (et à la volupté), c'était très émouvant.

Ce qui l'est aussi c'est de voir comme son comportement entier a changé vis-à-vis de moi : elle ne craint pas du tout de sortir sous mon nez, elle vient m'observer (j'ai maintenant un troisième individu qui vient me parler aux toilettes).

Je suis surprise par la puissance de cet apprivoisement et à un moment où ça fait quelques années que la vie chahute (de grands bonheurs, mais aussi des choses compliquées), toute cette aventure féline m'apaise plus que je n'aurais pensé.

Elle est pour moi unique au monde, ma fausse noire avec ses taches cachées et pour le moment j'ai l'air d'être son humaine préférée (grande prêtresse des produits carnés).

Je me souviens d'avoir parlé avec Kozlika du fait d'être intéressé ou pas par créer des liens avec des animaux. La pauvre, la voici maintenant encore plus cernée par les mémères à chats :D

- page 2 de 24 -