Sacrip'Anne

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Blougueries › Bonheur du jour

Les petits bonheurs qu'il ne faut pas manquer de remarquer.

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dimanche 9 octobre 2016

Au moment de dormir

J'ai toujours adoré les rituels du coucher avec mes enfants. Il faut dire qu'ils m'ont fait le grand plaisir de m'épargner les longs mois de refus d'aller au lit que d'autres infligent à leurs parents, ça aide.

D'ailleurs, on se dit toujours la comptine de la nuit avec Cro-Mignonne, du haut de ses 10 ans et presque demi. Mes jours sont comptés.

Avec son frangin, le rituel du moment m'est particulièrement chouette. Je m'installe dans son lit, on lit une histoire. Je le vois suivre les images mais aussi les mots sur mes lèvres, un grand sourire impatient sur les siennes. Il guette le moment où je vais suspendre ma phrase et où il énoncera le mot ou la fin de phrase manquante, d'un air triomphant. Juste pour cette bouille, si vous saviez.

Ensuite on chante "Je t'aime" d'Anne Sylvestre. Qu'il finit parfois d'un "JE T'AIIIIIMMME" pas complètement harmonieux aux oreilles, mais totalement à mon coeur.

Et puis c'est la comptine rituelle, qu'on a fabriquée pour lui, puis, en ce moment, avant les bisous, c'est l'heure des mots bizarres (bolobolobolo ! Bidibidibidi ! Babebibobu !) qui le font hurler de rire.

On se fait les bisous de bonne nuit, les derniers je t'aime, je le laisse souriant et heureux, je ferme la porte souriante et heureuse.

Il n'y a pas une journée de merde qui survive à ce moment de complicité et d'amour, moi je vous le dis.

lundi 3 octobre 2016

Il y a 16 ans

J'ai toujours eu des animaux autour de moi. Des chiens, des chats, parfois en nombre, parfois juste un de chaque.

J'ai adoré avoir des copains à quatre pattes tout au long de mon enfance, de mon adolescence, du coup, quand je me suis installée, j'ai pris un chat.

Une chatte, plutôt, une demoiselle Willow très foncée avec une tache couleur soleil sur un côté du visage.

Il se trouve qu'en même temps que le chat est entré dans ma vie le père de Cro-Mignonne. Qui y est allergique. Alors j'ai dû donner le chat quand j'ai choisi de garder le gars, et quoi qu'on en dise pour la suite, ça a donné ma fille alors. Que regretter ?

Bref, ladite fille est asthmatique et pleine d'allergies, alors malgré son désir brûlant d'un matou à elle et ce depuis qu'elle sait articuler le son "miaou" (à savoir son plus jeune âge), c'était non. Et donc il y a 16 ans que je n'ai plus d'animal poilu.

Du coup quand sa pneumologue, eu égard à la belle amélioration de sa capacité respiratoire, au fait qu'elle est en garde alternée et donc dans un milieu sans chat une semaine sur deux, à son absence de réaction pendant des séjours dans des maisons à chats et à sa grande maturité sur la prise des traitements a dit "ok".

Un ok sous conditions, notamment celle de prévoir l'idée que ça ne se passe pas bien, mais ok.

Alors samedi on est allés à la SPA, on a fait la rencontre d'une très jolie chattone de sorcière, noire aux yeux verts/jaune avec une micro tache blanche, belle, timide et curieuse.

On a cru qu'on allait devoir l'attendre un peu mais dimanche, on nous a appelés pour nous dire que la stérilisation serait pour plus tard, qu'on pouvait venir la chercher.

Et depuis hier on a un chat sous les meubles (avec un épisode : trônant sur l'arbre à chat, qui me paraît de bon augure pour la suite).

La pauvre qui connaît peu les humains, elle doit se demander ce qu'est l'engin blond piaillant qui appelle "Maïa ! Cachée Maïa !", mais j'ai pu la caresser du bout des doigts, elle a mangé un peu devant moi... on y croit ! La force du thon et de la patience seront avec nous.

Et comme un chat noir sous un meuble, c'est pas archi photogénique (déjà que les animaux noirs, c'est pas facile à photographier), vous aurez des photos... quand la demoiselle sera d'accord !

mardi 13 septembre 2016

Plus stable

Pour la première fois depuis au moins quinze jours je me suis levée ce matin avec un net effet de mieux.

Moins de flottement, moins les prémices d'un vertige si j'incline (un peu, doucement) la tête à droite.

Wopitain. Ça fait du bien.

Alors bien sûr il reste le bilan chez l'ORL et ses tortures encore inconnues de moi, la légère appréhension (sans doute irrationnelle) de redéclencher un truc.

Et principalement l'inconfort majeur de (peu) (et mal) dormir sur le côté gauche qui n'est résolument pas ma position de sommeil. Encore 3 dodos et puis je repars sur le côté droit.

Il me restera alors le rendez-vous chez le kiné pour vérifier que tout est bien là où ça doit être, récupérer de cet épisode chiantissime et reprendre la vie en entier.

J'ai un petit peu hâte.

Mais ce net mieux ce matin, si vous saviez, c'était bon.

mercredi 31 août 2016

Des vacances

Elles sont terminées pour moi, presque pour les grands enfants qui rentrent demain et pour l'Enchanteur qui reprend les cours (qu'il donne) vendredi... il n'y a que Lomalarchovitch pour se la couler douce encore un an avant que les affaires (scolaires) ne le rattrapent !

De ces vacances, on essaiera de ne garder que le doux, le beau, le bon, le qui rend heureux, malgré les tracas familiaux qui ont parfois fait un peu d'ombre aux plans initiaux.

L'accueil fantastique de Samantdi qui nous a permis de passer une semaine Toulousaine ensoleillée, pas que du point de vue de la météo. On a glandouillé, arpenté le Jardin des Plantes à répétition, crâné avec nos canapés portables, fait le plein de rires avec les amis du cru, vu les enfants grandis (et même découvert ceux qui n'étaient pas nés lors de notre dernier séjour) bien mangé, bien profité.

Ce que j'adore avec ma tante Pim, c'est qu'auprès d'elle on se sent en famille tout de suite, comme si on avait toujours cohabité. Alors que ça n'est pas QUE rigolo que de se faire envahir par 5 chevelus (dont une pré ado et un Tambour Zébulon deuzans) d'un coup. Nini et Merlin ont enduré avec une grande patience l'invasion, aussi.

Merci à tous les copaings d'avoir tordu leurs agendas pour nous faire entrer dedans (et au Manduca pour les longues promenades et les débuts de sieste, on aurait pas parié un kopek sur le fait que Lomalarchovitch s'endorme ailleurs que dans son lit).

Et puis nous avons changé de Sud et fait connaissance avec ma poupinette coquinette mignonnette nièce. Elle est encore plus choupinette que ce qu'on m'avait raconté et nous a tous adoptés avec la sociabilité et les sourires.

Lomalarchovitch a profité des joies du plein air et de la baignade en eau salée ou chlorée à s'en palmer les pieds (qu'il a gardés fort sales tout au long du séjour), Cro-Mi et le Lutin nous ont gratifiés de leur occasionnelle présence, on a profité du beau temps et de la géométrie variable familiale en fonction des circonstances et, je crois, ça a fait du bien à tout le monde.

Nous voilà rentrés, des sourires plein la tête. Me reste à m'occuper de ce résidu de vertige. C'est parti.

C'est la rentrée.

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mardi 2 août 2016

Un portant

Je pense que je l'ai déjà raconté, avant même d'avoir des projets de grossesse, j'avais très envie de pouvoir porter mes enfants en écharpe, et coup de bol, ils ont aimé ça tous les deux.

Mon premier contact avec cet objet était "esthétique", mais en creusant le sujet l'intérêt physiologique[1] était évident.

Par ailleurs, mon dos m'a très vite fait savoir que le portage "non physiologique" n'était pas fait pour lui.

Echarpe, donc, plus ou moins longtemps. Pour Cro-Mi, ça a été l'envie de marcher par ses propres moyens qui a mis fin à nos promenades portées. Pour Lomalarchovitch, c'était sa taille / son poids / mon manque de foi en ma capacité à faire du portage sur le dos en écharpe.

Et puis c'était comme ça.

A la faveur des réflexions sur l'organisation de nos vacances (ou : comment tenter d'éviter d'embarquer une poussette en plus du lit, des sacs à dos et des multiples enfants, et comment gérer l'étroit métro Toulousain avec et, et, et), j'ai repensé au Manduca de mon amie Floh.

L'envie a vite fait son chemin. Là encore, le contre-exemple non physiologique a été un bon vendeur : un collègue m'a prêté un porte bébé dorsal Lafumette qui m'a arraché une grimace SANS enfant dedans. Les avis sur internet étaient à peu près unanime et donnaient tous plus envie les uns que les autres. Y compris de gens avec dos fragiles et bébés ogrillons.

Bref, au lieu d'attendre de tester le sien (celui de Floh, donc), on a craqué et commandé un manduca en vue de nos sorties d'avant Toulouse.

Adopté en douze secondes par tout le monde.

Et moi je me réjouis qu'à l'occasion d'une promenade plus rapide ou d'un coup de fatigue de sa part, on puisse renouer avec le portage.

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Note

[1] dans ce cadre, qui signifie respectueux du corps du porteur et du porté. Pour voir en un coup d'oeil si un portage est physiologique ou non, vous pouvez d'une part vérifier la grimace sur le visage du porteur, et d'autre part regarder le bébé : s'il repose sur la couche, jambes parallèles au porteur, c'est pas bon. S'il est en "grenouille", dos arrondi pour les tous petits et que son poids est réparti sur les cuisses, c'est mieux

lundi 1 août 2016

Une maille dans le bon sens

Comme tout le monde environ le sait j'ai un magasin préféré près de chez moi. Et particulièrement sa zone centrale pleine de fauteuils hyper confortables où faire une pause thé entre deux achats compulsifs indispensables.

Dans ce magasin, samedi, il y avait, pile dans cette zone centrale chaleureuse et confortable, un atelier tricot solidaire, organisé entre le magasin et l'association Tricotez Coeur.

L'objectif, accessible même aux grands débutants, était de tricoter des carrés, qui seront plus tard assemblés en couvertures à offrir à des bébés (et à leurs mamans) démunies.

Vous pouvez aussi tricoter de la layette et leur déposer / faire parvenir.

Au-delà des mailles utiles, c'était drôle et sympa et on a passé un bien bon moment, Lomalarchovitch a réussi à ne rien casser, à découvert le piano désaccordé pour le plus grand bonheur de tous, et j'ai pu faire admirer mes magnifiques aiguilles circulaires (merci Kozlika !)

Il y a un nouvel atelier samedi, alors si ça vous tente, rendez-vous à partir de 14 heures chez Zodio Gennevilliers :)

mardi 26 juillet 2016

Pas d'pot !

Or donc depuis quelques semaines Lomalarchovitch est passionné par le pot.

Il adoooore les livres qui racontent comment Tchoupi ou P'tit Loup apprennent à aller sur le pot.

Il demande régulièrement à aller sur le sien.

S'y assied.

Se relève pour aller chercher un bouquin.

Nous le file en nous ordonnant de lui lire.

Recommence la boucle entre 5 et 25 fois.

Puis en a marre et va vaquer. En général on lui demande s'il veut remettre une couche ou enfiler un slip. En général c'est rien de tout cela, il préfère déambuler fesses et zizi à l'air, en mode "on est pas bien, là" (pour ma plus grande hilarité) (ceux qui savent auront compris qu'il tient de son père cette aisance naturelle avec la nudité) (il est quand même trop mignon).

Pour le moment nous avons donc atteint le score faramineux d'un pipi dans le pot, deux ou trois ailleurs (de préférence deux minutes après l'enfilage d'un slip propre) et puis c'est tout.

J'ai comme l'impression qu'il a loupé un lien logique dans le processus (ou, plus vraisemblablement, qu'il ne discerne pas encore nettement l'envie juste avant la réalisation).

On a pas encore dit au revoir aux couches, mais on rigole bien avec lui et je me réjouis de le voir si triomphant de la fesse.

Mon bébé qui grandit.

mercredi 13 juillet 2016

Grossièretés de bureau (notice pour Franck !)

Je crois que j'en ai déjà parlé ici, mais l'une des joies de mon boulot c'est "ma bande" (de deux principaux) collègues amis.

Depuis plusieurs années qu'on bosse, mange, fait les trolls, prend l'air, j'en passe, ensemble, on a même développé un méta langage compréhensible de nous seuls, je pense.

Et puis comme ça ne suffisait pas, on est en train d'inventer une nouvelle langue.

Bref. Ça met du baume au coeur dans les journées difficiles.

Je ne me souviens absolument comment ça a commencé, mais un beau jour, on a commencé, quand on allait manger hors du restaurant d'entreprise, à envoyer des photos aux absents qu'on aurait bien aimés avoir avec nous.

Des photos très gracieuses à bases de majeurs levés devant des verres plein d'alcool.

On en a donc une sacré collection dans nos smartphones respectives et l'expression "envoyer un fuck" fait partie de notre langage courant.

Et pourquoi on leur envoie des fucks ? Pour dire "tu nous manques", "à bas les soucis" "fuck les emmerdes, vive les terrasse", "la prochaine fois si t'es pas là on fait mettre l'ardoise sur ton compte", "allez viens, on prend ta commande et t'arrives".

Bref, ce geste fort grossier s'est transformé, en la situation, en pensées tendres pour les absents.

Aujourd'hui on avait un pari en cours qui a abouti au champagne gourmand (oui, le champagne gourmand, ce truc décadent, c'est génial).

Du coup, envoyer juste à la destinataire du fuck, c'était pas assez.

Il fallait partager.

Voici. C'est fait.

Je sais, un exemple terrible pour la jeunesse et les bonnes mœurs.

Même pas honte.

lundi 11 juillet 2016

2 ans

Ce 11 juillet à 11h11, Lomalarchovitch aura deux ans.

Il me reste peu de souvenirs de la nuit de contractions seule à l'hôpital, des inquiétudes de juste avant, du départ pour la césarienne en urgence.

Mais je me souviens avec netteté de son petit nez tout rond et rigolo quand on me l'a présenté, de mes premiers mots à son oreille "par l'extérieur" (bonjour mon fils, je t'aime), et de l'attente interminable avant de faire connaissance.

Il a gardé son caractère plutôt toujours content (ou alors ça ne dure pas) (sauf s'il a faim), un appétit féroce et une bouille à croquer.

Il jacasse comme un pie, est un explorateur quasi infatigable, un charmeur éhonté, un chanteur enthousiaste, un petit frère tyrannique et brutal, un colorieur Pollockien.

Bref, un grand bébé-garçonnet en pleine forme qui met du soleil dans bien des journées.

Joyeux anniversaire, mon fils, je t'aime.

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lundi 4 juillet 2016

Flotter de bonheur

Samedi il a fait presque un peu beau, un peu de gris, un peu de pluie, un peu de vent, mais un temps sortable.

Ça tombait bien parce que je n'en peux plus des week-ends confinés, entassés avec des mômes qui ont envie de s'ébattre.

Et puis j'avais mon nouveau gadget à tester.

Alors on a pris mes deux jolizaffreux, et on est allés au parc d'en bas de chez nous pour y prendre le goûter.

Le gadget est donc aussi chouette à utiliser qu'il en a l'air. C'est Lomalarchovitch qui l'a porté sur le chemin, Cro-Mignonne qui a dansé dans le vent pour le remplir d'air.

Et moi qui m'en suis servi !

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(Ici, pendant la petite averse).

Bien sûr je l'ai prêté un peu : il fallait le tester en version canapé !

On en a profité pour passer un long moment papotes et câlins avec Cro-Mignonne. Entre elle qui grandit, le fait qu'elle n'est là qu'une semaine sur deux et puis son frère qui prend de la place, ça n'arrive plus si souvent.

Et c'était doux, chaud, tendre, et chouette. Elle est géniale, ma fille.

L'engin est si confortable que je crois n'avoir pas été aussi détendue depuis des semaines. Des mois peut-être.

Et ce moment à quatre était parfait.

vendredi 1 juillet 2016

Le fouting ta gueule

Ça faisait un moment qu'il avait révélé sa pleine nature de troll, mais à quelques jours de ses deux ans, Lomalarchovitch est entré résolument dans le Terrible Two.

Chez lui ça prend une forme un peu étrange. Il sait toujours dire oui, n'est pas dans le refus systématique. Ce système d'échange bien rodé sur lequel mes techniques de diversion étaient parfaitement au point.

Non non non.

Chez lui le Terrible Two a activé l'option fouting ta gueule.

Là, par exemple, ça fait quelques jours qu'il sort de son lit tous les soirs. Et éventuellement toutes les minutes.

Alors rassurez-vous, il n'a pas du tout l'air angoissé par la séparation, les monstres sous le lit, le fait qu'on l'oublie pendant qu'il dort. Non non non.

Il sort de sa piaule l'air ABSOLUMENT réjoui du bon tour qu'il vient de nous jouer.

Lui qui se lasse vite des jouets, j'espère qu'il va trouver le comique de répétition un peu limité, mais connaissant ses parents, figurez-vous que je ne suis pas DU TOUT rassurée.

Et puis ce matin, pour pousser le fouting ta gueule un peu plus loin, je l'ai entendu gazouiller, suis allée le chercher, l'ai pris dans mes bras.

"Encore dodo", qu'il me dit. Connaissant son goût pour la grasse matinée (not), j'ai tout de suite pigé qu'on allait découvrir la nouvelle version de la blague.

Et de retour au lit, comme de bien entendu, il a fait celui qui fait semblant de sortir de sa chambre (la main, puis le doudou, puis on referme, puis on recommence).

(Curieusement, quand j'ai dit à son père, à haute et intelligible voix "c'est dommage que Lomalarchovitch se soit recouché, j'aurais bien partagé mon jus d'orange et ma tartine avec lui, il a accouru. Il faut que je trouve le truc inverse pour le soir, maintenant).

Ce bébé est rempli de joie de vivre à en déborder. Et quand même, à part quelques soirs, c'est furieusement réjouissant.

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jeudi 23 juin 2016

Bonheur collectif Montessorien

Cette année ne cesse de décevoir sur l'état du monde et sur ceux qui se targuent de le diriger. Comme Kozlika disait, difficile de parler d'un bonheur par jour quand il est si difficile de se réjouir de quoi que ce soit de collectif.

Pour autant, dans une année qui a été très dure aussi d'un point de vue (politique) locale, j'ai un grand bonheur.

A l'automne dernier, un enseignant de l'école de ma fille a lancé un projet inspiré de la pédagogie Montessori (entre autres) à l'école en bas de chez nous.

Celle-là même où l'année a été aussi très très difficile et qui est un peu laissée à l'abandon.

J'ai eu un grand plaisir à aller taper des sous sur les internets pour essayer d'apporter ma petite pierre à l'édifice. Étant donné l'implication et l'énergie que ça a demandé pour lui, il me semblait que c'était bien le moins.

Vous trouverez des nouvelles en images et un petit bilan sur le blog du projet : ça marche. Et ça va continuer l'an prochain.

C'est une petite chose à l'échelle de l'humanité, mais ça n'est pas rien, ce projet : c'est de l'espoir, c'est du refus de baisser les bras, c'est du travail, c'est du bonheur des enfants.

Alors voilà. Mon bonheur collectif c'est d'avoir été une toute petite partie mais une partie quand même de ce projet-là. Je me réjouis d'avance pour les CP de l'an prochain !

mardi 31 mai 2016

Au milieu du rhume coule une rivière de morve

Comme toutes les trois semaines environ, Lomalarchovitch a le nez qui coule.

Ça fait partie de la joie des premières années et des contacts avec les copains-copines qui eux-mêmes...

Pas de quoi en faire un billet, pas plus du fait qu'hier, nous l'avons mis au lit un petit peu fiévreux.

Et ce matin il s'est levé (tôt) et... chougnasse.

Notre fils.

Chougnasse.

Je vous avoue que j'ai commencé à m'inquiéter sérieusement. Ce petit bonhomme toujours content et quand il ne l'est pas, de façon tellement fugitive qu'on a pas le temps de réagir avant que le sourire ne lui revienne.

Il était râleur, pas content, pleurnichard.

Tout juste sorti de sous la couette, il était un peu tôt pour évaluer sa température.

Et puis on s'est souvenus qu'à la halte-jeux, il avait peu goûté (phénomène qui fera sans doute la une de la gazette pendant plusieurs semaines, étant donné qu'ils s'extasient en continu sur son appétit, semblant indiquer qu'il a BEAUCOUP mangé, alors qu'ils nous le rendent affamé. On y peut rien, c'est le fils de son père, lui même fils de son père, ils ont le coup de fourchette spectaculaire. Et un métabolisme qui me rend jalouse).

Hier soir non plus, il n'avait pas mangé des tonnes.

Alors on lui a donné à manger.

Retour à l'humeur souriante qui lui est naturelle.

Soulagement parental.

Petit bonheur à voir cet ogrillon joli retrouver sa joie de vivre.

mercredi 25 mai 2016

Air Beach Boys

J'ai commencé la journée assise par terre, sur le tapis, avec mon fils, à faire un concert de Air Beach Boys.

Moi jouant sur une guitare faite (par lui) en méga blocks, lui chantant dans sa lampe-de-poche-micro.

Niveau bonheur, la suite de la journée risque d'avoir du mal à s'aligner.

C'était trop bien.

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mardi 24 mai 2016

De l'énergie nécessaire

Or donc, il me restait un jour de congé à prendre avant la fin mai, et je m'étais dit qu'un lundi de repos après le week-end d'anniversaire de ma fille ne serait pas de trop.

Il faut dire, entre la fête elle-même (heureusement, il a fait environ bon et on a pu sortir les six trolls pour un spectacle théâtre et danse de plein air) et la pyjama party qui a suivi (quatre enfants sous notre toit jusqu'au dimanche fin de matinée) c'était déjà dense.

Et puis Lomalarchovitch était surexcité par le fait d'avoir ses frère et sœur, en plus d'avoir un nouvel achievement en cours de déblocage, il est de nouveau au taquet, fier de ses bravades et sourd partiel à la voix parentale.

Me voici donc lundi, en comité d'enfants restreint, à me dire que ouf, on peut souffler. Sauf, donc, que Lomalarchovitch était toujours au taquet, aggravé par le fait qu'il pleuvait comme vache qui pisse et qu'on était confinés dans une pièce pour laisser la femme de ménage travailler à peu près tranquille.

A l'heure de la sieste, appel de l'école, ma fille était malade. Il a fallu évaluer à distance, temporiser parce que j'étais seule à la maison [1] avec un bébé qui dort, donc pas possible de sortir en le laissant et préférable de ne pas le réveiller.

De façon opportune, ledit bébé a décidé d'écourter sa sieste est je l'ai emmené récupérer sa soeur.

Du coup j'ai passé la fin de journée avec un bébé chiant ET épuisé DONC encore plus chiant, et une gamine qui, en fait, allait parfaitement bien, mais a trouvé sympa de nous faire son numéro d'ado rebelle et drama queen parce que je l'ai forcée à se couvrir avant d'aller sous la pluie[2].

Bref, une journée bien tendue du slip comme on aime et qui m'a fait apprécier le calme relatif du trajet en voiture pour aller au boulot ce matin. Oui, dans les bouchons et parmi les conducteurs fous furieux, j'ai apprécié le calme.

Côté bonheur : j'étais pas au bureau :ppp

Notes

[1] pour une raison que je n'évoquerai pas ici mais plutôt là

[2] en revanche, j'ai prévenu son père qu'elle a cherché à apitoyer et il lui en a mis une deuxième couche. Elle a, paraît-il, passé la soirée à bouder CHEZ LUI, ce qui est moins désagréable que de bouder CHEZ MOI.

jeudi 12 mai 2016

Bonheurs en retard

Bon, ce n'est pas tout ça que d'agiter les internets avec des histoires de féministeries, il faudrait aussi un peu songer à raconter des bonheurs. Ce n'est pas faute d'en avoir vécu, figurez-vous, mais je bosse comme une cinglée et quand je ne bosse pas, j'essaie d'éviter les ordinateurs, au moins un peu.

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Alors d'abord, et c'est important de s'en rappeler, il y a eu le premier pique-nique de la saison ! Ce qui signifie que OUI, il a fait assez beau et chaud[1] pour le faire ! C'était bon, c'était chouette, on a rencontré de nouveaux copains et à l'issue de tout ça j'ai même repéré un magnifique rocking-chair PLIABLE sur lequel je louche pour de prochaines occasions. Ben oui ma bonne dame, on ne rajeunit pas et mon dos hurle à la mort après chaque fois où je lui fais le coup du pique-nique. Et puis je me vois tellement bien dans mon rocking-chair avec sandwich d'une main et tricot de l'autre, à l'ombre partielle des feuilles printanières. Non ?

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Nous nous préparons (fébrilement, en ce qui la concerne) à fêter les dix ans de Cro-Mignonne. 10 ANS ! Vous vous rendez-compte ? 10 ans qu'elle est là.

C'est curieux cette sensation avec les mômes, que le temps file mais qu'ils ont toujours été là, hein. Elle est épatante, avec son caractère bien trempé, ses timidités, son envie d'autonomie, sa façon de s'emparer des responsabilités et de comprendre que bon, plus elle en fait, plus les négos pour les petits et grands plaisirs sont faciles. Elle me ravit.

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Lomalarchovitch est en pleine explosion du langage, sujet sur lequel il n'était pas tellement en retard, notez-bien. Du coup ça bavarde tant que ça peut, il chante, n'importe quel objet lui servant de micro (déjà) ! C'est le plus joli "petit escargot[2]" du monde et un Beach Boy accompli.

Il est drôle et gentil et déjà un peu grande diva, dites donc. Très sûr de son pouvoir sur nous.

Je me régale de mes mômes et je mesure ma chance.

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Et nous ?

Ben on est crevés. Mais assez heureux, je crois (je ne le dis pas trop fort pour ne pas nous porter le mauvais oeil :D)

Notes

[1] contrepèterie belge bien connue

[2] porte sur son dos

lundi 25 avril 2016

Vite !

Vite, vite, avant que le rythme de rentrée ne balaie tout, quelques bonheurs vacanciers...

  • faire la cuisine avec ma fille, la voir mûrir peu à peu sur son rapport à la nourriture
  • rire de son sens de l'auto dérision
  • entendre les compliments ("t'es belle, maman") et les déclarations d'amour de mon bébé joli
  • avoir TROIS HEURES TOUTE SEULE
  • n'en rien faire de plus compliqué que l'étoile de mer sur le lit, bouquiner, somnoler, bouquiner encore
  • avoir hâte de retrouver les autres après
  • savoir que je faisais le dernier rendez-vous avec mon maintenant ancien toubib
  • profiter de la passion pour les Beach Boys de mon fils pour écouter Good Vibrations plein de fois par jour
  • se promener avec des amis au soleil et profiter de leur chouette présence

(et oublions les épisodes fâcheux comme la voiture à la fourrière...)

Ayé, c'est fini, c'est la rentrée.

Mais bon, j'ai posé mes congés pour cet été, histoire de pouvoir rêver soleil et bons moments loin du boulot.

mercredi 13 avril 2016

La semaine d'avant vacances

Je pense que les menaces de la charcutière de priver Lomalarchovitch de ses saucisses a fonctionné : depuis, il est l'incarnation du bébé parfait.

Quand je rentre, on papote, on joue, on lit beaucoup, on chante. Il a oublié son art de la provoc et sa surdité totale au "non" des dernières semaines.

Sachant qu'il ne s'agit que d'un répit, je savoure chaque micro seconde de ces fins de journées si douces qu'elles en effacent le stress du travail, juste avant.

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Les parents de bref passage parisien sont venus dîner hier soir. C'était bien chouette et beaucoup trop court. Ah ! Si Paris était à Marseille, que les choses seraient plus faciles !

Du coup j'ai vu une photo semi récente (d'il y a quinze jours, autant dire plus d'un tiers de son âge, donc plus du tout d'actualité) de Nièce Adorée qui est vraiment très très belle (et très petite).

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Et puis J-3 avant les vacances.

lundi 11 avril 2016

Printanier (en images)

Il y a quelques rayons de soleil et il ne nous en faut pas plus pour se précipiter et mettre les pieds (nus, pour les plus grands[1]) dans l'herbe.

Hier, une fois n'est pas coutume, on a eu un dimanche en famille. Alors on en a profité.

Il y avait un petit grand qui faisait sa première sortie en draisienne ("avélo ! Avélo !"), pas encore très aboutie d'un point de vue équilibre, mais carrément si on s'en tient à l'enthousiasme du jeune homme.

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Et puis cet excellente chose toute amie des parents Montessoriens que sont les bâtons et les pommes de pin. Intense concentration garantie. Et un peu de repos dans l'activité : courir dans l'herbe après l'explorateur en herbe.

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Il y avait Cro-Mignonne, ma grande-chose adorée, pile à l'âge où on peut, en l'espace de quelques secondes, passer d'un questionnement intense sur le fait que les bâtons utilisés la dernière fois pour jouer aux agents secrets, est-ce qu'ils seront là ou pas, à un autre sur le fait qu'on voit la marque de sa culotte sous son legging (soupir).

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Et des câlins, parce que les câlins c'est important.

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Note

[1] oui, on sait, en avril, pas d'un fil, mais bon. Où est le fun, si on reste en chaussures, hein ?

jeudi 7 avril 2016

Bonheur d'aujourd'hui

Soudain ça me frappe.

Il y a cinq ans j'étais dans l'une des années les plus compliquées de ma vie.

J'étais, depuis quelques mois, seule avec ma fille, je venais de sortir de six mois d'acharnement contre des banquiers avec quelques alliés, mais moins que de gens qui compliquaient les choses.

Il y a avait un truc qui tenait de la torture sentimentale dans mon existence.

J'étais crevée. Et en même temps assez contente de me réapproprier ma vie, mais c'était dur, tous les jours, pour la logistique, pour les sous, pour le moral, pour tout.

Je ne savais pas encore que quelques semaines plus tard, on allait re faire connaissance avec mon Enchanteur. Je n'imaginais même pas ce qui allait suivre. J'étais certaine que je serai mère d'une enfant unique (unique en son genre, elle l'est restée !).

Et là je me dis que bon. On a un quotidien sportif, surtout cette semaine, on a des séquelles de la fatigue tous les deux. Mais des enfants pleins de vie et de jubilation de vivre. OK la porte fait shboing la nuit quand il rentre et ça me met de mauvaise humeur[1], mais on rit, et on vit et même si on est pas riches, qu'on se marche un peu dessus dans l'appart et qu'un nombre considérable de nos appareils électro ménagers ont canné dans ces deux dernières années, on est heureux.

D'un futur que je n'imaginais pas il y a cinq ans.

Note

[1] il va falloir encore un peu de temps pour que je sois sereine face aux interruptions du sommeil, je le crains

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