Sacrip'Anne

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Blougueries › Bonheur du jour

Les petits bonheurs qu'il ne faut pas manquer de remarquer.

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jeudi 1 février 2018

Petits bonheurs de 1er février

Je sors de la piscine et c'était une chouette séance.

D'abord parce que je progresse, je fais maintenant 1,2 km par séance de 45 minutes là où j'en faisais pile 1 il y a quelques mois.

Du coup, même si je fais partie des nageurs lents, je ne suis presque plus jamais la plus lente dans la catégorie "moins de 60 ans" [1] et il m'arrive même de laisser derrière moi des jeunes gens.

Et puis par une sorte de miracle hivernal, les croisements étaient fluides, pas de coups de pieds, pas de slalom géant pour éviter les mecs qui ne veulent qu'aller tout droit parce qu'ils sont là pour la performance, coco. Suffisamment rare pour être noté.

Ensuite, parce qu'il y a un type qui nageait une brasse coulée tellement coulée qu'il nageait un peu comme une loutre, c'était rigolo et ça m'a fait une bonne partie de ma séance. Notons au passage que la technique de la loutre était diablement efficace, il allait carrément vite, pour un nageur de brasse.

Enfin parce qu'il y a (enfin !) un rayon de soleil à Paris qui dure plus de 15 secondes aujourd'hui. Du coup il y avait du soleil au travers des baies vitrées, et j'ai dû mettre mes lunettes de soleil pour conduire.

C'est si exceptionnel ces dernières semaines qu'on se réjouit à intervalles réguliers, au bureau. Ce soleiiiiil !!

Et puis demain c'est vendredi, youpi.

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Note

[1] Entendons-nous bien, il y a des nageurs de plus de 60 ans qui me laissent sur place :D

lundi 18 décembre 2017

La fin

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La fin d'année commence à approcher sérieusement.

Comme d'habitude et de bien entendu je regarde ce cap avec un sourcil levé d'étonnement : déjà ? La fatigue de l'habituelle et éreintante période septembre - décembre au boulot est bien là, malgré les mini vacances de la Toussaint, mais j'ai toujours ce décalage de perception entre la date du calendrier et celle que je ressens.

Si je devais faire un bilan de cette année, je commencerais par dire qu'elle a été foutrement difficile - professionnellement, pour commencer.

Et finalement, avec quelques idées sur comment je voudrais construire mon futur et une légère anesthésie de fatigue, j'ajoute des ornements.

En plus de nos belles vacances d'été couronnées d'un neveu neuf, j'ai l'énorme somme de deux escapades à mon compteur, cette année. Ca faisait des années que je n'en avais pas fait autant. Le week-end des sorcières et l'escapade à Nantes ont été de si jolis moments que bon, quand même.

Et puis le chat ! Maïa qui me réjouit, Maïa qui me fait rire, Maïa qui me snobe avant de réclamer les bras et me donner des coups de tête sous le menton. J'adore ce chat. C'est con, hein, mais je l'adore.

Les enfants vont bien, aussi (n'essayez pas d'interpréter l'ordre d'importance prioritaire, j'écris au fil de l'eau à la faveur de quelques minutes de calme !) Les grands semblent bien dans leurs vies de collégien(ne)s, le petit, aka "fils de la joie et du soleil", resplendit et enchante toute chose de son sourire à fossettes et de son talent pour la vie.

Alors on est un peu plus sereins que les années passées, je pense.

J'ai vu ma tante, beaucoup. Vu là où elle vit, ça n'est pas si courant.

Tout le monde va bien, autant que possible.

Et puis mon vélo !

Je parcours les photos de l'année et oui, il y a eu de la joie, du bonheur, plein et à répétition.

Même si ce pan professionnelle n'est pas source de plaisir et d'épanouissement en ce moment, le reste a fabriqué une plutôt chouette année, malgré le monde qui nous entoure.

C'est précieux.

mardi 5 décembre 2017

Et donc nous sommes allés à Nantes

Je sais qu'à l'échelle d'Internet ça fait une éternité, mais entre le boulot prenant, les avanies de coccyx et de voiture, le mois de novembre a filé - et fort heureusement qu'il y a eu cette parenthèse pour lui donner un petit côté lumineux parce que le reste s'est quand même nettement apparenté à une longue tartine de merde.

J'avais pris quelques jours de vacances pour les congés de la Toussaint, et puis envie d'aller voir ailleurs ce qui s'y passait, de prendre un bol d'air et de s'aérer les idées.

Après quelques réflexions de distance, localisation, type d'envies, on s'est fixés sur Nantes, d'abord parce qu'on avait plein de copains à y voir, et puis parce que. Comme j'avais promis à quelques personnes de raconter, voici, enfin, le récit de nos quelques heures Nantaises.

Nous voici donc partis par un beau matin d'automne. Et arrivés un peu plus tard dans la journée.

J'ai ainsi pu goûter à la tant vantée cuisine d'une ancienne collègue maintenant amie et profiter un peu longtemps d'une actuelle collègue mais généralement croisée par tranches de 5 minutes. On a passé là-bas une soirée chaleureuse et riante, du genre qui fait du bien à tout. Et en rentrant dans la ville, nous avons été salués par la silhouette majestueuse du Belem, chouettement présent en même temps que nous :)

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Le lendemain nous avons enfin vu "en vrai" les machines de l'Ile de Nantes (les cils de l'éléphant m'ont émue plus que de raison) avec l'ami sLeAbO et sa petite famille, et c'était génial. J'ai adoré la poésie loufdingue option steampunk de cet endroit et je n'ai qu'une hâte : y retourner !

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Puis après un chouette déjeuner et une micro sieste, nous avons ENFIN vu en vrai Jacotte et ses points qui nous a régalés d'une visite de Trentemoult, puis le centre-ville de Nantes. Autant vous dire que c'était comme si on s'était toujours connues et que Jacotte, elle est encore plus adorable en vrai que sur les rézosocios. Elle a durablement marqué mes enfants qui me parlent toujours de la "gentille dame qui s'appelle Jacotte et qui a des pois" :D

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J'ai été touchée de voir ma fille réagir au mémorial de l'abolition de l'esclavage et admiré le centre-ville, louché sur des centaines de vélo (ils ont des pistes géniales, à Nantes !!).

J'ai aimé, à Nantes, la beauté des rénovations et la présence de l'art partout, à chaque coin de rue ou presque.

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Et bien sûr on s'est régalés le soir en présence du camarade Quitusais, aka le cyber fils de ma tante Pim. On a beaucoup ri et bien mangé : la vie, la vraie.

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Le lendemain nous avons profité de quelques derniers instants en famille pour faire un tour sur le carroussel des mondes marins avant de reprendre la route.

Et c'était vachement bien, et on recommencera

mardi 7 novembre 2017

Vélotaf, une première !

Pour ceux qui auraient loupé l'épisode de ce week-end, j'ai trouvé dimanche ma voiture sur une seule roue.

Oui grrr.

L'assurance prend une partie des frais en charge, en attendant, ma voiture est dans un garage et me voici piétonne.

Hier matin je suis venue du commissariat en bus, le soir mon alternante qui devait faire une course à Colombes m'a raccompagnée.

Ce matin, j'avais très moyennement envie d'attendre des bus dans le froid, et puis il fait beau et par la magie du changement d'heure, ce sont les derniers jours où il y a un peu de clarté à mes horaires du boulot.

Je me posais donc des questions sur mon mode de locomotion du jour, et puis fortement encouragée par les copains cyclistes urbains et mon Enchanteur, je me suis lancée, fièrement juchée sur Wyatt, pour une petite dizaine de kilomètres.

Le démarrage s'est fait en partie à pied, il y avait une longue queue de voitures dans l'avenue que je dois brièvement prendre et je ne me sentais pas de remonter la file, j'ai donc fait quelques mètres en poussant l'engin sur le trottoir. J'ai ensuite rencontré un camion poubelle qui m'a permis d'avoir la rue pour moi, les voitures coincées derrière !!!

Après 2 ou trois kilomètres en ville puis le long de l'A86, j'ai pu enfin rejoindre mon Graal : le chemin de halage. La sensation de liberté sur les quelques mètres de gazon pour le rejoindre ! Euphorique !!

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Et puis après : le calme absolu. J'ai croisé des piétons, des coureurs, des vélos. On s'est dit bonjour à peu près tous, ou en tout cas hoché la tête (sauf la dame en VAE qui m'a doublé comme une flèche et qui n'avait pas l'air de savourer tant que moi l'harmonieuse beauté de ce matin d'automne :p)

Je recommande à ceux et celles qui ont le vertige la (fort heureusement) courte passerelle qui surplombe la Seine.

J'ai salué les performances des "sauteur de barrière" (il y a des sortes de passages à vélos ou on pousse le vélo dans un petit passage super étroit en marchant à côté) en leur disant que leur surperformance me complexait un peu, mais que j'admirais, et malgré leurs tenues de grimpeurs du mont Ventoux, ils m'ont tous dit que c'était super courageux à moi de me lancer et bonne route.

J'ai trouvé ça très chouette et très bon esprit.

D'un point de vue physique, je n'avais que des mitaines, du coup j'ai eu un peu froid au bout des doigts, mais pas au reste (merci pour les conseils d'hier soir à ceux et celles qui les ont dispensés) et j'ai encore bien à apprendre sur le dosage de pédalage. Et comme ça m'a été signalé, mon vélo n'est pas précisément fait pour ça. En revanche, au bout de dix kms, si j'avais la cuisse un peu bétonnée, pas le moindre mal de fesses.

Je prends donc le pari de dire qu'entre l'amélioration de ma technique, ça va aller quand même : ce que je "perds" en effort (malgré tout c'est assez plat, hein) je le gagne en confort dos / fesses.

Et puis voilà, pendant 8 kms et quelques, c'était le bord de Seine, le bruit de la nature qui se réveille, le givre sur les feuilles mortes, bref, du calme et de la beauté. Et encore, j'étais un peu concentrée sur mon effort et surtout, je ne voulais pas trop m'arrêter au risque de ne pas repartir :D

Globalement je ne me suis pas fait de frayeurs de pilotage (et sur la partie dangereuse pleine de camions sur les 300 derniers mètres, j'ai traversé à pieds et roulé sur le trottoir aka la piste cyclable à 135 euros, vu qu'il n'y a pas de piétons dans le quartier, je ne me suis pas sentie trop sauvage).

J'ai donc mis plus longtemps qu'en voiture, j'ai transpiré plus de la tête [1] , mais je suis arrivée avec la banane au bureau (et les cheveux bien mouillés).

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Voici Wyatt bien garé, y a plus qu'à rentrer ce soir !

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Note

[1] pour les copains : j'avais quand même mis tous mes doudous, hein, les gants, le casque, le gilet jaune, je sais que c'est aussi aux autres de partager l'espace mais comment dire ? Je suis une bébé vélotaffeuse !

mercredi 25 octobre 2017

Et plouf !

Alors, à la suite de mon dernier lumbago cet été, je me suis mise à aller à la piscine.

J'y suis allée tranquillement, avec ma brasse de grand-mère, jusqu'à nager mon kilomètre, pas rapidement mais sûrement et sans interruption.

Contrairement à l'avis général, je ne m'ennuie pas (d'autant que j'ai souvent de la musique dans les oreilles), ça ne m'embête pas d'y aller même quand il ne fait pas beau. Certes, c'est plus simple de se rhabiller quand c'est culotte et robe d'été que quand il faut enfiler des chaussettes sur peau humide, mais ce petit rendez-vous avez moi-même me fait du bien dans la tête (et peut-être dans le dos ??)

Quoi qu'il en soit, encouragée par les nageuses mes amies, j'ai, ce midi, innové de deux façons :

- nagé comme il se doit en tenant ma droite dans le couloir dans la partie "nawak" du bassin. OK, j'étais la seule, du coup ça ne m'a pas vraiment simplifié la vie rapport aux croisements de nageurs rageux, mais au moins j'avais le sentiment et la fierté de faire les choses comme il se doit ;

- introduit dans ma brasse de grand-mère environ 20 % d'autre chose, à savoir un peu de crawl et un peu plus de brasse coulée.

(A destination de Shaya, y avait priorité aux mômes en vacances pour les planches et y en avait plus. Du coup je songe à m'en acheter une comme ça je suis sûre d'en avoir une).

Alors clairement, niveau souffle, c'est plus exigeant. En revanche j'ai chopé un début de truc sur la brasse coulée, ça allait bien sur la synchronisation.

Pour le moment j'ai réussi à faire environ 3/4 de longueur à la fois avant de me noyer dans mes propres bronches (en plus j'avais bien de la ventoline, mais dans le tiroir du bureau, pas dans le sac de piscine, ce qui est un peu trigger pour les asthmatiques, du coup j'ai cherché à assurer avant tout). Pour le crawl c'est clair que là tout de suite, on y va par quart ou tiers de longueur à la fois.

Mais, à ma grande satisfaction, si j'ai pris mon temps pour récupérer en nageant plus lentement, je ne me suis pas arrêtée !

Du coup me voici complètement HS cet après-midi mais avec la sensation d'avoir fait quelque chose en plus et d'avoir un point de départ pour la suite, et ça c'est bien chouette.

Et puis voilà, plouf.

(Message de service : pas de buée sur les lunettes)

lundi 23 octobre 2017

Octobreries

En un éclair nous voici passés de la rentrée aux premières "petites vacances" (pourtant que certaines journées sont longues...)

Les enfants ont pris leurs marques dans leurs écoles respectives à une vitesse impressionnante.

Cro-Mignonne fait un début de 6e des plus brillants. J'ai vu l'autre jour sa prof principale qui, en dehors d'affinités de littéraires, m'a semblé heureuse de m'en dire du bien. On a passé un long moment à commenter le plaisir d'avoir de ces élèves. Un chouette moment.

Le Lutin semble bien s'être fait au collège aussi. Quant à Lomalarchovitch, il râle les jours sans école. C'est vous dire que l'adaptation n'est pas trop difficile.

On a passé le début d'automne à s'habituer à nos nouveaux rythmes, à faire du vélo (je fais comme les mômes et je vais me réhabituer à l'équilibre à deux roues en faisant des slaloms entre les arbres du square), à essayer de résister à la passion envahissante du dernier né pour la Reine de Neiges (il chante la fameuse chanson en faisant les gestes des bras, l'école n'a pas encore gagné sur sa gender fluidité).

On a fêté l'année de présence de Maïa chez nous, c'est allé vite. Elle reste une sauvageonne, mais une sauvageonne qui réclame le câlin du matin dans mes bras et la caresse du soir dans le lit de Lomalarchovitch. On s'accorde bien, elle et nous.

Bref, on vit plutôt heureusement. C'est doux comme un début d'automne au soleil et ça fait du bien à tout.

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vendredi 8 septembre 2017

L'art de savoir parler aux enfants

Un petit matin frisquet de début septembre.

Lomalarchovitch, joyeux, est en route pour l'école.

Arrivé là-bas et débarrassé de son sac et de son ciré, il s'allonge de tout son long dans le couloir. Hilare mais résistant.

Remise d'aplomb du jeune homme, installation en position debout face à la porte d'entrée de la classe, prêt à franchir le seuil.

Refus d'obstacle : "non je ne veux pas y aller".

Câlins, questions, rebisous, allez zou, on y va.

"Non, je ne veux pas y aller".

Alors la maîtresse se penche vers lui et lui glisse un "viens, on va sortir la pâte à modeler, ce matin".

Sourire lumineux du gamin, déjà dans la classe sans un regard en arrière.

Elle a tout compris, la maîtresse.

(À la décharge de Lomalarchovitch, l'école, c'est rigolo, mais découvrir qu'il faut y aller 4 jours par semaine c'est peut-être un peu étrange. Et surtout, ces mômes qui pleurent et hurlent à la mort pour ne pas entrer, c'est carrément stressant pour tout le monde. Moi aussi si j'avais trois ans je me dirais que si le môme d'à côté hurle comme ça, il doit avoir de solides raisons :D)

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mercredi 6 septembre 2017

Have you met Wyatt ?

Bon, alors il faut que je vous en parle un peu mieux, de ce vélo magique.

D'abord, il faut voir le brief. Je suis plutôt pétocharde et j'ai un sens très approximatif de l'équilibre. Du coup les engins où on est perché très loin du sol, ça n'est pas du tout ma came.

Le premier élément était donc : "un truc avec les pieds qui touchent par terre" (coïncidence, c'est aussi ma taille exacte !)

Ensuite, j'ai le fessier mou d'une princesse au petit pois sous-entraînée. Et facilement mal au dos. Il me fallait donc un engin confortable, autant que puisse l'être un vélo, avec si possible le dos assez droit.

Presque dernièrement, il me faut un vélo facile à entretenir, d'autant que je n'ai pas une place délirante (et encore moins de place où on peut salir).

Enfin, il fallait que j'ai envie de monter dessus. Donc un truc qui fasse que j'ai le coup de cœur pour lui.

J'ai donc commencé à regarder du côté des vélos hollandais, et de fil en aiguille et en recherches, je suis tombée sur les vélos Electra. Et amoureuse au premier regard d'environ toute leur gamme femme.

J'ai bien cherché à être raisonnable mais entre la grande enseigne de magasins pour le sport qui voulait absolument me vendre un vélo dont je ne voulais pas, et puis un coup de cœur de l'autre... que voulez-vous ?

J'étais juste un peu effrayée par le rétropédalage. Figurez-vous qu'il y a des gens qui ne s'y font jamais (à en juger par les fora) et qui ont le plus grand mal à redémarrer après un arrêt parce que leur pédale n'est pas à la bonne place.

Alors ça a bien pris 10 minutes de s'habituer au principe du rétropédalage, que je trouve assez intuitif, cool et pratique.

Il a aussi ce petit luxe : on peut changer les vitesses à l'arrêt :) Et des gros pneus hyper confortables (et non ça ne ralentit pas à mort) qui sont conçus pour limiter au maximum les risques de crevaison. Magique ! (Enfin ça je vous le dirai à l'usage long !)

Et surtout, surtout, cette magique Flat Foot Technology. Amis à la longueur de jambe ridiculement faible, je vous recommande. C'est hyper sécurisant et une fois installé, ça ne change pas énormément la sensation de pédalage. On est juste BIEN.

Vous l'aurez compris, Wyatt tient ses promesses et en plus il fait sourire les gens qu'on croise dans la rue tellement il est beau. Et oui !

Vive Wyatt !

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mardi 5 septembre 2017

42, my awsome bike, école

Ça y est, la rentrée est passée. Les jours raccourcissent, c'est bientôt l'automne, les champignons, les gratins, les pulls de plus en plus chauds... et le rush pro jusqu'à Noël, en ce qui me concerne.

J'ai l'âge que les geeks honorent, l'âge de la réponse. Hélas je n'ai pas, vendredi dernier en me réveillant, eu connaissance de la question. Ça viendra peut-être ?

Pour mon anniversaire, une équipe de joyeux lurons (merci merci merci encore) ont contribué à rendre beaucoup plus accessible mon crush qui ne l'était pas.

Car oui, un peu aiguillonnée par Clara qui aime faire du vélo mais qui manquait d'horizons dans le parc près de la maison, puis par l'existence d'une belle piste en bord de Seine à un jet de caillou de chez nous, j'ai retrouvé l'envie de faire du vélo. Alors après des heures de benchmark, de questions, de réponses, une remise en selle avec papa cet été, j'ai fini par céder au coup de foudre avec Wyatt[1].

C'est un vélo américain, complètement décadent tellement il est beau et uniquement fabriqué pour se balader pépère (à la plage si on en a une !). Un Townie Balloon de chez Electra. C'est incroyable, on monte dessus, et on sourit !

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Voilà de quoi rendre colorés et joyeux les allers-retours vers la piscine, et pourquoi pas si la forme vient d'ici quelques mois au bureau ?

Me voici donc vieille mais ravie.

Les enfants sont bien rentrés.

Lomalarchovitch, hier, avec curiosité et enthousiasme. Il a bien aimé sa maîtresse et semblait, d'après les ragots, assez contents d'y retourner ce matin. Le voilà lancé dans une nouvelle vie et nous, sans bébé à la maison.

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Cro-Mignonne, elle, a franchi ce matin aux aurores le seuil du collège. Sa classe porte la même lettre que la mienne il y a quelques décennies et elle est avec l'une de ses meilleures amies en sixième bilangue anglais-espagnol. Quant au Lutin, qui va faire une classe à horaire aménagé musique et apprendre le trombone (oui pauvre de moi), ça semble avoir roulé aussi.

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Bref, nous voici repartis.

Note

[1] Comme Peter Fonda dans Easy Rider

lundi 31 juillet 2017

La fois où je n'ai pas eu d'enfant pendant 3 jours

Cette année, j'ai fait quelque chose que je n'avais pas fait depuis des années.

Je suis partie passer quelques jours avec des amies, toute seule, sans compagnon, sans enfants [1].

On était quelque part entre le nombril et le trou du cul du monde, il y avait du vert à perte de vue, des chevaux, des chèvres (obligé), une piscine dans laquelle se baigner, de jolies promenades. Ça c'était pour l'extérieur.

Il y a eu des rires, des émotions, de l'intime, du léchage de vitrines virtuelles en préparation de déménagement, des bavardages, j'ai parlé des rires ? De l'économie ménagère.

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Et surtout cette sensation merveilleuse de vivre à son propre rythme, sans aucune autre obligation.

C'était bien et juste assez pour que j'ai envie de retrouver les chevelus à mon retour.

Note

[1] ceussent qui disent que c'est pareil... huhuhu

mardi 11 juillet 2017

Trois ans

Ce bébé qui est le mien et qui n'a jamais paru très petit (même quand, par rapport à un adulte, il l'était) est donc maintenant un grand petit garçon de trois ans.

Il atteint déjà presque le mètre et ses seize kilos le rendent difficile à transporter - heureusement qu'il marche bien ! Par ailleurs il déborde de tout engin de transport de type poussette, du coup j'ai unilatéralement décidé qu'il serait marcheur. Ça lui va bien (on fait des trajets des parcours de motricité avec des graaaaands pas et du trottinage). Et quand ça ne lui va plus il vient se planter devant nous (en nous tournant le dos) pour demander les épaules. Ça marche pas mal sur son père et pas du tout avec moi.

Il a largué il y a quelques semaines les couches, sauf pour la nuit. Excellente nouvelle. Il réclame l'école comme un perdu - il aura bien le temps d'espérer les vacances par la suite - et démontre un grand talent dans l'art d'em... bêter ses frères et soeurs.

Pour son anniversaire il rêvait d'une cuisine, qui est installée depuis ce matin dans la nôtre. Il était à peine rentré de la halte-jeux qu'il a commencé à y préparer des cookies (imaginaires) et à y faire sa vaisselle (air-vaisselle devrais-je dire). On a eu un peu de mal à le coller à la sieste.

J'espère qu'il gardera longtemps ce goût pour faire à manger, qu'il nous en fera profiter plus tard (oui, esclavagiste, parfaitement).

Il est délicieusement bavard, cruellement dictatorial, parfaitement dégourdi et en quête d'autonomie.

Et quand il est de mauvaise humeur, c'est bien simple : c'est signe de grande faim.

Ce môme est génial [1]. Et en plus c'est le mien.

Note

[1] bien que fatigant

jeudi 22 juin 2017

Sur la pente (pas très douce) vers les vacances

Je cours ces derniers mois, du boulot au boulot et puis les parents d'élèves, le conseil syndical (oui je me suis fait avoir en beauté, ils m'ont fait le coup de l'oeil de cocker malheureux), une formation chouette pour le boulot.

Bref, Lomalarchovitch avant-hier a déclaré qu'il ne m'aimait plus parce que je m'en allais trop. Je vous rassure, dès hier, il m'aimait de nouveau. Et puis ça l'a pris un peu de court quand je lui ai dit que mon amour pour lui n'était pas conditionné par son amour à lui. Et toc et paf, rep à ça. Ha.

J'ai l'impression qu'on me parle de futur lointain quand on me fixe des réunions en juillet, et puis un oeil sur le calendrier me fait lever un sourcil. Quoi ? Déjà ?

Tant mieux si ça passe vite, Ça rapproche des vacances. D'abord parce que j'ai hâte, ensuite parce qu'on doit arriver en bas à droite, là où la mer est douce et ne s'en va pas plusieurs fois par jour, au moment de la naissance de mon neveu.

S'il est aussi mignon et crapoutouilloufoumini que sa sœur (et ses cousins), ça nous promet une belle colo où les enfants seront presque aussi nombreux que les adultes.

Sans parler du lobbying sur le successeur au titre de chouette chien de mes parents, le vieux copain Pipo ayant vécu ces derniers jours il y a quelques semaines, au plus grand chagrin de toute la famille.

Bref, on a un programme chargé et prévisionnellement heureux, du coup vivement le bout du tunnel de boulot pour en profiter. Non mais ho.

Dans 5 semaines et demi c'est la quille.

mardi 23 mai 2017

Plus un bébé, presque une grande

Nous n'avons presque plus de bébé à la maison.

Motivé par l'idée d'aller jouer au centre de loisirs cet été, dans SON école, et aussi par le statut promis de "Chef des Minions" [1], Lomalarchovitch se promène désormais la fesse insolente autant que sans couche pendant la journée.

Au global peu d'incidents, un plaisir immense à faire partie des grands (et aussi à pouvoir se trip0ter la n0uille désormais en accès libre).

Il nous restera, avant la rentrée, la couche de la sieste à virer, mais vu la vitesse à laquelle il avance, je ne suis vraiment pas inquiète.

Par ailleurs il nous surprend à toutes les phrases par son vocabulaire riche (ce matin il réclamait le dénoyauteur pour ses cerises du petit déj) et la construction complexe de ses phrases.

Il reste la rondeur de ses joues, ses genoux et ses pieds potelés [2] pour nous préparer à dire au revoir à la vie avec un bébé et entrer de plein pied dans la vie avec un "grand petit" !

Petit Bonhomme

---

Sa grande sœur vient de fêter ses onze ans. Elle va bien. Elle est sortie plus qu'enthousiaste de sa visite du collège et a déjà repéré ses deux endroits préférés : le CDI (c'est Minka qui va être contente !) et le foyer des élèves.

Elle est attachiante, parle de plus en plus vite, on respire à chaque "c'est trop cool" en essayant de suivre.

Elle pousse comme de la mauvaise herbe en guettant impatiemment le moment où elle pourra clamer "je te dépasse !!" et vit, comme ses congénères, dans la religions des youtubeurs. Je regarde ça d'un oeil mi torve mi amusé.

Un morceau d'elle espère encore recevoir sa lettre pour Poudlard. L'autre contemple son corps changer avec plutôt la tête de qui vit pas mal le processus.

Elle a l'air équilibrée, chouette. Je me dis que c'est toujours ça de pris.

Elle m'émerveille, ma reloue jolie, ma futée, ma sensible, ma "tournée vers demain".

Cro-Mi, 11 ans

Notes

[1] mais môssieur est trop bien pour dire Minion, maintenant il dit "despicabol me"

[2] et pour quelques temps encore plus petits que les miens, ce qui n'est plus le cas de ceux de son frère et bientôt de sa sœur. Super, j'ai des pieds taille 10-11 ans

mardi 2 mai 2017

Et pourquoiiiiii ?

Lomalarchovitch, depuis une bonne semaine, pose 2 millions de fois par jour une question qui commence par "et pourquoi ???"

C'est signe d'un cerveau qui fonctionne et d'un développement aussi parfaitement normal qu'harmonieux, me direz-vous.

Oui mais bavard + curieux, c'est vraiment éprouvant, quand la fin de la journée s'en vient (j'essaie de dire les choses aussi poliment que possible, vous noterez).

Nous alternons donc entre vraies réponses (qui apportent leur lot de nouveaux "pourquoi ?") et boutades qui nous font rire plus que lui.

Du genre "pour faire parler les bavards".

C'est sans compter sur son esprit absorbant, n'est-ce-pas, car ce matin au réveil devinez ce qui s'est passé ?

"Pourquoi machin truc bidule chouette ?"

"A ton avis mon chéri ?"

"C'est pour faire parler les bavards ???"

Voilà voilà voilà.

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(Oui vous pouvez rire, mais aussi le prendre en pension quelques jours, pas de problème on le prête !)

mardi 18 avril 2017

Hell's kitchen

Or donc pour ceux qui n'auraient pas suivi nos aventures ni mis les pieds à la maison (du coup il ne reste plus grand monde, si ?) nous avons ENFIN franchi le pas.

Il faut dire, il y a douze ans, quand j'ai craqué sur cet appartement, sa déco n'était pas le point fort. C'était même la clé de voûte d'une négo sérieuse sur le prix, si vous voulez tout savoir !

La cuisine, en dehors de moche, avait une qualité évidente à mes yeux : elle est très grande. Dans mon studio, les plus vieux d'entre vous l'ont vu, on ne tenait pas à deux dans ma cuisine (j'ai déjà vu des chiottes plus grands que la cuisine de ce studio, c'est dire). Sur le coup, la déco seventies n'était donc pas un frein à l'achat.

Et puis on a fait de la peinture dans beaucoup de pièces, c'était une vraie galère de papier peint texturé imperméable posé à même le béton avec un litre de colle au mètre carré. Du coup on a laissé tomber la cuisine, moche mais en bon état général.

Douze ans après (et un changement de compagnon, le précédent ayant un faible pour les portes de placard jaune moutarde périmée), donc, on a franchi le pas et repeint la cuisine.

Alors comme on a un budget archi limité, on a appliqué les principes en vigueur dans la marine : peinture sur merde = propreté.

Donc on a peint du gris PAR DESSUS le papier peint à fleurs d'une couleur rose marron orange indéfinissable. On a mis le blanc (4 couches !) PAR DESSUS les portes jaune moutarde périmée. Et du noir PAR DESSUS la crédence marron.

Il nous reste quelques ameublements à faire mais entrer dans cette cuisine sobre et lumineuse me fait un petit bonheur à chaque fois et rien que pour ça, ça valait la peine.

(Et comme tout le monde a vu les photos ici et là et que j'ai la flemme de les charger depuis mon portable, vous n'aurez qu'à venir pour constater le changement. Promis, Noé sera enchanté de poser au milieu en caleçon comme pour les photos d'étape de chantier !)

mercredi 8 mars 2017

Comment démarrer un 8 mars ?

J'avais la tête rentrée dans les épaules depuis quelques jours à me dire que cette journée allait être horrible et que je ferais bien d'éviter les rézosociaux pour la journée (au moins les persos, pour le reste je suis un peu payée pour, ça va être compliqué).

Mais aujourd'hui l'Enchanteur a une grosse journée de boulot alors j'ai démarré la mienne plus tard[1] et ai commencé par glandouiller avec Lomalarchovitch en mangeant une gaufre pour le petit déjeuner et en envoyant des voeux de bon premier anniversaire à ma nièce par l'intermédiaire de ses parents.

Ensuite on est partis pour la halte-jeux, et il a méthodiquement sauté dans toutes les flaques qui étaient sur notre chemin. J'ai le jean, les chaussures et le manteau mouillés et gadouilleux, mais sa joie était contagieuse.

A la halte-jeux j'ai juste haussé un sourcil et fermé ma grande bouche en entendant la directrice souhaiter une "bonne fête des femmes" à toutes celles qu'elle croisait.

Et puis j'ai fait la passation avec l'une des animatrices que je préfère, souri en voyant mon fils me faire un grand coucou de l'autre bout de la pièce (en mode c'est bon vas-y, j'ai ma vie à mener).

Grosse rigolade d'ailleurs quand je lui ai dit (à l'animatrice) que "l'objet que Sacha aime beaucoup cacher" [2] était dans son sac à dos.

"Ah, le d-o-u-d-o-u ?" me répond-elle.

Et Lomalarchovitch de s'écrier "oui le doudou, où il est le doudou ?"

IMG_20170308_082941.jpg Car oui, Lomalarchovitch, 2 ans et demi, sait reconnaître le mot doudou quand on l'épelle. Voilà voilà.

C'est ma tante d'adoption (celle de Noé, donc !) qui garde la tribu ensuite, je suis contente à l'idée de la voir ce soir. Et puis ce qui se passera entre les deux, on va tenter de respirer par le nez, de bien ventiler, n'est-ce-pas ?

Notes

[1] que ceux qui trouvent que ce n'est qu'un juste retour des choses que pour "la journée de la Fâme", je m'occupe enfin un peu de cet enfant, aillent bien se faire rôtir le popotin :D

[2] le doudou, pour ceux qui ne seraient pas au courant

lundi 27 février 2017

Le grand changement d'avis

Le dimanche midi c'est pâtes et ça fait la joie de Lomalarchovitch, depuis qu'il est admis à la table des grands.

C'est ainsi qu'alors que, couvert de sauce, des pâtes plein les mains, il finissait sa ration d'un air de glouton féroce affamé, je lui demandais ce qu'il voulait ensuite.

"Du yarou't" me répond-il d'un air assuré.

Ok, du yarou't ça sera. Je ne commente rien, fais poker face et le laisse finir.

Deux minutes après il lève un oeil et nous braille un "non !!!" très sonore.

"Non, quoi, mon chéri ?"

"Je ne veux pas le yarou't, il y aura du yarou't pour le goûter, je veux du FROMAGE !!!!" nous affirme-t-il d'un air au bord de la crise d'apoplexie.

On a beaucoup ri devant une telle volonté aussi affirmée et bien exprimée (manquait juste le s'il te plaît), et avons dégusté le fromage ensemble dans la bonne humeur (et sous l'oeil avide du chat).

Ce joli ogrillon qui est mon fils est tout à fait réjouissant.

vendredi 24 février 2017

Déjeuner en paix

Rien à voir avec une quelconque tension familiale mais c'était trop tentant de faire le lien avec la célébrissime chanson de Stephan Eicher !

Or donc hier j'ai déjeuné, toute seule, avec mes parents de passage dans le coin.

J'essaie de me remémorer de quand date la dernière fois. Je suis tentée de compter en décennies mais en grattant un peu dans les souvenirs, je me souviens être descendue chez eux le premier week-end post séparation que Cro-Mignonne a passé avec son père. Et fort probablement mon frère n'était pas à tous les repas. Mettons donc 6 ans minimum. Et avant ces six ans, là, probablement, des décennies.

Probablement quand mon frère s'est fait opérer des coucougnettes à la montagne en été, et si ma mémoire est bonne, on a mangé une raclette et c'était l'année de mon bac.

Entre ça plein de repas chouettes, bons, joyeux, d'autres plus sérieux, avec des compagnons, des copains, des enfants.

Mais des à nous trois très rarement donc.

Et même si certaines circonstances font qu'on aurait pu être plus détendus, ça m'a fait du bien et grand plaisir.

mercredi 22 février 2017

Les petits bonheurs

Ça secoue ces temps-ci. Pas personnellement, on va plutôt bien, comme on peut, encore que nos vies professionnelles à nous autres les grands puissent être perfectibles et pèsent un peu. Mais quand même, oui, ça va.

En revanche l'état du monde, les meilleurs qui s'en vont, tout ça...

Hier soir j'étais à une réunion à l'école et j'en suis sortie effarée sur la misère sociale qui nous entoure. Mais aussi la misère intellectuelle, parfois. Pas toujours ensemble. Et puis Ma qui n'est plus là, et puis

Exactement dans ces moments-là qu'il faut se concentrer sur chaque petit bonheur qui passe et s'en servir de carburant. Encore plus.

Du coup j'observe les jours qui rallongent, je savoure les moments de tendre entre deux explosions pubertaires de ma fille, je sniffe le cou de mon fils à chaque câlin, je gratouille le chat pour me repaître de ses ronrons, je me cale au creux du bras de l'Enchanteur pour de soirées au calme.

Et puis je vais le midi faire un tour de l'immeuble, casque sur les oreilles et musique qui va bien, histoire d'évacuer un peu de tension à la mi journée.

vendredi 27 janvier 2017

Les papotages

Ceux qui l'ont entendu récemment savent que la parole de Lomalarchovitch est fluide et créative.

Depuis quelques semaines il arrive donc régulièrement que l'heure du coucher devienne, en plus des chansons, chatouilles, bisous, câlins, un moment de papotages.

Pas plus tard qu'hier soir il m'a raconté avec une précision étonnante sa matinée à la halte-jeux (alors que ça fait des années que je rame pour avoir une idée des journées de sa sœur).

J'adore ces moments de bavardages.

Lui aussi, je crois. Hier soir alors que je faisais mine de m'extraire de son lit pour le laisser lire un peu il m'a demandé "oh non, je n'ai pas sommeil, tu reste encore parler !".

Il y a ça dans l'éloignement du bébé. Ce lien verbal qui se construit dans les deux sens. Ce bonheur de la parole échangée, des babillages tendres. J'aime ça infiniment.

PS : pour la nostalgie, sa sœur au même âge.

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