Sacrip'Anne

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Blougueries › Bonheur du jour

Les petits bonheurs qu'il ne faut pas manquer de remarquer.

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lundi 31 juillet 2017

La fois où je n'ai pas eu d'enfant pendant 3 jours

Cette année, j'ai fait quelque chose que je n'avais pas fait depuis des années.

Je suis partie passer quelques jours avec des amies, toute seule, sans compagnon, sans enfants [1].

On était quelque part entre le nombril et le trou du cul du monde, il y avait du vert à perte de vue, des chevaux, des chèvres (obligé), une piscine dans laquelle se baigner, de jolies promenades. Ça c'était pour l'extérieur.

Il y a eu des rires, des émotions, de l'intime, du léchage de vitrines virtuelles en préparation de déménagement, des bavardages, j'ai parlé des rires ? De l'économie ménagère.

EconomieMenagere.jpg

Et surtout cette sensation merveilleuse de vivre à son propre rythme, sans aucune autre obligation.

C'était bien et juste assez pour que j'ai envie de retrouver les chevelus à mon retour.

Note

[1] ceussent qui disent que c'est pareil... huhuhu

mardi 11 juillet 2017

Trois ans

Ce bébé qui est le mien et qui n'a jamais paru très petit (même quand, par rapport à un adulte, il l'était) est donc maintenant un grand petit garçon de trois ans.

Il atteint déjà presque le mètre et ses seize kilos le rendent difficile à transporter - heureusement qu'il marche bien ! Par ailleurs il déborde de tout engin de transport de type poussette, du coup j'ai unilatéralement décidé qu'il serait marcheur. Ça lui va bien (on fait des trajets des parcours de motricité avec des graaaaands pas et du trottinage). Et quand ça ne lui va plus il vient se planter devant nous (en nous tournant le dos) pour demander les épaules. Ça marche pas mal sur son père et pas du tout avec moi.

Il a largué il y a quelques semaines les couches, sauf pour la nuit. Excellente nouvelle. Il réclame l'école comme un perdu - il aura bien le temps d'espérer les vacances par la suite - et démontre un grand talent dans l'art d'em... bêter ses frères et soeurs.

Pour son anniversaire il rêvait d'une cuisine, qui est installée depuis ce matin dans la nôtre. Il était à peine rentré de la halte-jeux qu'il a commencé à y préparer des cookies (imaginaires) et à y faire sa vaisselle (air-vaisselle devrais-je dire). On a eu un peu de mal à le coller à la sieste.

J'espère qu'il gardera longtemps ce goût pour faire à manger, qu'il nous en fera profiter plus tard (oui, esclavagiste, parfaitement).

Il est délicieusement bavard, cruellement dictatorial, parfaitement dégourdi et en quête d'autonomie.

Et quand il est de mauvaise humeur, c'est bien simple : c'est signe de grande faim.

Ce môme est génial [1]. Et en plus c'est le mien.

Note

[1] bien que fatigant

jeudi 22 juin 2017

Sur la pente (pas très douce) vers les vacances

Je cours ces derniers mois, du boulot au boulot et puis les parents d'élèves, le conseil syndical (oui je me suis fait avoir en beauté, ils m'ont fait le coup de l'oeil de cocker malheureux), une formation chouette pour le boulot.

Bref, Lomalarchovitch avant-hier a déclaré qu'il ne m'aimait plus parce que je m'en allais trop. Je vous rassure, dès hier, il m'aimait de nouveau. Et puis ça l'a pris un peu de court quand je lui ai dit que mon amour pour lui n'était pas conditionné par son amour à lui. Et toc et paf, rep à ça. Ha.

J'ai l'impression qu'on me parle de futur lointain quand on me fixe des réunions en juillet, et puis un oeil sur le calendrier me fait lever un sourcil. Quoi ? Déjà ?

Tant mieux si ça passe vite, Ça rapproche des vacances. D'abord parce que j'ai hâte, ensuite parce qu'on doit arriver en bas à droite, là où la mer est douce et ne s'en va pas plusieurs fois par jour, au moment de la naissance de mon neveu.

S'il est aussi mignon et crapoutouilloufoumini que sa sœur (et ses cousins), ça nous promet une belle colo où les enfants seront presque aussi nombreux que les adultes.

Sans parler du lobbying sur le successeur au titre de chouette chien de mes parents, le vieux copain Pipo ayant vécu ces derniers jours il y a quelques semaines, au plus grand chagrin de toute la famille.

Bref, on a un programme chargé et prévisionnellement heureux, du coup vivement le bout du tunnel de boulot pour en profiter. Non mais ho.

Dans 5 semaines et demi c'est la quille.

mardi 23 mai 2017

Plus un bébé, presque une grande

Nous n'avons presque plus de bébé à la maison.

Motivé par l'idée d'aller jouer au centre de loisirs cet été, dans SON école, et aussi par le statut promis de "Chef des Minions" [1], Lomalarchovitch se promène désormais la fesse insolente autant que sans couche pendant la journée.

Au global peu d'incidents, un plaisir immense à faire partie des grands (et aussi à pouvoir se trip0ter la n0uille désormais en accès libre).

Il nous restera, avant la rentrée, la couche de la sieste à virer, mais vu la vitesse à laquelle il avance, je ne suis vraiment pas inquiète.

Par ailleurs il nous surprend à toutes les phrases par son vocabulaire riche (ce matin il réclamait le dénoyauteur pour ses cerises du petit déj) et la construction complexe de ses phrases.

Il reste la rondeur de ses joues, ses genoux et ses pieds potelés [2] pour nous préparer à dire au revoir à la vie avec un bébé et entrer de plein pied dans la vie avec un "grand petit" !

Petit Bonhomme

---

Sa grande sœur vient de fêter ses onze ans. Elle va bien. Elle est sortie plus qu'enthousiaste de sa visite du collège et a déjà repéré ses deux endroits préférés : le CDI (c'est Minka qui va être contente !) et le foyer des élèves.

Elle est attachiante, parle de plus en plus vite, on respire à chaque "c'est trop cool" en essayant de suivre.

Elle pousse comme de la mauvaise herbe en guettant impatiemment le moment où elle pourra clamer "je te dépasse !!" et vit, comme ses congénères, dans la religions des youtubeurs. Je regarde ça d'un oeil mi torve mi amusé.

Un morceau d'elle espère encore recevoir sa lettre pour Poudlard. L'autre contemple son corps changer avec plutôt la tête de qui vit pas mal le processus.

Elle a l'air équilibrée, chouette. Je me dis que c'est toujours ça de pris.

Elle m'émerveille, ma reloue jolie, ma futée, ma sensible, ma "tournée vers demain".

Cro-Mi, 11 ans

Notes

[1] mais môssieur est trop bien pour dire Minion, maintenant il dit "despicabol me"

[2] et pour quelques temps encore plus petits que les miens, ce qui n'est plus le cas de ceux de son frère et bientôt de sa sœur. Super, j'ai des pieds taille 10-11 ans

mardi 2 mai 2017

Et pourquoiiiiii ?

Lomalarchovitch, depuis une bonne semaine, pose 2 millions de fois par jour une question qui commence par "et pourquoi ???"

C'est signe d'un cerveau qui fonctionne et d'un développement aussi parfaitement normal qu'harmonieux, me direz-vous.

Oui mais bavard + curieux, c'est vraiment éprouvant, quand la fin de la journée s'en vient (j'essaie de dire les choses aussi poliment que possible, vous noterez).

Nous alternons donc entre vraies réponses (qui apportent leur lot de nouveaux "pourquoi ?") et boutades qui nous font rire plus que lui.

Du genre "pour faire parler les bavards".

C'est sans compter sur son esprit absorbant, n'est-ce-pas, car ce matin au réveil devinez ce qui s'est passé ?

"Pourquoi machin truc bidule chouette ?"

"A ton avis mon chéri ?"

"C'est pour faire parler les bavards ???"

Voilà voilà voilà.

Grimpage.jpg

(Oui vous pouvez rire, mais aussi le prendre en pension quelques jours, pas de problème on le prête !)

mardi 18 avril 2017

Hell's kitchen

Or donc pour ceux qui n'auraient pas suivi nos aventures ni mis les pieds à la maison (du coup il ne reste plus grand monde, si ?) nous avons ENFIN franchi le pas.

Il faut dire, il y a douze ans, quand j'ai craqué sur cet appartement, sa déco n'était pas le point fort. C'était même la clé de voûte d'une négo sérieuse sur le prix, si vous voulez tout savoir !

La cuisine, en dehors de moche, avait une qualité évidente à mes yeux : elle est très grande. Dans mon studio, les plus vieux d'entre vous l'ont vu, on ne tenait pas à deux dans ma cuisine (j'ai déjà vu des chiottes plus grands que la cuisine de ce studio, c'est dire). Sur le coup, la déco seventies n'était donc pas un frein à l'achat.

Et puis on a fait de la peinture dans beaucoup de pièces, c'était une vraie galère de papier peint texturé imperméable posé à même le béton avec un litre de colle au mètre carré. Du coup on a laissé tomber la cuisine, moche mais en bon état général.

Douze ans après (et un changement de compagnon, le précédent ayant un faible pour les portes de placard jaune moutarde périmée), donc, on a franchi le pas et repeint la cuisine.

Alors comme on a un budget archi limité, on a appliqué les principes en vigueur dans la marine : peinture sur merde = propreté.

Donc on a peint du gris PAR DESSUS le papier peint à fleurs d'une couleur rose marron orange indéfinissable. On a mis le blanc (4 couches !) PAR DESSUS les portes jaune moutarde périmée. Et du noir PAR DESSUS la crédence marron.

Il nous reste quelques ameublements à faire mais entrer dans cette cuisine sobre et lumineuse me fait un petit bonheur à chaque fois et rien que pour ça, ça valait la peine.

(Et comme tout le monde a vu les photos ici et là et que j'ai la flemme de les charger depuis mon portable, vous n'aurez qu'à venir pour constater le changement. Promis, Noé sera enchanté de poser au milieu en caleçon comme pour les photos d'étape de chantier !)

mercredi 8 mars 2017

Comment démarrer un 8 mars ?

J'avais la tête rentrée dans les épaules depuis quelques jours à me dire que cette journée allait être horrible et que je ferais bien d'éviter les rézosociaux pour la journée (au moins les persos, pour le reste je suis un peu payée pour, ça va être compliqué).

Mais aujourd'hui l'Enchanteur a une grosse journée de boulot alors j'ai démarré la mienne plus tard[1] et ai commencé par glandouiller avec Lomalarchovitch en mangeant une gaufre pour le petit déjeuner et en envoyant des voeux de bon premier anniversaire à ma nièce par l'intermédiaire de ses parents.

Ensuite on est partis pour la halte-jeux, et il a méthodiquement sauté dans toutes les flaques qui étaient sur notre chemin. J'ai le jean, les chaussures et le manteau mouillés et gadouilleux, mais sa joie était contagieuse.

A la halte-jeux j'ai juste haussé un sourcil et fermé ma grande bouche en entendant la directrice souhaiter une "bonne fête des femmes" à toutes celles qu'elle croisait.

Et puis j'ai fait la passation avec l'une des animatrices que je préfère, souri en voyant mon fils me faire un grand coucou de l'autre bout de la pièce (en mode c'est bon vas-y, j'ai ma vie à mener).

Grosse rigolade d'ailleurs quand je lui ai dit (à l'animatrice) que "l'objet que Sacha aime beaucoup cacher" [2] était dans son sac à dos.

"Ah, le d-o-u-d-o-u ?" me répond-elle.

Et Lomalarchovitch de s'écrier "oui le doudou, où il est le doudou ?"

IMG_20170308_082941.jpg Car oui, Lomalarchovitch, 2 ans et demi, sait reconnaître le mot doudou quand on l'épelle. Voilà voilà.

C'est ma tante d'adoption (celle de Noé, donc !) qui garde la tribu ensuite, je suis contente à l'idée de la voir ce soir. Et puis ce qui se passera entre les deux, on va tenter de respirer par le nez, de bien ventiler, n'est-ce-pas ?

Notes

[1] que ceux qui trouvent que ce n'est qu'un juste retour des choses que pour "la journée de la Fâme", je m'occupe enfin un peu de cet enfant, aillent bien se faire rôtir le popotin :D

[2] le doudou, pour ceux qui ne seraient pas au courant

lundi 27 février 2017

Le grand changement d'avis

Le dimanche midi c'est pâtes et ça fait la joie de Lomalarchovitch, depuis qu'il est admis à la table des grands.

C'est ainsi qu'alors que, couvert de sauce, des pâtes plein les mains, il finissait sa ration d'un air de glouton féroce affamé, je lui demandais ce qu'il voulait ensuite.

"Du yarou't" me répond-il d'un air assuré.

Ok, du yarou't ça sera. Je ne commente rien, fais poker face et le laisse finir.

Deux minutes après il lève un oeil et nous braille un "non !!!" très sonore.

"Non, quoi, mon chéri ?"

"Je ne veux pas le yarou't, il y aura du yarou't pour le goûter, je veux du FROMAGE !!!!" nous affirme-t-il d'un air au bord de la crise d'apoplexie.

On a beaucoup ri devant une telle volonté aussi affirmée et bien exprimée (manquait juste le s'il te plaît), et avons dégusté le fromage ensemble dans la bonne humeur (et sous l'oeil avide du chat).

Ce joli ogrillon qui est mon fils est tout à fait réjouissant.

vendredi 24 février 2017

Déjeuner en paix

Rien à voir avec une quelconque tension familiale mais c'était trop tentant de faire le lien avec la célébrissime chanson de Stephan Eicher !

Or donc hier j'ai déjeuné, toute seule, avec mes parents de passage dans le coin.

J'essaie de me remémorer de quand date la dernière fois. Je suis tentée de compter en décennies mais en grattant un peu dans les souvenirs, je me souviens être descendue chez eux le premier week-end post séparation que Cro-Mignonne a passé avec son père. Et fort probablement mon frère n'était pas à tous les repas. Mettons donc 6 ans minimum. Et avant ces six ans, là, probablement, des décennies.

Probablement quand mon frère s'est fait opérer des coucougnettes à la montagne en été, et si ma mémoire est bonne, on a mangé une raclette et c'était l'année de mon bac.

Entre ça plein de repas chouettes, bons, joyeux, d'autres plus sérieux, avec des compagnons, des copains, des enfants.

Mais des à nous trois très rarement donc.

Et même si certaines circonstances font qu'on aurait pu être plus détendus, ça m'a fait du bien et grand plaisir.

mercredi 22 février 2017

Les petits bonheurs

Ça secoue ces temps-ci. Pas personnellement, on va plutôt bien, comme on peut, encore que nos vies professionnelles à nous autres les grands puissent être perfectibles et pèsent un peu. Mais quand même, oui, ça va.

En revanche l'état du monde, les meilleurs qui s'en vont, tout ça...

Hier soir j'étais à une réunion à l'école et j'en suis sortie effarée sur la misère sociale qui nous entoure. Mais aussi la misère intellectuelle, parfois. Pas toujours ensemble. Et puis Ma qui n'est plus là, et puis

Exactement dans ces moments-là qu'il faut se concentrer sur chaque petit bonheur qui passe et s'en servir de carburant. Encore plus.

Du coup j'observe les jours qui rallongent, je savoure les moments de tendre entre deux explosions pubertaires de ma fille, je sniffe le cou de mon fils à chaque câlin, je gratouille le chat pour me repaître de ses ronrons, je me cale au creux du bras de l'Enchanteur pour de soirées au calme.

Et puis je vais le midi faire un tour de l'immeuble, casque sur les oreilles et musique qui va bien, histoire d'évacuer un peu de tension à la mi journée.

vendredi 27 janvier 2017

Les papotages

Ceux qui l'ont entendu récemment savent que la parole de Lomalarchovitch est fluide et créative.

Depuis quelques semaines il arrive donc régulièrement que l'heure du coucher devienne, en plus des chansons, chatouilles, bisous, câlins, un moment de papotages.

Pas plus tard qu'hier soir il m'a raconté avec une précision étonnante sa matinée à la halte-jeux (alors que ça fait des années que je rame pour avoir une idée des journées de sa sœur).

J'adore ces moments de bavardages.

Lui aussi, je crois. Hier soir alors que je faisais mine de m'extraire de son lit pour le laisser lire un peu il m'a demandé "oh non, je n'ai pas sommeil, tu reste encore parler !".

Il y a ça dans l'éloignement du bébé. Ce lien verbal qui se construit dans les deux sens. Ce bonheur de la parole échangée, des babillages tendres. J'aime ça infiniment.

PS : pour la nostalgie, sa sœur au même âge.

lundi 23 janvier 2017

Cuisino-thérapie

J'adore cuisiner, ça n'est pas un secret, et j'adore une phrase de Colette qui dit quelque chose du genre "pas la peine de vous mêler de cuisine si vous n'êtes pas capable d'un peu de sorcellerie", pour situer le débat.

Pour autant et comme beaucoup, je tourne sur une base de plats qui se ressemblent (en plus, la faute à vouloir manger de saison et le plus local possible quand c'est possible), et parfois ça m'ennuie / je m'ennuie.

Du coup quand j'ai découvert que l'Atelier des Chefs faisait des cours en vidéo, je me suis jetée dessus comme la vérole sur le bas clergé et depuis je ne décroche plus.

Enfin mes photos de petits plats peuvent rivaliser avec celles de mes copains sur les internets !

Du foie-gras à la bûche en passant par la galette, la pomme au four, le velouté de champignon en bol de pain et j'en passe, c'est eux.

C'est génial, la vidéo est vraiment super pour voir des tours de main ou entendre un conseil utile, on peut poser ses questions, et surtout, on se régale.

Comme en ce moment j'ai bien besoin que le fruit de mon travail donne un résultat attendu, je passe du temps en cuisine, malade ou pas, fatiguée ou en pleine forme. Ça me fait du bien. De faire quelque chose de mes mains. De voir tout ça se transformer. Que ça soit bon, qu'on se régale.

Ça me fait du bien d'être fière de mon travail. Et de voir qu'il profite à plusieurs. N'allez pas chercher la métaphore, ça me soigne de mes journées de travail.

Bref, si vous voulez venir manger à la maison, c'est le moment !

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vendredi 20 janvier 2017

Un peu plus long

On pèle.

Je sais que c'est ridicule pour des gens qui passent des hivers à - 30° et pire, mais de fait, il fait -5 ici le matin et on se gèle le cul.

Alors que je ne suis pas frileuse naturellement, j'ai l'impression d'avoir froid tout le temps et que les chauffages sont inefficaces, c'est dire.

Alors constater que le jour se lève un peu plus tôt, le matin et qu'il se couche visiblement plus tard, le soir, ça me fait encore plus de bien que les années précédentes. Que sur la route, il y a encore de la lumière alors qu'il y a peu, c'était nuit noir, ça me réchauffe un peu de la journée.

C'est couillon, hein.

Mais ça fait partie de mes bonheurs de janvier, alors qu'il reste encore un long bout d'hiver à dérouler.

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mercredi 11 janvier 2017

What's up doc ?

Il y a quelques mois j'ai vécu douloureusement la fin de ma relation avec mon ancien généraliste. Je ne vous refais pas l'histoire, mais de "moyen voire catastrophique avec les mômes mais dispo en bas de la maison et sans rendez-vous" , on est passés à une situation où j'évitais d'aller le voir (et plus jamais seule) tant je me sentais mal traitée (en deux mots) et pas du tout écoutée (dans le genre déni de symptômes).

S'en est suivie la quête du généraliste qui va bien et quelques grands moments de désespoir sur le thème du mais comment on fait pour trouver le médecin qui nous va ?

Finalement c'est en cherchant sur Doctolib avec des critères d'accessibilité depuis chez nous que j'ai fini par trouver un cabinet médical pratique.

Depuis je ne cesse de m'en réjouir.

De la praticité technique (déclaration depuis le cabinet pour le changement de médecin traitant, paiement par CB, tiers payant, rendez-vous en ligne avec n'importe lequel des médecins du cabinet) à leur philosophie (écoute, respect, bienveillance, demande de consentement et explications même aux enfants en bas âges), il y avait déjà de quoi être convaincue.

En plus, la salle d'attente est ultra chaleureuse, blindée d'affichages militants, et dans leurs positions elles sont clairement "du côté de leurs patients".

Bientôt je vais aller chez le médecin uniquement par plaisir de les voir parce qu'elles me font du bien au-delà des maladies qu'elles soignent :D

Happy je suis.

mercredi 4 janvier 2017

Ronronnements

Dans les petits (pas si petits) bonheurs quotidiens, il y a la salutation matinale de Maïa.

Dès qu'elle me voit, elle s'avance, et me tend les pattes avant pour que je la prenne dans mes bras. S'ensuit un câlin matinal au son de ses ronronnements, avec frottages de joues et gratouilles.

Pour un temps lié à son bon vouloir mais de plus en plus long chaque jour, nous ronronnons donc de concert.

Et puis quand toute cette intimité devient trop invasive pour elle, elle me prend la main entre les dents, sans serrer, et me pousse la main pour s'enfuir.

Il est fort probable que si je la croise deux minutes plus tard elle s'enfuie indignée, voyons, je ne mange pas de ce pain là.

Mais ces réveils ronronnants, c'est une jolie façon de commencer la journée :)

MaiaCochon.jpg

mardi 3 janvier 2017

Des voeux difficiles

Alors disons le clairement, je trouve ça compliqué, cette année, de souhaiter bonne année avec un enthousiasme délirant.

Je veux dire : l'état du monde. Les présidentielles. L'absurdité.

Ok tout est possible et tout peut arriver vite. Souhaitons-nous donc, collectivement, des retournements positifs majeurs et rapides sans trop de casse (mais bon.)

Chez nous la fin d'année a été parsemée de petits bonheurs et de petites douleurs : le boulot, les arbres coupés, la perpétuelle organisation, les comptes toujours en tête, compensés par des enfants pétillants, des vacances chargées mais bienvenue, des petits plats de folie, des rigolades félines.

On commence 2017 sous le signe de la blanquette, du froid et donc des plaids doux et chauds, de la fatigue quand même, des câlins félins, des frustrations qui ne se sont pas évaporées avec le bout d'an mais aussi aux joies de voir les enfants pousser droit.

Concentrons-nous sur les petits bonheurs, plus que jamais.

Une belle année à vous, autant qu'on puisse, autant qu'on arrive à rendre le monde meilleur. Prenez soin de vous.

jeudi 8 décembre 2016

Chat pin de Noël

J'ai moins que du temps de mon enfance de grand engouement pour Noël et ses rituels.

Depuis que j'ai des enfants, bien sûr, on le fête avec application, mais c'est moins un truc excitant que quand j'avais leur âge.

Ces dernières années, on avait tenu conférence et décidé que couper un sapin pour notre usage décoratif, ce n'était pas terrible. On a un sapin en stickers assez design qui a fait office d'arbre (et qui est au mur depuis des années, ma fille refusant de le décoller).

Mais là, Lomalarchovitch est au taquet sur la question. C'est le premier Noël où il comprend un peu ce qui se passe et il est archi fan du truc.

Soit.

Et puis ma fille, elle aime bien les sapins.

Alors on a décidé que cette année, on aurait un sapin et puis voilà. On a reculé devant aucun risque puisque nous avons simultanément un chat, récemment délivré de sa collerette, donc avec une forte envie d'en découdre, en plus de son tempérament félin et un garçonnet de deux ans et bientôt 5 mois.

Même pas peur.

Même quand on a vu ça.

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Il y a eu un comité décoration (mon job : prendre les photos et poser un oeil critique sur la disposition générale, le cul dans le canapé).

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Il y a eu de grands moments de transmission de compétence sur l'art d'accrocher la boule dans le sapin.

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Il y a eu des petits filous pour décrocher, avec un air innocent, ce qu'on venait d'accrocher.

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Et une sentinelle très intéressée par toutes ces manœuvres.

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Depuis on entend régulièrement frémir les branches du sapin. Dans lesquelles on retrouve Maïa. J'ai connu de très nombreux chats. J'en ai vu beaucoup mettre énormément de boules par terre. J'en ai vu déchiqueter des guirlandes. Il y en a certainement eu pour se percher dans des arbres.

Mais le chat qui s'installe DANS le sapin de Noël, jamais.

Il faut des premières fois à tout, me direz-vous (et c'est bien drôle).

mardi 6 décembre 2016

Le début de la fin de la collerette

Bien. Rien de mieux pour faire face aux coups de blues de la vie de bureau que de s'intéresser aux vraies choses de la vie. Celles qui nous donnent du bonheur.

Hier soir en rentrant, je me suis gavée de câlins auprès de ma fille et de mon chat.

Chat qui, soit dit en passant, commence à en avoir marre de sa collerette (je trouve qu'en dehors de son refus de mettre la patte au sol avec, elle a été d'une patience remarquable).

Tant mieux pour elle, c'est le dernier jour. Rendez-vous demain matin pour retrait des fils et à elle le retour à la liberté.

Entre temps on aura testé le body pour chat (échec monumental), le retrait de la collerette sous observation et surveillance (échec monumental).

On a donc continué à la trimballer plusieurs fois par jour à sa litière, à la ravitailler en vol. Et elle a passé l'essentiel de ses journées (et de ses nuits) sur notre lit. A défaut, sur un canapé.

Du coup je me demande : une fois sa liberté retrouvée, est-ce qu'on va la voir ? Ou bien un chat "boîte à bêtises refoulées" va surgir de sa cage et nous mettre la misère, à nous et au sapin, pour se défouler ?

Va-t-elle continuer à squatter notre lit ? Nuitamment ? A se jeter vers moi pour un câlin du soir quand je rentre ? Ou reprendre des distances ?

On verra bien, demain.

En tout cas elle est bien chouette, notre vie avec un chat.

lundi 28 novembre 2016

Mon chat, cette grande diva

Or donc, Maïa a pris ses quartiers chez nous depuis un peu moins de deux mois.

Elle s'était tranquillement acclimatée jusqu'à recevoir des caresses quand on était dans l'endroit jeux/caresses sans être non plus d'une grande familiarité. Impossible de s'assoir sur le canapé sans la faire fuir, ou de la caresser pendant qu'elle était de passage sur notre lit, par exemple.

Puis est venu Le Grand Rendez-Vous.

Quand on adopte un chat à la SPA, et je suppose dans un grand nombre d'associations et refuges, on prend l'engagement de faire stériliser cet animal, pour éviter la prolifération de chats sauvages.

Le temps était donc venu pour elle de passer au bistouri.

J'étais un peu inquiète sur la convalescence, sachant qu'au moment où je l'ai livrée au vétérinaire, on ne pouvait pas encore la prendre dans nos bras.

Nous avons récupéré le soir une chatonne physiquement en pleine forme, mais moralement un peu traumatisée par l'événement.

Elle a commencé par se planquer sous la gazinière, où elle a passé un peu de temps, mais dont elle est sorti suite à l'appel du saumon.

Et puis elle a tenté de se déplacer sur le carrelage, mais collerette + sensation post shoot l'ont terrorisée, elle s'est précipitée dans sa litière où elle a passé 36 heures, ravitaillée, caressée, rassurée par les humains.

Au bout de 36 heures, elle s'est précipitée dans notre chambre, sur notre lit, où elle passe le plus clair de son temps.

Clairement, depuis, elle refuse de se déplacer sur le sol. Quelques bonds de ci, delà, quelques pas pour changer de place sur le lit ou sur le canapé. Avec les oreilles rabattues de terreur de cette collerette qui l'encombre.

Du coup je fais maman chat.

Je la pose dans sa litière aux signes d'alerte. Je la ressors de sa litière quand elle n'en bondit pas, expédiant force gravillons dans tout l'appart. Je la toilette. Je lui tiens ses gamelles parce que "tu comprends, avec ce truc, là, j'peux pas manger normalement".

Je la porte d'une pièce à l'autre pour suivre les variations d'activités humaines (parce que si elle reste seule dans le salon, elle se réfugie sous le canapé dont elle ne peut pas sortir sans aide, bloquée par son cône). Et puis parce que "tu comprends, j'ai si peur, je ne vois rien, je ne sens rien, ça glisse et puis j'ai peur un point c'est tout".

Et Madame Maïa son Altesse Sérénissime semble trouver ça parfaitement normal.

Le bon côté des choses c'est qu'elle nous fait des démonstrations d'amour éperdu, des câlins à n'en plus finir et qu'elle vient dans les bras sans aucune réticence.

J'espère quand même qu'elle condescendra à retrouver un peu d'autonomie une fois débarrassée de cet engin gênant.

Et pour ceux bien intentionnés qui trouvent qu'on pourrait lui enlever, un peu de lecture

Alors comme on ne peut pas la surveiller, qu'elle tente de se lécher à travers et que je ne suis pas sûre de pouvoir lui remettre en cas de problème, oui, elle garde sa collerette jusqu'au rendez-vous pour enlever les points.

Rassurez-vous sa torture est compensée par mon abnégation.

30427195764_25639a93c4_z.jpg Mégaphone à barbe, comme dirait mon collègue L. !

mardi 8 novembre 2016

Que la lumière soit !

Ce môme (Lomalarchovitch), j'ai fantasmé qu'il serait comme son père, capable de dormir partout, tout le temps.

Le fait est que, même s'il est bon dormeur (11 heures par nuit, deux à trois heures de sieste), me ressemble du point de vue des horaires. Couche-tôt, lève-tôt.

Et sensible (très) aux changements d'heure.

Du coup ça fait 8 jours qu'il se réveille, triomphalement, entre 5h50 et 6h30, avec l'impression d'avoir fait une bonne grosse grasse mat', l'animal.

Nous voilà donc en train de le briefer sur la lampe de chevet et la question de "lire ou jouer tranquillement dans son lit en attendant que les parents se réveillent".

Première édition ce matin (la créature chante, le matin, quand elle s'occupe tranquillement, pour vous donner une idée du chemin à parcourir. Ba ba ba, baba bouène). Avec allumage par le père, mais une relative bonne observation de la consigne (si on aime les Beach Boys le matin).

C'est désormais l'heure du renforcement positif : c'est très bien de faire comme les grands et de ne pas réveiller (ahem) toute la maison !

Je suis confiante. Il va apprendre très vite.

Mais beaucoup moins sur le fait qu'il sache discriminer selon que son frère dort ou pas dans la même chambre que lui.

On va bien rigoler, tôt le matin, chez nous. En toute bienveillance éducative[1], bien sûr :D

Note

[1] Pour ma part je suis ravie de le voir si bellement grandir, mais j'aimais bien le moment où on dormait au moins jusqu'à 6h45, le matin

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