Sacrip'Anne

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52 histoires

Krysalia partageait ici des conseils et des encouragements autour de l'écriture.

Evidemment ça m'a parlé un peu :)

Du coup je me suis dit que ça serait une bonne idée de donner un peu d'élan à mon manque de temps d'écritude avec cette idée : écrivez 52 histoires courtes par an.

Je ne suis pas sûre de vraiment tenir le rythme d'une histoire par semaine, mais ça faisait un joli intitulé.

C'est donc dans cette catégorie que se regrouperont des courtes histoires. Pour le plaisir de ne pas se rouiller du clavier.

Merci Krysalia !

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jeudi 2 juillet 2015

3-Dans ma rue #Colombes

10 juin : dans la presse progagandiste locale. "Démarrage des travaux de la rue où j'habite le 1er juin.

Je dois être vraiment étourdie, j'ai rien vu. Ou alors la presse propagandiste véhicule quelques erreurs ou approximations ?

12 juin : ohhhhhhh ! Des beaux papiers sur les voitures ! Un magnifique arrêté qui explique tout. Bon. Personne n'y comprend rien. On intuite toutefois qu'il serait prudent de dégager les voitures lundi matin au plus tard.

15 juin : il y a moins de voitures mais rien ne se passe.

16 juin : il y a moins de voitures mais rien ne se passe.

17 juin : il y a moins de voitures mais rien ne se passe.

18 juin : il y a moins de voitures mais rien ne se passe.

19 juin : il y a... des plots de béton au sol \o/ Enfin un !!! Il s'est passé quelque chose !!!

La rue perpendiculaire doit changer de sens. Au fil des jours, les indications sont masquées dans l'ancien sens interdit. En revanche, à part une barrière vauban qui se déplace au gré des besoins des riverains, rien n'indique que l'ancien sens permis est désormais interdit. Oups.

20 juin : un samedi matin (donc), il y a des ouvriers qui murent le passage dans le patio qui longe le début de la rue.

Dans l'après-midi il y a un trou dans le mur.

22 juin : il n'y a plus de trou. Il n'y a plus de mur.

24 juin : oh la belle double palissade qui obstrue la rue ! Enfin de l'action !!! Mais où est le passage pour les piétons riverains ?

25 juin : Oh tiens, un trou dans la palissade en tôle. En revanche faut enjamber la structure en bois. Mais bon.

26 juin : tiens, le passage est entièrement ouvert. Merci les ouvriers, riverains ? Ou la mairie ?

Pendant ce temps, à l'autre bout de la rue, chacun s'engouffre joyeusement dans son sens préféré. Le seul problème c'est qu'on ne peut pas s'y croiser. Les panneaux de l'ancien sens autorisé indiquant le sens de circulation sont toujours en place.

Boum ! L'accrochage ! Ah mais tiens, ça ne serait pas la mairie, qui est en charge de la signalisation ?

30 juin matin : un magnifique panneau avec une belle image indique des choses assez peu compréhensibles sur la création du centre de quartier et la circulation. Las, il est posé à un endroit où aucun des automobilistes concerné ne peut le lire.

30 juin soir : ouh lala ! Le panneau à migré presque au bon endroit, dans l'ancien sens autorisé désormais interdit ! Hélas, il est semi planqué par des arbres. Ou leur feuillage. Bref, il ne sert à rien.

1er juillet (soir) : oh !! Des beaux panneaux sens interdit !!! Magnifique !

2 juillet (matin) : juste en passant dans la rue, je vois au moins deux voitures prendre fièrement le sens interdit.

On pas le cul sorti des ronces.

D'autant que vous savez quoi ? Ma voisine M, généralement bien informée, m'a dit sur le marché samedi dernier que les VRAIS travaux, ils ne vont commencer qu'en septembre.

Laule, la mairie.

lundi 15 juin 2015

2- Féminitudes

Deuxième histoire de la catégorie (à vrai dire une synthèse dialoguée de quelques conversations récentes).

– Non mais tu m'emmerdes, avec tes principes ! Si j'ai envie, moi, de m'occuper plus des gosses que mon mari ? Si je suis d'accord avec le fait que les tâches ménagères, c'est un truc de femmes ?

– Mais tu es d'accord avec qui, là-dessus ??

– Ben avec le monde entier ! Y a que vous autres, les féministes, pour cacher votre flemme par des grands discours sur le partage des corvées, mais regarde partout, tout le temps, ça s'est fait comme ça !?

– Et si ça s'est fait comme ça parce qu'à force de raconter aux femmes qu'elles doivent le faire parce que c'est leur boulot, que dis- je, leur rôle terrestre ?

– Et ?

– Et si à force de le répéter on l'a cru comme une vérité, alors qu'en fait...

– En fait quoi ??

– Sérieusement, tu ne trouves pas qu'un homme a tout ce qu'il faut comme matériel pour passer l'aspirateur ? Deux bras, deux jambes, et un cerveau pour trouver ou ça se branche ?

– Si. Mais ça l'ennuie. Et puis il bosse plus. Et il rapporte plus à la maison.

– Et du coup tu le rembourses en jouant la parfaite femme domestique sans horaires ?

– Non, c'est pas ça. Rhhaaaa. Tu déformes tout.

– Non mais là, on dirait que tu te sens redevable.

– Oui, un peu, enfin non, mais je ne vais pas l'embêter avec les couches sales et l'aspirateur, il a le droit de se reposer aussi.

– Et toi ?

– Ben quoi, moi ?

– Tu te reposes quand, toi ? Ta mission sur Terre prévoit ça, un peu ?

– ...

– Et vos mômes, ils ne seraient pas contents aussi de voir que leur père s'occupe d'eux un peu tous les jours ?

– Je ne crois même pas qu'il sache changer un bébé.

– Et toi, tu savais, avant la première fois où tu l'as fait ? Faut arrêter avec l'instinct, ça marche surtout au bon sens. Et personne n'est génétiquement favorisé pour supporter l'odeur de caca de bébé.

– Oui mais bon. A quoi tu sers, après

– Après quoi ?

– Une fois que tu as partagé les mômes et le ménage avec ton mec, tu sers à quoi ? Elle est où, ta place ?

– C'est une vraie question ?

– Oui, pourquoi ?

– C’est presque insultant, comme question... Alors ma place elle est aussi dans mon rôle de mère, que je remplis d'autant mieux que j'ai par ailleurs des sujets d'épanouissement : l'autonomie financière, par exemple, le fait de côtoyer d'autres adultes au boulot, de pouvoir avoir un boulot intéressant. Et aussi en partir tôt pour profiter des mômes. En jouant avec eux, en leur parlant, et pas seulement en les faisant manger ou en repassant leurs chaussettes. Et toi, ta place, quand ils auront grandi, elle sera où ?

– Dans leur souvenir, dans leur équilibre d'adultes, comme grand–mère.

– Et si tu te retrouves jeune veuve, tu les fais manger comment, tes futurs adultes équilibrés, avec ton trou dans ton C.V. ?

– ...

– Par ailleurs on peut souhaiter aux enfants qui ont des parents qui travaillent de pouvoir accéder à l'équilibre, quand même.

– ...

– T'es bien silencieuse.

– Je me dis que bon. Quelles que soient nos positions respectives, on sacrifie des choses, quand même. Et quel que soit notre mode de vie, on est toujours dans la preuve : qu'on est une bonne mère, qu'on peut faire carrière en allant chercher les mômes le soir.

– C'est exactement pour ça que je suis féministe. Pour qu'on ait juste le même nombre de choses à prouver que les hommes, ni plus, ni moins.

vendredi 5 juin 2015

1 - À force de volonté

Première histoire de la catégorie "52 histoires" (explications ici). Ceci est un texte de fiction :)

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52 histoires

Krysalia partageait ici des conseils et des encouragements autour de l'écriture.

Evidemment ça m'a parlé un peu :)

Du coup je me suis dit que ça serait une bonne idée de donner un peu d'élan à mon manque de temps d'écritude avec cette idée : écrivez 52 histoires courtes par an.

Je ne suis pas sûre de vraiment tenir le rythme d'une histoire par semaine, mais ça faisait un joli intitulé.

C'est donc dans cette catégorie que se regrouperont des courtes histoires. Pour le plaisir de ne pas se rouiller du clavier.

Merci Krysalia !