Sacrip'Anne

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mercredi 3 octobre 2012

Drama Queen en meringue

L'autre jour, nous brunchions en gay compagnie.

Au fil de la discussion et de nos langues de putage sur qui se marierait prems avec une robe meringue façon princesse Disney, nous en sommes arrivés au constat suivant.

Jusqu'à aujourd'hui, les homos ont dû subir à peu près TOUTES les pressions sociales sauf deux.

"Alors, quand est-ce que vous vous mariez ?"

"Alors, quand est-ce que vous nous faites un petit ?"

Profitez bien, pour la première, dans quelques semaines c'est, nous l'espérons bien fort, fini ! Comme tout le monde, amis pédégouines, vous aurez droit à la redondante interrogation. Aggravée, en votre cas d'un "maintenant que vous avez le droit ?"

Welcome in hell !!!! :D

Bienvenue, aussi, dans les engueulades d'hétéro entre celui qui veut et celui qui ne veut pas !

(Ceci dit, je suis bien contente que vouzotres, les copains, vous ayez le droit de ne pas vous servir de ce droit. Je serai à vos côtés dans les rangs de ceux qui résistent à la pression sociale !!).

Si, globalement, je me réjouissais de l'idée de voir des copains qui y tiennent se marier pouvoir le faire, l'image évoquée par l'un des convives d'un marié meringue (sur plateforme shoes à paillettes, of course) avec divorce de descente d'ecsta quasi immédiat sur fond de tragédie drama queen me procure, depuis la semaine dernière, des fous rires durables.

vendredi 27 juillet 2012

Une nouvelle vie

Hier, j'ai été tendue toute la journée vers Toulouse.

On trouve là-bas de la brique rouge, de la fort bonne nourriture, et un nombre conséquent de gens qui me sont chers.

Parmi eux, il y a ma Floh. Floh qui m'a lue longtemps, puis qui a glissé des petits mots. Qui m'a rendu visite. A qui j'ai rendu visite. Floh qui a changé de vie, de ville. Et petit à petit les liens se sont resserrés, et on a commencé à se parler beaucoup, de nos petits riens et de nos grandes révolutions intérieures.

Floh fait partie des quelques gens qui m'ont soutenue tous les jours dans les moments creux de l'an dernier. Et puis qui a ri avec moi aussi.

Et j'espère avoir pu, parfois, d'une bêtise ou d'un mot, alléger un tout petit peu ses tracas et partager ses joies.

En parlant de joie, il y a eu cette année pour Floh un projet qui avait été loin de ses sphères d'intérêt pendant longtemps. Un projet qu'il a été un peu compliqué de mener à bien. Un projet qui s'est achevé hier.

Ou plutôt un projet qui a commencé hier.

Une nouvelle vie qui est passée de son bidon au cercle des humains. Je sais qu'il y a à Toulouse et dans les environs bien des bonnes fées pour se pencher sur son berceau :) D'ailleurs il y en a une en particulier que je charge de lui transmettre quelques bonnes ondes de ma part, à cette nouvelle vie !

Et moi, je souhaite à Floh, à J., L. et E. la plus belle des vies de famille du monde. Que l'harmonie et la sérénité vous guident, que l'amour vous porte, que l'humour soit votre ciment, et que vous soyez heureux, tous.

Bienvenue, petite nouvelle vie.

mardi 17 juillet 2012

Des souvenirs qui affluent...

Je pense beaucoup à Paco, toujours.

Bien sûr parce qu'avec Luce, on se parle, et que en creux de son chagrin l'absence de Paco hurle. Comment en serait-il autrement.

Je pense à lui aussi parce que l'an dernier à cette époque, précisément, on avait plein de souvenirs ensemble. Les décorticages de billets Cyranoesques. Les potacheries sur Twitter auxquelles il a parfois participé, d'un mot amusé, un peu moqueur.

Une proposition de contre-fête Toulousaine pour les parisiens à laquelle il avait été le premier à réagir, et qui s'est transformée en soirée de rires infinis.

Et puis des tas de petits liens invisibles qui se resserrent autour des grosses mauvaises nouvelles et qui font que, d'un coup, on se retrouve à se dire, quelques mois plus tard, que c'est dingue à quel point il manque...

Samedi dernier, je suis allée voir Cyrano avec sa nouvelle distribution.

Il y avait le rang dernier un monsieur qui faisait partie de "ces fans", de ceux qui connaissent la pièce par cœur et ne peuvent s'empêcher de partager. Autant dire qu'on a eu une partie du texte en stéréo.

J'étais partagée entre l'agacement, parce que moi c'était mon Enchanteur que j'étais venue voir et écouter me raconter l'histoire. Et le souvenir de Paco, le soir de la première, en octobre dernier, Paco dont les lèvres bougeaient en même temps que le texte défilait. En silence, lui, en respect des autres, bien sûr. C'était lui. Mais quand même. Ce souvenir de l'avoir vu si pris par un texte qu'il adorait.

Je pense beaucoup à Paco. Et comme il manque.

lundi 25 juin 2012

Presque 36 heures

Entre samedi quand il est rentré et ce matin quand je suis partie, il s'est passé presque 36 heures où, mon Enchanteur et moi, ne nous sommes pas éloignés de plus de quelques pas.

36 heures !!!

Luxe !!

A y réfléchir, il y avait eu, sans doute, quelques jours de ce genre en septembre, puis la veille de Noël, trois jours en mai... et c'est tout.

Car si je suis heureuse pour lui que mon Enchanteur travaille, et travaille beaucoup, dans le difficile métier qui est le sien, qu'il s'y épanouisse et qu'il me donne le plaisir d'avoir régulièrement l'occasion de l'admirer, force est de constater que du point de vue conciliation des agendas du temps libre, c'est moyen.

Alors quand il tombe un jour de vrai week-end pour nous faire patienter jusqu'aux vacances, on profite, on savoure, on se régale.

Et on a pas du tout envie d'aller au turbin le lendemain, pour ce qui me concerne...

jeudi 2 février 2012

De tous genres

Curieuse foire que ce salon dont je sors.

De très sérieux juristes aux filles de cabaret qui arpentent les allées presque nues. Du spectacle pour plaire "au plus grand nombre" et des experts fort pointus.

Du syndicaliste tombé dans la marmite quand il était petit à l'élu qui ne se syndiquera jamais.

De celui qui est y est venu par hasard, pour faire des places de ciné dans la boîte, et qui se retrouve à gérer un plan social, à celle qui se planque derrière son statut de salariée protégée, ou l'inverse.

Du militant convaincu au collectionneur de stylos.

Du retraité qui trouve moyen de se faire inviter pour manger gratos à la super star des syndicats qui vient prendre la parole.

Drôle de faune, côté exposants, côté visiteurs.

Beaucoup de fatigue. Mais toujours un ou deux moments de grâce qui font que bon. Un paquet de gens qui ont vraiment envie d'un monde meilleur. C'est bien que ça soit fini mais ces quelques minutes valaient la peine du reste.

Retour au bureau, demain. Ca sera, au moins, plus confortable.

Edit à la demande de Madeleine : quelques illustrations des tweets des derniers jours :)

Cross Rossignol

Le MiYieu

MJ sosie tout moisi

vendredi 23 décembre 2011

Super-Gardien

Depuis quelques années, la famille des gardiens d'origine est partie et on a, à la place, un gamin du quartier [1] qui officie dans les 5 entrées de mon immeuble.

C'est rigolo, d'ailleurs, bien avant qu'il ne devienne mon gardien, je le croisais à peu près tout les matins en partant travailler. C'est un solide gaillard presque aussi large que haut, et je le voyais dehors à l'aube, faisant la vidange d'un ridiculement microscopique toutou à sa mémère.

Je le saluais donc matutinalement et il me répondait à peine. Je l'avais donc injustement classé dans la catégorie des grincheux, alors qu'il n'était que mal réveillé.

Bref, notre "nouveau" gardien est une perle. Qui aime rendre service et dépanner les gens.

Rien que ces dernières semaines, il a réceptionné un nombre considérable de colis, a manqué entrer en collision avec mon Enchanteur, en allant purger mes radiateurs (à ma demande, j'avais juste oublié de lui dire que l'appartement n'était pas vide. Au moins ils ont fait connaissance). Il fait également office de manutentionnaire quand je reçois notre pesante autant que nouvelle table basse.

La semaine dernière, retardée par un événement imprévu autant qu'impressionnant, [2] voilà-t-y pas que le livreur de mes courses, lui-même en avance se retrouve sur le carreau à m'attendre.

Je lui suggère donc d'aller voir le gardien et de me le passer. Ce qu'il fait. Et Super-Gardien de se précipiter pour lui ouvrir la porte de mon appartement.

Et vous savez quoi ?

Le temps que je surmonte l'obstacle, que j'aille chercher ma fille, que je revienne, Super-Gardien me hèle d'une des fenêtres pour me dire... qu'il avait mis mes surgelés dans le réfrigérateur, en raison du manque de place dans le congélateur.

Tout gentil, non ?

Du coup et de gratitude, je suis allée lui pêcher un saumon pour son réveillon !

Notes

[1] Enfin ce sont les anciens du quartier qui l'appellent comme ça, mais étant donné qu'il a mon âge plus quelques mois, je ne peux qu'approuver

[2] que je vous conterai un autre jour