Sacrip'Anne

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Les aventures de Petit(e) Machin(e)

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lundi 7 septembre 2015

Le grand blond voleur de tototte

Alors en toute objectivité maternelle émerveillée, je le trouve très gentil, Lomalarchovitch.

Certes, quand il a une idée dans la tête, il ne l'a pas dans la couche, mais gentil. Facile, souriant, sociable et rarement râleur. Ok, un peu brutasse quand il joue au dentiste dans la bouche de sa mère ou nous agrippe les joues ou les cheveux à pleine main, mais mignon.

Néanmoins (oreille en plus) force est de constater qu'il a fait pleurer à gros bouillon deux de ses collègues pendant ce seul week-end.

Le premier est son cadet de peu, et d'un plus petit gabarit. On conçoit donc aisément comment l'immense chose blonde et pataude qui est mon fils, marchant vers lui, main en avant pour lui arracher sa tototte et la mettre triomphalement dans sa bouche, a pu l'impressionner un peu.

Le second est son aîné de 3 mois et demi. Ils font approximativement la même taille, mais le plus âgé des deux bénéficie d'une motricité un peu plus affinée que la nôtre, et d'un entraînement para casse-pieds lié à l'existence d'un jeune grand frère. Pour autant, quand le mini géant blond qui est mon fils s'est précipité vers lui de sa démarche débutante pour lui arracher sa tototte et la mettre triomphalement dans sa bouche, il y a eu pleurs. Beaucoup et bruyants. (Ok il se réveillait de la sieste, ça n'a pas aidé.)

Je dois donc me faire à l'idée que cette boule d'amour, cette merveille, ce bébé de la pub, à l’œil azur, la bouclette blonde et au charme éhonté est un terreur pour les autres bébés.

Lomalarchovitch_Dos_Guil.jpg

On ne dirait pas, comme ça, hein ?

lundi 22 juin 2015

Montessori comme Jourdain

Il faut dire en préambule de tout ceci que ma grand-mère paternelle a fréquenté Maria Montessori, assez pour que ses enfants (à ma grand-mère) apprennent leur alphabet avec des lettres en papier de verre.

Probablement que ça a influé (un peu, beaucoup ?) sur ma vision des enfants et de leur développement. Sur son approche, j'avais en tête "esprit absorbant", "individu à part entière et non adulte en devenir", "bienveillance" et "association compréhension / geste". C'est juste, mais vaste.

Pour Cro-Mi, je rêvais de la mettre dans une école Montessori, et puis pas les sous, pas la bonne école assez près, finalement, elle va à l'école du bas de la rue où elle se trouve, je crois, assez bien.

Du coup voyant Lomalarchovitch partir à la conquête du vaste monde, j'ai acheté un bouquin sur la pensée Montessori à la maison.

J'ai lu.

Et bien figurez vous que je pratique la pensée Montessori comme Monsieur Jourdain fait de la prose, dites donc. Disons qu'à un bon 70 % nos pratiques spontanées sont cohérentes avec son approche.

Du coup pour celles qui restent, il y a des sujets sur lesquels je me police (réserver le non aux dangers / interdits et œuvrer de diversion ou d'accompagnement pour le reste, ou encore moins intervenir pendant qu'il est absorbé pour commenter / montrer et le laisser à sa concentration).

Comme pour sa sœur, le plus tôt possible, on s'arrangera pour qu'il puisse entrer et descendre de son lit simplement, plutôt d'attendre qu'il se jette par dessus bord.

Pour d'autres sujets, on restera en l'état : la cuisine restera pièce interdite pour un temps, il y a trop d'étourdis et d'optimistes qui pensent que l'accident domestique n'arrive qu'aux autres dans cette maison pour que ça soit gérable de "présenter" les dangers et faire confiance à sa capacité d'apprentissage là tout de suite maintenant (on apprend vachement moins bien avec le crâne amoché par une carafe ou une casserole, quand même).

Ça a globalement l'air de lui réussir, à notre mini géant, qui semble content de son sort autant que possible.

En revanche si quelqu'un avait un truc pour lui faire passer les hurlements stridents qu'il pousse quand on ose mettre un truc qui se mange dans nos bouches sans lui en proposer, ça arrangerait mes tympans !

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mercredi 6 mai 2015

Finalement tout s'est bien passé

Il y a quelques semaines, déjà fatiguée et en manque de soleil, j'ai réservé des billets de train pour aller voir mes parents au soleil.

Avec Cro-Mignonne et Lomalarchovitch. Tout de suite sur le coup ça m'a semblé une bonne idée.

Et puis après j'ai sérieusement flippé.

Seule adulte dans le TGV, pendant 4 longues heures et demi, avec un bébé de 9 mois et demi ? Je suis une grande malade !

Finalement Cro-Mignonne a été autonome et aidante, comme elle est souvent, et Lomalarchovitch cool. Il a même dormi. Pendant les deux trajets.

(Quand il se plaindra de ne pas avoir de place pour les jambes, on lui montrera ça.)

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A une crise d'asthme près, on a bien profité des parents, du soleil, de la mer, du plein air.

Et puis nous revoici. Le monde n'a cessé de mal tourner. C'est vertigineux à quel point ça vire mal.

Faire provision de bonnes choses pour l'affronter (et ne pas nous laisser faire), donc.

mercredi 25 mars 2015

Les questions qui perdurent

On vous dit "tu verras, au deuxième, c'est plus facile, on simplifie".

Je n'avais pas l'impression d'avoir fait très compliqué avec ma fille, mais de fait, au moins, au deuxième (enfant, donc), on sait à peu près à quoi s'attendre.

Certes ils ont chacun une personnalité (ça devait être plus simple avant Dolto, quand même, cette histoire d'enfant-personne, on se retrouve avec des micro trolls à la personnalité hyper dimensionnée dès quelques mois, c'est déconcertant). Certes il y en a un qui a fait des coliques et l'autre se spécialise dans le reflux, bon, ce sont des variantes des mêmes joies du système digestif enfantin.

Mais malgré tout, il y a des questions qui perdurent. Oui, comme celle des mouche-bébés.

Pour Cro-Mi, on nous avait passé un lit parapluie qui pesait un âne mort, se dépliait presque facilement, pour peu qu'on ne prête pas attention au lumbago qui vous emprisonne plié en deux le nez au milieu du lit. Je hais ce truc, qui pèse plus lourd que les bébés qu'on fait dormir dedans.

Pour le moment, Lomalarchovitch faisait ses siestes dans le lit "pop up" que sa sœur avait étrenné avant lui. Un truc tout léger, qui rentre dans un sac, pèse quelques centaines de grammes. MAIS qui est principalement fait de tissus.

Et là vous me voyez venir. Quelques semaines déjà que Lomalarchovitch, vexé par le rampage en marche arrière, prend son élan pour le quatre pattes.

Donc micro lit en toile, léger à rebord bas + bébé géant et mobile = pas bon plan.

Nous avons donc organisé une série de débats domestiques, alimentés par une étude de marché sur les sites plein d'avis de parents exaspérés par des pincements de doigts et des repliages impossibles. Et une consultation de nos copains jeunes parents.

Bref, on a fini par vendre un rein, prendre un crédit sur la vie, pour offrir à la prunelle de nos yeux le lit parapluie qui semble léger à porter, facile à déplier ET à replier, compatible avec mon dos fatigué et avec la fréquence d'utilisation (environ au moins une fois par semaine).

Et, comme quoi, on a plutôt bien fait de se les poser à ce moment-là, ces questions, parce que figurez-vous que ce midi, j'avais un message téléphonique de ma fille et un SMS de l'Enchanteur pour me dire que bon, le gamin, le quatre pattes, ayé, il commence à y arriver pour de vrai.

Le lit a été livré quelques minutes avant.

Comme j'aime à le répéter, l'organisation, c'est un métier.

mercredi 21 janvier 2015

Pomme d'amour

J'ai un bébé pomme d'amour, ses joues rebondies, rouges et tièdes lui font une tête de joli clown.

J'ai un bébé farceur, qui se retourne sur le ventre MAIS avec un bras coincé en dessous et râle parce que bon, quand même, faudrait voir à pas trop se fatiguer à appuyer sur son bras pour se dégager.

J'ai un bébé omnivore, qui a envie de tout goûter et vient d'entamer une très probablement longue histoire d'amour avec des croûtons de pain.

J'ai un bébé enchanteur, qui sourit tant et tellement quand il nous voit, chacun d'entre nous de son petit monde, papa, maman, frère et soeur, et qui sourit aussi au reste du monde. Il fait des têtes de charmeur, des têtes de farceur, j'ai un bébé irrésistible.

J'ai un bébé sauveur, il suffit de passer un peu de temps avec lui pour réapprendre le sourire, pour oublier un peu le fracas du monde qui tombe en pièce.

Alors je parle de lui parce que ça fait plus de bien que de parler du monde, là tout de suite.

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lundi 29 décembre 2014

Tempus fugit

Vous vous rendez compte ? Il y a environ un an, à quelques jours près, je vous annonçais que nous avions un bébé en cours de fabrication.

Le temps passe à une vitesse fulgurante.

Il nous restait 6 mois à l'attendre, il est avec nous depuis 5 mois et demi.

Un truc de dingue. Alors même que cette grossesse m'a semblé interminable.

Comme pour sa sœur, je ne fais pas tellement le lien entre l'état de grossesse et ce bébé si plein de vie et de personnalité qui est maintenant au cœur de l'intendance de la maison. Et de l'attention générale, et d'une part non négligeable de nos rires et sourires à nous tous.

Il est là, tellement là, ce bébé si attentif, si happy merry baby, si souriant. Il a conquis le cœur de ses frère et sœur, il a envahi celui de ses parents, il a pris sa place immense de mini géant. Il fait paraître ses aînés gigantesques.

J'aime tant tellement ses rires silencieux (bouche grande ouverte, yeux plissés, il s'exclame sans un son, histoire de se démarquer ?), ses "heu" enthousiastes dès que de la nourriture passe à sa portée, sa façon de regarder le monde qui me rappelle sa sœur au même âge, sa façon de s'annexer nos mains, doigts, ce truc qu'il ne fait qu'à moi, de gober la pommette ou le menton quand il est particulièrement heureux de me voir (faut dire, je pique moins que son père).

Comme le bonheur est vif de l'avoir comme fils. Et dire qu'il y a un an, on ne faisait que se douter, qu'il est loin, ce temps.

Maintenant c'est comme s'il avait toujours été là.

Pieds

lundi 1 décembre 2014

Cavalcade effrenée

Constat de ce matin : comment est-il possible qu'on ait déjà un petit être qui mange des trucs de grand (avec voracité) et aspire à s'assoir (avec ténacité) ? Qui Da-da-da-daou à tout va et avec qui on tient de grandes conversations à base de prrrrrrt avec la langue (hilarant !) ? Alors qu'il est né il y a 12 minutes et demi environ (ou plutôt 4 mois et demi, mais c'est pareil, à l'échelle de l'humanité, non ?)

Cette cavalcade du temps. Pourtant on sait. Ça passe vite. On le sait parce qu'on l'a vécu une fois, ou plusieurs, parce qu'on nous l'a redit, mais rien à faire. Ça passe encore plus vite que ça. Nous aussi on le dira, aux nouveaux parents, de nouveaux bébés, profite, ça passe si vite.

Et ils nous maudiront, les nuits à 10 réveils, les jours de colique ou de pleurs incompréhensibles, les semaines de changement de rythme.

Et puis un jour ils se retourneront et diront comme nous, et vivrons comme nous, et diront aux autres. Profite, ça passe vite.

Encore plus la deuxième fois, j'ai l'impression. Sans doute parce que l'aînée de ma couvée est en mode pousse rapide (en alternance avec de brèves réclamations de plus de môman, qu'elle s'empresse d'oublier parce que c'est l'heure de Pokémon ou de lire le Club des 5 ou la cabane magique). Bref.

Happés par le temps qui cavale et happy des moments qu'on saisit au vol.

Ces bébés qui poussent comme de la mauvaise herbe nous datent et nous horodatent à toute allure, mais qu'il est jouissif et bon de les voir pousser, comme ça, au rythme trépidant de l'instinct de vie.

lundi 24 novembre 2014

Mangeailles

Notre fils a un certain nombre de points communs avec les terre-neuve.

Il bave abondamment. Quand on le met dans la baignoire, beaucoup d'eau en sort (mais quand on sort le bébé, l'eau n'y retourne pas).

Et depuis quelques jours, il était absolument fasciné par ce qu'on met, nous dans notre bouche.

Pourtant j'étais bien partie pour faire la feignasse de la diversification ! Je me disais : quand il tiendra assis tout seul, quand il aura 6 mois. J'avais même sourcillé quand la PMI nous a dit que si on avait envie, on pouvait démarrer, rapport au fait que les mêmes il y a 8 ans et quelques ont sourcillé quand je n'ai pas attendu les 6 mois préconisés à l'époque pour faire goûter des trucs à Cro-Mignonne.

Cohérence, et toutes ces sortes de choses.

Or donc, samedi matin, on prenait notre petit déj et le flot de bave s'est encore épaissi autour de la bouche de Lomalarchovitch. Amusée par ces regards inquisiteurs (et limite accusateurs de le priver de choses si manifestement intéressantes), je lui a mis un peu de jus de ma poire sur la bouche, m'attendant à la grimace de jeune empoisonnée à laquelle sa sœur m'avait habituée. Même quand elle aimait. [1]

Il s'est léché les babines avec délectation et s'est mis à tétouiller plein d'entrain et d'enthousiasme, en manifestant un "encore, encore" parfaitement jubilatoire.

Je suis donc allée cuire et mixer une carotte [2]. Dont on lui a proposé une cuiller pour voir. Il a aimé. Du coup il en a eu une de plus.

Le lendemain au même repas, en me voyant plonger la cuiller dans le petit pot, il m'a agrippé la main pour que j'arrive plus vite à sa bouche et le seul truc qui le freine, c'est un léger défaut de méthodologie pour savoir quoi faire de cette chose qui n'est pas du lait (mais je vous rassure, il arrive parfaitement bien à l'avaler à la fin).

C'est donc parfaitement mignon et marrant à regarder, même si bordel, euh, on avait pas dit que 6 mois, c'était bien, finalement ? :D

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Notes

[1] Et qu'elle continue à pratiquer avec une belle constance, c'te chipie.

[2] Note aux jeunes parents débutants : la carotte violette est jolie, mais n'oubliez pas que ça fait des taches violettes sur le bébé, ses doigts, et tout ce qu'il touche avec. Et ce que vous touchez parce que vous aussi, vous êtes plein de carotte. Ne me remerciez pas, c'est gratuit.

lundi 27 octobre 2014

Billet anti nataliste

C'est magnifique, le déni.

Fantastique.

On se lance dans un projet amoureux, une envie d'étendre à un individu de plus nos capacités à aimer. On se souvient qu'on était, la première fois, tout à fait fatigués (même si on l'était chacun de notre côté). On se souvient que les couches, bah, c'est pas marrant, mais bon.

On se souvient de loin, avec des petites fleurs et des gazou-gazou gouzi-gouzi de partout.

Jusqu'à ce que ces petites choses potelées et bavouilleuses vous ramènent directement les pieds sur Terre, à une vitesse foudroyante.

Par exemple ce premier rhume, toujours trop tôt dans son histoire. [1]

Ce premier rhume où la chair de votre chair, non seulement malade, vous regarde avec toute la panique du monde dans les yeux, en mode "mais Môman, qu'est-ce qu'il m'arrive, j'me sens pas biiiiiennnnn ouiiiiiiiinnn !!!!!" (car le rhume n'affaiblit pas le décibel, bien au contraire).

Ce premier rhume vous permet de constater que dans un grand élan de "ma fille sait se moucher et soyons raisonnable, je n'aurai pas d'autre enfant", vous avez bazardé le tuyau de plastique gerbant mouche-bébé, ou vous l'avez refilé au père de la gamine, on s'en fout.

Curieusement, pour ma part, j'avais complètement oublié l'avoir bazardé, donné, que sais-je. J'étais persuadée que cet engin du diable était encore dans nos murs. Nos relations ont été tellement conflictuelles que, des années après, je le vois encore à sa place dans la salle de bains, même en son absence.

Pourquoi ces visions ? Parce que truc, qui relie directement votre bouche aux orifices nasaux de votre bébé, vous propulse en quelques secondes du monde des bien-portants à celui des malades. Car si on recommande de se laver copieusement les mains en vue de limiter la contagion, on ne vous parle pas de ce tube à aspirer le rhume.

Certains escrocs vous la joueront en mode Tchernobyl. Les microbes et autres virus s'arrêteront à la frontière dans le réservoir à morve gluante.

Comme vous n'êtes pas nés de la dernière pluie, vous comprendrez très vite que c'est pas plus vrai que pour le nuage radioactif et vous ferez, comme moi, provision de rhinadvil (car oui, au moins, on peut prendre des médicaments en se faisant croire que ça va nous guérir, autant qu'on peut avec un rhume).

Or donc ce foutu mouche-bébé a disparu. Heureusement j'en ai un modèle "poire" dans la trousse de toilette du bébé tout neuf. Le mouche-bébé aussi est tout neuf.

3 minutes plus tard, force est de constater que ça aspire autant que les genoux de ma grand-mère coupent.

Évidemment le rhume s'est déclaré après la fermeture des commerces à proximité. Il faut donc parer au plus pressé, telle la survivor de la maternité. Fabriquer un aspirateur à morve avec l'embout de la poire et une paille, par exemple. Constater que ça ne marche pas, couvrir pudiquement le bout de l'embout qui va aller dans la bouche par une compresse pour éviter de s'avaler un gros paquet de mucus, fermer les yeux, faire une prière à Sainte Rita, savoir que dans 48 heures ça en sera fini de l'insolente bonne santé de la jeune parturiente.

Aspirer.

Recommencer.

Plusieurs fois dans la nuit.

(Avoir beaucoup envie de vomir, aussi).

Le lendemain, dès l'ouverture, envoyer quérir un mouche-bébé dégueulasse du diable qui sera quand même moins pire.

Dans le même temps, lancer un benchmark auprès des jeunes mères du bureau sur les mouche-bébé électriques, sujet sur lequel, perso, je me suis beaucoup interrogée lors des premières années de Cro-Mignonne. Mais que je n'avais jamais tranché, comme la prose ci-dessus vous en aura convaincu.

Aux premiers signes d'arrière-nez-gorge qui pique, se jeter sur le premier site marchand et commander, avec livraison premium en express dans l'heure, que dis-je, dans le quart d'heure qui vient !

En vrai, attendre la livraison avec une impatience teintée de curiosité.

Recevoir l'objet juste avant un bib, lui coller des piles. Envoyer une pipette de sérum phy dans les narines de l'héritier. Aspirer électriquement.

Constater que ce putain d'objet très cher est quand même aussi efficace que celui par aspiration, finalement.

Se désoler pour tous les rhumes chopés à aspirer le nez de sa fille.

Faire une prière à Sainte Rita pour que sur les 3 millions 975 mille 499 rhumes à venir dans les 4 prochaines années, l'Objet Miraculeux m'en épargne quelques uns.

Faites des gosses, qu'ils disaient. Encore un coup des labos pour nous faire bouffer du médoc qui sert à rien.

(Pardon, Lizly, je sais que pour toi c'est trop tard. J'ai tardé, je ne voulais pas être celle qui te le dit. Mais moucher son môme, c'est un coup à rester nullipare, si on Sait).

Note

[1] Il faut dire que la frangine, toute nourrie au biberon qu'elle était, n'a pas fait son premier rhume avant 6 ou 7 mois. J'espérais que l'envie de lui ressembler, tout ça. Que dalle. QUE DALLE !!! Cet enfant est ingrat.

samedi 27 septembre 2014

Jamais au grand jamais !!!

Jamais !

Il ne faut jamais au grand jamais dire sur les internets qu'on a un bébé facile, ça porte la poisse !

Le nôtre, après avoir ajouté des complications aux biberons pendant trois jours, a arrêté de dormir le jour pendant trois autres ! Et tout ça pour quoi ?

Parce qu'il a trouvé ses bras. Et ses mains. Et qu'on ne sait jamais, pendant qu'il dort, ça pourrait ne plus marcher, de lever le point, le faire descendre entre ses deux yeux plus ou moins délicatement, descendre jusqu'à la bouche, tétouiller son poing, recommencer. Recommencer TROIS CENT DOUZE MILLE FOIS DE SUITE BORDEL !

Donc après la grande journée du nervous breakdown d'hier où il a dormi, en tout, 3/4 d'heures dans l'après midi et hurlé quasi une heure consécutive, j'ai résolu : je ne dirai plus jamais qu'il est facile. Tant pis pour lui.

Je dis ça, mais ses rires en formation au fond de sa gorge, ses sourires charmes "how you dooooouin ?", son sourire extatique quand on remonte son mobile, son air content de me voir quand il se réveille, tout ça...

Bref.

Fatigués. Parfois excédés. Mais pas mal heureux, faut dire.

vendredi 12 septembre 2014

Vous le nourrissez ?

Alors j'avais complètement oublié cette expression.

Je l'imagine volontiers très un peu datée car la plus jeune des dames qui nous a posé la question doit avoir allègrement passé le cap des 70 ans.

"Vous le nourrissez ?"

Comment résister à la tentation ?

Comment répondre sérieusement à cette question ?

On a pensé très fort le "non, ça coûte trop cher", le "ah bon, il faut ?", le "non, mais on l'arrose beaucoup" (palme de la meilleure réponse à ce jour, décernée à mon Enchanteur).

Je sais bien que c'est une façon pudique de ne pas parler de boobs, hein.

Mais dans le genre héritage hypocrito-con venu du fond des âges, quand même.

Donc oui, on le nourrit. Mais sans nichonnage. Et vu sa courbe de croissance et son insolent bien-être, il a l'air de survivre plutôt bien.

vendredi 5 septembre 2014

Mais ça c'est bien passé, bordel, euh !!!

Je reviens sur cette histoire de césarienne.

Je savais, parce que plusieurs amies sont passées par là, y compris dans des temps où mes projets de maternité n'étaient pas encore formulés, que certaines femmes vivaient très mal cette façon de donner naissance.

Et je précise directement dès le début de ce billet qu'il n'est aucunement question pour moi de nier leur souffrance ni les raisons pour lesquelles elles en viennent là. Chacune digère ce qu'elle peut de sa vie, son entourage, la pression social et son monde intérieur, chacune réagit différemment, et si certaines femmes souffrent, il faut les aider à passer le cap.

Pour ma part, ça n'est pas le cas du tout.

Au contraire, l'accouchement par voie basse de l'aînée reste encore, plus de 8 ans après, un souvenir douloureux, violent, compliqué. L'autre jour je me disais : bon ben au moins, je n'aurais plus à avoir peur de comment va se passer l'accouchement, je m'arrête là, et cette pensée était directement liée à la naissance de ma fille.

J'ai mis un mois à pouvoir formuler que je la trouvais magnifique à haute voix, un an à pouvoir raconter cet accouchement. Et quelques années de plus à me dire que bon, oui, je pouvais faire un autre enfant, tant pis, au pire je meurs sur place mais j'aurais connu la joie (j'exagère à peine).

Autant pour son frère, j'ai été tout de suite plongée dans le bonheur de profiter de lui (à part les agrafes un peu douloureuse et les changements de position à négocier avec un peu d'attention les premiers jours, j'avais à peu près oublié qu'on m'avait ouvert le ventre moins d'une semaine après). Je me suis sentie disponible pour lui, pour moi, pour son père, sa soeur et son frère, très rapidement et on profite bien, malgré la fatigue inhérente à la présence d'un tube digestif trop mignon dans votre vie.

Du coup je suis un peu en décalage. Que ça soit le personnel de l'hôpital (visiblement, il est important pour eux de prendre en charge la fameuse souffrance au plus tôt, et je peux vous assurer qu'il ne se sont pas jetés sur le bistouri, la bave aux lèvres et l'envie d'en découdre, il ont pris le temps de s'assurer que c'était la meilleure option possible et avaient l'air désolés de m'annoncer que bon, il faut y aller, là), le médecin de la PMI, mais aussi les femmes qu'on croise et qui demandent si tout s'est bien passé.

Je réponds oui, avec enthousiasme. Si on en vient à constater que Lomalarchovitch est né par césarienne, j'ai en général droit à une exclamation horrifiée "ah mais il né par césarienne, quand même !". Ben oui. Mais du coup il est né vite, vivant, et moi aussi. Enfin pas vite mais vivante. Et en assez bon état pour l'accueillir rapidement mais dans une bouffée d'amour plutôt que dans un gémissement de souffrances.

Peut-être que je n'ai pas besoin de la preuve par le vagin pour être investie par ma maternité. Peut-être que chez moi, ça se joue autrement. Ou je ne sais quoi d'autre. Peut-être, on ne sait pas, que mon espèce de gros bon sens paysan me dit que si on pratique ce genre d'intervention depuis plusieurs millénaires, à force, ça devient quasi aussi naturel que le chemin prévu à cet effet ? (Je rigole, hein).

Tout ça pour dire : ça c'est, dans ma tête, dans mon corps, dans notre histoire de famille agrandie, dans mon rapport à mon fils, bien passé. Très bien, même. Et j'en suis heureuse et soulagée.

Mais je trouverais ça chouette, puisque j'ai l'intuition qu'il y aura des femmes pour en avoir souffert, dans les commentaires, que celles qui ont passé le cap et qui s'y trouveront aussi nous raconte, quel a été leur déclic, leur truc pour passer outre. Histoire que je ne me contente pas de vous balancer que je vais bien, mais que ça serve aussi un peu.

On y va ?

mardi 29 juillet 2014

Pas de temps pour l'inquiétude

A lire sur le blog privé : Pas de temps pour l'inquiétude

mercredi 23 juillet 2014

Particularité anatomique

Trollage d'enfant à lire sur le blog privé ! Particularité anatomique

jeudi 17 juillet 2014

Deux ou trois choses qu'on sait de lui

A lire sur le blog privé (mdp sur demande par mail, dm,...) : Deux ou trois choses qu'on sait de lui

mercredi 16 juillet 2014

Cérémonie des Césars

Je voudrais commencer ce discours de remise des prix par une information. Le surnom de "Petit Machin" ne convient pas du tout au trophée de 53 centimètres qu'on a déposé dans nos bras le 11 juillet à 11 heures 11.

Il va falloir turbiner du cerveau pour trouver du nouveau (Lomalarchovitch tient la corde, mais en cas de dyslexie de fatigue, on savonne vite).

J'ai donc gagné le César(ienne) du plus beau bébé de tous les temps. Avec une entrée fracassante liée à un petit rythme cardiaque un peu instable, lié au magnifique costume : écharpe en cordon ombilical négligemment jetée autour du cou, la naissance n'en reste pas moins un souvenir un milliard de fois plus facile pour moi que celle de sa grande soeur.

Merci donc à la formidable équipe de l'hôpital Louis Mourier pour sa compétence, sa réactivité, mais aussi sa capacité à avoir amélioré ses pratiques humaines, et à s'obstiner à me livrer des bébés en santé pétaradante alors que je me pointe dans des situations embarassantes.

Je ne voudrais pas que mes amies qui prônent la naissance comme acte le plus naturel du monde n'y voient une violente attaque, mais pour ma part, très consciente du fait que dans la nature, on meurt assez facilement prématurément, et qu'une poignée de secondes séparent un "tout va bien" d'un "rien ne va plus", je ne conteste pas l'envie qu'on puisse avoir de renouer avec la nature, mais pour ma part, des humains chaleureux ET super compétents, ça me va bien.

Je suis émerveillée par le fait que cette équipe, qui voit naître environ 3000 bébés par an, sache être à la fois si pertinente médicalement et si respectueuse (à une interne et une auxiliaire de puériculture près) de l'état physique et psychologique des parents, comme quoi faut pas tout croire quand on oppose vilaine médecine invasive et tout naturel bio comme à l'époque.

Et pour le principal : nous avons un bébé merveilleux, qui aime dormir autant que manger, tout cool et tout doux sauf quand on on ne lui donne pas assez à manger à son goût. Son seuil du pas assez étant assez déconcertant et nettement plus "élevé" que ce qu'on imagine d'un bébé de 5 jours... (fils de son père, j'ai entendu, la salle, hein !!). En même temps, on est très éloignés du concept de crevette, il faut bien nourrir la bête !

Et voilà pour le moment, pour ceux qui veulent on peut le voir sur mon compte flickr, je suis sur la tablette et j'ai la flemme d'insérer un lien, mais ça viendra un peu plus tard !

jeudi 26 juin 2014

La grande flemme

La flemme d'allumer l'ordinateur, d'écrire, de bouger, la flemme ou les tiraillements qui rappellent à l'ordre. La flemme de m'installer sur mon tabouret ergo-japonisant pour lire et commenter ce qui se passe ailleurs [1].

Un peu moins de 3 semaines. MAX. Bizarre. Dans trois semaines maximum il y aura un bébé dans cette maison. S'il se fait sentir très concrètement dans mon corps, j'ai encore du mal à faire le lien avec la réalité d'un nourrisson dans nos bras sous peu.

Et puis parlons-en de ces trois semaines. Les parents arrivent, il y aura donc une garde rapprochée autour de moi tout le temps : pourquoi attendre ?

Hey Petit Machin, tes derniers cheveux, tes petits ongles et tes 15 grammes de gras par jour, tu peux faire ça de dehors, aussi, tu sais ? ;)

Parce que mine de rien, on a hâte de faire ta connaissance.

Note

[1] et puis cette histoire de commentaires qui m'enchaînent dans les spams me saoule, d'une force !

mardi 13 mai 2014

Au royaume du glucide les féculents sont rois

J'ai longuement hésité à publier ce billet sur le blog privé. Pas envie que des personnes mal intentionnées viennent fourrer leur nez dans cette intimité qui est la mienne en ce moment.

Ce qui me fait pencher vers le public est un encouragement, qui date déjà un peu, de Krysalia.

Krysalia a cette grande qualité de partager ses expériences, dans tous les domaines dans lesquels elle en a, avec une grande générosité. Elle m'a donc soufflé que ça serait bien que je parle de ce que je vis et comment.

Le partage étant, dans mes valeurs, plus important que de me laisser pourrir par la toxicité des malveillants, me voilà partie, donc, et sur la partie publique qui plus est.

Lire la suite...

dimanche 20 avril 2014

Touche pas à mes seins !

Je trouvais cette grossesse relativement sereine en "avis de Les Gens". Les Gens qui Savent et qui vous racontent comment vous devez mener votre vie.

C'était d'autant plus savoureux qu'avec les emmerdes qui me tombent sur la tête à intervalles réguliers, je me sentais bien cible des "moi je tu devrais en tout genre".

Mais pas trop. Soit je fait (enfin) peur à Les Gens qui ont découvert ma véritable identité de gorgonne. Soit j'ai pris de la sagesse et je ne les entends plus que d'une oreille fort fort lointaine. Soit encore on considère qu'au deuxième, on Sait, et que tout a été dit précédemment.

J'en étais là de mes réflexions quand j'ai rencontré un Les Gens. Un type cordial, dont j'avais fait connaissance à peu près une heure avant et qui, devant mon refus d'alcool (visiblement il n'avait pas vu, assise que j'étais, la pastèque gonflée qui me sert de bide), m'encourage d'un "allez, plus que trois ans".

Trois ans ?!!! Mais qui me veut du mal au point de me priver de bon vin, d'une bière fraîche en terrasse, d'un pink mojito, bref, des délices alcoolisés de la vie, même consommés avec grande modération, pendant TROIS ANS Trouvez pas que j'en chie déjà assez, dans la vie ??? Et je vous garantis que je ne suis pas une pochtronne coutumière des bitures hebdomadaires (au moins), hein. Juste que bon. Quand même. Faut pas déconner.

J'ai rétorqué que trois mois ça irait bien. Il s'est étonné que je refuse de nourrir mon enfant à venir. J'ai répondu que j'avais tout à fait l'intention de le nourrir, avec du lait dans un biberon. Il a grimacé, dégoûté par tant d'irresponsabilité avant (politesse oblige, il avait, malgré tout, l'air d'un garçon poli), de finir par admettre que c'était avant tout une question de choix de la mère. Je ne te le fais pas dire, olibrius. Et même si ça me place en tête de ta liste des mauvaises immondes mères, va te faire cuire le cul si t'es pas d'accord.

Non parce que déjà pour la première j'avais envie d'allaiter avec mes seins autant que de me pendre avec mes propres tripes. Et ça ne s'est pas arrangé depuis.

Par ailleurs, depuis plusieurs mois, en plus des concessions liées à la grossesse "standard", je me tape quand même quelques contraintes un chouïa relous(es ??) toute seule comme une grande et pour le bien-être de ce futur merveilleux enfant.

Je fais ma part. Mais JE VEUX RECUPERER MON CORPS PUTAIN DE BORDEL DE MERDE, EUH !!!

Et à partir du moment où cet enfant est traité avec les égards et les soins qui lui sont nécessaires, je ne vois pas au nom de quelle opinion, surtout celle d'un mec qui ne saura JAMAIS ce que c'est de céder la place à un individu vampiresque pendant 9 mois (et 3 ans, dans son cas), je devrais faire ma religion en fonction de l'injonction des autres.

Alors ne vous méprenez pas. Je suis ravie pour toutes celles qui ont savouré l'extase de l'allaitement au sein (oui parce que dans un bib, y a du lait, donc on peut raisonnablement parler d'allaitement AUSSI), je suis tout à fait capable de lire les recommandations de l'OMS, de l'OMG, du PSG et de la Leche League et je suis ravie pour toutes celles à qui ça a apporté de la lumière et de la connaissance.

Mais considérons que je sais lire, traiter l'information, et que personne n'est autorisé à décider à ma place, que ça soit sous la forme d'injonction farouche ou de conseil bienveillant.

Touche pas à mes seins, bordel.

jeudi 10 avril 2014

Heureusement j'aime le salé

Sur le blog privé : Heureusement j'aime le salé

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